Le sommeil sous la loupe pages 8-13

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Pulsati Journal d’information gratuitMars 200 ACTUALITé
Le genou, maillon faible
REPORTAG
page 3
Secteur des soins : nouveau mtier pages 14-15
INTERVIE
Mangez en paix avec le Dr Gérard Apfeldorfer page 24
DOSSIER
ns www.hug-ge.ch 
Le sommeil sous la loupe
 pages 8-13
Route de Saint Julien, 7 - 1227 Carouge 022 307 12 12 - info@oneplacement.com
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Sommaire Actualit Le genou, maillon faible des skieurs3 Une intervention « light »4 Au chevet du système immunitaire5  Comment s’appelle-t-il déjà ?7 Dossier Dormez, votre sommeil est sur écoute...8-9 En panne de sommeil10 Les ados sont déphasés11 Quand la respiration fait des pauses12 Booster sa mémoire en dormant13 Reportage Un nouveau métier entre infirmier et aide-soignant14-15 Coulisses Un service social de transport bienvenu16 A l’hôpital, on achète et on mange local17 Récolte de sang : engagement récompens18 é Fondation La fondation Artères a deux ans !19 Culture Se forger des super souvenirs21 Agenda 22-23 Interview du Dr Gérard Apfeldorfer « Il faut faire la paix avec les aliments »24       Journal d’information gratuit des Hôpitaux universitaires de Genève
www.hug-ge.ch Editeur responsable Bernard Gruson Responsable des publications Agnès Reffet Rdactrice en chef Suzy Soumaille Courriel : pulsations-hug@ hcuge.ch Abonnements et rdaction Service de la communication Rue Gabrielle-Perret-Gentil CH-1211 Genève 14 Tél. +41 (0)22 305 40 15 Fax +41 (0)22 305 56 10 Les manuscrits ou propositions d’articles sont à adresser à la rédaction. La reproduction totale ou partielle des articles contenus dansPulsations est autorisée, libre de droits, avec mention obligatoire de la source. Rgie publicitaire Contactez Imédia SA (Hervé Doussin) : Tél. +41 (0)22 307 88 95 Fax +41 (0)22 307 88 90 Courriel : hdoussin@imedia-sa.ch Conception/ralisationcsm sa ImpressionATAR Roto Presse SA Tirage33 000 exemplaires
Hôpitaux universitaires de GenèveMars 2009 Pulsations        
Revisiter son existence malgr la maladie
La Journée des malades, qui a lieu le 1ermars, met l’accent sur notre capacité de résilience. La succession des catastrophes monde et ses obligations ; et ce-naturelles d’une ampleur rare, le lui authentique par lequel nous 11 septembre, la ruine des sys- saisissons nos possibilités autant tèmes financiers questionnent le que nos limites, en pensant à vieil adage marxiste sur la marche notre propre trajectoire. ininterrompue de l’espèce hu- Seules les expériences-limites maine vers le progrès scientifique p euvent n o us p erm ettre d e et social. En cette période de forte passer du premier mode au deu-incertitude, puiser dans ses res- xième. Parmi celles-ci et mis à part sources pour continuer à avancer la mort, la maladie grave est la est une nécessité incontournable. plus fréquente. Une figure suisse du mouvement psychanalytique, Forces internesCarl Gustav Jung, a bien illustré Rien de surprenant à ce que le le propos en parlant de sa terme de résilience soit devenu propre expérience :« Ce si populaire. A son origine, cen’est qu’après ma maladie concept psychologique a vouluque je compris combien il mettre l’accent sur la révélation est important d’accepter des forces internes, dont l’indi-son destin. Car ainsi il y a vidu est souvent inconscient, àun moi qui ne flanche pas l’occasion d’un traumatisme ouquand surgit l’incompréhen-d’une maladie grave.sible. Alors, une défaite peut être Mais pourquoi seulement dansen même temps victoire ». ces cas précis ? Martin Heideg-ger, un des piliers de la penséePosition active existentialiste en Europe, a décrit Passer de la position passive en 1926, les deux modes d’être du« pourquoi moi ? » à de l’humain. Celui inauthentique celle active du« que de l oubli de l’être qui constitue ? »puis-je faire avec le mode quotidien de notre vie : est une aventure nous sommes accaparés par le difficile, totale-
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ment distincte du processus de récupération. En fonction de notre personnalité et du soutien reçu, les capacités de résilience per-mettent de former une expérience psychologique positive et de rester fonctionnel même lorsque la maladie perdure ou devient invalidante. L’acte véritable de soigner implique non seulement de traiter le corps, mais aussi de favoriser l’éclosion de ces forces cachées chez chaque individu. Pr Panteleimon Giannakopoulos Chef du département de psychiatrie
eau à34° Une oasis de bien-être aux portes de Genève Jacuzzi | Hammam | Odorium | Aquagym Cressy SantéGym | Fitness | Massages | Esthétique Route de Loëx 99 CH 1232 Confignon T + 41 (0)22 727 15 15 www.bainsdecressy.ch
ACTUALITé
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Le genou, maillon faible des skieurs
Matriel et vitesse De nombreux accidentsDans le ski, l’explication réside de ski, ou blessures dedans le nouveau matériel, à savoir football, se terminentskis carvés et chaussures mon-par une ruptureet tout ce qui participe à latantes, du ligament croisévitesse, notamment la préparation antérieur. Les solutions,des pistes, qui augmentent les avec ou sans opération.contraintes biomécaniques sur le genou. le skieur est« Lorsque J’ai entendu un grand crac et pris en position arrière, il multiplie « immédiatement une forte dou- les efforts sur le quadriceps pour leur au genou. »La descriptionse redresser, le tibia est tiré en est classique. Le diagnostic tout les lett anavtnehcâl stnemagi », autant : rupture du ligament croisé relève le Dr Ziltener. Un simple antérieur (LCA). En Suisse, les examen clinique, mesurant la dif-statis a aisse na-Le nouveau matriel et tout ce qui participe à la vitesse augmentent les tionaltieq Suueiss sdee  elan  Scuavs d(aCccidents) fgéerennocue l édseé  jeetu l ea rgtiecnuloauir sea ienn, tsruef fliet  contraintes biomcaniques sur le genou. indiquent que plus de 3300 cas à poser le diagnostic. L’imageriecontrôle arthroscopique en leleur pratique sportive ou souf-de déchirures sont déclarés par résonance magnétique vientfixant à l’aide de vis au tibia etfrant d’arthrose, un traitement chaque année. en complément pour visualiser lesau fémur »,résume le Dr Ziltener. conservateur sur plusieurs mois Dans notre pays, le football et lésions associées avant un geste La réussite de l’intervention, qui est proposé.pre « Il com nd un le ski alpin sont le plus souvent chirurgical. dure en moyenne deux heuresrenforcement musculaire du impliqués, puis viennent le snow- et nécessite ensuite trois jourstronc et de la jambe et des exer-board, le handball, le volleyballIndications à la chirurgied’hospitalisation, dépend de lacices améliorant l’équilibre et et le basketball.« Cela concerne L a bonne position, inclinaison et a t i e n t s o p é re r ?Q u e l s pla stabilité du genou »,précise tous les sports où il y a pivot,h i r u rg i ca l e  du greffon. Le ser- longueur médecin du sport. lere co n s t r u c t i o n c donc torsion du genou, et/ous’adresse aux personnes jeunes de chirurgie orthopédique vice si la saison de ski ar- Même contact », traumatologie de l’appareil rive de 50 ans), sportives et et bientôt à son terme, il n’estsynthétise le Dr Jean- (moins Luc Ziltener, médecin adjoint à aux travailleurs de force qui ont moteur des HUG en réalise en jamais trop tard pour donner l’unité d’orthopédie et de trau- besoin d’une stabilité optimale moyenne 150 par an. La réédu- quelques bons conseils : ren-matologie du sport. Qui constate du genou pour leurs activités. cation, comprenant de la piscine, forcer les muscles des cuisses, une évolution dans le ski :«Avant, « reconstruction ligamen- Lade la physiothérapie et de la les ischiojambiers, pour surtout on se cassait la jambe. Mainte- taire, appelée ligamentoplastie,musculation, dure environ huit répondre aux sollicitations et nant, on se tord le genou. »Lesconsiste à remplacer le LCAmois. régler correctement ses fixations chiffres confirment : sur ces vingtdéchiré par un tendon de voi- lâchent… avant ’ellesde sorte  qu dernières années, il y a 80 % desinage prélevé sur le patient. CeTraitement conservateurles ligaments d ! g u enou fractures en moins et 250 % degreffon est ensuite implanté enPour les gens plus âgées, et lésions ligamentaires en plus !lieu et place du LCA natif sousceux prêts à revoir à la baisseGiuseppe Costa
ACTUALITé
Vite lu
Changement  de nom L’adresse officielle des Hôpi-taux universitaires de Genève change. Le long du parc des Chaumettes, la rue Micheli-du-Crest est rebaptisée rue Gabrielle-Perret- Gentil, du nom de la docteure Gabrielle
Perret-Gentil (1910-1999), née à Genève.
Proches et dépression
Comment aider une personne dépressive sans sombrer avec elle ? Un groupe d’informa-tion et de partage pour les proches, mis en place par le programme dépression des HUG sous la responsabilité du Dr Guido Bondolfi, répond à cette question fréquente. Vous êtes concerné ? En par-ticipant à ce groupe, vous recevez des explications sur la maladie, échangez avec d’autres personnes vivant la même situation et apprenez à aider un proche déprimé tout en préservant une bonne qualité de vie personnelle et / ou familiale. Quand ? Les jeudis de 18h30 à 20h. Où ? Rue du 31 décembre 6-8, 1er 1207 Genève. étage, Prix : 120 francs pour un cycle de 10 séances. Infos : Patrice Croquette, tél. 022 305 57 85.
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Une intervention « light »  Certains patients de 80 ans et plus peuvent désormais bénéficier de l’implantation d’une valve aortique introduite sous anesthésie locale.
Aujourd’hui, la chirurgie à cœur t ’ t plus le seul moyen ouver n es pour corriger un rétrécissement sévère de la valve aortique, ap-pelé sténose aortique. La cardio-logie interventionnelle, en étroite collaboration avec la chirurgie et l’ nesthésie cardiovasculaires, a les soins intensifs et la radiolo-gie, propose une nouvelle tech-niq : l implanta ue ’ tion d’une valve artificielle par voie percutanée, c’est-à-dire par une petite in-cision de la peau au niveau du pli de l’aine. Cette procédure estSuisse romande, les HUG ont t pionniers dans l’implantation deEn toutefois réservée aux patientsvalve aortique. âgés, généralement de plus de artificielle. La circulation valvecœur vers les poumons. J’avais 80 ans, à trop haut risque pour sang est ainsi rétablie sans dud’importants problèmes respira-être opérés à cœur ouvert. Aux obstacle »,toires qui ont nécessité plusieursexplique le Dr Roffi. HUG, à ce jour huit personneshospitalisations. J’étais très es-Par rapport à la chirurgie à cœur ont bénéficié de cette procéduresoufflée et n’arrivais même plusouvert, cette technique moins i ’ t déroulée sans compli-à parler. J’avais très peur de cetteinvasive présente bien des avan-qu s es cations majeures. Le bilan à sixintervention. Mais elle m’a sauvétages : absence de complications mois est très positif.la vie. Un vrai miracle »,explique liées à la circulation extracorpo-Norah, souffrant d’une affection relle et à l’ouverture de la cage « Cette interventionpulmonaire en plus du problème moins de risques thoracique, m a sauv la vie »cardiaque. d’infection, durée d’hospitalisa-« La valve aortique est unetion et convalescence raccour-des quatre valves du cœur quiPlus de 1000 patients traitscies. Actuellement, plus de 1000 contrôle la circulation du sang.Réalisée pour la première fois en ont reçu ce traitement patients Si elle se rétrécit, le cœur doitSuisse romande par une équipe dans le monde. travailler beaucoup plus fortde cardiologues interventionnels pour pomper la même quantitédes HUG, cette nouvelle thérapieUne vie presque normale de sang à chaque battement.est un peu similaire à la pose de« On m’a implanté une valve il y Conséquence : il devient plusstent dans les coronaires, mais lesix mois. Aujourd’hui, je mène gros et s’affaiblit progressive-calibre des cathéters est beau-une vie presque normale. Je ment », explique le Dr Marco coup plus important.suis heureuse d’être à nouveau Roffi, médecin adjoint agrégé, J’ai une aide de indépendante. sous anesthésie« Effectuée responsable de l’unité de car- ménage mais je vais au marchélocale, l’intervention consiste à diologie interventionnelle. Divers en taxi une fois par semaine etintroduire dans l’artère fémorale symptômes peuvent apparaîtrepar une petite incision au niveau la cuisine moi-même. Pour fais comme des pertes de connais- c’est une nouvelle vie qui moi,du pli de l’aine, un cathéter muni sance, des douleurs de poitrine commence. Je suis optimiste pard’une prothèse. Une fois placée et un essoufflement progressif àau niveau de la valve aortique rapport à l’avenir », se réjouit l’ ffort, voire au repos.rétrécie, cette dernière est gon-Norah. e « Comme la valve était rétrécie, flée pour écarter la valve exis-le sang ne coulait plus bien du tante et positionner la nouvellePaola Mori
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Au chevet du système immunitaire antiviraux et des médicamentsd’immunologie de la Faculté de Un congrès réunit immunologues, infectiologuescontre les champignons », ex- médecine. et allergologues, trois spécialités amenéesplique le Dr Christian Van Delden, à travailler ensemble au quotidien.coorganisateur du congrès, mé-Antibiotiques et allergies decin adjoint agrégé au service L’allergologie et les maladies Immunologie, infectiologie, aller- plantation ou dans des maladies des maladies infectieuses et au infectieuses entretiennent aussi gologie. Ces trois disciplines sont auto-immunes telle la polyarthrite service de transplantation. des liens étroits. Ainsi, certains très proches et leurs spécialistes rhumatoïde. Il y a aussi tout le domaine de ces «« L’actionchampignons que l’on respire  travaillent souvent de concert la vaccination. Le vaccin ac- dederniers consiste à affaiblir lesont susceptibles de provoquer autour d’un même patient. D’oùsystème immunitaire pour l’em- tive le système immunitaire etdes allergies comme l’asthme. la tenue à Genève les 19 et 20 pour mieux reconnaître,pêcher de se retourner contre l’équipeDes réactions allergiques se mars prochains d’un congrès retrouvent aussi parfois suite à organisé conjointement par la la prise d’antibiotiques. Au point Société suisse d’allergologie que l’allergologue est quelque-et d’immunologie et la Société fois amené à désensibiliser le suisse pour les maladies infec- patient pour rendre possible la tieuses. Zoom sur quelques liens suite du traitement. entre ces branches. Avances de la recherche Quand le système immunitaire fondamentale est dficientD’importants progrès ont été réa-Le système immunitaire sert à lisés ces dix dernières années sur nous défendre contre les infec- le plan de la recherche fondamen-tions. Parfois, il est défaillant et tale.« Nous avons une meilleure le sujet est alors exposé auxcompréhension des mécanismes agents infectieux opportunistes.qui permettent au système immu-Les causes d’une immunosup-nitaire de reconnaître les agents pression sont variées. Il peutinfectieux et de les distinguer des s’agir d’un déficit congénital outissus propres de l’organisme. Ces acquis, par exemple lors d’in-connaissances seront précieuses fections r le virus du sida.pour trouver de nouveaux mé-Dmaeunttrse  dipmapirant,u ceenrtt laienss  dméféednisceas-on ed tsnefd suntcoe dr es lreel s sôrsyètuds mmunme ire eitaiUden hanoigdicaments mieux ciblés capables   ns.c mpd’inhiber les réactions auto-im-immunitaires et ouvrent la porte munes ou allergiques sans affec-des cellules saines de l’orga- combattre et éliminer certains aux infections. C’est le cas des virus greffon.nisme ou d’attaquer le », ou bactériesrelève le Prter la capacité de réagir contre les chimiothérapies prescrites lors deMais ils favorisent du même coupWalter Reith, coorganisateur duinfections »,annonce le Pr Reith. cancer et des immunosuppres-les infections et il faut prescrirecongrès et professeur adjoint au seurs administrés lors de trans-au patient en prévention desdépartement de pathologie etPaola Mori
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Comment s’appelle-t-il djà ? un nom à un visage ou appren- tout homogène, c’est pourquoi et leurs effets réels dans la vie Des stratégies pour quotidienne et sur le long termedre le vocabulaire d’une langue il faut appliquer des stratégies retenir le nom d’une encore être confirmés », doivent différentes uxétrangère, on peut exploiter un sp é cifiques a personne ou progresser L’efficacité de ces situations.procédé mnémotechnique visantconclut le Pr Van der Linden. en calcul mental existent. procédés suppose néan-à mettre des liens là où il n’y en Elles font l’objet d’unea pas. Ces rapports constitueront moins ’exercice de lGiuseppe Costa table ronde le lundi 16des fils qui permettront d’accé-mars, durant la semaineder à l’information en mémoire. » du cerveau.Ainsi, la technique « visage-n o m p erm et de retenir le »  Se souvenir d’ texte structuré, nom d’une personne (Paillon) un e n a s s o c i a n t u n e établir un lien entre un nom et un visage ou encore consolider ca ra c té r is t i q u e notre mémoire de travail : autant d e s o n v i s a g e de domaines qui soulèvent un (larges oreilles intérêt croissant. Pourquoi un tel décollées) à un engouement ? Martial Van der m ot p h o n o -Linden, professeur ordinaire en logiquement psychologie clinique à l’Univer- proche (pa-sité de Genève et directeur de pillon) : en l’ nité de psychopathologie et imaginant u neuropsychologie cognitive, y d e u x voit deux raisons principales : ailes de « D’une part, nous sommes danschaque côté du visage à la place une société très compétitivedes oreilles, on accède à « pa-qui exige, entre autres, des Paillon ». puis à «pillon » capacités de mémoire et d’at-tention performantes. D’autreialrtva de oire mme ladsticapac sel etroîcrAcP r tous part, il a été montré que celles-ciou prédisent une meilleure santéd motuerAiaer-e temporle stockliavlE .ed eart méa irmoneai l :qui en physique, moins de problèmesceux psychiques et retardent l’appa-rition de difficultés cognitives etofmrtaoi ntei tner-vient par exeelpmauq o dnod n it tnu enimneveulent plusde maladies neurodégénérativesadditionner mentalement deux dans le vieillissement. » il ’nombres (347 + 229) : itActavis– des génériques avec plus-value. s ag deVous trouverez plus d’informations sur les maintenir le temps de réaliserwww.actavis.ch Tirer les fils de la mmoireles différentes étapes de l’opé-Certaines stratégies améliorent la ration.« Diverses études ont mémoire à long terme. Si le ma-montré qu’il était possible d’en tériau à mémoriser est structuré,augmenter la capacité au moyen comme un texte scientifique, ond’un entraînement progressif, et peut utiliser des techniques d ap-ce tant chez de jeunes enfants prentissage actif visant à extraireque chez des adultes. Par cet les relations et à les mettre enentraînement, on améliore non lien avec ce qu’on a en mémoire.seulement la mémoire de tra-« Dans ce cas, quand on a com- vail, mais en plus les progrès se pris, on a mémorisé »,relève letransfèrent à d’autres situations psychologue.« Par contre, s’il n’y faisant intervenir la mémoire de a pas de relations explicites, par travail, comme les tâches de rai-exemple quand on doit associer sonnement. »
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Il existe également des pro-grammes d’entraînement visant à accroître l’efficacité et la rapidité de procédures cognitives telles que la lecture ou le calcul men-tal. mémoire n’est pas un« La
DOSSIERHôpitaux universitaires de GenèveMars 2009 Pulsations8        eDsotr smuerz , vooturtee ..sommeil c .
Dans ce dossier Sortir de l’insomnie10
déphasés
Gare aux apnées
Mémoire sur oreiller  
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Nous dormons pendant un tiers de notre existence. Mais, le repos n’est pas toujours au rendez-vous. En cas de troubles, le laboratoire du sommeil, situé sur le domaine de Belle-Idée, et doté de six chambres, propose des enregistrements. L’objectif est d’établir un diagnostic et de proposer le traitement le plus approprié. Cinq heures du soir. Domaine techniciens, d’aides-soignants etsation du sommeil se compose de la cliniq u e psychiatriq u e bientôt d’un médecin interne ende quatre à six cycles d’environ de Belle-Idée. vais vous« Jepneumologie, l’équipe du labo-une heure et demie chacun. Au conduire à votre chambre, Mon-ratoire du sommeil effectue aussid’ cle se succèdent   cycours un sieur. Je vous laisse vous mettre les différents stades du sommeil, en pyjama et reviens m’occuper« Le sommeil paradoxal,cn ersianlbasrnocend o es àeses d  daeu  lvito,usse». eacémarorvu enu tace  duthan  fr,muu E . stade où se produisentrp uo tnel ,regéa-ar pd,onofpcé erfqéeuommeil lises : sd éNnoiuèsm nee  ésmoismsmioens  dpea st édlaénrés aulintée,  les rêves, est caractériséel ,expmrae .lP aradil pommele sxado erpdoiu-oxal, stade où s mais au laboratoire du sommeil.par des mouvementssent les rêves, est caractérisé i«c iM poonu rm éundee cipno lOysRoL mmnao gernavpohyieé,  des yeux rapides,suncseabe on tdee r paeyxu ,nudiseveme moudes nts rapsed  autrement dit pour un enregis-une absence de tonusmusculaire quasi totale et une turenem ennuti t.d Le e mbount  seostm dmee ilm deusruarnetr  musculaire quasi-totalertpoteanrètims uqirté électactivi» , ee xdplui qcueer vlee aDur la sévérité de mon ronflementet une activité électriqueStephen Perrig, responsable du pmoeunrt  »c heoxipsliirq luee Gméerilalredu,r5 3t raaintse.- du cerveau trèslaboratoire du sommeil. importante »Un air de Robocop 70 à 80% de troubles respiratoiresPour diminuer les risques d’arra-Adressés principalement par desDr Stephen Perrigcher une des électrodes durant oto-rhino-laryngologues, des la nuit, la tête est recouverte pneumologues et des chirur- des tests diurnes pour évaluer d’un filet. suis sexy comme« Je giens maxillo-faciaux, 70 à 80 % la facilité ou la résistance à laça, n’est-ce pas ? »,s’amuse Gé-des patients reçus au labora- somnolence. rard. Et il est loin d’avoir tout vu. toire du sommeil présentent des troubles respiratoires perturbantEtude des stades du sommeil leur sommeil. Les autres indica- La préparation du futur dor-LIRE + tions, posées surtout par des meur se déroule dans la salle  neurologues ou des pédiatres, commune. Durant près d’uneLes mécanismes sont des problèmes d’hyper- heure trente, une techniciennedu sommeil : rythmes somnolence diurne, des troubles s’active à coller des électrodeset pathologies, m ote u r s d u ra n t l e s o m m e i l sur le cuir chevelu, le menton etsous la direction de Sylvie (mouvements périodiques des autour des yeux de Gérard. Elles  aloraPt-anoyR jambes, par exemple) ainsi que suivront respectivement l’acti-(Le Pommier, 2007) des parasomnies telles que som- vité électrique du cerveau (élec-Le guide du sommeil : nambulisme, terreurs nocturnes troencéphalogramme) et descomment bien dormir, ou encore réveil confusionnel. muscles (électromyogramme),Michel Billiard Pour les personnes souffrant ainsi que les mouvements des(Odile Jacob, 2007) d’insomnies (lire en page 10), les globes oculaires (électro-oculo-Le livre à lire... pendant enregistrements s’effectuent sou- gramme). Objectif ? Etablir un gra-mes insomnies, vent à domicile. Composée d’un phique, appelé hypnogramme,Virginy L. Sam neurologue, d’une psychiatre, de pour visualiser les cycles et(Ed. de l’Hèbe, 2007) pneumologues consultants, de stades de sommeil.« L’organi- 
DOSSIER
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La polysomnographie est un examen mdical consistant à enregistrer au cours du sommeil plusieurs variables physiologiques tel le rythme respiratoire et cardiaque, afin de dterminer certains troubles du sommeil.
Car d’autres variables doivent être enregistrées pour compléter l’examen polysomnographique. Vient le tour des jambes où des électrodes sont posées afin de mesurer leurs mouvements du-rant la nuit. A l’affût d’un éventuel trouble du rythme, des capteurs sont également placés sur le cœur (électrocardiogramme). Ainsi affublé, Gérard remplit en-core un questionnaire et rencon-tre le médecin avant de passer à table où se trouvent déjà trois autres patients. Les blagues fusent : dirait Robocop »,« Ondit l’un, ressemblez à Télé-« Vous tubbies ,rétorque un autre. »
Le moindre mouvement enregistr
Il est maintenant 21 heures. La technicienne réapparaît dans
la chambre pour parachever la préparation. Elle explique à Gérard le pourquoi de chaque nouveau câblage. Une sangle autour du thorax et une autre autour de l’abdomen afin de voir
l’effort respiratoire, une canule quiète : ne vais pas oser« Jeéteint la lumière et l’enregistre-sous le nez pour étudier le fluxbouger de crainte de déréglerment vidéo se met en route. nasal, un micro sur le cou pourtoute cette installation. »Mais la Il est 7h du matin lorsqu’une enregistrer les ronflements. Sans technicienne le rassure.« L’équi-aide-soignante le réveille. Il doit oublier un capteur sur le lobepement est solide, vous pouvezpasser sous la douche pour de l’oreille pour mesurer le CO2, vous tourner dans le lit autantdécoller les électrodes. A 9h30, un oxymètre au bout du doigtque vous le voulez. » le médecin a passé en revue les qui indique le taux d’oxygène Les différents fils sont finalement tracés de la nuit. Gérard souffre dans le sang et les pulsations, branchés dans un boîtier, lui- d’une apnée du sommeil néces-ainsi qu’un fil métallique placé même relié à la salle des ordina- sitant un traitement par appareil devant la narine et la bouche teurs où un étudiant en méde- CPAP (lire en page 12). pour connaître la température cine surveille les enregistrements  entrant et sortant. Gérard s’in- durant la nuit. A 22h30, GérardPaola Mori La sieste dans tous ses tats Temps de repos généralement contracter de dette de sommeil. ayant de la peine à s’endormir pris après le repas de midi, le be- Le besoin excessif de « piquer le soir ainsi que dans certains soin de faire une sieste s’explique un roupillon » dans la journée troubles du sommeil comme le par des facteurs très variés. signale parfois un problème la somnambulisme. Le climat et la culture jouent un nuit telles que des apnées du La sieste est donc une arme à rôle important. Ainsi, les habi- sommeil. Si le phénomène per- manier avec précaution. Répa-tants des pays méditerranéens siste, mieux vaut consulter. ratrice dans certains cas, elle sont de fervents partisans de Enfin, si la sieste est recomman- s’avère néfaste dans d’autres. la sieste qui leur permet d’avoir dée aux travailleurs de nuit, elle une vie sociale nocturne sans est déconseillée aux personnes P.M.
DOSSIER
Vrai ou Faux ? Il faut dormir huit heures par nuit.
Faux besoins sont indi- Les viduels. Certaines personnes n’ont besoin que de 4 ou 5 heures (cour ts dormeurs), d’autres de 9 heures et plus (longs dormeurs ou hyper-somniaques) et la majorité
entre 6 et 8 heures.
Les heures de sommeil avant minuit comptent double. FauxCe sont les quatre pre-mières heures, qui contiennent la plus grande quantité du sommeil profond et permet-tent la récupération. Elles sont les plus importantes, quelle que soit l’heure du coucher. Le sport dans la journe permet de mieux dormir.
VraiLa détente musculaire et l’évacuation du stress par l’ef-fort sont favorables. Toutefois, si on souffre d’un problème lié au sommeil, il faut pratiquer l’activité physique 4-5 heures avant l’heure du coucher si-non le rythme cardiaque et la température corporelle étant trop élevés, il sera difficile de s’endormir. Faire l’amour est conseillé : l’acte sexuel libère des en-dorphines qui provoquent un état de relaxation favorable à lendormissement. On ne rêve pas toutes les nuits. FauxLe fait de se souvenir ou pas de ses rêves dépend du moment où l’on se réveille. L’alcool aide à s’endormir. Vrai favorise l’endormis- S’il sement, l’alcool perturbe par contre, lors de son élimination, la continuité du sommeil en provoquant des réveils. Sans oublier le risque de devenir dépendant en cas de problème d’insomnie. G.C.
Hôpitaux universitaires de GenèveMars 2009 Pulsations        
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En panne de sommeil Changer ses habitudes L’insomnie touche 10% de la population. L’approchePour les insomnies primaires, cognitivo-comportementale, visant à changerl’approche cognitivo-comporte-les croyances et les comportements, est efficacementale donne de bons résultats. pour traiter les formes primaires.«Il faut d’abord changer certaines habitudes : interdire au lit des Vous avez de la peine à vous incompatibles avec le« On activités parle d’insomnie primaire  endormir, votre sommeil est en- comme lire, téléphoner,lorsqu’aucune de ces causes sommeil trecoupé d’éveils nocturnes oun’est trouvée », encore relèveconsulter son ordinateur por-encore vous vous réveillez de la psychiatre. Pour affiner son restreindre le temps passétable ; manière précoce le matin. Trois diagnostic, le médecin dispose,au lit en utilisant des agendas situations pour un même pro- outre l’anamnèse, de deux outils :quotidiens ; suivre des règles blème : l’insomnie.« Ce troublel’actimétrie qui mesure, à l’aidede bonne hygiène du sommeil est toujours une plainte subjec-d’un petit bracelet, les périodestelles éviter les excitants divers tive du patient à laquelle sontd’activité et de repos et l’enregis-(caféine, nicotine, alcool), les associées des conséquencestrement de différentes variablesrepas trop lourds, aménager le jour : fatigue, baisse du tonus,physiologiques durant le som-une chambre confortable, ac-difficulté à se concentrer et irri-meil (lire en pages 8 et 9). cueillante,« Nous », bien obscure ex-tabilité »,résume la Dre Katerinaconstatons parfois une mauvaiseplique la Dre Espa-Cervena. Espa-Cervena, cheffe de cliniqueperception du sommeil. Le patient :Et de poursuivre partie« La au laboratoire du sommeil-EEG. cognitive consiste à diminuerest rassuré, car il dort davantage que ce qu’il croyait. Dans ce lié el ’a n xiété e r te à la p u d » Multiples causescas-là, savoir que l’on dort biensommeil en apprenant à pen-Touchant de manière occasion- peut suffire.ser autrement, de façon plus nelle quelque 30% de la popula- Dans d’autres situations, un trai-réaliste, moins catastrophiste, tion (par exemple suite à un deuil tement s’impose. Lequel ? exemple ne plus se dire par« Pour« si ou un licenciement), l’insomnietoutes les formes secondairesje ne dors pas je vais me faire concerne 10% des personnesà quelque chose, il faut traiterrenvoyé ». Il faut apprendre à de façon chronique et a de mul- contrôler l’impact d’une situation : soigner sa dépres-en amont tiples causes. Elle peut être due en modifiant sa problématiquesion, son anxiété, son problème à une affection psychiatrique, »,d’alcoolisme, etc. répond laperception. » te l l e u n e d é p ressi o n , d es psychiatre. Une information sur le sommeil et troubles anxieux, voire une l’insomnie, ainsi que de la relaxa-dépendance à l’alcool ou à tion pour diminuer les activations différents psychostimu- physiologiques complètent la lants. Elle est parfois prise en charge. liée à des facteurs environnemen- eeusipGp taux comme leCosta bruit, la lumière,
une chambre in-confortable, des horaires irréguliers, un stress profes-sionnel. D’autres fois, elle résulte d un autre trouble du sommeil (ap -née, mouvements p é r i o d i q u e s d e s jambes) ou de pro-blèmes organiques (ma-ladies rhumatismales, cardiovasculaires, neu-ro l o g i q u es , refl ux gastro-œsophagien). 
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