Fiche Texte récapitulative TSTG RH : Platon, Protagoras, Le myt

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Fiche Texte récapitulative TSTG RH : Platon, Protagoras, Le myt

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Fiche récapitulative : Platon, Protagoras,
Le mythe de Prométhée
.
(Cours de M. Bouillet)
Problème du texte
: Qu’elle est la
spécificité
de l’homme ?
Etapes de l’argumentation
:
-
Mise en place d’une situation mythique (« C’était au temps… »). Platon ne fait pas appel ici à un récit historique,
où à une preuve scientifique. Il n’est pas question ici de faire un raisonnement empirique sur l’humain, mais de
rechercher ce qui en dehors de son histoire et de son évolution le détermine comme tel. La question « qu’est-ce
que l’homme ? » doit déterminer une essence. Or, tout essence, en tant qu’elle est intemporelle, doit trouver dans
le mythe, qui porte sur l’origine anhistorique du monde, sa seule solution :
« En cela, nous devons distinguer
vérité et histoire. Cette critique, classique dans la tradition philosophique, suppose que celui qui recherche le
vrai doit se tourner non vers l’histoire mais vers le mythe. Pourquoi la vérité serait-elle donnée dans les mythes ?
La vérité étant éternelle, elle ne saurait avoir d’histoire. La vérité ne doit pas être confondue avec l’ordre du
temporel. Ainsi, paradoxalement, seule la fiction peut dire le vrai, seul le mythe peut nous montrer le vrai, car lui
seul est indépendant de la temporalité, lui seul est en dehors du temps. L’histoire n’est donc pas de l’ordre du
vrai, elle serait seulement une croyance. »
-
Naissance des « races mortelles » (« Or, quand est arrivé pour celles-ci… »). Nous avons une différence à faire
ici, entre l’existence et les moyens d’existence. Les « animaux » n’existent que comme
projet
, un projet
indéterminé qui demande à être précisé et concrétisé. Les animaux doivent se voir distribuer des « qualités
naturelles » qui vont non seulement les définir comme espèce, mais qui vont aussi leur permettre de survivre.
Ainsi, deux titans se voient confié une tâche, celle de répartir ces moyens physiques et comportementaux de
survie dont les animaux ont besoin. La seule prescription est la suivante : « qu’aucun race ne s’éteignit » il faut
donc distribuer « ces qualités à chacune de la façon convenable ». Le modèle de la distribution n’est pas l’
égalité
(ou identité c’est-à-dire absence de différences), mais l’
équité
(compensation des différences).
-
La distribution des « qualités naturelles » (« En distribuant les qualités… »). Nous avons une distribution : force,
rapidité, habitat, armes, taille et membres nécessaires aux déplacements (déterminant un milieu de vie –
Aquatique, terrestre, aérien). Les titans en cela ne sont pas des créateurs, ni des producteurs eux-mêmes. Ils se
voient simplement chargés d’une tâche intellectuelle.
-
Le problème que posent les hommes (« Mais, comme Epiméthée… »). Le problème de cette œuvre de la raison
(calcul moyen/fin) est qu’elle n’est pas confiée à la bonne personne. Si Prométhée, fils du titan Japet et de la
déesse Clymène, est « celui qui pense avant », il n’en va pas de même de son frère Epiméthée, qui lui est « celui
qui pense après », c’est-à-dire celui qui est irréfléchi. Sous la pression de son frère, Prométhée abandonne ce
travail à celui-ci qui réalise une œuvre presque parfaite. Un seul problème subsiste : la seule race douée de raison,
se voit privée de qualités (« l’homme est nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé. »). Ce dernier n’a
aucun chance de survie ainsi dans la nature (tel est le sens de la nudité dans ce texte), et il est impossible de
recommencer le travail, le temps de l’histoire approchant.
-
La solution de Prométhée (« Alors Prométhée… »). Prométhée décide donc d’aller voler le « feu » aux dieux pour
compenser cette erreur. Pourquoi le « feu » ? Le feu est le moyen nécessaire pour tout ART (comprenez
technique). Il est volé à Héphaïstos, dieu du feu chez les Olympiens, dont le culte est associé à celui d’Athéna,
déesse protectrice d’Athènes et qui
symbolise de nombreux arts et métiers (ainsi que des vertus guerrières)
.
Ainsi, la nudité de l’homme n’est plus une faiblesse, mais il est nécessaire pour lui de produire les moyens de sa
survie (trouvez des exemples de ces « arts du feu » nécessaires à la survie).
Thèse de l’auteur
: L’Homme a pour spécificité
l’intelligence technique
, qui le distingue de tous les animaux.
Nous avons là un pouvoir spécifique qui n’est pas une qualité naturelle, mais un
pouvoir divin
en nous.
Thèse contraire
: L’idée selon laquelle les animaux sont, eux aussi, capables d’invention technique et de
production d’outils. Prenant l’exemple de ces singes capables de produire des « outils » de fortune et à usage
unique.
Questions
: de tels objets sont-ils des outils ? Sont-ils le fait d’une
invention
ou d’une
répétition
de leur
nature (innéisme) ?
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