L'étymologie du mot Aquitaine (terre des eaux

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L'étymologie du mot Aquitaine (terre des eaux

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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LES DOSSIERS THÉMATIQUES DE L’APESA
Février 2009 DÉVELOPPEMENTDURABLE ETMANAGEMENT DESRISQUESLes grands problèmes de la planète son le réchauffement climatique, la fin deEDITOQuelle peut être la motivation d’une l’économie pétrole, la perte de la entreprise pour s’engager dans une biodiversité, la raréfaction des démarche vers un Développement plus ressources et la croissanceDurable ? démographique accompagnée d’une Pour certaines entreprises, les plus croissance des inégalités. La montée en motivées mais aussi les moins puissance de l’impact de ces grandsnombreuses,il s’agira d’une démarche « militante »dans la mesure ou son enjeux sur la vie de tous les jours se management a compris que donner un caractérise par une augmentation desens autre que le simple profit à l’action de l’entreprise était tout à fait l’incertitude pour les entreprises. Cette compatible avecune bonne efficacité incertitude se traduit à court ou moyen économique(voir des exemples terme par des risques que nous allonsemblématiques comme la Grammeen Bank, Patagonia ou Natures et essayer d’analyser ci-dessous : Découvertes…). Ces entreprises, qui ont intégré les enjeux de laplanète dans leur stratégie et ont repensé leur LE RISQUE DE RUPTUREactivité en fonction de l’homme et de l’environnement, sontla préfiguration DAPPROVISIONNEMENTde l’ensemble desentreprises du futur. Les ressources en matières premières ne sont pas Mais tout le monde ne peut être un inépuisables. Si les thèses sur les perspectives des ressources Mohammed Yunus (Grameen Bank) naturelles divergent quelque peu selon les études ou un Yvon Chouinard (Patagonia). scientifiques, la communauté s’accorde surla raréfaction de Pour la majorité des entreprises qui ne certaines matières premières. L’environnement ne doit pas sentent pas une âme de pionnier ou qui être pensé comme une source d’approvisionnement sont sous la contrainted’actionnaires intarissable et les entreprises peuvent limiter ce risque en plus sensibles aux gains financiers à gérant leur consommation, en adoptant des processus de court terme qu’aux enjeux de la fabrication moins consommateurs. planète, la question reste posée: D’autres moyens d’approvisionnement se tarissent enpourquoi «faire »du Développementraison de nouvelles réglementations qui interdisent certainesdurable, au risque de mettre en péril la santé économique de l’entreprise?* substances. De ce point de vue, le règlement REACH va Pour répondre à cette question, on peut avoir dans les années à venir un impact significatif. approcher le problème d’une autre Confrontés à ce risque, certains secteurs industriels manière :en réfléchissant aux risquesprennent les devants: c’est ainsi que l’industrie chimique pour l’entreprisede ne rien faire. s’est engagée à doubler la part de ressources renouvelables dans les matières premières d’ici 2017 (de 7 à 15%). BENOIT DEGUILLEBON
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LE RISQUE DIMPACT POUR LE PERSONNELL’histoire industrielle a montré que les procédés industriels et les matières employées n’étaient pas sans impact sur le personnel. Cet impact, c’est un coût immédiat(cout des accidents de travail), et cela peut être un cout à long terme: l’exemple des procès de l’amiante actuels montre bien que de nombreuses années après,l’entreprise peut se retrouver amenée à dépenser des sommes importantes pour dédommager des maladies professionnelles, sommes qui peuvent mettre en péril son équilibre économique Cela pose la question de l’utilisation des nouveaux procédés, ou des innovations dont on n’a pas encore l’assurance qu’ils n’ont pas (ou n’auront pas) d’impact sur le personnel ou sur l’environnement. (cf le débat actuel sur les nano technologies)
LE RISQUE DIMPACT SUR LENVIRONNEMENTDe même qu’elle a une responsabilité de plus en plus forte de son impact sur la santé des salariés et des riverains , l’entrepriseest de plus en plus contrainte de mettre en place des actions fortes pour protéger l’environnement. La loisur la responsabilité environnementale de 2008 renforce encore le dispositif réglementaire: l’entreprise et ses dirigeants risquent «de plus en plus gros » à générer un impact sur l’environnement.
LE RISQUE LIÉ À LA FIN DE VIE DU PRODUITAujourd’hui, unproducteur de biens est responsable de son produit « du berceau à la tombe ». En effet, l’entreprise doit assumer les risques liés au produit, pendant toute sa vie, y compris sa fin de vie. Si dans tous les cas, c’est le consommateur final qui paye pourla fin de vie du produit, pour des raisons évidentes de compétitivité (minimisation des risques de se faire sortir du marché)les produits doivent évoluer dans le sens d’un moindre impact et d’une facilité de recyclage ou de démantèlement.
LE RISQUE LIÉ À LÉVOLUTION RAPIDE DE LA FISCALITÉ LIÉE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET DU COÛT DE LÉNERGIEPour faire face aux enjeux du changement climatique et pour arriver à atteindre le «facteur 4» (réduction de 75% des émissions de CO2 dans les pays développés en 2050 par rapport à 1990), les états mettent en place des réglementations de plus en plus contraignantes sur l’énergie et les émissions de CO2. A titre indicatif en France, on note les projets de lois comme la taxe « carbone » pour les industriels et les transporteurs routiers dès 2013, le bilan des émissions de gaz à effet de serre obligatoire dès 2011 pour les entreprises de plus de 500 personnes, le développement de l'étiquetage environnemental des produits et services pour 2011 Cela se traduit par l’émergence progressive d’une nouvelle unité demesure, le carbone émis, qui envahit tous les domaines d’activités.Ne pas prendre en compte les émissions de CO2aujourd’hui, constitue un risque majeur pour les entreprises demain.
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LE RISQUE PATRIMONIAL
Le patrimoine de l’entreprise a des composantes positives(actifs matériels et immatériels), mais il a aussi des composantes négatives, en particulier le passif environnemental.Ce passif n’est souvent pas évalué durant la vie de l’entreprise. Par contre en cas de cession ou de cessation d’activité, ce passif est toujours évalué et le propriétaire peut avoir la désagréable surprise de voir ce passif excéder les actifs. Dans les cas extrêmes, il peut avoir à payer pour céder son entreprise.
LE RISQUE LIÉ À LÉVOLUTION DE LOPINION PUBLIQUEIl existe des exemples emblématiques d’entreprise ayant du modifier considérablement leurs projets en raison de l’opinion publique. On peut citer Shell qui a du céder à la pression des associations et en particulier de GREENPEACE et remorquer jusqu’à un port pour la démanteler une plateforme qu’ils souhaitaient simplement «couler » sur place. On peut aussi se pencher sur le cas de TOTAL qui fut durablement une des entreprises avec la moins bonne côté de popularité auprès des citoyens français, suite au naufrage de l’Erika.Dans un monde ou la circulation de l’information se fait extrêmement rapidement et ou les enjeux de la planète sont de plus en plus une référence pour de nombreux citoyens, la communication environnementale est un atout stratégique tant pour gérer les temps de crise que pour gagner des part de marchés.
Conclusion Le COSO Report définit ainsi le management des risques « Lemanagement des risques contribue à la réalisation des objectifs de performance et de rentabilité de l’organisation et à la minimisation des pertes. Le dispositif de management des risques contribue aussi à la mise en place dun reporting efficace et au respect de la conformité aux lois et réglementations. Ce faisant, il protège l’imagede l’entité et lui épargne lesconséquences néfastes d’une perte de réputation.En bref, grâce au déploiement d’un tel dispositif, une société est mieux armée pour atteindre ses objectifs et éviter les écueils et les impondérables » Les exemples cités ci-dessus montrent que l’entreprise à tout intérêt à intégrer dans sa démarche de management des risques les grands enjeux de la planète. Car si ces enjeux semblent aujourd’huiparfois très globaux et donc loin de l’entreprise,un refus de les intégrer comme composante majeure du risque de l’entreprise serait une faute grave de gestion à moyen terme. C’est en substance le message qu’à passé Nicholas Stern dans son rapport de 2006 au gouvernement britannique, ou il démontré, chiffres à l’appui, que face aux enjeux du changement climatique, l’inaction couterait à terme beaucoup plus chère que l’action.Le même type de question se pose pour les démarches de RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) .Pour ce qui concerne l’impact financier d’une démarchesocialement responsable, on pourra se reporter à l’analyse détaillée faite par«La responsabilité sociale de l’entreprise» Jean-Pascal Gond, Jacques Igalens dans «La responsabilité sociale de l’entreprise», PUF, Collection Que Sais je, Novembre 2008. Les dossiers de l’APESADirecteur de publication : benoit.deguillebon@apesa.fr Chargée de communication : annesophie.moulinier @apesa.fr Rédaction : Benoit de Guillebon P.3/3 DOSSIER THÉMATIQUE FÉV2009~ DÉVELOPPEMENT DURABLE ET MANAGEMENT DES RISQUESAPESAHÉLIOPARC2,AVP.ANGOT64053PAUCEDEX9|TÉL:0559304626-FAX:0559304634|W WW.APESA.FR
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