Stop pornographie enfantine sur Internet

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Stop pornographie enfantine sur Internet

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Un guide de la police
Stop pornographie enfantine sur Internet
ENFANTS ET PARENTS: CE QUE VOUS DEVEZSAVOIR
Les consom-mateurs ont un problème: explications
Comment s’y prend la police pour rester dans la course
2 Editorial Dossier La société moderne ne juge plus la consom-Consoles de jeux, téléphone portable mation de pornographie sous l’angle de cri-tères moraux, mais la considère comme une et Internet – les enfants utilisent affaire de goût. En revanche, dans le cas de volontiers les possibilités techniques la pornographie enfantine, il y a clairement transgression. Le Code pénal suisse punit et y prennent plaisir. l’usage de pornographie enfantine par des Mais le monde virtuel n’est pas sanctions allant d’une lourde amende à une peine de prison. sans dangers. Des conseils à l’usage Internet offre des possibilités presque illimitées, et le comme rce de la des parents. pornographie y explose. La police arrête un nombre croissant de con-7 sommateurs de pornographie enfantine dans le cadre d’actions me -nées en réseau à l’échelon international. Elle constate que ces indivi-dus perdent rapidement le contrôle de leurs actes. Beaucoup son t in-Reportage capables de résister à la dynamique de la recherche et de l’éch ange de matériel. Souvent, ils n’ont pas clairement conscience de l’ill égalité de Robert T. n’oubliera pas de sitôt leurs pratiques. En outre, il existe une autre forme de transgr ession: les délinquants utilisent Internet pour commettre des délits se xuels le 12 septembre 2002. avec des enfants et des adolescents. Ce jour-là marque la fin brutale de ses A l’aide de ce magazine, la police souhaite faire clairement co mpren-dre que l’usage de pornographie enfantine est puni par la loi. La po-excursions secrètes sur Internet, et le lice poursuit les cyberdélinquants sexuels. Son objectif est ég alement début d’un long calvaire. d’éviter que les jeunes internautes ne deviennent des victimes. Les enfants doivent être en mesure de se protéger des images illéga les et 10 des abus sexuels sur Internet. Il faut qu’ils puissent utiliser les nou-veaux moyens de communication sans se mettre en danger ou expos er les autres. Pour cela, les parents et les éducateurs doivent le s accom-Interview pagner dans le monde virtuel. Internet n’est pas un espace de non-droit. La police y traque s ans pitié les abus commis sur des enfants. Il n’y a pas à tergiverser: la cyberpor-A Zurich, le service d’assistance aux nographie enfantine est un crime! Même une seule image est de t rop. Car derrière chaque image il y a un abus. Chaque image détruit la vie victimes, compétent en cas d’abus – celle de la victime comme celle du criminel. sexuel sur des enfants et des Martin Boess, adolescents, se nomme «Castagna». directeur de la Prévention suisse de la criminalité SKP PSC Regula Schwager parle de son expérience en tant que psychologue Impressum et psychothérapeute. 12 Editeur Prévention Suisse de la Criminalité SKP PSC Au quotidien Case postale 2073, CH-2001 Neuchâtel, tél. +41 32 729 91 60 info@skppsc.ch, www.skppsc.ch Responsable: Martin Boess Arnold Poot exerce un métier rare. i C n o t n / c e e xt p t C o et m r m éd u a n c i t c i a o t n io : nFsraAnGz,isBk â aleEdelmann/PeterFelber Depuis son ordinateur de la police de T Ni e c xt o e la s j : vFlaonrednerceMAesutlie é ,n,StReofbaenriteaEVranin,iEnvai,KKaasrsliWmieidlibs,ach sûreté vaudoise, ce cyberpolicier s’est TRr é aadliuscattiioonns:g T r r a a p d h -i E q x u p e r : eVsiss,cBheerrVneet/tSitgrears,bBo â ulreg(F),spécialisé dans les enquêtes sur le I Tr m a p d r u e c s t s o io r n C : alStta ä gimrpon ie,pBub â lliecationsAG,Berne matériel de pédophilie qui transite par pP é arduocdriamnsinleellceasdr2e00d5ela20c0a7m« pSatogpnePcoornntorgeralepshiaecteivnifta é nstinesurInternet » Internet. 14 © SKP PSC 2005, 1 er tirage
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Introduction M ê me sur Internet il y a des limites
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Commentaire Le pouvoir de l image
Interview La gu é rison est un processus lent
Conseils Les r é ponses du psychoth é rapeute Karl Weilbach
Reportage « J ai d abord pens é que je risquais une simple amende. »
Dossier Un exemple qui doit faire é cole
La s é curit é sur Internet
Test La d é pendance au cybersexe
Thématique Aider les consommateurs de pornographie enfantine, c est possible 9
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Info La loi sur Internet
La police à votre écoute
Dernière page Où trouver de l’aide?
Au quotidien « Nous avons les moyens d infiltrer , » parole de cyberflic!
Nous sommes de plus en plus performants et rapides!
Sommaire
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M ê mesurInternetilyadeslimites
Aujourd hui, la conception commune de ce qui est normal dans le domaine de la sexualit é a subi un profond bouleversement. L on consid è re souvent les pratiques sexuelles comme une question de pr é f é rence. Le cybersexe et la porno-graphie enfantine explosent. Mais Internet n est pas pour autant une porte ouverte à l arbitraire.
I l y a longtemps que les pédophi-les ne sont plus les seuls à collection-ner des clichés d’enfants dénudés. Les «accros du sexebranchés»recherchent également la poussée d’adrénaline au moyen d’un matériel de plus en plus extrême. Sur Internet, ils ont le senti-ment de ne pas être soumis aux con-traintes morales et légales. En Alle-magne, selon les estimations, le nom-bre de collectionneurs ou de con-sommateurs réguliers se situe entre 30 000 et 50 000 personnes à l’éche-lon national. Le succès des enquêtes au cours des dernières années laisse supposer qu’en Suisse aussi les utili-sateurs sont nombreux. Dans certains cas, les images sont même produites en Suisse, souvent dans la sphère pri-vée. La pornographie enfantine rap-porte gros! L’opération policière Ge-nesis, par exemple, a permis d’iden-tifier un grossiste aux Etats-Unis qui fournissait via Internet une clientèle de 250 000 personnes, pour un chif-fre d’affaires mensuel allant jusqu’à 1,4 million de dollars.
Le progr è s, porteur dices bienvenus dans les investiga-d opportunit é s nouvelles tions de la police. Partout dans le et de dangers in é dits tmesonqduie,plaatprooluiiclelednitspsousreIndteesrpn é ect.iaLliess-Les progrès techniques réalisés au informations sur les suspects sont cours des dernières années simpli-transmises aux pays concern é s par le fient considérablement la produc-biais d Interpol. L accord internatio-tion du matériel. Au moyen d’un ap-nal dans ce domaine, la « Conventionpareil photo numérique ou d’un ca-on cybercrime » , est entr é en vigueur méscope, il est très facile de réaliser en Suisse au 1 er  juillet 2004. Notre et de transférer sur son ordinateur pays disposait d é j à  auparavant du des images montrant des expériences Service national de coordination de sexuelles avec des mineurs. Sur Inter-la lutte contre la criminalit é  sur In-net, la recherche du matériel disponi-ternet (SCOCI). Ce dernier ltre les ble est également devenue très sim-messages de la population, soutient ple. Le bon mot clé permet d’accéder le travail des cyber ics dans les can-rapidement aux sites recherchés. Ce- tons et participe à leur formation. En lui qui veut aller plus loin n a qu ’à se parall è le, SCOCI est lui-m ê me pr é -joindre à une communaut é virtuelle sent sur la Toile, il pr é pare des dos-de personnes partageant les m ê mes siers sur les suspects pour les cantons penchants. Les tchats, forums et des et r é alise des analyses nationales sur news groups ne manquent pas dans l ’é volution de la situation. Dans ce ce domaine. Les initi é s se rencon- dessein, il travaille en é troite collabo-trent m ê me en ligne dans des cercles ration avec les fournisseurs d acc è s à ferm é s o ù ils é changent directement Internet et les organismes de cartes de du mat é riel. La possibilit é de pr é pa- cr é dit. SCOCI appelle é galement les rer une rencontre avec une victime personnes priv é es à d é clarer leurs ob -s est é galement simpli é e. Internet servations. Il a r é ceptionn é 6100 no-offre de nombreuses opportunit é s ti cations de suspicion en 2004. Ces de nouer une relation avec des en- d é clarations, combin é es à ses propres fants et des adolescents sous un pseu- enqu ê tes, ont permis à SCOCI d ’é ta-donyme. Par curiosit é , d é pendance, blir 438 dossiers avec pr é somptionvoire par calcul, ces derniers se lais- renforc é e de pornographie enfantine sent souvent entra î ner dans quelque et de les transmettre aux autorit é s p é -chose qu ils regrettent am è rement nales cantonales. 171 dossiers ont é t é par la suite. relay é s à des autorit é s p é nales é tran-g è res. Aujourd hui, toute personne La navigation sur Internet recherchant de la pornographie en-laisse des traces fantine sur Internet risque tr è s forte-ment d ’ê tre d é couverte. L acc è s aux images interdites est fa-cile sur la toile, mais les internau-tes laissent des traces. Les adresses e-mail, les num é ros de cartes de cr é -dit et les adresses IP sont autant d in-
Vous avez repéré des courriers, des sites web ou autre matériel électronique que vous soupçonnez de contenir de la pornographie enfantine? Veuillez avertir le SCOCI dans les plus brefs délais: www.scoci.ch
Les faces obscures d Internet: en surfant, on peut tomber sur des contenus ill é gaux.
esuxoinetleelioledevsexunceedtnafofetuotexdermatitlo-pllesetetuneed«pro-tégerlenedselnafns,tloe-lanelquelegrnoorpnsioat-t.seuqihpaconstitubusqueerrpsénenetelspaticrtleele»,dtnaseèiluemertuellestionsacifnroamrezedsetusuvrontueVo.xualovértsnubisdeiquepratLesNIOF.laoleSlitg-élecl7,19lntiarpnéladL.eoCedequiesénitcselsulpnesuletldusleilmad-nepsurujirladeprreesseceresncepaedn-noiordL.tuaà,issurInternetIntenrtenetspsauh.cnetidecoeb(w.)f1022siolaLwwwsousp-po.stoarhpnrgofnnaeie-5gemecharemantdsn,i.iAétéllecveaontérivéséfettecitalumrontéléphonemo-bdnoénse(êmemuuursunorppdetirétilegéllslagoaropnrdeytepcendeatiobricafaltenoissesospla,he-canevébéremtnnetédilnterprètbunauxiselirtiuS,essntsoEn.iephelL.noitatessiuSanfcoesinameorcnoetsrééisd-edecommmporlievnooitnednOlsNUlurdesitroisàluendseexigencesdelacpetnioaticbra-olenudelbissasidéconestile)alfdemoemércnurvsertpadirartéregnruelàne.Leturdepeimenetàlécéahgrératliernporaogopsiitis(nomudenfants)serapuhpqieuaevcedsontmenealdeuledinnosirpmeui«uiqquisaac»e.emdncleêMemropm,etuqiri,e«ui-bfaelcquiriucalitemtnecdépôt,prendennom,erffo,esopx-et,euompr,onàdmteeuo-ilbcessdacrentre,ésuqne,tlaocsnommationpassiveednropargoeihpnfetianqnesuiimeteilatcàlderionderegaraptseneinupsllarparEn.oiparvoi,obtenunoqieuoelécerttraumaedueunsopédésrèinuoematedetyp»cessbitaplseréeiesitsuurpoedlenocraP.selanép
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La meilleure pr é vention, c est le dialogue. C est pourquoi l ’é cole doit aborder la probl é matique d Internet. Unexemplequidoitfaire é cole
« Mais je ne savais pas du tout ç a! » Florence Asti é entend souvent cette phrase, lorsqu elle é voque les dangers d Internet avec des enfants. Dans le cadre d un programme de pr é vention de l association Action Innocence, elle visite les classes pour discuter avec les enfants et les adolescents du bon comportemen t à adopter sur Internet.
L es psychologues d Action Inno- est d é j à  all é  sur Internet? Qui a une cence ont d é velopp é un programme connexion à la maison? Qui a des r è -de pr é vention à  l intention des jeu- gles d utilisationà suivre à la maison? nes, intitul é « Surfer avec prudence Pour quelles raisons vous connectez-sur Internet » . A la demande des ma î - vous? tres d ’é cole, une ou deux psycholo-gues se rendent dans leur classe et Internet les fascine tous animent une session d une dur é e de 90 minutes. La s é ance s ouvre sur Les centres d int é r ê ts des enfants sont une s é rie de questions telles que: qui en grande partie d é termin é s par l ’â ge
et par les activit é s de leur entourage. Les enfants de 10/11 ans se connec-tent souvent dans le but de trouver des informations sur leurs stars fa-vorites ou leur hobby du moment et pour faire des jeux ou rechercher des images. Ils utilisent un peu Internet pour leurs t â ches scolaires, mais c est le plus souvent les loisirs et le diver-tissement qui prennent le pas sur les activit é s studieuses. Les th è mes qui se retrouvent syst é -matiquement dans les discussions sont les tchats et msn. 1 / 3 à 1 / 2 de l ef-fectif des classes a d é j à é t é confront é avec des sites ill é gaux, tels que des si-tes pornographiques, racistes, vio-lents. Les blogs, ces sites personnels sous forme de carnets intimes, font de plus en plus l objet d une discus-sion. Les animateurs sensibilisent les jeunes aux risques de parler de soi et d autrui de mani è re pr é cise. Quant à  la Webcam, les psychologues in-sistent sur les effets ind é sirables que peut avoir son utilisation avec des in-connus. Les animateurs restent souples et abordent volontiers d autres th è mes, ceci en fonction des pr é occupationset des questions des é l è ves. Ainsi, il
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