Ces trente ans pendant lesquels rien n'aurait été fait...

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Début des années 1980, l'Union soviétique prend position en terre pakistanaise et ce
sont les saoudiens d'Arabie qui envoient des combattants en Afghanistan pour
bloquer les avancées des "militaires athées" de l'URSS… Oussama Ben Laden se
rend sur place et après avoir rencontré des chefs religieux, il met en place une filière
pour envoyer des combattants de tous les pays "arabes" en Afghanistan dans ce qui
allait constituer le point de départ de leur guerre sainte appelée que chaque fois
serait porter atteinte à des territoires musulmans relevant de la religion de l'Islam…
Finançant tout ce qui s'attaquerait à l'URSS, les États-Unis et la CIA allaient
permettre l'ouverture de camps d'entraînements que dirigerait Ben Laden où allaient
arriver les Arabes destinés à combattre, utilisés un peu comme une Légion
Étrangère… Rapidement, Ben Laden ouvre un camp où ne sont plus mélangés les
combattants arabes avec les afghans pour organiser des opérations qu'effectuerait
seule, son unité arabe. Certains lui avaient enseigné le Jihad, d'autres lui
apprendront le terrorisme, créant par la jonction des deux, l'étincelle contagieuse
des escalades ultérieures. Mais pour l'instant Al-Qaïda reste un projet, une idée de
brigade internationale musulmane capable de frapper en cas d'agression. Ce qui est
certain, telle qu'est présentée le début de la crise afghane, c'est que ce ne sont pas
les États-Unis qui ont envahi la région afghano-pakistanaise au départ mais le corps
d'armée arabe formé par Ben Laden qui s'en est emparé. Prétextant l'agression
soviétique pour ensuite s'implanter dans la région et fonder une société sans
influence "démocratique occidentale" autre que celle dictée par les Écritures
coraniques au risque de se heurter au refus d'une soumission totale, ordonnant qu'il
n'y a qu'un Coran et pas de demi-application des conduites appelées à se conformer
aux règles prescrites par l'Islam ; Ben Laden était parvenu à séduire les Chefs
religieux et lancer de concert cette idée de Jihad et de guerre sainte par excès
d'ambition ou d'une vision d'épuration planétaire, nul ne le sait, cette réponse est
chaque fois formulée en réponse à des agressions de présences militaires
occidentales indésirables...
Publié le : lundi 26 mars 2012
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Ces"trente ans pendant lesquels rien n'aurait été fait"...
Début des années 1980, l'Union soviétique prend position en terre pakistanaise et ce sont les saoudiens d'Arabie qui envoient des combattants en Afghanistan pour bloquer les avancées des "militaires athées" de l'URSS… Oussama Ben Laden se rend sur place et après avoir rencontré des chefs religieux, il met en place une filière pour envoyer des combattants de tous les pays "arabes" en Afghanistan dans ce qui allait constituer le point de départ de leur guerre sainte appelée que chaque fois serait porter atteinte à des territoires musulmans relevant de la religion de l'Islam… Finançant tout ce qui s'attaquerait à l'URSS, les États-Unis et la CIA allaient permettre l'ouverture de camps d'entraînements que dirigerait Ben Laden où allaient arriver les Arabes destinés à combattre, utilisés un peu comme une Légion Étrangère… Rapidement, Ben Laden ouvre un camp où ne sont plus mélangés les combattants arabes avec les afghans pour organiser des opérations qu'effectuerait seule, son unité arabe. Certains lui avaient enseigné le Jihad, d'autres lui apprendront le terrorisme, créant par la jonction des deux, l'étincelle contagieuse des escalades ultérieures. Mais pour l'instant Al-Qaïda reste un projet, une idée de brigade internationale musulmane capable de frapper en cas d'agression. Ce qui est certain, telle qu'est présentée le début de la crise afghane, c'est que ce ne sont pas les États-Unis qui ont envahi la région afghano-pakistanaise au départ mais le corps d'armée arabe formé par Ben Laden qui s'en est emparé. Prétextant l'agression soviétique pour ensuite s'implanter dans la région et fonder une société sans influence "démocratique occidentale" autre que celle dictée par les Écritures coraniques au risque de se heurter au refus d'une soumission totale, ordonnant qu'il n'y a qu'un Coran et pas de demi-application des conduites appelées à se conformer aux règles prescrites par l'Islam ; Ben Laden était parvenu à séduire les Chefs religieux et lancer de concert cette idée de Jihad et de guerre sainte par excès d'ambition ou d'une vision d'épuration planétaire, nul ne le sait, cette réponse est chaque fois formulée en réponse à des agressions de présences militaires occidentales indésirables. Veut-il aussi protéger les cartels des drogues à en croire les zones qui définissent les plus étendus des secteurs qui cultivent encore le pavot en Afghanistan et au Pakistan parce que le défoliant ferait défaut dans la malle d'une mafieuse occidentalisation ?
Une fois l'ennemi soviétique repoussé et la frontière afghano-pakistanaise maintenue, au début des années 1990, Ben Laden retourne chez lui à Rida en Arabie Saoudite et reprend le monde des affaires (immeubles - construction) dont il était issu, reposant et éloignant toute arme à feu. Le premier conflit était terminé sans qu'à aucun moment de la décennie, les puissances occidentales ne mirent en cause ou en doute l'aide humaine apportée par l'ensemble des pays arabes et du Maghreb. Ne voyant pas là l'opportunité stratégique de pouvoir étendre leur influence géopolitique, les puissances occidentales préférèrent se réfugier derrière la mobilisation humaine des forces religieuses de l'Islam musulman fondamentaliste mises en situation de guerre en Afghanistan et confrontées de ce fait, non plus à une simple guerre de territoires, généralement résolue par des accords diplomatiques, mais voyaient s'enclencher à la seconde, une guerre sainte contre toute personne portant atteinte au sol de l'Islam… Cela n'a pas empêché l'Occident, les États-Unis en tête, à financer et procurer du matériel ainsi qu'une aide logistique aux Musulmans combattants pour que soit repoussée la menace soviétique sans que
jamais de liens ne soient établis entre Ben Laden et la CIA, alors simple observatrice de soutien financier…Ensuite Ben Laden reprenait une vie normale, loin des armes, laissant derrière lui ce qu'on pourrait appeler une guerre de solidarité religieuse destinée à porter secours aux civils afghans sévèrement touchés par le conflit communiste qui les menaçait ; certainement pas pour défier l'Occident, mais rendre compte au monde (à l'URSS plus spécialement) que ceux qui s'attaqueront aux Musulmans et à l'Islam qui les protège, seront sévèrement punis ! Une sorte de miracle de ceux auxquels conduisent la foi en la religion, à sa manière, découvrant les atrocités d'une armée rouge sans pitié ni piété.
Alors comment se fait-il que cette aide saoudienne, dans un premier temps jugée comme utile, a pu se transformer en une menace qui allait faire s'écrouler les tours jumelles américaines ? Premièrement Ben Laden revendique la victoire avec ses combattants arabes, pas les soldats afghans, ni le camp pakistanais qui pourtant avaient conscience de sa forte contribution apportée à la victoire… Sans gouvernance autre que celle des Tribus ralliées à Ben Laden désormais affiliées à Al-Qaïda, Afghanistan et Pakistan ressemblaient un peu à des pays sans appartenance comme si ils n'étaient à personne… Ben Laden se trouve ensuite une nouvelle menace avec Saddam Hussein en mode invasion dans le Koweit qui préfère faire appel aux USA pour être secouru et protégé… Ben Laden s'insurge et craint l'arrivée de forces impures sur le sol arabe. Vexé, Ben Laden se retire et prend la victoire occidentale sous les ordres de la France au Koweit comme une insulte, ce qu'il n'aurait pas supporté et l'aurait rendu enragé… Alors il se met à remettre en cause les Fatwas et devient une menace pour le pouvoir arabe, puis séjourne au Soudan d'où il multiplie la création de groupes armés jihadistes en Afrique du Nord et de l'Est… L'Arabie Saoudite lui demandant de cesser toutes activités en lui conseillant de rentrer mais suite à son refus, n'en veut plus… Finalement expulsé du Soudan où il croyait s'assurer un point de chute, il retourne en Afghanistan pour entamer une propagande anti-occidentale et anti-juive, incompréhensible alors que la menace soviétique était levée… Devenant un fou de guerre universel, il multiplie les attentats contre les Américains pour les faire réagir, partout où leurs ambassades en Afrique sont considérés par Al-Qaïda comme une influence néfaste pour l'Islam, réactivant la spirale de la violence dans les zones de paix jusqu'au lancement de l'opération Liberté Immuable, son refuge au Waziristan, sa traque. Ben Laden est introuvable et les attentats se multiplient et s'étendent à de nombreux pays qui basculent dans l'imaginaire al-qaïdiste devenu un label pour l'identification de minorités en quête de personnification par l'exemple guerrier de Ben Laden et la religion islamique qui l'animait. Mort, il poursuit symboliquement son influence dans les cercles talibans qui se restreignent aux zones où ils sont restés implantés une fois débarrassés du Commandant Massoud. De là, les maigres appuis qui se revendiquent de sa succession poursuivent les tentatives de conversion fondamentaliste et encouragent l'ensemble des pays musulmans à les rejoindre dans une guerre sainte transformée en un devoir religieux de chacun, ou de qui voudrait bien y participer, qui pourrait devenir aux yeux du monde un suicide social mais qui pour eux, n'en est pas un, car il traduirait plutôt une sorte de préservation et de protection pour des cultures religieuses qui ne sont pas les nôtres, dont nous percevons la violence de la foi qui sous l'effet de l'endoctrinement et de la propagande, peut se transformer en une menace terroriste de tous les instants.
Trente années se sont effectivement écoulées et l'augmentation du constat de la multiplication des actes terroristes, adjointe à la course-poursuite lancée entre Ben Laden et le Renseignement américain, argumentèrent la présence des troupes US sur le sol Afghan et Pakistanais, dès lors qu'en Irak, Sadddam Hussein était définitivement bloqué… Toujours à la poursuite d'une stabilisation de la région, le Pakistan et l'Afghanistan sont la proie d'une guerre civile qui oppose d'un côté les actes terroristes ordonnés par les Talibans soumis aux ordres de l'Islam fondamentaliste unique et universel, au gouvernement pakistanais sous obédience internationale avec au bout, l'injonction américaine épaulée par l'intégralité de l'OTAN… Alors pas étonnant de voir régulièrement exploser les attentats devant les Mosquées de Kaboul ou d'Islamabad pour s'en prendre à l'occupant occidental ou pour poursuivre la conversion religieuse totale, puisqu'en dernier recours, si ils ne peuvent s'approcher des casernes ou des fortins d'observation, ils se rabattent à proximité des mosquées, sur les marchés ou encore - pour continuer d'utiliser la technique qui a permis de supprimer Massoud - aux abords de réunions d'Anciens* pas d'accord avec les pratiques des Talibans d'Al-Qaïda qui attendent ainsi, patiemment, dans un terrorisme intérieur absolu, le départ des troupes de l'OTAN, pour reprendre le pouvoir par scrutin divin et abroger toute forme d'élections ultérieures prises pour une invention occidentale peu fiable avec le ciel, Allah et la loi Coranique ; l'instauration d'un royalisme tribal en quelque sorte qui voudrait soumettre la terre entière à l'Islam…
Le terrorisme n'était pas une religion mais pourrait le devenir par l'extension de son ampleur "extérieure". Il est devenu la réponse d'une religion hautement respectée, pratiquée au pied de la lettre et mise en situation de guerre par les agressions successives des deux plus grandes puissances mondiales (URSS puis États-Unis commandant l'OTAN) qui ont tentées des percées sur leurs territoires. Curieuse combinaison quand même entre une situation de conflit armé au début qui tourne en une interprétation religieuse de la géopolitique pour finir par virer au climat du terrorisme mondial tel que nous le connaissons à l'heure actuelle. Accusé de toutes les dangerosité - mais après tout en sont-ce réellement pour peu qu'on daignait leur foutre la paix - l'Islam est parvenu à se tailler les traits de tous les mépris. Qualifiée de fondamentaliste, d'intégriste et de "fascisme vert" cette religion n'a rien de tout ça dès lors qu'elle puisse être considérée, hors des conflits qui lui sont voués, comme une simple pratique qui respecte l'environnement et les lignes de conduites à tenir pour vivre harmonieusement avec la parole du prophète… Seulement on l'a habillé d'une situation de guerre dont elle ne peut plus se dépêtrer, l'affublant de tous les maux et de non respect de la vie humaine en vertu du droit International lorsqu'on apprenait qu'ils n'hésitaient pas à se faire justice eux-mêmes en lapidant les femmes adultères, qu'ils éduquaient sévèrement en amputant les membres des entants voleurs et tuaient les hommes qui ne se soumettaient pas à la prière ou se mettaient à boire du Coca-Cola, préférant l'eau gazeuse colorée au thé sucré… Depuis qu'on a appris que la boisson préférée des américains était cancérigène, ça a dû leur passer ! D'autres pratiques, liées à de la pédérastie culturelle, que Massoud voulait interdire, car il décelait des abus sur les enfants, ne purent légitimer le rigorisme qu'imposait les Talibans des tribus ralliées au Ben Laden devenu al-qaïdiste prônant cette vie qui ne demande qu'à vivre selon les écritures mais qui pratique une justice criminelle et meurtrière, dès lors que des comportements se distancient, prenant le Coran pour un Code Pénal local permettant de décider de
mettre à mort les suspectés "infidèles" qui devaient être tués parce qu'ils ne respectaient pas les conduites édictées par les Textes coraniques. Ça simplifierait les questions liées à la délinquance et diminuerait l'influence policière puisque, avec la religion pour seule dissuasion, l'Islam du "départ" vous expédie outre-tombe si vous ne le respectez pas en vous éloignant des conduites qu'il préconise pour devenir un impur, un infidèle ou un mécréant… Tout le pays doit devenir un monastère ou un couvent là-bas, me dis-je ! Mais non, on constate que la plupart des terroristes retrouvés, dans les attentats ou les tentatives déjouées, sont d'éminents savants, professeurs, médecins qui ont étudié et possèdent une connaissance étonnante avant que d'êtres des fous de guerre dégénérés par la pulsion sanguinaire, présentés comme tels par nécessité de toujours les vaincre là-bas. Ici, là-bas ; en haut, en-bas ; entre ciel et terre on ne sait plus ce qu'est devenu l'Islam, en oubliant que chez-nous, ce qui n'avait pas marché chez-eux, fonctionne très bien en considération des modérations consenties par rapport à la guerre sainte musulmane… Et de toujours confondre l'Islam de départ, là-bas, venu se construire ici avec toute la modération laïque qui le caractérise, chez-nous,avec une bande d'assassins en puissance pour rendre service à nos extrêmes droites politiques nationales, toujours en quête d'effervescence raciale, il n'y aurait qu'un pas qu'elles franchissent toujours avec un empressement surprenant, quitte à violer les lois de la République laïque telles qu'elle nous unit avec des Hindouistes ou des Bouddhistes, des animistes ou des Coptes, des Indiens ou des athées, des Juifs et des Musulmans laïques… Nous acceptons les religions qui ne sont pas la nôtre ; eux considèrent qu'en dehors de l'Islam, il n'y a pas d'autre religion possible là-bas.
*http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/14/97001-20120314FILWWW00515-pakistan-cinq-morts-dans-un-attentat.php
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