Emploi et jeunes diplômés

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Extrait de la revue Potentiel sur les jeunes diplômés, qui évoque tour à tour l'importance des jobs d'été et autres emplois dans le profil d'un étudiant, la création d'entreprise, les maisons de l'emploi et le travail des étudiants étrangers. La plupart des étudiants ont l'occasion d'avoir une activité salariée durant leurs études et, compte tenu de l'importance de la population étudiante (environ 2 300 000 étudiants) c'est une réalité qui compte.
Publié le : mercredi 7 septembre 2011
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La mobilité des jeunes
2007 17 % -3 %  42% 12 % 26 %
2001 26 %33 % 7 % 14 % 20%
Internationale
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Numéro 22 - Juin 2007
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Mais, il faut garder à l’esprit qu’un étudiant salarié reste avant tout un étudiant (ses études restent son projet central même s’il dispose d’un emploi régu-
2006, mois nières
Portrait
Créer son emploi Chaque année, près de 13 % des L’AFIJ a mis en créations d’entreprises sont le fait place un site Internet à de jeunes diplômés. Ces créations destination des jeunes qui souhaitent se lancerconstituent pour ces derniers une solution originale pour développer dans la création d’ac-tivité :www.jd-crea-leur projet professionnel et personnel. tion.info. La convention, signée en mai, entre Le site propose desl’APCE et l’AFIJ, instaure entre statistiques sur le les deux associations, une étroitesèdent une ouverture d’esprit très large. Il faut nombre, la structure, la surtout expliquer aux étudiants qu’ils ne doi-collaboration afin d’optimiser forme et le secteur des vent pas s’auto-censurer, car la création n’est différentes créationsl’information sur la création etpas seulement réservée aux étudiants d’écoles d’entreprises. Les étapesde management. Ensuite, ils ne doivent pas la reprise d’entreprise auprès des clefs du processus depenser qu’il faut absolument avoir un projet jeunes issus de l’enseignement ‘génial’ pour créer son entreprise: cela peut création y sont égale-ment détaillées : idée desupérieur. être une chose simple comme la création d’un commerce ou d’une entreprise de service. » création, étude de mar-ché, financement, forme L’Agence pour la Création d’Entreprises est une Le travail de l’APCE ne se limite pas à accom-juridique, formalités... association créée en 1996 à l’initiative des pou-pagner la création d’activité. Il consiste aussi à Différents sondages et voirs publics, pour intervenir dans le processus diffuser l’esprit d’entreprendre. Pour M. Ma-sites références y sontd’aide à la création d’entreprise. «La création thot,« l’enseignementsupérieur et le monde également présentés.d’entreprise est un bon moyen, trop souvent économique se sont longtemps ignorés, mais ignoré, non seulement de créer de la richesse de grands progrès sont en cours : l’Observatoire mais aussi de créer son emploi,explique Phi-des Pratiques Pédagogiques en Entrepreneuriat lippe Mathot, directeur général de l’APCE. (OPPE) est un organisme au sein de l’APCE (créé APCEen 2001 par les ministères chargés de l’Educa-Expliquer aux jeunes diplômés que la création 14 rue Delambretion nationale, de la Recherche, de l’Industrie, d’entreprise peut être une solution pour qu’ils par l’APCE et l’Académie de l’Entrepreneuriat), 75682 Paris Cedex 14 s’insèrent avec succès dans la vie économique ; chargé par le gouvernement de diffuser l’esprit Tél. : 01 42 18 58 58 développer chez les étudiants le désir de créer d’entreprise dans l’enseignement du second leur entreprise sans attendre ; les orienter adé-degré et dans l’université. Nous formons ainsi Site :www.apce.com quatement : tel est la philosophie du partena-600 à 700 enseignants chaque année, - ce qui riat mis en place par la convention signée le 14 est important -, auxquels nous fournissons des mai dernier entre l’AFIJ et l’APCE. Philippe Ma-outils et bases de données pédagogiques qu’ils thot explique :« Les étudiants ne pensent vrai-peuvent utiliser dans leurs cours. ment pas souvent à la création d’entreprises : la création d’entreprise est aujourd’hui surtout « Nousmenons également une réflexion avec le fait de cadres supérieurs ou de chômeurs. les Grandes écoles, car paradoxalement, à la Avec l’AFIJ, nous avons signé une convention sortie de leurs études, leurs étudiants créent pour essayer de faire savoir aux étudiants que la moins d’entreprises que ceux de l’université, à création d’entreprise est une façon intelligente cause de leur attrait pour les grands cabinets de construire sa vie et son parcours profession-internationaux de consultants ou la banque. » nel.» Quant aux universités, l’APCE étudie «la façon de monter des ‘Maisons de l’entreprise’ dans Créer son activité offre de nombreux avanta-chaque établissement. Un projet est en cours ges.« C’estd’abord l’indépendance : être son de développement à Paris IV - La Sorbonne, qui propre patron permet de ne pas être soumis fonctionne très bien : en deux mois, nous avons aux contraintes des très grosses entreprises, déjà recensé une vingtaine de projets intéres-poursuit M. Mathot.Même si, au départ, on ne sants ! » gagne pas forcément mieux sa vie qu’en étant salarié, et que l’on travaille plus, on garde sa La création d’entreprise fait partie des diffé-liberté et l’on maîtrise son destin.» D’autant rents domaines d’activités vers lesquels l’AFIJ que la durée de vie des entreprises créées par oriente, tout au long de l’année, les jeunes des étudiants se révèle très bonne: « Ils sont diplômés qu’elle accompagne. Le sitewww. intelligents et savent bien s’entourer.» jd-creation.infoleur est entièrement consacré et contient de nombreux renseignements sur Les jeunes diplômés du supérieur doivent être le processus de création. Parmi ces conseils, les encadrés et conseillés : «Ils ont surtout besoin jeunes diplômés trouvent un lien vers l’APCE, de comprendre que tout le monde peut monter un des «sites de référence». son entreprise.Et bien souvent, ils réussissent mieux : les étudiants en sciences humaines pos-2
Benoît Normand est le secrétaire général du Haut Conseil à l’Inté-gration (HCI).
Cet organisme, créé en 1989 et « placé auprès du Premier Ministre, [est] chargé de rendre des avis sur l’inté-gration des résidents étrangers ou d’origine étrangère en France. Il a également des mis-sions statistiques : un observatoire statistique établit de façon neutre, avec l’ensemble des Ministères, les chiffres en matière d’immigra-tion et d’intégration. Enfin, il a des fonctions d’études et d’animation du débat public. »
Pour accomplir ce travail, « le HCI est composé de personnali-tés qualifiées, de toutes origines politiques, professionnelles - il y a même un préfet et un général, mais aussi des associatifs, un député de droite et un sénateur de gauche, des élus locaux, des chefs d’entreprise -et de toutes nationalités d’origine... »
HCI (Haut conseil à l’intégration) 7, rue Saint-Georges 75009 PARIS Tél. : 01 40 56 79 89
Site :www.hci.gouv.fr
Entretien avec...
Benoît Normand En quoi consistent vosquestion se pose pour nous. actions ?Nous avons rendu un avis en Le HCI a rendu dans son2003 sur ces jeunes immi-dernier rapport un avis sur ungrés centré sur les questions projet de Charte de la Laïcitéque leur situation posent en dans les services publics - qui aterme d’insertion, de diffi-d’ailleurs été immédiatementcultés d’accès à l’emploi, etc. repris par le Premier Ministre,Même si l’on recoupe là le et transmis en début d’annéeproblème que connaissent des à l’ensemble des services, àFrançais d’origine immigrée, la fois aux administrationsle champ n’est pas tout à fait d’Etat mais aussi aux admi-le même. nistrations hospitalières, auxDe la même façon, nous collectivités locales... Nousavons été amenés à traiter de avons aussi rendu un avisla diversité culturelle, notam-comparatif sur les modèlesment dans les médias - or ce d’intégration en Europe :thème recouvre à la fois des cette réalité a été étudiéepréoccupations d’immigrés dans dix-sept pays européens,mais aussi des préoccupations ce qui est déjà un gros travail.de Français... y compris de Ou encore un avis sur le baro-Français depuis très long-mètre des intégrations : noustemps, comme les Français nous sommes interrogés surDomiens. les statistiques ethniques, celles liées au patronyme, àOù en êtes-vous à l’heure l’origine ou à celle des parentsactuelle? ; or notre avis est tout à faitIl y a deux ans, nous avons proche de celui rendu par larendu un avis sur les fem-CNIL quelques mois plus tard.mes immigrées. L’ensemble des préconisations que nous avions faites, notamment sur Quelle est la situation desl’âge nubile, a été retenu par jeunes par rapport à lale droit en 2006 : maintenant, discrimination ?comme pour les garçons, Notre travail est distinctl’âge de référence est 18 ans. de celui de la Halde, qui estOnt également été retenues chargée d’accompagner lescertaines sanctions formulées victimes ou les personnespar le HCI en cas de mutila-qui se considèrent commetions sexuelles pratiquées par victimes de discriminations,un étranger sur une jeune fille et de favoriser, le cas échéant,immigrée résidant en France des réparations. La missionqui retourne dans son pays du HCI est de s’interroger surd’origine par exemple à l’oc-les processus d’intégration.casion des vacances. Jusqu’à S’agissant des jeunes, nosprésent, seules les jeunes filles orientations sont donc assezfrançaises étaient protégées différentes : la plupart descontre cela. jeunes discriminés en raisonAutre exemple : dans un avis de leur origine sont français.datant d’il y a un peu plus Le processus d’intégrationd’un an, nous proposions de n’a donc pas à jouer : ils ontconfier au CSA une mission été à l’école française, parlentd’évaluation de la diversité le français, connaissent lesdans les médias. Aujourd’hui, principes républicains... C’estnous réfléchissons sur une plus une question d’insertionsuite à donner à cet avis, sociale et professionnellepuisque nous pensons qu’il qu’une question d’intégrationserait positif de compléter proprement dite, même s’illes travaux du CSA par un existe aussi des jeunes quisondage, comme il en existe sont immigrés. Mais ils nesur le racisme, sur la façon sont pas les plus nombreux.dont les français perçoivent la C’est donc sous l’angle proprediversité à la télévision. aux jeunes immigrés, c’est àConcernant les sujets sur dire nés hors de France, étran-lesquels nous serions prêts gers venus en France, que laà être saisis, on peut évo-3
quer la santé des migrants, notamment l’observation des dispositifs d’accueil mis en place dans les quartiers où nombre d’entre eux se retrouvent, le nombre de mé-decins beaucoup moins élevé qu’ailleurs, et les insuffisances que présente la visite médi-cale obligatoire des primo-ar-rivants, etc. Autre sujet : celui du logement des migrants (en dehors des foyers de travailleurs immigrants) : y a-t-il une forte concentra-tion des immigrés dans les quartiers, et plus précisément des immigrés nouvellement arrivés ? Pourquoi ? Peut-on faire autrement ? Etc. Voilà les deux sujets qui nous intéres-seraient à court terme. Even-tuellement aussi : la situation des jeunes immigrés dans les prisons : sont-ils soumis à un traitement spécifique ?
Que connaissez-vous, enfin, des activités de l’AFIJ ? Je connais bien les dispositifs de « parrainage vers l’em-ploi », destinés aux jeunes diplômés issus de l’immigra-tion et qui facilitent l’accès à l’emploi de ces jeunes. Je faisais partie de ceux qui avaient beaucoup milité pour qu’on puisse se fixer, à ce niveau, des objectifs de plus en plus ambitieux. Je remar-que aujourd’hui que le plan banlieue, qui est un projet d’accompagnement vers l’emploi, initié par Jean-Louis Borloo, doit ou devrait avoir un dispositif volontariste en matière de parrainage. Il faut désenclaver certains quartiers, réintroduire de la mobilité à la fois scolaire et profession-nelle : ce sont des probléma-tiques auquel le travail de l’AFIJ participe largement. Cette dernière a donc toute sa place, parce qu’elle a initié certaines opérations sur le terrain, et parce qu’elle a déjà prouvé son efficacité. Il s’agit maintenant de démultiplier ces efforts pour en faire bé-néficier un plus grand nombre de jeunes...
Le dispositif des Maisons de l’Emploi s’est inspiré de dif-férentes expériences menées depuis 1993 par plusieurs structures locales, soutenues par l’association Alliance Villes Emploi, comme à Bonneville (Haute-Savoie), Cherbourg (Manche), Dunkerque (Nord) et Rueil-Malmai-son (Hauts-de-Seine). Ces maisons regrou-paient alors les missions locales, les Plans locaux d’insertion par l’activité économique (PLIE) et les maisons de l’informa-tion sur la formation et l’emploi (MIFE).
D’autres pays, comme l’Allemagne, l’Angle-terre, la Belgique ou le Canada se sont dotés de dispositifs similaires aux Maisons de l’Emploi et de la Formation.
Maison de l’Emploi et de la Formation du Saint-Quentinois 8, boulevard Cordier 02100 Saint-Quentin Tél : 03 23 04 03 06
Site :www.maiso-nemploi-saintquentin. fr
Focus
L’AFIJ et les Maisons de l’Emploi
En 2006, en France l’AFIJ a signé une cinquantaine de conventions de partenariat avec les Maisons de l’Emploi. Depuis mai, celle du Saint-Quentinois (02) accueille une permanence de l’association dans ses locaux.
Les Maisons de l’Emploi et de la Formation (MDE) sont nées du plan de cohésion sociale lancée en juin 2004 par le gouvernement (voir encadré), afin d’améliorer les services rendus aux demandeurs d’emploi, aux salariés et aux entreprises. Leur création est d’initiative locale, et associe les collectivités territoria-les et un certain nombre de partenaires pu-blics et privés afin de coordonner des actions adaptées aux réalités du territoire. L’année dernière l’AFIJ a signé une cinquantaine de conventions avec les MDE.
L’association est désormais partenaire de celle du Saint-Quentinois, située dans l’Aisne. Expression concrète de ce nouveau partena-riat : la tenue de permanences AFIJ un lundi par mois dans les locaux de la Maison de l’emploi ; l’opportunité, pour l’association, d’élargir son action en Picardie. Pour Odile Guyot, directrice de la Mission locale de Saint-Quentin, qui est également partenaire de l’AFIJ, la MDE possède un im-pact «tout à fait positif» sur l’emploi dans la ville, dans la mesure où « tout va beau-coup plus vite» : la Maison de l’Emploi joue un « rôle fédérateur », puisqu’elle regroupe en son sein l’ensemble des partenaires du Service Public de l’Emploi (ASSEDIC, la Mis-sion Locale, le PLIE…). Quant aux recruteurs, ils trouvent dans la Maison de l’Emploiet de la Formation un accompagnement utile pour leurs recrutements : identification et anticipation des besoins, repérage des com-pétences, présélection... Autant de services auxquels l’AFIJ peut être associée lorsque des jeunes diplômés sont concernés.
À l’exemple de l’AFIJ, des permanences de la plupart des structures qui œuvrent dans le champ de l’insertion et de l’emploi sont accueillies à la MDE. Sa fonction de rassem-blement des services emploi semble donc bien remplie comme l’indique le ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du tra-vail, sur son site Web : «Pari gagné à Saint Quentin dans l’attente du rapprochement institutionnel entre l’ANPE et l’UNEDIC. De-mandeurs d’emploi, salariés et créateurs d’entreprise ont désormais accès à ce qui constitue un véritable guichet unique, au cœur de la ville, dans les locaux de la MDE. Objectif : dynamiser l’emploi local...».
Les Maisons de l’Emploi
227 Maisons de l’Emploi (MDE) sont labellisées depuis février 2007. La loi de programmation pour la cohésion sociale (janvier 2005) prévoit la mise en place de 300 MDE d’ici janvier 2008.
«La loi de programmation pour la cohésion so-ciale reconnaît l’action développée par les col-lectivités territoriales dans le domaine de l’em-ploi, et précise que désormais, ces collectivités concourent au Service public de l’emploi, peut-on lire dans le dossier de presse du ministère du Travail. Elles ont donc toute la légitimité pour développer, avec les autres acteurs traditionnels de l’emploi, des projets de territoire concertés et adaptés aux besoins locaux, assurant une meilleure complémentarité des moyens et des actions mis en oeuvre. L’initiative appartient aux élus des collectivités locales (maires), à leurs groupements (présidents d’agglomération, de communautés de communes…), ou à des collectivités territoriales (présidents de conseil général). Eux seuls peuvent faire acte de candi-dature.« »Maison de l’emploi est ‘un or- La ganisme à géométrie variable’, qui n’aura ni les mêmes partenaires, ni la même configuration dans tous les territoires».
Font nécessairement partie d’une Maison de l’emploi comme membres constitutifs obli-gatoires : une collectivité territoriale ou une structure intercommunale, l’ANPE, l’Assédic et l’Etat.
GFI Informatique propose des services et de l’édition de logi-ciels autour de quatre métiers : Conseil, In-tégration de systèmes, Infrastructures et Pro-duction, et Solutions.
En 2006, le groupe réalise un chiffre d’af-faires de 633,1 millions d’euros et compte plus de 8 300 collaborateurs.
Le Groupe compte plus de 40 agences en France et 9 implantations en Europe du Sud, Europe du Nord, au Maroc et au Canada.
GFI Informatique Espace Européen de l’Entreprise Avenue de l’Europe Bâtiment C BP 21 67305 Schiltigheim
Site :www.gfi.fr
Initiative
Accompagnement high-tech
GFI Informatique est une société française d’ingénierie qui compte plus de 40 agences à travers la France et des implantations en Europe, au Canada et au Maroc. L’un de ces centres de services, basé à Schiltigheim (67), collabore avec l’AFIJ Alsace depuis plus de trois ans, grâce à son responsable.
Vincent Murschel, ingénieur commercial et responsable du centre de services Infrastruc-tures & Production de GFI, a commencé à se rapprocher de l’AFIJ en 2003, par le biais de l’un de ses contacts, alors qu’il travaillait pour un groupe racheté plus tard par GFI In-formatique. Il lui arrivait alors de conseiller le relais strasbourgeois de l’association, afin de définir précisément les compétences in-formatiques de certains jeunes accompa-gnés. En outre, «à l’époque, j’étais directeur d’agence,explique-t-il,etl’AFIJ me proposait une solution en plus pour rencontrer des jeu-nes diplômés dans le domaine de l’informa-tique.»
M. Murschel commence sa collaboration au sein du « réseau d’expert » de l’association. Cette action de parrainage vers l’emploi lui permet d’entrer en contact avec des jeu-nes qu’il reçoit régulièrement en entretien : « J’essaie d’apporter autant que possible mon expérience et mon point de vue de pro-fessionnel du monde de l’informatique : leur expliquer comment on fait un CV, une lettre de motivation, comment on se présente à un recruteur...ainsi «Il rencontre »un maxi-mum» de jeunes, dans les limites fixées par l’association. «J’aurais aimé en faire plus», avoue-t-il.
Puisl’AFIJ le contacte l’année dernière pour lui proposer plusieurs candidats dont le profil correspond aux besoins en recrutements de GFI Informatique, qui recherche des colla-
borateurs tout au long de l’année (en fonc-tion des missions qui lui sont confiées). «Ce sont des personnes que j’ai rencontrées avec une double vision: d’abord je les ai aidées en leur expliquant comment rechercher un poste dans l’informatique, mais aussi, avec un point de vue de recruteur pour GFI Infor-matique, qui recherche des jeunes talents. Si je n’avais pas d’opportunité pour les em-baucher, je reprenais mon rôle d’expert pour les accompagner.»« Tous les jeunes que j’ai reçus me posaient la même question : ‘com-ment se déroule un entretien d’embauche?’Ils ne savaient pas ce qu’ils devaient dire ou comment se comporter.» «Ils avaient be-soin de confirmation sur le terrain de ce qu’ils avaient pu apprendre .»
Être en contact avec des jeunes diplômés apporte «deux choses essentielles» selon M. Murschel: «Premièrement, faire un point sur ce qu’apprennent ces jeunes à l’école. On se rend compte qu’il existe un décalage avec les besoins du monde du travail. Cela me per-met de faire un point sur les compétences à la sortie de l’école. Deuxièmement, cela per-met toujours de disposer d’un vivier de jeunes candidats avec des potentiels intéressants. Parce qu’aujourd’hui, en plus de chercher des personnes avec 5 à 6 ans d’expérience, nous avons de temps en temps l’opportunité d’ac-compagner des jeunes et de les former. »Des jeunes rejoignent ainsi l’agence, en fonction des besoins, et travaillent en équipe «sur une évolution de carrière et une évolution des compétences».
Comme tous les secteurs, celui de l’infor-matique possède ses particularités : «Il faut savoir que dans les SSII[Société de Services en Ingénierie Informatique]il y a souvent un décalage entre les annonces qui sont pu-bliées et les besoins réels. Nous fonctionnons un peu comme un agence d’intérim, avec des besoins immédiats et des éventualités pour le mois ou les deux mois à venir. »
Pour M. Murschel, le travail effectué par l’AFIJ s’avère très «positif». «Accompagner des jeunes diplômés dans le monde du travail, pour qu’ils puissent s’épanouir du mieux pos-sible, m’a vraiment plu. »Pour le responsa-ble du centre de services, basé à Schiltigheim,la mise en relation avec de jeunes candidats que lui propose l’AFIJ« reste un axe de recru-tement complémentaire des autres voies.»
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