Classification des exploitations selon leur résultat brut d'exploitation en 1967 - article ; n°1 ; vol.93, pg 85-97

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Économie rurale - Année 1972 - Volume 93 - Numéro 1 - Pages 85-97
L'étude menée par le Service Central des Enquêtes et Etudes Statistiques (SCEES) du Ministère de l'Agriculture, vise à améliorer la connaissance des revenus au niveau des catégories d'exploitations agricoles, en utilisant les informatlions déjà fournies par les comptes économiques de l'agriculture aux niveaux national et départemental.
L'approche des revenus 'par interrogation directe de type « Réseau Comptable », étant encore limitée dans sa représentativité statistique, on a donc fait appel au calcul indirect. La méthode consiste à répartir entre les exploitations agricoles recensées en 1967, les différents postes de recettes et de dépenses des comptes, proportionnellement aux surfaces cultivées par chaque exploitation, aux élevages pratiqués ou à diverses clés de répartition tenant compte au mieux de la situation de chaque entreprise.
En dépit du caractère exploratoire de la méthode, qui sera d'ailleurs améliorée en vue d'être appliquée à l'année 1970, ces résultats constituent une représentation correcte et intéressante des disparités de revenus et de situation économique des diverses catégories d'agriculteurs.
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1972
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Pierre Greiner
Jean Sébillotte
Classification des exploitations selon leur résultat brut
d'exploitation en 1967
In: Économie rurale. N°93, 1972. pp. 85-97.
Résumé
L'étude menée par le Service Central des Enquêtes et Etudes Statistiques (SCEES) du Ministère de l'Agriculture, vise à
améliorer la connaissance des revenus au niveau des catégories d'exploitations agricoles, en utilisant les informatlions déjà
fournies par les comptes économiques de l'agriculture aux niveaux national et départemental.
L'approche des revenus 'par interrogation directe de type « Réseau Comptable », étant encore limitée dans sa représentativité
statistique, on a donc fait appel au calcul indirect. La méthode consiste à répartir entre les exploitations agricoles recensées en
1967, les différents postes de recettes et de dépenses des comptes, proportionnellement aux surfaces cultivées par chaque
exploitation, aux élevages pratiqués ou à diverses clés de répartition tenant compte au mieux de la situation de
entreprise.
En dépit du caractère exploratoire de la méthode, qui sera d'ailleurs améliorée en vue d'être appliquée à l'année 1970, ces
résultats constituent une représentation correcte et intéressante des disparités de revenus et de situation économique des
diverses catégories d'agriculteurs.
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Greiner Pierre, Sébillotte Jean. Classification des exploitations selon leur résultat brut d'exploitation en 1967. In: Économie
rurale. N°93, 1972. pp. 85-97.
doi : 10.3406/ecoru.1972.2193
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ecoru_0013-0559_1972_num_93_1_2193CLASSIFICATION DES EXPLOITATIONS AGRICOLES
SUIVANT LEUR RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION EN 1967 n
L'étude menée par le Service Central des Enquêtes et Etudes Statistiques (SCEES) du Ministère de l'Agri
culture, vise à améliorer la connaissance des revenus au niveau des catégories d'exploitations agricoles, en utilisant
les informatlions déjà fournies par les comptes économiques de l'agriculture aux niveaux national et départemental.
L'approche des revenus 'par interrogation directe de type « Réseau Comptable >, étant encore limitée dans
sa représentativité statistique, on a donc fait appel au calcul indirect. La méthode consiste à répartir entre les
exploitations agricoles recensées en 1967, les différents postes de recettes et de dépenses des comptes, proportionnel
lement aux surfaces cultivées par chaque exploitation, aux élevages pratiqués ou à diverses clés de répartition tenant
compte au mieux de la situation de chaque entreprise.
En dépit du caractère exploratoire de la méthode, qui sera d'ailleurs améliorée en vue d'être appliquée à
l'année 1970, ces résultats constituent une représentation correcte et intéressante des disparités de revenus et de
situation économique des diverses catégories d'agriculteurs.
I — METHODOLOGIE GENERALE
Pour tenter de remédier en partie à cet état On sait que la statistique des exploitations
de choses, une étude a été entreprise dans le agricoles françaises, au contraire de la statis
tique des entreprises industrielles ou des sta cadre de l'enquête sur les structures agricoles
tistiques agricoles de certains pays plus avan de 1967. Cette étude vise à estimer de manière
cés en ce domaine, ne fournit pas de résultats indirecte : les ressources, les dépenses et les
résultats économiques des exploitations. Les en termes de flux monétaires (1). Cette situa
tion, due pour l'essentiel à la faible diffusion principales caractéristiques, les objectifs et les
limites de ce travail sont présentés ici. de la comptabilité dans les exploitations agri
coles et à la faible réceptivité des exploitants La Commission de l'Agriculture du VIe Plan à l'égard d'investigations statistiques détail a vivement insisté sur la nécessité de disposer lées, prive les responsables de l'agriculture d'informations sur les revenus par catégories d'informations indispensables sur les revenus d'agriculteurs ; son groupe technique et son par catégories d'exploitations, les structures groupe statistique ont souligné l'intérêt de cetde production, etc.. te opération pour parvenir à ces informations.
Par ailleurs, la Commission de l'Information
Economique du VIe Plan a classé cette étude • La méthode utilisée pour cette détermination indirecte
parmi les opérations prioritaires en raison de du revenu des exploitations agricoles s'inspire très large
ment d'une étude méthodologique réalisée en 1969 par l'intérêt qu'elle présente pour la connaissance
Pierre GREINER, administrateur à l'INSEE, chef de la divi des revenus des non salariés. sion «Etudes et Recherches» du SCEES, et Jean SEBIL-
LOTTE, actuellement chef de division au CNASEA, pour
le compte de l'Office Statistique des Communautés Euro BREF EXPOSE DE LA METHODE RETENUE péennes.
Cette méthode a été précisée et développée, compte tenu Décontraction des comptes économiques des statistiques existantes, et mise en œuvre au sein de la
Division « Etudes et Recherches » du SCEES, par Pierre
La méthode s'appuie sur l'existence, outre la Greiner, chef de division et Bernard Perillat, chargé de
mission. comptabilité nationale agricole, des travaux
récents de régionalisation des comptes. (1) Le Réseau d'Informations Comptables Agricoles dont
les résultats pour 1968 sont en cours de parution, ne tou Dans un premier temps, la méthode consiste che en effet qu'une fraction réduite des exploitations (3.000
à décontracter la valeur de chaque poste natioenviron) dont la représentativité statistique pose d'ailleurs
certains problèmes. nal entre 94 départements français, afin d'ob- tenir une comptabilité macro-économique L'utilisation du matériel électronique, rendant
départementale cohérente avec la comptabilit possible la prise en compte de toutes les info
é nationale. rmations recueillies sur chaque exploitation,
permet de résoudre partiellement certaines de Dans un second temps, chaque poste dépar ces difficultés. temental est à son tour décontracté entre les
exploitations agricoles enquêtées en 1967 qui
Prise en compte des disparités pratiquent la culture ou l'élevage correspon
entre exploitations dant, proportionnellement au nombre d'hecta
res cultivés, ou au nombre d'animaux détenus, II convient de remarquer tout d'abord que ou à des clés de répartition synthétiques cal l'égalité des valeurs à l'hectare n'est admise culées à partir de ces nombres dans certains qu'entre les exploitations d'un même départecas plus complexes, ou enfin à certaines info ment. Ainsi les disparités interdépartementalrmations quantitatives impliquant l'existence es de rendements, de qualités des produits, des dépenses correspondantes pour les postes de prix, etc.. sont préservées dans l'ensemble. de charges.
En outre, il est possible de tenir compte de
Principales hypothèses de cette méthode certaines variations de rendement, ou d'écono
mies d'échelle, lorsque celles-ci dépendant
Les hypothèses impliquées par cette procé d'éléments qui ont été recueillis dans le ques
dure sont assez évidentes et en limiteraient tionnaire de l'enquête, et lorsque la nature de
considérablement l'intérêt s'il n'était apporté leur liaison avec le rendement a pu être st
certaines améliorations à la méthode générale atistiquement décelée et mesurée. C'est le cas
exposée ci-dessus. Ces hypothèses peuvent être de la taille de l'exploitation pour les céréales.
regroupées en deux ordres de difficultés : Cette possibilité, qui n'a pas été beaucoup
utilisée pour le travail mené sur l'année 1967, — tout d'abord, la méthode conduit à affec sera par contre fortement développée à l'occater à toutes les exploitations d'un même dépar sion de la nouvelle opération prévue pour 1970 tement la même valeur à l'hectare ou à la tête (voir ci-dessous) pour laquelle on compte avoir d'animal. Elle implique donc une certaine uni systématiquement recours à des échelles de formisation des conditions dans lesquelles rendement infra-départementales, par régions sont gérées les exploitations et l'abandon d'une agricoles ou par catégories d'exploitations. grande partie "des dispersions qui existent dans
la réalité. De ce fait, les flux de recettes et Par contre il n'est pas possible de tenir compt
de dépenses affectés à chaque unité corre e d'éléments comme l'habileté ou la technic
spondent à des situations moyennes ou à des ité du chef d'exploitation ou la fertilité des
potentialités plus qu'à des réalités effectives. terres qui en raison de leur nature, n'ont pas
été pris en compte par l'enquête. — la seconde difficulté tient à la différence
existant entre les comptes économiques natio
Prise en compte naux ou départementaux qui constituent le
de certaines autofournitures point de départ des calculs, et la comptabilité
individuelle de chaque entreprise à laquelle on
L'essentiel des est constitué s'efforce de parvenir.
par la fourniture aux animaux de productions
végétales produites sur l'exploitation. On La production finale saisie par les comptes
admet l'hypothèse qu'en ce domaine, chaque correspond approximativement à une product
exploitant essaie de subvenir aux besoins de ion commercialisée nette des produits agri
son troupeau en utilisant en priorité les rescoles consommés sur les exploitations product
sources de son exploitation. La méthode utilirices elles-mêmes (autofournitures) ou échan
sée consiste à rapprocher dans chaque exploigés entre les exploitations (intraconsomma-
tation les disponibilités constituées par l'herOtion). Or les hectares cultivés ou les animaux
be ,les céréales, les pommes de terre et les détenus constituent, eux, des indicateurs de
cultures fourragères produites (exprimées grosla production totale. Il n'est donc pas admiss
sièrement en unités fourragères : UF) et les ible de décontracter brutalement la produc
besoins alimentaires des diverses espèces anition finale proportionnellement à des potent
males présentes, eux-mêmes exprimés en Uniialités de production totale.
tés Gros Bétail (1 UGB = 3.000 UF).
Pour ces diverses raisons, il s'avère néces
saire de se rapprocher de la réalité en diver Cette comparaison est effectuée successive
sifiant le traitement sur de nombreux points. ment pour chaque espèce animale et pour les
86 diverses catégories de nourriture disponibles, au passage de l'enquêteur. On a donc décont
racté le solde (vente — achats) de chaque en s'efforçant au moyen d'un programme assez
complexe d'adapter au mieux les disponibili poste départemental de production de viande
tés aux besoins. Un certain nombre d'hypo proportionnellement au cheptel présent, en
thèses représentées par des coefficient quant tenant compte du fait que certaines catégories
itatifs, sont introduites de manière à tenir d'animaux sont destinées à la boucherie alors
compte au mieux des contraintes zootechni que d'autres ne participent à la production de
ques (équilibre des rations) et des comporte viande qu'à l'occasion des réformes. Ceci
ments effectifs des agriculteurs tels qu'ils implique d'admettre que tous les agriculteurs
résultent des résultats des enquêtes statist d'un même département participent de la
iques sur les cheptels bovin et porcin. même façon à l'intraconsommation.
Au terme de cette phase où une partie des Décontraction des charges d'exploitation productions végétales a été affectée à la nourr
iture des animaux : Cette décontraction pose un problème parti
culier car on ne dispose pas, en matière de — le reste des besoins animaux non cou
charges, de statistiques départementales aussi verts par l'autofourniture sert à la décontract
abondantes que pour les recettes. De plus, peu ion des charges d'aliments du bétail achetés,
d'informations existent au niveau de chaque — le reste des céréales ou des pommes de exploitation qui soient directement caractéristerre sert à la décontraction de la production tiques des charges supportées (mis à part la finale de ces produits. charge en main-d'œuvre salariée). On a cepen
dant retenu la même démarche que pour les Les hypothèses introduites à cette occasion
recettes à savoir : une première décontraction pourront d'ailleurs ultérieurement être déve
géographique de chaque flux de dépenses proloppées et diversifiées dans le sens d'une régio
portionnellement aux statistiques départementnalisation et d'une meilleure adaptation aux
ales ou régionales disponibles, suivie d'une types d'élevages.
décontractiori de chaque poste ainsi régional
isé entre les exploitations, proportionnellePrise en compte des intraconsommations
ment à certains critères individuels qui ont
paru être les meilleurs indicateurs. La difficulté du problème provient du fait
que la production agricole finale retracée par C'est ainsi par exemple qu'on a retenu : les comptes nationaux est un agrégat consol
— pour décontracter les charges d'aliments idé ; les ventes de produits agricoles faites
par certaines exploitations à d'autres, sont du bétail, le reliquat des besoins énergétiques
compensées par les achats de ces dernières des animaux non couverts par l'autofourniture
de sorte qu'au niveau macro-économique (cf. ci-dessus) ;
national le solde à décontracter est nul ou — pour décontracter les charges en carbu
quasi nul. Là encore, l'apport de l'échelon rant et en entretien de matériel, un indice de départemental s'avère précieux car les product mécanisation tenant compte des divers matérions finales départementales font apparaître iels utilisés ; les départements acheteurs de certains pro
— etc.. duits et les départements vendeurs.
Là également, les hypothèses très grossières C'est ainsi qu'en ce qui concerne par exemp
faites en 1967 seront améliorées et différenle certaines semences (horticoles notam
ciées à l'occasion de l'opération prévue pour ment), il a été possible de décontracter les
1970. ventes de semences de chaque département
entre les exploitations pratiquant la culture de
Possibilités d'amélioration ces semences, et les achats de semences du
département entre toutes les exploitations pra par approximations successives
tiquant la culture correspondante.
II serait parfaitement possible, sans remett
En ce qui concerne les intraconsommations re en cause le principe général de la méthod
d'animaux qui sont les plus importantes, une e, d'adapter mieux les hypothèses aux réalités
solution parfaitement satisfaisante n'a pu être locales, de les moduler selon les régions, voire
trouvée en raison de la difficulté qu'il y avait certains groupes d'exploitations objectivement
à déduire le mode de conduite du troupeau à définis, etc.. Ces améliorations doivent cepen
partir des renseignements purement statiques dant être conçues comme des raffinements à
recueillis sur la structure du cheptel présent apporter à la méthode sur la base d'une criti-
— 87 — que des premiers résultats. Une telle critique corrélation taille-revenu, âge du chef-revenu,
sera facilitée par la sortie de résultats inte nombre d'actifs-revenu, etc.. ;
rmédiaires faisant apparaître les points faibles — le calcul du revenu moyen et des princdu traitement actuel (défauts de cohérence, ipaux résultats économiques de chaque tranche non respect des bilans d'utilisation de certai de taille SAU et des diverses catégories d'exnes productions, etc.). Il convient cependant ploitation définies actuellement (en particulde préciser que, pour des raisons de coût, les ier, « orientations technico-économiques » du améliorations qui pourront apparaître néces Réseau Comptable) ; saires à l'examen des résultats actuels, ne
pourront vraisemblablement intervenir que — détermination immédiate (par simple
dans un travail ultérieur sur l'année 1970. sommation en raison de l'agrégabilité des
comptes individuels) des comptabilités écono
miques décontractées par département, par
UTILISATION DES RESULTATS régions agricoles, par sous-secteurs de l'agr
iculture ou par divers sous-ensembles de l'uni
Limites et avantages vers des exploitations agricoles ;
d'une approche individuelle — la participation de ces résultats à l'établide chaque exploitation
ssement d'une typologie : à condition d'admett
re que la dispersion des revenus à l'intérieur La caractéristique essentielle de la méthode
d'une catégorie constitue un bon critère d'hretenue étant la prise en compte individuelle
omogénéité (ce n'est évidemment pas le seul, de chaque exploitation (qui a pour corollaire
ni peut-être le meilleur), on peut « segmenter » le traitement individuel de chaque flux de
recettes et dépenses), elle conduit donc à la l'univers des exploitations en groupes homog
ènes, ce qui constitue un premier pas vers détermination pour chacune des quelque
une typologie scientifique. 350.000 exploitations de l'enquête d'un compte
détaillé complet et d'un résultat brut d'exploi
tation. Le choix de cette procédure ne s'expli Prolongements pour 1970
que nullement par une volonté d'obtenir un
niveau de détail illusoire, mais résulte au con Cette méthode qui a été conçue pour l'e
traire de la décision d'adapter au mieux le xploitation de l'enquête structure de 1967, sera
traitement et les hypothèses à l'état de la applicable au RGA 1970, moyennant certaines
documentation disponible. Il n'est donc pas adaptations et surtout certaines améliorations
question d'attribuer aux résultats individuels importantes que l'expérience de 1967 permett
une valeur qu'ils n'ont pas : ils ne sauraien ra d'apporter. La comparaison de ces deux
être valablement utilisés qu'après regroupe années, catégories d'exploitations par catégor
ment par vastes catégories statistiques. ies d'exploitations, améliorerait considérable
ment la connaissance des évolutions économiPar contre, l'avantage de l'approche indivi ques entre les deux années. duelle apparaît cependant en ce que les regrou
pements qui serviront de cadre de dépouille Lorsque ce travail sera réalisé, on disposera, ment pourront être aussi variés qu'il sera nécess vers 1973, d'un ensemble d'informations très aire. En effet, le compte affecté à chaque intéressant car toutes les exploitations saisies exploitation doit pouvoir être utilisé, sur le lors du recensement de 1970 auront forcément
plan de la technique de dépouillement, comme été déjà enquêtées en 1967 et il est d'ores et
n'importe quel autre ensemble d'informations. déjà prévu d'opérer systématiquement le ra
pprochement des deux bandes magnétiques Principaux résultats (étude « concentration »). On serait donc en
mesure d'étudier la situation çconomique d'une Parmi les principaux thèmes qui feront l'ob
même exploitation à deux dates différentes et jet de dépouillements pour l'année 1967, citons :
la manière dont les exploitations ont évolué — la ventilation des exploitations agricoles entre 1967 et 1970, non seulement du point de par tranche de produit brut ou de résultat vue de leur structure, mais aussi du de
brut, total par exploitation, ou moyen à l'hec vue de leur structure de production et de leur
tare, ou moyen par actif ; revenu. Des matrices de passage pourraient
— le croisement du revenu avec les princi alors être construites qui constitueraient un
paux éléments de structure des exploitations, outil prévisionnel extrêmement utile.
— 88 — — LES RESULTATS II
INTRODUCTION pris en compte. Il s'agit donc là d'une estima
tion du revenu agricole brut réel de l'exploi
On trouvera ci-après les premiers résul tant et de sa famille.
tats (2), encore partiels, de la méthode expo
En 1967, le résultat annuel moyen par exploisée ci-dessus. Rappelons qu'en raison de l'a
tation était de l'ordre de 16.300 F. Cependant, spect indirect de leur obtention (répartition
30 % des exploitations françaises (plus de entre les exploitations de 1967 des flux monét
500.000 unités) avaient un résultat inférieur aires de recettes et de dépenses saisis au
à 5.000 F par an et 35 % (près de 600.000) niveau macro-économique par les comptes glo
avaient un résultat compris entre 5 et 15.000 F baux), ils revêtent un caractère éminemment
par an. Parmi les 35 % restant, 5 % (moins de approximatif, voire exploratoire.
100.000) avaient un résultat supérieur à 50.000 F,
mais elles représentent près de 20 % de la Leur validité est tributaire à la fois de la
qualité des comptes globaux, notamment des superficie totale et 33 % du revenu global de
l'agriculture. comptes départementaux, et de la valeur des
hypothèses faites à l'occasion de la répartition Pour illustrer autrement ces inégalités, on entre les exploitations des divers postes glo peut d'ailleurs signaler que les 50 % des exploibaux de recettes et de dépenses. Elle est cepen tations les plus « pauvres » se partagent à peidant garantie, en ordre de grandeur, par l'agré- ne 10 % du résultat brut total (ainsi que 25 % geabilité des résultats (leur sommation redonne de la S AU et 17 % de la production totale), les comptes nationaux) (3). tandis que les quelques 200.000 exploitations
les plus « riches » (12 % du total des exploitaDans leur état actuel, et compte tenu de leur
tions) se partagent pratiquement la moitié du caractère encore exploratoire, ces résultats
revenu global, et aussi 35 % de la surface et permettent cependant de fournr d'utiles indica
tions sur la répartition des exploitations agri 45 % de la production.
coles d'après leur résultat brut en 1967 (total L'hétérogénéité régionale n'est pas moins et par hectare) ainsi qu'une première analyse forte puisque le résultat moyen par exploitades principales caractéristiques de cette répart tion varie de 10.200 F en Limousin à près de ition. A noter qu'entre 1967 et 1970, le Résul 46.000 F en région parisienne. On peut d'ailtat Brut d'Exploitation moyen par exploitation leurs constater (tableau 1) qu'en région paria augmenté de 27 % en francs courants, soit sienne, comme en Champagne ou en Picardie, 7 % en francs constants (globalement, il a dimi presque 45 % des exploitations atteignent ou nué de 2 % en francs constants). dépassent un revenu annuel de 30.000 F ; cette
proportion tombe à 7 % en Franche-Comté, en
Répartition des exploitations Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes, et même à
suivant leur résultat brut 5 % dans l'Auvergne et le Limousin. A l'i
nverse, la proportion des exploitations gagnant
Rappelons que le résultat considéré ici est moins de 5.000 F par an atteint 35 à 40 % en
le « résultat brut d'exploitation » (RBE) : Auvergne, Limousin et Rhône- Alpes (sans par
valeur de la production commercialisée (y ler du Languedoc et de la Provence où elle
compris l'autoconsommation du ménage de est supérieure mais s'explique par le grand
l'exploitant) moins les achats et charges réelles nombre de très petites unités agricoles à temps
courantes — les amortissements et la rémunér partiel) alors qu'elle n'est que de 15 % envi
ation du travail familial n'étant pas déduits, ron en Picardie, dans le Nord et en Champagne.
les revenus non agricoles éventuels n'étant pas
Il convient de signaler, parmi ces exploita
tions les plus défavorisées, une proportion non
négligeable d'exploitations que la méthode fait (2) Les développement qui suivent reprennent pour l'es
apparaître comme déficitaires. Etant donné sentiel l'article paru dans les « Cahiers de Statistique Agri
cole », n° 1, mars 1972. -qu'il n'est pas possible d'affirmer que ce résul
(3) A quelques exceptions près : on a en effet volontai tat soit parfaitement conforme à la réalité,
rement exclu certains flux qui intéressent la « branche » dans la mesure où il peut être en partie expli
agriculture, mais ne concernent pas les exploitations (pro qué par des déficiences des statistiques de duction des jardins familiaux, majorité de la production base ou de la méthode de calcul, on n'a pas de bois, etc..) ainsi que certaines recettes ou dépenses com
fait apparaître dans les tableaux la coupure à me les subventions reçues ou les salaires versés à des
membres de la famille des exploitants. zéro (RBE nul) qui, compte tenu de sa signi-
— 89 fication revenu de 1.000 F par hectare. Un RBE de économique particulière, aurait cons
titué une précision illusoire peu compatible 10.000 F/ha est ainsi obtenu en moyenne sur
avec le caractère fondamentalement approxi une surface de 3 ha, un RBE de 50.000 F/ha
matif des résultats de cette étude. (On trouve sur une surface de 1,5 hectare, un RBE de
ra cependant en annexe une analyse plus détail 100.000 F/ha sur une surface inférieure à l'hec
lée des causes d'apparition de RBE très faibles tare ; par contre les RBE de moins de 1000 F/ha
ou négatifs). sont réalisés dans des exploitations dont la
taille moyenne reste comprise entre 25 et 30
hectares. Dans ce domaine également, des Le revenu par exploitant
résultats ultérieurs par tranche de taille SAU
permettront de préciser ces indications trop Rappelons encore une fois que le résultat
rapides. brut d'exploitation calculé dans cette étude
représente effectivement le revenu brut (avant
déduction des amortissement) dont dispose Le résultat brut d'exploitation moyen
l'exploitant et sa famille. L'enquête de base par hectare
de 1967 fournit pour chaque exploitation le
nombre de travailleurs familiaux et leur temps En moyenne nationale, le RBE moyen par
de travail sur l'exploitation ce qui permet de hectare, s'établit à environ 930 F/ha. On sait
calculer le nombre de « personnes - année - tra qu'il est beaucoup plus élevé dans certaines
vail.» (PAT familiales), une PAT équivalant régions de cultures spéciales (Alsace : 1.700
à un travailleur à temps complet sur l'exploita F/ha, Provence : 1.500 F/ha) ou de polyculture
tion. Le nombre de PAT augmente évidemment riche (Nord : 1.600 F/ha, Bretagne : 1.400 F/ha),
de manière régulière avec la dimension de et qu'il est très faible en Auvergne, Limousin,
l'exploitation mesurée en RBE, mais moins vite Franche-Comté (moins de 600 F/ha), en Midi-
que le RBE de sorte que le revenu moyen par Pyrénées (700 F/ha).
PAT croît avec le RBE.
Plus de 35 % des exploitations françaises
En moyenne le revenu annuel par PAT famil fournissent un résultat par hectare inférieur
ial n'atteint 5.000 F que dans les exploitations à 750 F tandis .qu'à l'inverse : 20 % des exploi
fournissant un RBE d'environ 6.000 F. Cela tations dépassent 2.000 F/ha. Le premier grou
signifierait qu'environ 45 % des pe est surtout composé d'exploitations impor
françaises (regroupant très approximativement tantes en taille puisqu'il rassemble plus de
20 % des PAT familiales) n'assurent à leurs 50 % de la superficie, mais seulement 20 %
travailleurs familiaux qu'une rémunération du résultat global ; au contraire le second
inférieure au SMIG (qui était environ de groupe ne représente que 6 % de la surface
5.100 F par an en 1967). mais 30 % du RBE total.
En raison de l'accroissement du nombre de Si le RBE par exploitation caractérise l'i
travailleurs par exploitation à mesure qu'aug mportance économique de l'exploitation, le RBE
mente l'importance de celle-ci, le revenu moyen par hectare rend directement compte du type
de 10.000 F par travailleur familial n'est atteint de mise en valeur adopté par l'exploitant ; en
que dans les exploitations d'au moins 20.000 F gros : culture intensive ou culture extensive.
de RBE annuel. Dans les tailles supérieures, le Classées suivant leur résultat par hectare, les
nombre de PAT familiales par exploitation res exploitations agricoles s'avèrent donc consti
tant voisin de 2, le revenu moyen par travail tuer une population hétérogène prenant sou
leur demeure ensuite proche de la moitié du vent l'aspect d'un mélange de deux populat
résultat global de l'exploitation. ions. Ce phénomène apparaît clairement dans
l'aspect « bimodal » des histogrammes repré
Résultats économiques sentant la distribution des exploitations selon
le RBE par. hectare dans plusieurs régions où et surface de l'exploitation
coexistent des exploitations spécialisées de
La surface des exploitations croît très régu petite taille et des importantes
lièrement avec l'importance du RBE total ; pratiquant des cultures classiques ou la grande
entre 4.000 et 200.000 F de RBE annuel, la varia culture.
tion de la surface moyenne en fonction du Donc, à la différence des répartitions selon RBE est d'ailleurs pratiquement linéaire en le RBE par exploitation qui sont assez régulogarithmes. lières et même « normales » en logarithme, les
Inversement, la surface diminue avec le RBE distributions suivant le RBE par hectare ne
moyen à l'hectare, au moins à partir d'un présentent pas cette propriété.
— 90 économiques signification). On notera par contre que la Résultats
part des céréales, relativement importante et orientation de la production
(10 à 15 %) dans les exploitations à très faible
En moyenne, la des exploitations RBE par hectare, augmente à 20-25 % dans
agricoles se répartit de la manière suivante les tranches intermédiaires (800 à 1.200 F par
(1967) : hectare), puis diminue très rapidement pour
— production animale : 60 %, dont lait de disparaître à peu près totalement au delà de
3.000 F par hectare. A partir de 3.000 F par hecvache : 19 % ;
tare, la production majoritaire devient la pro—végétale : 40 %, dont céréales :
duction végétale, céréales exclues, dans laquell15 %.
e les cultures spécialisées à très fort rende
Mais cette structure se modifie considérable- ment par hectare prennent évidemment une
ment selon les exploitations et le résultat total place prépondérante.
ou par hectare auquel elles parviennent. En résumé, cette analyse confirme les trois
Dans les plus petites exploitations, la pro points suivants :
duction animale domine et croît régulièrement — les productions animales dominent dans
avec l'élévation du RBE pour atteindre 70 à les exploitations à résultats médiocres ou 75 % de la production totale dans les tranches moyens, qu'il s'agisse de résultats totaux ou
de RBE de 5.000 à 20.000 F par exploitation. par hectare ,'
La part du lait suit une évolution analogue et — les céréales sont associées aux rendements arrive à dépasser 25 %. Par contre, les céréales par hectare faibles ou moyens, mais aux résulsont très minoritaires avec 5 à 10 % du pro tats par exploitation très importants ; duit brut total. La part des productions animal
— le lait est pratiquement absent des exploies diminue ensuite rapidement pour devenir
tations les plus rentables. minoritaire dans les exploitations de plus de
50 à 60.000 F de RBE, et tomber à moins de
Importance des dépenses d'exploitation 35 % dans les grosses de 150 à
200.000 F de RBE ; cependant que la part du dans le RBE
lait devient négligeable. Corrélativement, les En moyenne générale, le résultat brut d'excéréales augmentent régulièrement et atte ploitation est égal à la moitié de la production ignent 35 % du total dans ces plus grosses finale des exploitations : 50 % du chiffre d'afexploitations. (On note cependant, pour être faires étant ainsi absorbé par les achats de complet, que dans les quelques très grosses produits ou services nécessaires à l'agriculture exploitations obtenant un résultat supérieur (« consommations intermédiaires » : 32 %) à 200.000 F, on voit la tendance s'inverser avec et par les charges d'exploitation (18 %). Ces une décroissance de la part des céréales et proportions sont cependant loin d'être consune reprise de la production animale à base de tantes pour toutes les exploitations. viande, le lait restant inexistant).
On constate en effet clairement que la part L'évolution de la structure de production des consommations intermédiaires et des chardes exploitations classées suivant l'importan ges dans la valeur de la production, diminue ce de leur résultat par hectare appelle un com régulièrement avec la croissance du RBE total mentaire peu différent : prédominance très de l'exploitation ou du RBE moyen à l'hectare. marquée de la production animale (70 à 75 %) Absorbant, près de 100 % du chiffre d'affaires et du lait dans les exploitations ayant les dans les exploitations ayant les plus faibles rendements par hectare les plus bas (moins de résultats (et évidemment plus de 100 % dans 500 F par hectare), puis décroissance pour les exploitations en déficit), les dépenses totaatteindre 35 % dans les RBE par hectare supé les tombent à 40 % de la production dans les rieurs à 10-15.000 F (décroissance portant parayant un RBE total supérieur à ticulièrement sur la viande dans les tranches 200.000 F, et même à près de 25 % dans celles intermédiaires de 800 à 2.000 F/ha) ; dispari qui ont un RBE par hectare de plus de 20.000 F. tion progressive du lait dans les RBE par hec
tare les plus élevés, reprise de la production L'amélioration du résultat économique des
de viande dans les exploitations de très petite exploitations est donc obtenue conjointement
taille à revenu par hectare record et qui con par une augmentation de la production (la
finent aux exploitations « sans terre » (éleva production totale et par hectare croît réguli
ge de type industriel où la production animale èrement avec le RBE total et par hectare) et
devient d'ailleurs égale à 100 % et où le résul par une diminution régulière des diverses
tat ramené à l'hectare perd évidemment sa dépenses d'exploitation.
«SA Q1 NOTE ANNEXE SUR LES REVENUS TRES FAIBLES ET LES REVENUS NEGATIFS
L'importance numérique des classes de reve d'entreprises de taille appréciable, tant en sur
nus très faibles ou négatifs figurant dans les face qu'en chiffre d'affaires, en nombre de tra
résultats de cette étude, illustre l'importance vailleurs, etc.. Ceci laisse penser qu'en dehors
économique du phénomène des bas revenus de cas relativement exceptionnels ou transi
monétaires en agriculture. Ce phénomène ne toires, ces situations pourraient résulter de
carences dans la méthode et être plus appapeut cependant expliquer directement l'appa
rentes que réelles. rition dans les résultats d'une proportion non
négligeable d'exploitations franchement défi
citaires : 4,7 % des exploitations au niveau On est donc conduit à analyser plus en détail
national (cette proportion pouvant d'ailleurs les diverses raisons qui peuvent expliquer l'a
être nettement supérieure dans certaines pparition de revenus très faibles ou négatifs,
régions comme la région parisienne, la Provenc qu'il s'agisse de situations réelles ou au con
e, la Haute-Normandie, etc.), soit environ traire de lacunes de la méthode susceptibles de
80.000 exploitations, se trouvent dans cette faire apparaître des déficits fictifs.
situation. Deux remarques, en effet, obligent
1 — II convient de signaler tout d'abord que à s'interroger sur la fiabilité de ce résultat.
la présence de revenus extrêmement faibles, a) Le revenu brut d'exploitation mis en év voire négatifs, peut constituer une réalité dans idence dans l'étude est, sur le plan conceptuel, un certain nombre de cas : un revenu monétaire réel, résultant de recettes
et de charges « réelles », sans affectation de — Rappelons en premier lieu la présence par
charges calculées. On peut donc affirmer que mi les exploitations étudiées d'une proportion
les exploitants en situation déficitaire doivent, moyenne d'environ 3 % (soit en 1967 quelque
pour vivre eux et leur famille — et pour finan 50.000 unités) d'exploitations en voie de dispa
cer le déficit de leur exploitation — , soit dis rition. Il n'est pas possible d'affirmer que les
poser de sources de revenu non agricoles, soit cessations d'activité soient dues à de véritables
amputer leur capital (par exemple en vendant déficits en termes monétaires (elles peuvent en
des terres ou du cheptel). Cette situation n'est effet résulter seulement d'une insuffisance de
pas normale ; en tout cas, il serait invraisem revenu), mais la disparition effective est rar
blable qu'elle soit durable. ement un phénomène brutal et laisse subsister
pendant une certaine période une exploitation b) Les résultats obtenus montrent que les
exploitations déficitaires ne sont pas exclus dont la structure, telle qu'elle est saisie dans
ivement composées de très petites unités marg l'enquête de base, peut aisément s'analyser
sous la forme d'une situation déficitaire. inales, mais comportent également une part
— 92 — 1. — Principaux résultats selon l'importance du RBE en 1967 (France entière) Tableau
100.000 — 5.000 2.500 5.000 7.500 10.000 15.000 20.000 30.000 50.000 Moins de à à à Ensemble à à à à à RBE/Expl. à 5.000 15.000 30.000 50.000 100.000 et plus 5.000 7.500 10.000 20.000 + 2.500
Nombre
d'exploitations
139,8 24,6 21,4 186,8 155,3 169,6 195,1 1.708,5 — en milliers 228,4 245,0 274,9 67,5
8,2 1,4 1,2 10,9 9,1 14,3 9,9 11,4 100,0 — en % 13,4 16,1 4,0
36,2 12,2 15,7 20,0 33,8 97,0 6,4 9,3 25,0 SAU moyenne (ha) 5,9 50,7 17,6
— 3,2 10,5 18,9 17,0 % du RBE global.. 4,1 4,8 0,7 3,0 10,8 17,0 16,2 100,0
RBE moyen (en F)
- 1.170 — par hectare . 1.120 1.990 580 670 720 870 130 790 970 1.320 930
— par PAT
-* 39.300 109.400 4.100 5.900 9.100 17.700 liale 1.200 5.100 11.300 7,200 11.900 32.400
Nombre moyen
par exploitation :
— de membres de
la famille 3,5 3,1 3,4 4,3 4,8 5,0 2,8 3,6 4,0 3,8 4,6 4,9
— de PAT fami
1,1 1,9 1,8 liales 0,6 0,9 1,2 1,5 1,7 2,1 2,0 2,1 1,4
de PAT sala
3,1 riées 2,2 0,1 0,1 0,2 0,4 0,1 0,1 0,1 0,3 0,2 0,9
Age moyen du chef 51 55 47 57 57 53 51 49 46 48 46 52
Production par ex
43.300* ploitation (F) . .. 8.800 13.300 18.000 67.800 5.800 24.500 33.200 45.200 318.000 118.600 32.500
Part dans
la production :
— des consommat
ions interméd. 127 51 38 35 34 33 32 31 29 28 32 23
— des charges . . 71 37 20 18 17 17 16 15 15 16 16 18
— du RBE — 98 12 42 47 49 50 52 54 56 56 61 50
— de la product
ion animale . . 70 64 70 72 72 72 60 71 68 47 35 60
— du lait de va
che 8 16 22 25 25 2â 26 25 20 12 3 19
— des céréales . . 8 7 6 6 7 8 9 12 17 25 29 15
* Résultats sans signification.

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