À une mendiante rousse (Mercure de France)

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erMercure de France, 1 novembre 1911 (p. 221)
Émile Dodillon
Variantes de Baudelaire.
À une mendiante rousse (Mercure de France)
Provins, 7 octobre 1911.
Monsieur le Directeur du Mercure de France.
Je dois à mon ami M. Paul Beurdeley, mort il y a quelques anuées maire ...
Publié le : mardi 21 juin 2011
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er Mercure de France, 1novembre 1911 (p. 221) Émile Dodillon
Variantes de Baudelaire. À une mendiante rousse (Mercure de France) Provins, 7 octobre 1911.
Monsieur le Directeur duMercure de France.
Je dois à mon ami M. Paul Beurdeley, mort il y a quelques anuées maire du VIIIe arrondissement, un des beaux autographes de la collection que lui avait léguée Achille Ricourt, fondateur et longtemps directeur del’Artiste.C’est le manuscrit de la pièceÀ une mendiante rousse,quatre pages de papier écolier tout entières de la main de Baudelaire. Cette pièce parut d’abord non dansl’Artiste,eut la qui primeur de nombreusesFleurs de Mal, maisavec deux autres de la série des Tableaux Parisiens : Paysageetle Soleil,dans le journalle Présent,15 nov. 1857 (Ch. Baudelaire,Souvenirs, Correspondance, Bibliographie,un volume sans nom d’auteur, chez René Pincebourde, 1872).
Entre la copie originale et la version définitive, les variantes sont légères. Je les relève cependant à l’intention duMercure, pourle cas où vous jugeriez, comme moi, que les moindres corrections d’un grand poète ne sont jamais sans intérêt pour ses admirateurs.
Un de vos fidèles et dévoués lecteurs.
ÉMILE DODILLON.
À UNE MENDIANTE ROUSSE ÉDITION MICHEL LÉVYMANUSCRIT ORIGINAL re re 1 strophe.1 strophe. Blanche fille aux cheveux roux,Ma blanchette aux cheveux roux, . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . 3. 3. Tu portes plus galammentTu portes plus galamment Qu’une reine de romanQu’une pieuse d’amant Ses cothurnes de veloursSes brodequins. . .  Tes sabots lourds.. . . . . 6. 6. Que des nœuds mal attachés. . . . . . . . Dévoilent pour nos péchés. . . . . . . . Tes deux beaux seins, radieuxTon tétin blanc comme lait  Comme des yeux ;Tout nouvelet. 7. 7. Que pour te déshabillerQue pour te déshabiller Tes bras se fassent prierTes bras se fassent piller Et chassent à coups mutinsEt chassent à coups lutins  Les doigts lutins,Les doigts mutins, 8. 8. Perles de la plus belle eau,Écrins de la plus belle eau . . . . . . . . .. . . . . . . . . 9. 9. Valetaille de rimeurs. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . Et contemplant ton soulierEt reluquant ton soulier  . . . .. . . . 10. 10. Maint page épris du hasard,Pages flaireurs de hasards
Maint seigneur et maint RonsardEt grands seigneurs et Ronsards Épieraient pour le déduit,Assiégeraient au déduit  Ton frais réduit !. . . . . 12. 12. Cependant tu vas gueusantCependant tu vas gueusant Quelque vieux débris gisant.. . . . . dîner gisant.  . . . .. . . . 13. 13. Tu vas lorgnant en dessousTu vas lorgnant en dessous Des bijoux de vingt-neuf sousDe vieux bonnets de six sous. Dont je ne puis. . . . .Moi, je ne puis. . . . .  . . . .. . . .
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