Spécial St-Valentin

De
Publié par

Spécial St-Valentin

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 189
Nombre de pages : 60
Voir plus Voir moins
M. BRAZIER, VOUS ALLEZ NOUS MANQUER !Après une carrière de professeur au Québec et en France,M. Jean-Louis Brazier prendra sa retraite à la fin de lasession scolaire d’hiver 2010. Dans une entrevue qu’ilaccorde auCapsule, M. Brazier raconte son parcoursprofessionnel, décrit les embûches et les réussites qu’il avécues, et nous parle de ses projets de retraite. Apprenez-en plus sur ce professeur d’expérience, apprécié etrespecté de tous.
UNE ÉQUIPE CHAMPIONNE : LES SNAKESSur la glace, l’équipe de hockey de pharmacie, lesSnakes, représente laFaculté avec honneur. À chaque année, au Cocep, lesSnakes rivalisentcontre les Mangoustes de l’Université Laval. La rivalité Montréal-Québecatteint alors son paroxysme. L’année dernière, la marque finale fut de 5-2en faveur de l’équipe de Montréal. En sera-t-il de même cette année ?Probablement, selon les prédictions duCapsule. Nous avons voulu ensavoir plus sur l’équipe qui nous représente fièrement : nous avonsrencontré les hommes et les femmes qui en font partie.SPÉCIAL ST-VALENTINLES EMBLÈMES DE LA PHARMACIEPour célébrer la fête de l’amour, plusieursVous êtes-vous déjà demandé quelle est la significa-étudiants ont délaissé le DiPiro au profittion du serpent s’enroulant autour d’une coupe ? Oude leur plume : ils ont écrit des poèmescelle de la croix verte ? Ce sont tous des symboleset les ont publiés dans leCapsule. Laissez-emblématiques de la pharmacie. Découvrez dansvous inspirer par leur poésie. À lire dansles pages duCapsule la symbolique du caducéece spécial St-Valentin.pharmaceutique et de la croix verte.
Journal des étudiants en pharmacie de l’Université de Montréal
   S    p  é ciSal t-Valentin
0201V,elusp33emulo,4No,rievrfévirenUdeisétréalMonteCaL
Dans cette parution du Capsule:
Éditorial ....................................................................................................................... 4Les emblèmes de la pharmacie ................................................................................ 6Les gagnants au PDW 2010 ..................................................................................... 7Prorenata, un travail sur mesure pour chacun ................................................ 9Ladéquation des critères pharmacoéconomiques et desÞ nances publiques au Qc ... 10Entrevue avec Monsieur Jean-Louis Brazier ................................................... 12Coup dil sur le monde : 2009-2010 .............................................................. 20Poème pour Haïti .................................................................................................... 21Lisez les éthiquettes ............................................................................................... 22« SPOTLIGHT! », le déÞ lé de mode 2010 ................................................... 24Entretien avec les Snakes .................................................................................... 28Recueil de wall damoureux à la St-Valentin ............................................... 35CONCOURS DE POÉSIE ................................................................................ 36La parabole de Fred .............................................................................................. 42NPN12345678 = Produit de santé naturel ...................................................... 44Extrait du CAS PDW 2010 Toronto ................................................................ 45Sac à blagues! ........................................................................................................... 46Les petites annonces de la faculté ................................................................... 48LECOS de JC Pilon ........................................................................................... 51Personnalité mystère dévoilée .............................................................................. 52Séparés à la naissance ........................................................................................... 53Question du mois .................................................................................................... 54Ce quils ont dit ......................................................................................................... 55Ordonnances mal foutues ...................................................................................... 58
ErratumUne erreur dest glissée dans la dernière parution du Capsule. Dans le texte « LesHas-Been » par Émilie Angers-Héon, on aurait dû lire au numéro 10 : « Tes rendu(e)capable de dérider et converser quasi agréablement avec les madames de la cafétéria quiont, autrement, le sourire aussi présent que Mme Choquette lest à son bureau ».
Rédaction:Laurent Carbonneau-LebeauChroniques:Émilie BoisvertAnnie Brisebois-BoyerSalam DaouiMathieu DesgroseillersSébastien DupuisGuillaume FortinAmanda HaikalisAlex S. HalmeOlivier Héon-LachapellePierre-Emmanuel MadoreFreédérick Méthot-PinelRachelle OuelletJean-Christophe PilonJennifer Soueidyetlhomme qui a vu lhommequi a vu loursCorrection:Annie Brisebois-BoyerAlexis DeshaiesLéa-Kristelle GagnéMontage:Laurent Carbonneau-LebeauEtienne Rey-PerreaultMise en page originale:Eve FredetteJean-Philippe MayrandRobert Johns
 Les textes sont signés et représentent lopinion de leur(s) auteur(s). Le Capsule, de mêmeque lassociation des étudiants en pharmacie de lUniversité de Montréal, nendossent pasnécessairement les opinions exposées. De plus, la reproduction dun ou des textes est acceptéesous la seule condition que la provenance soit inscrite sur la copie.Les textes et commentaires peuvent être déposés dans la boîte prévue à cet effet dans le localétudiant ou envoyés à ladresse du Capsule: lecapsule@hotmail.comDépôt légal - Bibliothèque Nationale du Québec - Février 2010
Le Capsule, Volume 33, No. 4, Février 2010
p.3
Éditorial
par Laurent Carbonneau-Lebeau (III)
En 2002, la Loi 90 modiÞ ait le Code des professions sentent. La formation du pharmacien lui permet deet introduisait la notion dordonnance collective qui reconnaître la gravité du problème. Dun point depermet au pharmacien, et à dautres professionnel vue thérapeutique, le pharmacien est capable de fairedes la santé, dexercer certaines activités sans avoir à lentrevue, de conseiller et daccompagner son patientobtenir une ordonnance individuelle du médecin. Le tout au long du traitement.vbiusti tedse  mceétdtiec adliessp coosiûttieouns eess tà  ldeÉ traétd euti rdee  lfea inreo fmacbere a udex  Le pharmacien semble être gage de conÞ ance lorsquilinitie les thérapies médicamenteuses. Ainsi, selon unÞ s qui se présentent au système de santé : pénurie communiqué de lOPQ, en 2008, il y a eu moins deddeu  rmeécdoeucrisn sa-iunx Þ  rmmiéèdriecsa-mpheanrtsm, a cvieienilsl,i sasuegmmeennt tadtei olna  1000 prescriptions de plan B venues des médecins alors que les pharmaciens, dans la même année, ontpopulation, etc.... Sur le territoire du Québec, on re- initié 35 000 prescriptions du plan B, ce qui signiÞ etrouve à ce jour des ordonnances collectives pour dif- quenviron 35 000 femmes au Québec ont eu droit àlfaé rceonntters aicnedpitciaotnio hnos rtmhéornaaplee,u tliaq cueesss adtoiontn,  teanbtareg iaquuterelsa,  une consultation de qualité, en toute conÞ dentialité,diarrhée du voyageur, la rhinite allergique.  Or, d, eet souvent faite la Þ n de semaine, moment pour le--quel le système de santé offre moins de disponibilité1. lpiunitse r2p0r0ét9,a tiil osne mdeb lela  y laoiv o9ir0 . u nL dei fnféreund d ccoonncceerrnnealnat Bref, une grande majorité des patients font conÞ ance aux pharmaciens quant à la prescription de la COU. question du rôle des inÞ rmières dans linitiation et Pourquoi en serait-il autrement pour dautres théra-lcaajdurset edmuennet  odred olan ntahnécrea pcioe llemcétidvice.amenteuse dans le pies médicamenteuses bien ciblées?   En ce moment, lorsquune ordonnance collective est Le pharmacien connaît les différentes alternatives detraitement, pharmacologique ou non, ainsi que leémise par un médecin ou un groupe de médecin, lin- suivi nécessaire à chaque traitement. Il est lexpert enÞu rn mfioèrrme uflaaiti rlee  ldiee nli aaivseocn l ep opuhra irnmitaiceire on ue anj urestmerp llias tsahnét- pharmacothérapie. Au lieu de passer par linÞ rmièrerapie médicamenteuse. Dans le cas dun désaccord pour initier ou ajuster une thérapie médicamenteusesous le couvert de lordonnance collective, pourquoilaev emc éldiencÞi rn.m iPèarre , elxee pmhpalre,m apcoiuern  ucon mpimedu ndiqatuhelrèat ea voeuc  ne pas remettre cet acte dans les mains du pharma-cien? Cela aurait deux impacts immédiats : une éco-pdou ucrl outrniem aczesoslea tiooun  dteasb taigmiqburee,s  ldee  pnhicaortminaec ieenn  vveenntde  nomie dénergie et de temps pour le patient qui doit, à ce jour, consulter linÞ rmière pour aboutir, de toutelRibAreM, mQ,a iils  seinlv voeieu tc eq upea tliee pnta tciehnetz  sleo itm réedmecbionu orsué,  ppaarr  llea  manière, à la pharmacie.  De plus, vu la proximité du pharmacien avec la communauté, cela permettra unebiais de lordonnance collective, en  cào unsnu lmtaétidoenci an vedce  meilleure accessibilité des soins de santé aux patients. fuanme iillneÞ  rremstieè rdei.f Þ Ocinl es aaiut  qQuueé bleacc.c  èLs inÞ rmière, quant iLneit ipehr aertm aajcuisetne re slte sl e oprrdoofnesnsainocnense lc toolluetc tdiévseisg n: é répsoeurr- à elle, fait une entrevue avec un patient et lui enseigne vons-lui cette pratique.les soins à suivre mais, souvent, ne le revoit pas. Cestle pharmacien qui revoit la personne, qui peut fairedu renforcement positif et valoriser le patient. Cest1. Ordre des pharmaciens du Québec. « Communiqué », <http://lui aussi qui fait du triage : tous les jours, les patientswww.opq.org/fr/services_public/communiques/68>, 5 février 2010décrivent aux pharmaciens les symptômes quils pré-Le Capsule, Volume 33, No. 4, Février 2010
p.4
­ 1»HP [YV\]t TH WSHJL ®4H_PTL 3 :tN\PU WOHYTHJPLUWYVWYPt[HPYL =HS +»VY7YtZPKLU[ KL S(ZZVJPH[PVU KLZ i[\KPHU[Z 
6WWVY[\UP[tZ KL Z[HNL
*HYYPuYL Z[PT\SHU[L
8\HSP[t KL ]PL
4H*HYYPLYL9_JVp.T5
Les emblèmes de la pharmaciepar Laurent Carbonneau-Lebeau (III)Le caducée et la croix verte sont les deux seuls emblè- Cest vers le IXe siècle avant Jésus-Christ que sétablitmes réservés aux pharmaciens. en Grèce le culte dEsculape, représenté par un bâtonLe caducée est un attri- autour duquel senroule un serpent. Le serpent seraitbut traditionnellement lié à lart de guérir, à la fécondité et à la vie. Le bâton représenterait laxe du monde, larbre de vie ou unecdou nfcéorém àm eHrecre mdèsa,n sd ielau  arme magique. Le bâton dEsculape est utilisé comme mythologie grecque, emblème de la Médecine depuis le VIe siècle.constitué par une Le serpent dÉpidaure enlaçant une coupe apparaî-baguette entourée de trait, dès 1222, chez les apothicaires de Padoue, endeux serpents entre- Italie, comme symbole distinctif de la pharmacie. lacés et surmontée de Le symbole apparaît comme motif principal de leurdeux courtes ailes. La bannière.légende tend à suggérer En France, la croix verte est lenseigne des ofÞ cines. aqvueAc pHolelromn ès séac hbaanggueeat te dor contre une lyre.  Plus Quelle est son origine? La croix grecque dont les tard, lorsquHermès voulut séparer deux serpents quatre branches sont égales est devenue, au cours dutemps, symbole du christianisme et doit sa diffusionen lutte, ceux-ci senroulèrent autour de la baguette. aux Croisades qui lavaient adoptée comme emblème.cEonmcomree rcaeu,j oà ulridmhaugie,  dlee  cceat déucchéaen gees te nutrne  sdyeumxb oDliee udxe. Les premiers croisés portaient une croix grecque En Amérique, le caducée dHermès est lemblème  détoffe rouge cousue sur leur vêtement. En 1188, audépart de la troisième croisade, la nécessité seÞ t sentirde la médecine. Or, le terme « caducée » se prête de différencier les contingents et ainsi, chaque paysàm daias,u tdraens s pcreo fceasss,i loen cs admuécdéiec anlee sr, edoénste lnat e pqhuarumn asceiue,l  eut une couleur attribuée : la croix verte était réser-serpent.prvée aux Flamands, la blanche aux Anglais et la rouge aux Français. La raison pour laquelle on a attribuéLe caducée pharma- la couleur verte à la pharmacie nest pas claire. Onceutique représente un prétend que la cause réside dans lattribution de cetteserpent qui senroule, couleur aux pharmaciens militaires, qui devaient por-se redresse et renverse ter un collet vert pour lessa tête vers le bord différencier des chirurgiensdune coupe. La coupe qui eux, portaient le colletest tirée de la mytholo- rouge, durant les guerresgie grecque : cest celle napoléoniennes et pendantdans laquelle Hygie, la Terreur.déesse de la santé,donnait à boire au ser-pent du temple de laRéférence :ville dÉpidaure. Il est intéressant de noter quHygieLpaers  eDmobmlèinmiqesu eo fKÞ aciseslesl de la pharmacie françaiseest laÞ lle dEsculape, dieu de la médecine.Mars 2003Le Capsule, Volume 33, No. 4, Février 2010 p.6
Les gagnants au PDW 2010
par Laurent Carbonneau-Lebeau (III)
Du 13 au 16 janvier dernier, à Toronto, se tenait le congrès annuel des étudiants canadiensen pharmacie, le PDW. Ces trois lettres tiennent pour Professional Development Week (ouen français, la semaine du développement en pharmacie (SDP)). Comme le développe-ment des compétences est de mise, celles des étudiants en pharmacie de l’Université deMontréal ont été testées. Stéphanie Carreau (III) a remporté la 3e place au concours deconseil au patient, en matière de MVL. Alex S. Halme (III) a lui aussi remporté la 3e place,au concours de conseil au sujet de médicaments prescrits. Puisqu’ils nous ont représentés èrement, le Capsule les met à l’honneur et les félicitent. Les examens auxquels ils ont faitface ressemblent aux mises en situation de type ÉCOS. Nous leur avons demandé com-ment ils se sont débrouillés avec les cas qui leur étaient présentés.
Alex Halme : Je faisais face à un patientavec une ordonnance de Demerol. Cenest pas un médicament quon voit sou-vent alors tout de suite je me suis dit : « Çane sera pas facile ». Ensuite, jai regardéla liste des médicaments du patient. Il yavait du Moclobémide, cétait quelquechose que je navais jamais vu, mais jesoupçonnais quil y avait peut-être une in-teraction médicamenteuse. Jai investiguéde ce côté-là mais les références nétaientpas très aidantes. En plus, le patient avaitmal au ventre et prenait de la Metforminedepuis 10 jours. Alors, je lui ai servi ra-pidement le Demerol et ensuite, je lui aidonné de nombreux conseil concernantla prise de la Metformine pour laider avecses problèmes gastro-intestinaux. Cestainsi que jai dû conclure ma consultation. Jai appris par après que le Moclobémideétait un antidépresseur, un inhibiteur dela monoamine oxydase, qui présentait uneinteraction avec Demerol. Jimagine quecest grâce aux bonnes techniques de com-munication que jai appliqué que jai méritéla troisième place au concours.
Le Capsule, Volume 33, No. 4, Février 2010
p.7
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.