La diversité des facteurs de l'insertion professionnelle - article ; n°1 ; vol.277, pg 45-61

De
Économie et Statistique - Année 1994 - Volume 277 - Numéro 1 - Pages 45-61
La diversité des facteurs de l'insertion professionnelle
Les jeunes qui viennent d'achever leurs études ne se présentent pas tous immédiatement sur le marché du travail. En mars 1992 service national, inactivité et situations intermédiaires entre formation et vie active (apprentissage, stages) concernent près de 40 % d'entre eux.
Pour les autres, l'insertion dans un emploi stable est souvent difficile. Cette insertion dépend beaucoup du niveau et de la spécialité de formation. Elle est cependant fortement différenciée selon le sexe et la région de fin d'études. La qualification des emplois occupés progresse bien selon le niveau de formation. Cependant, quel que soit ce dernier, les risques de déclassement au stade du premier emploi sont importants.
The Diversity of Factors Governing Professional Integration
Young people who have just finished their studies are not all immediately trying to enter the labour market. In March 1992, nearly 40% of the young people who had finished their studies in 1991 were in the national service, unoccupied or in an intermediate stage between training and full employment (apprentices and trainees).
For the others, finding their first steady job is often difficult. Success depends to a great extent on the level and specialization of the training. It also differs enormously according to gender and the region in which the studies were completed. Qualification for the jobs held obviously rises with the level of training. Yet whatever the level, there is a great danger of being underrated in the first job.
Die Eingliederung ins Berufsleben hângt von unterschiedlichen Faktoren ab
Nicht aile Jugendlichen drângen nach Beendigung ihrer Ausbildung auf den Arbeitsmarkt. Fast 40% der Jugendlichen, die ihre Ausbildung 1991 abgeschlossen hatten, leisteten im Mârz 1992 entweder ihren Wehrdienst ab, sind erwerbslos oder befinden sich in einer intermediàren Situation zwischen Ausbildung und Erwerbstâtigkeit (Lehre, Praktikum).
Was den Rest anbetrifft, so ist der Zugang zu einem sicheren Beruf oftmals schwierig. Dièse Eingliederung hângt viel vom Ausbildungsniveau und von der Fachrichtung ab und unterscheidet sich auch sehr nach Geschlecht und je nach der Region, in der die Schulausbildung beendet wurde. Der an den Arbeitsplâtzen anzutreffende Qualifikationsgrad nimmt auch mit dem Ausbildungsniveau der Beschâftigten zu. Unabhângig von diesem Ausbildungsniveau ist jedoch die Gefahr einer Herabstufung bei der ersten Beschâftigung recht groB.
Diversidad de los factores de la inserciôn profesional
Los jôvenes recién titulados no se presentan todos enseguida en el mercado de trabajo. En marzo de 1992, cerca del 40% de los jôvenes que habian acabado los estudios en 1991 prestaban el servicio nacional, estaban inocupados o se encontraban en una situaciôn intermediaria entre formaciôn y vida activa (aprendizaje, prâcticas).
Para los demâs, una inserciôn laboral estable es dificil en la mayorîa de los casos. Esta dépende mucho del nivel y de la especialidad de la formaciôn. Es ademâs muy diferenciada segûn el sexo y la region de fin de estudios. Si bien progresa la cualificaciôn de los empleos en funciôn del nivel de formaciôn, los riesgos de desclasificaciôn, y éso sea el que sea el nivel de formaciôn, son importantes en la étapa de primer empleo.
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1994
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Monsieur Claude Minni
Monsieur Jean-Frédéric
Vergnies
La diversité des facteurs de l'insertion professionnelle
In: Economie et statistique, N°277-278, 1994. pp. 45-61.
Citer ce document / Cite this document :
Minni Claude, Vergnies Jean-Frédéric. La diversité des facteurs de l'insertion professionnelle. In: Economie et statistique,
N°277-278, 1994. pp. 45-61.
doi : 10.3406/estat.1994.5903
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1994_num_277_1_5903Résumé
La diversité des facteurs de l'insertion professionnelle
Les jeunes qui viennent d'achever leurs études ne se présentent pas tous immédiatement sur le marché
du travail. En mars 1992 service national, inactivité et situations intermédiaires entre formation et vie
active (apprentissage, stages) concernent près de 40 % d'entre eux.
Pour les autres, l'insertion dans un emploi stable est souvent difficile. Cette insertion dépend beaucoup
du niveau et de la spécialité de formation. Elle est cependant fortement différenciée selon le sexe et la
région de fin d'études. La qualification des emplois occupés progresse bien selon le niveau de
formation. Cependant, quel que soit ce dernier, les risques de déclassement au stade du premier
emploi sont importants.
Abstract
The Diversity of Factors Governing Professional Integration
Young people who have just finished their studies are not all immediately trying to enter the labour
market. In March 1992, nearly 40% of the young people who had finished their studies in 1991 were in
the national service, unoccupied or in an intermediate stage between training and full employment
(apprentices and trainees).
For the others, finding their first steady job is often difficult. Success depends to a great extent on the
level and specialization of the training. It also differs enormously according to gender and the region in
which the studies were completed. Qualification for the jobs held obviously rises with the level of
training. Yet whatever the level, there is a great danger of being underrated in the first job.
Zusammenfassung
Die Eingliederung ins Berufsleben hângt von unterschiedlichen Faktoren ab
Nicht aile Jugendlichen drângen nach Beendigung ihrer Ausbildung auf den Arbeitsmarkt. Fast 40% der
Jugendlichen, die ihre Ausbildung 1991 abgeschlossen hatten, leisteten im Mârz 1992 entweder ihren
Wehrdienst ab, sind erwerbslos oder befinden sich in einer intermediàren Situation zwischen
Ausbildung und Erwerbstâtigkeit (Lehre, Praktikum).
Was den Rest anbetrifft, so ist der Zugang zu einem sicheren Beruf oftmals schwierig. Dièse
Eingliederung hângt viel vom Ausbildungsniveau und von der Fachrichtung ab und unterscheidet sich
auch sehr nach Geschlecht und je nach der Region, in der die Schulausbildung beendet wurde. Der an
den Arbeitsplâtzen anzutreffende Qualifikationsgrad nimmt auch mit dem Ausbildungsniveau der
Beschâftigten zu. Unabhângig von diesem Ausbildungsniveau ist jedoch die Gefahr einer Herabstufung
bei der ersten Beschâftigung recht groB.
Resumen
Diversidad de los factores de la inserciôn profesional
Los jôvenes recién titulados no se presentan todos enseguida en el mercado de trabajo. En marzo de
1992, cerca del 40% de los jôvenes que habian acabado los estudios en 1991 prestaban el servicio
nacional, estaban inocupados o se encontraban en una situaciôn intermediaria entre formaciôn y vida
activa (aprendizaje, prâcticas).
Para los demâs, una inserciôn laboral estable es dificil en la mayorîa de los casos. Esta dépende
mucho del nivel y de la especialidad de la formaciôn. Es ademâs muy diferenciada segûn el sexo y la
region de fin de estudios. Si bien progresa la cualificaciôn de los empleos en funciôn del nivel de
formaciôn, los riesgos de desclasificaciôn, y éso sea el que sea el nivel de formaciôn, son importantes
en la étapa de primer empleo.- EMPLOI FORMATION
La diversité des facteurs
de l'insertion professionnelle
Les jeunes qui viennent d'achever leurs études ne se présentent pas tous
immédiatement sur le marché du travail. En mars 1992, service national, inactivité et Vergnies Jean-Frédéric Claude Minni * et situations intermédiaires entre formation et vie active (apprentissage, stages)
concernent près de 40 % d'entre eux.
Pour les autres, l'insertion dans un emploi stable est souvent difficile. Cette
insertion dépend beaucoup du niveau et de la spécialité de formation. Elle est
cependant fortement différenciée selon le sexe et la région de fin d'études. La
qualification des emplois occupés progresse bien selon le niveau de formation.
Cependant, quel que soit ce dernier, les risques de déclassement au stade du
premier emploi sont importants.
Chaque année, près de 800 000 jeunes sor lement par les titulaires de baccalauréats pro* Claude Minni appart
ient à la division Emploi tent du système éducatif. Compte tenu de fessionnels ou par des étudiants du supérieur
de l'Insee ; Jean-Frédér l'allongement de la scolarité, ces jeunes sor sortis sans diplômes, car la poursuite des étuic Vergnies fait partie tent de plus en plus tardivement et ont acquis des est maintenant générale pour les titulaires du département Entrées
dans la vie active du un niveau de formation de plus en plus élevé
Centre d'études et de (cf. article de Vialla et alii dans ce numéro). Tableau 1 recherches sur les qual Alors qu'en 1991 un sortant sur deux a au ifications (Cereq). Flux de sorties par niveau de diplôme
moins 21 ans, ils étaient 1 sur 5 en 1973. À en 1973 et 1991
l'opposé, 14 % seulement ont moins de 18 ans, (apprentissage exclu)
En% contre 44 % en 1973. La structure des diplô
mes possédés en fin de formation initiale s'est Niveau de diplôme 1991 1973
considérablement modifiée depuis 1973
Sans diplôme ou CEP 36,9 19,4 (cf. tableau 1). Les sortants qui n'ont pas au
BEPC/ Brevet des collèges 16,8 11,0 moins un baccalauréat ou un diplôme techni
CAP/BEP 18,6 15,9 que de type CAP ou BEP représentent au
Baccalauréat général 8,2 8,8 jourd'hui moins du tiers du total alors qu'ils technique ou étaient majoritaires en 1973. Malgré l'aug professionnel/Brevet de mentation du nombre de diplômes délivrés, le technicien 2,4 12,5
nombre de sortants au niveau CAP et BEP a DEUG/ENI 1,8 2,9
peu varié ; le développement des classes passe 12,7 DUT/BTS/Santé 5,9
relles et la création des baccalauréats profes Supérieur à Bac + 2 9,4 16,8
sionnels en 1987 leur permet en effet de plus en Total 100,0 100,0 plus de poursuivre des études. Les sorties au Effectifs 776200 779829 niveau du baccalauréat, qui représentent plus
de 20 % des sorties, sont alimentées Source : DEP.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 45 de baccalauréats généraux et concerne aussi la Une grande diversité de situations
plupart des bacheliers des séries technologi à l'issue de la formation initiale
ques. Les sorties avec un diplôme supérieur au
127 000 jeunes partent au service national dans baccalauréat ont presque doublé entre 1973 et
1991. C'est pour les diplômes sanctionnant les 9 mois suivant la fin de leur scolarité, soit
une formation courte spécialisée (DUT, BTS, 30 % des sortants. En raison de l'allongement
diplômes de la santé) que la progression a été de la scolarité, le service national suit plus sou
la plus sensible. vent immédiatement les études, et sa part dans
Tableau 2
Situation en mars 1992, neuf mois après la fin de formation initiale
(par niveau de formation) En%
Niveau de formation
Vl-Vbis V IV III l-ll Destination Ensemble Effectifs
dont dont
diplômés diplômés
Garçons
Emploi 17 33 37 38 40 43 47 35 148000
Apprentissage 51 11 6 4 3 1 1 14 60000
Stage ou formation
post-scolaire 6 5 6 7 5 2 5 5 23000
Chômage 13 21 24 10 7 8 6 13 55000
Service national 5 27 25 37 40 45 40 30 126000
Inactivité 4 1 1 4 16000 8 3 2 5
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
dont situations d'activité (1) 30 53 61 49 48 50 53 47 203 000
Effectifs 81000 122000 74 000 107000 69000 58000 60000 428000
Filles
Emploi 17 47 54 59 63 76 75 54 204 000
- - Apprentissage 28 11 5 3 2 8 30000
Stage ou formation 18000
post-scolaire 6 5 3 6 6 5 2 5
Chômage 94 000 29 31 34 28 27 13 18 25
- - - - - - - - Service national
Inactivité 20 6 3 4 3 5 6 8 29000
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
dont situations d'activité (1) 46 78 89 87 90 90 92 79
Effectifs 60000 97000 62000 105000 76000 64 000 49 000 375000
Ensemble
Emploi 17 44 351 000 39 45 49 52 60 60
- - Apprentissage 41 11 3 2 11 90000 6
Stage ou formation
post-scolaire 6 5 5 6 5 4 4 5 41000
Chômage 20 25 29 19 18 11 11 19 149000
Service national 3 15 14 19 19 22 22 16 126000
Inactivité 13 5 3 4 4 3 3 6 45000
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
dont situations d'activité (1) 37 64 74 68 70 71 71 62
Effectifs 141000 803000 219000 136000 212000 145000 122000 109000
1 . Situations d'activité : emploi non compris l'apprentissage, plus le chômage.
Source : enquête Emploi.
46 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 l'éventail des situations, qui était de 17 % en au moins, un diplôme technique court, CAP ou
BEP (cf annexe). Les femmes sont deux fois 1973, s'accroît donc. Ceux qui ne sont pas au
service national et les jeunes femmes ne se pré plus souvent en situation d'inactivité que les
sentent pas tous immédiatement sur le marché hommes. De même que chez leurs homologues
du travail : 6 % de l'ensemble des sortants sont masculins, le niveau de formation le plus faible
inactifs, 5 % sont en stage de formation (élèves correspond au plus fort pourcentage de person
fonctionnaires, stagiaires de la pro nes inactives.
1. Les jeunes bénéficiant fessionnelle) (1), et 11 % sont en apprentisd'une des différentes fo L'entrée en activité des jeunes hommes est resage (2) (cf. annexe et tableau 2). rmules d'emploi aidé tardée par l'apprentissage et par le service na(CES, contrat de qualifi
cation, d'adaptat Apprentissage, service national et inactivité tional : moins d'un sur deux (47 %) se présente
ion, SIVP) sont classés sont des situations plus ou moins fréquentes se sur le marché du travail à la fin des études, alors parmi les emplois. lon le niveau de formation (3). Les entrées en que c'est le cas de 8 femmes sur 10 et même de
2. L'apprentissage est apprentissage concernent la majorité des hom 9 sur 10 à partir du niveau V avec diplôme.
considéré ici comme une mes et 28 % des femmes aux niveaux VI et situation particulière diffé
Vbis, et un peu plus de 10 % des sortants au n Pour ces jeunes qui se présentent rapidement rente de la scolarité et de
l'emploi ; les sorties du iveau V. Les flux de sortants vers l'apprentis sur le marché du travail après la fin de leurs étu
système éducatif sont sage à un niveau supérieur sont peu importants, des, l'insertion dans un emploi stable n'est pas donc comptabilisées ap mais ne sont plus inexistants comme il y a quel toujours observée, loin de là. Le chômage est prentissage exclu, et les
apprentis ne sont pas ques années. Les baccalauréats professionnels fréquent, et pour ceux qui ont trouvé un emploi,
considérés comme actifs. et les BTS, de création récente, se développent ce dernier est souvent un emploi temporaire :
rapidement et peuvent être en effet préparés par contrat d'emploi aidé, intérim ou contrat à du3. Pour la définition des
niveaux de formation, on la voie de l'apprentissage. Alors que plus de rée déterminée (CDD). se reportera à l'article 80 % des entrées dans cette filière à la sortie de d'Eric Join-Lambert dans
l'école concernent les niveaux VI, Vbis et V ce numéro.
Les jeunes peu diplômés non diplômés, les jeunes sortant d'apprentis
sage à la même date possèdent, pour la moitié plus souvent au chômage
Près du tiers des jeunes sortis du système éduTableau 3 catif en 1991 qui se présentent sur le marché du Indicateur de chômage neuf mois après la travail sont au chômage en mars 1992 (cf. tasortie du système scolaire*
bleau 3). Ils n'étaient que 11 % en 1974 ; mais En%
en 1985, année ou le taux de chômage de l'eAnnées Hommes Femmes Ensemble nsemble des jeunes de 16 à 25 ans était à son
maximum, près d'un jeune actif sur deux était à 1974 9 11 13
la recherche d'un emploi 9 mois après la fin de 1978 20 26 23
ses études. 1985 42 49 46
1992 27 32 30
Les jeunes femmes sont plus souvent au chô* L'indicateur de chômage est calculé comme le rapport du nom mage en moyenne que les jeunes hommes bre de chômeurs à l'effectif des actifs (actifs occupés hors ap
prentissage + chômeurs). (32 % contre 27 %) ; mais c'est surtout selon le
Source : enquête Emploi. niveau de formation que les différences sont
Tableau 4
Indicateur de chômage neuf mois après la sortie de l'école*
(par niveau de formation)
En%
Niveau de formation
l-ll Bilan 1991-1992 Vl-Vbis V IV III
Ensemble
dont diplômés dont diplômés
Hommes 43 39 40 21 15 15 11 27
Femmes 63 39 39 32 30 15 19 32
* L'indicateur de chômage est ici le rapport du nombre de chômeurs à l'effectif des actifs (actifs occupés hors apprentissage + chômeurs)
Source : enquête Emploi.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 47 i
i
importantes (cf. tableau 4). Pour les jeunes ac mage 9 mois après la fin de leurs études. Les
tifs n'ayant pas le baccalauréat, le chômage mesures de politique de l'emploi (TUC, SIVP
d'insertion est massif : qu'ils soient titulaires et contrat d'adaptation) dont bénéficient princ
d'un diplôme technique de formation courte ipalement les moins diplômés, puis la reprise
(CAP ou BEP) ou qu'ils n'aient pas poursuivi économique, ont eu pour conséquence une
leurs études au-delà de la première, les garçons baisse du chômage d'insertion et une réduction
sont près de 40 % à rechercher un emploi. Il en des contrastes d'un niveau de formation à l'au
va de même pour les jeunes femmes sortant au tre. Alors que le chômage des diplômés du su
niveau V ou au niveau IV sans le baccalauréat : périeur augmente légèrement entre 1984 et
le chômage d'insertion concerne plus de 60 % 1989, il décroît sensiblement dans le même
des actives aux niveaux VI et Vbis. À l'opposé, temps pour les autres sortants : 20 points de
les titulaires d'un diplôme de l'enseignement taux de chômage en moins pour ceux qui ont au
supérieur sont relativement épargnés, avec un plus le BEPC, 15 points de moins pour les titu
indicateur de chômage trois fois moindre que laires d'un diplôme de formation technique
les peu diplômés. Le baccalauréat est, enfin, courte (CAP-BEP) et 10 points de moins pour
une meilleure garantie d'emploi pour les hom les bacheliers. Enfin, la dégradation de la situa
mes que pour les femmes ; il assure aux hom tion du marché du travail à partir de 1990 s'est tr
mes un emploi dans une proportion comparable aduite entre 1991 et 1992 par une augmentation
à un diplôme supérieur, tandis que près d'une sensible du chômage d'insertion des titulaires
femme sur trois pourvue de ce diplôme est au d'un diplôme de formation technique courte.
chômage.
Degré d'urbanisation et origine sociale Depuis la montée du chômage au cours des an
nées soixante-dix, le diplôme a toujours repré influent aussi sur le chômage d'insertion
senté une protection contre ce dernier qui s'est
Le niveau de formation n'est pas le facteur unirévélée plus ou moins efficace selon les pério
que qui conditionne l'insertion à court terme des. En 1974, le chômage d'insertion ne tou
chait que 7 % des actifs, et il n'y avait des jeunes après la fin de leur formation
initiale ; les différences sont importantes aussi pratiquement pas de variation selon le niveau
selon l'origine sociale, la localisation géograde formation. La dispersion des taux de chô
phique, le secteur d'embauché et la spécialité mage en fonction du niveau de formation s'est
de formation. Ces différentes variables ne accrue jusqu'en 1985 avec la dégradation du
jouent pas indépendamment sur l'insertion. marché de l'emploi (cf. graphique). À cette
Ainsi, les enfants d'ouvriers seront moins nomdate, plus de la moitié des actifs de niveau infé
rieur ou égal au baccalauréat étaient au chô- breux à poursuivre des études supérieures que
les enfants de cadres ; de même, localisation
géographique, spécialité de formation et secGraphique
teur d'embauché sont liés.
Indicateur de chômage d'insertion
L'utilisation d'un modèle économétrique de r
égression logistique permet d'estimer l'i
nfluence de chaque variable indépendamment de
celle des autres et de raisonner ainsi toutes cho
ses égales par ailleurs (cf. encadré 1 et t
ableau 5). On utilisera les données de l'enquête Niveau inférieur ou égal f au baccalauréat ' Emploi pour étudier l'influence conjointe du
niveau de formation, de l'origine sociale et de
l'urbanisation sur la probabilité à court terme, Ensemble
pour l'ensemble des actifs sortant de formation / \
initiale, d'être au chômage. Pour les sortants du
10 secondaire, les enquêtes d'insertion profes
sionnelle serviront à préciser les effets de la réNiveau supérieur au baccalauréat il gion et de la spécialité de formation, ainsi que
CCI* du secteur d'embauché (cf. encadré 2). On me
surera également l'effet de ces variables sur la
probabilité pour les jeunes ayant trouvé du tra
Source : enquête Emploi. vail, d'avoir un emploi stable.
48 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 ■ 7/8 Le niveau de formation est le facteur explicatif du travail avec un diplôme plus élevé. Ainsi
principal de la probabilité d'être au chômage l'analyse économétrique confirme-t-elle les ré
neuf mois après la sortie du système éducatif. sultats descriptifs du paragraphe précédent.
L'impact des autres variables prises en compte
est beaucoup plus faible (cf. tableau 6). Les différences entre garçons et filles données
par le modèle sont plus importantes que l'écart
Plus le niveau de formation est élevé, plus la mesuré dans la réalité, car le modèle permet de
probabilité d'être au chômage est faible toutes neutraliser l'effet structurel du niveau de fo
choses égales par ailleurs. Une seule exception rmation plus élevé des filles. L'écart relatif me
est observée : à court terme, les sortants de l'e suré entre le taux de chômage global des filles
nseignement supérieur avec un diplôme de n et celui des garçons est de 19 %. Avec comme
iveau bac + 2 trouvent plus facilement un situation de référence un niveau de formation
emploi que ceux qui se présentent sur le marché supérieur à bac + 2, un père cadre supérieur et
Encadré 1
MODÈLE LOG/T SUR L'ENSEMBLE DES SORTANTS POUR L'ACCÈS À L'EMPLOI
Le modèle Logit permet de séparer l'effet de cha riables restant celles de la référence) accroît la
que variable sur une caractéristique, ici le fait d'être probabilité d'être au chômage de plus de 15 points
au chômage neuf mois après la fin des études, en par rapport à un diplômé de niveau l-ll (soit 24,9 %
mars 1992. contre 9,7 %).
Les effets propres sont mesurés en points d'écarts Le test de significativité se ramène au résultat
à la probabilité de la situation de référence (pour de la statistique de Wald. Nous avons considéré
chaque variable la modalité en gras dans le ta ici qu'au-delà de 15 % (valeur supérieure à
bleau). Ainsi, le fait de terminer ses études avec un 0,15) on ne diffère pas significativement de la
diplôme de niveau V (les modalités des autres va- référence.
Probabilité de la référence : 9,67 %
Écarts à la référence Test de significativité
Sexe
Homme
Femme 3,19 0,0093
Niveau
l-ll
III -1,28 (0,5495)
IV diplômés 6,60 0,0103
IV non-diplômés 13,78 0,0001
V diplômés 15,18 0,0001
V non-diplômés 16,93 0,0001
Vbis - VI 26,60 0,0001
Tranche d'unité urbaine
Rural 0,0139 5,46
3,51 0,117 Moins de 20 000 habitants
De 20 000 à 200 000 habitants 0,0015 7,25
Plus de 200 000 habitants 5,19 0,0129
Agglomération parisienne
CS du père
Agriculteur ou indépendant -1,12 (0,5306)
Cadre supérieur
-2,74 0,0992 Professions intermédiaires
0,78 Employé (0,6919)
Ouvrier qualifié 0,08 (0,9631) non qualifié 3,62 0,0963
Source : enquête Emploi.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 49 Tableau 5
Modèle logit pour les sortants du secondaire
Accès à l'emploi Contrat à durée déterminée
Hommes Femmes Hommes Femmes
Probabilité de la référence 53,87 55,91 83,62 83,02
Écarts à la Test de Écarts à la Test de Écarts à la Test de Écarts à la Test de
référence significativité référence significativité référence significativité référence significativité
Spécialités de formation masculines - - - - - Comptabilité
- Formations du bâtiment -16,87 0,0001 -2,24 (0,3604) - Fonderie métallurgie -12,47 0,0002 -1,17 (0,6123) - Mécanique -16,00 0,0001 -0,08 (0,9609) - Électricité -14,29 0,00 (0,9976) - Électronique -5,38 -0,34 (0,2065) (0,9070) - Métiers de bouche - 23,53 - 22,42 0,0001 0,0001
- Travail du bois - 24,27 -0,41 (0,8590) - Commerce -1,75 3,60 0,1020 (0,6114) - Hôtellerie -18,00 0,0001 -36,15 0,0001
- Divers industriel -20,34 -7,72 0,0042
Spécialités de formation féminines - - - - - Comptabilité
- Habillement 2,79 0,1472 -4,84 0,0048
- Secrétariat 1,27 0,78 (0,3578) (0,4410) - Commerce 2,29 -2,05 0,1363 (0,1853) - Santé -15,90 0,0001 -1,74 (0,2259) - Soins personnels -3,31 -1,42 (0,2083) (0,5181) - Hôtellerie -6,51 0,0016 -10,86 0,0001
- Divers tertiaires -5,96 0,0053 -5,02 0,0037
Diplômes
- Baccalauréat technique -16,45 0,0001 -3,69 0,0499 1,63 -2,85 0,0576 (0,4691) - professionnel -12,15 -15,90 0,0001 -2,68 0,1324 -7,01 0,0001
- Brevet de technicien - 20,04 -30,31 0,0025 0,0172 -0,46 -16,74 0,0135 (0,9075) - Non-diplômés niveau IV -16,27 0,0027 -16,45 0,0001 -5,46 0,1181 -0,75 (0,7484)
-BEP -10,27 0,0001 -9,24 -3,31 0,0089 -1,37 (0,1816) -CAP 0,20 -3,20 0,0517 -4,64 0,0016 0,69 (0,9275) (0,5881) - - - - - - - - - Non-diplômés niveau V
Régions
- Nord - Pas-de-Calais - - - - - - -
- Île-de-France - - -21,87 0,0001 33,56 0,0001 -17,34 0,0001 22,39 0,0001
- Provence - Alpes - Côte d'azur -6,72 0,0668 -11,30 -11,33 0,0002 -8,70 0,0003
- Franche-Comté -18,05 0,0021 -13,36 0,0001 1,91 -2,51 (0,5527) (0,3755) - Basse-Normandie -18,29 0,0003 -9,28 0,0025 -6,89 0,0375 -1,64 (0,5392) - Auvergne -16,22 0,0016 -7,74 0,0067 -4,87 -1,72 (0,1631) (0,4990) - Bourgogne -12,03 0,0132 -13,45 0,0001 -3,90 -0,92 (0,2259) (0,7192) - Rhône - Alpes -15,20 0,0001 -16,78 -4,39 0,0479 -3,63 0,0444
- Languedoc -1,04 -5,96 0,0489 -4,20 -1,45 (0,8178) (0,2327) (0,5931) - Lorraine -16,77 0,0001 -16,54 0,0001 -4,44 0,0898 -9,60 0,0001 - Bretagne -14,37 -1,22 0,0112 -13,70 -5,43 (0,6021) - Alsace - 25,48 -31,70 0,0001 0,0001 -12,56 0,0001 -11,17 0,0001
- Midi - Pyrénées -7,75 0,0567 -12,13 0,0001 -3,33 2,41 (0,2479) (0,2326) - Pays de la Loire -9,00 0,0041 -12,74 4,02 0,0428 -2,87 0,1309
- Centre -13,82 0,0002 -13,70 0,0001 -3,13 -5,34 0,0161 (0,2078) - Champagne - Ardennes -14,76 0,0051 -11,30 0,0003 -4,42 -11,09 0,0002 (0,2055) - Picardie -4,65 -10,42 0,0001 -0,88 -2,32 (0,2579) (0,7640) (0,2963) - Haute-Normandie -13,45 0,0021 -7,40 0,0055 -1,74 -2,29 (0,5402) (0,3402) - Limousin -3,65 -7,30 0,1402 1,30 -3,08 (0,5835) (0,7556) (0,4743)
Secteurs
-Agriculture -29,08 0,0001 -13,75 0,0046 - Industrie 0,0001 -15,37 0,0001 -5,88
- Bâtiment, travaux publics - 27,85 -13,48 - Commerce - 22,85 -18,36 0,0001 0,0001
- Services - - - -
Lecture : se reportera l'encadré 1.
Source : Cereq.
50 ECONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 un domicile dans l'agglomération parisienne, peu significatif. C'est essentiellement par l'i
le modèle fait passer l'écart relatif fille-garçon ntermédiaire du niveau de formation que les dif
à plus de 30%. férences de taux de chômage dépendent de
l'origine sociale. Toutes choses égales par
L'impact de l'urbanisation sur le chômage d'in ailleurs, lorsque le père exerce une profession
sertion se réduit ici essentiellement à une oppos intermédiaire, l'insertion est un peu plus aisée,
ition entre Paris et la province. Habiter le même par rapport à un enfant de cadre supér
monde rural ou dans une unité urbaine autre que ieur. Elle est sensiblement plus difficile pour
celle de Paris augmente nettement la probabilité un enfant d'ouvrier non qualifié.
d'être au chômage. En revanche, en province,
on constate peu de variations entre les différen L'influence du mode de cohabitation a été tes
tes tranches d'unités urbaines et avec le rural. tée (différence entre personnes vivant seules et
Ainsi, alors que pour la situation de référence la personnes vivant en couple), mais aucune diffé
probabilité d'être au chômage est de l'ordre de rence significative n'apparaît.
10 %, pour un individu présentant les mêmes
caractéristiques mais habitant une unité ur
Les sortants de l'enseignement baine de taille intermédiaire (entre 20 000 et
200 000 habitants), ce risque s'élève à 17 %. secondaire : l'effet de la région
L'explication de cette différence est à recher de fin d'études est prédominant
cher dans les caractéristiques spécifiques du
marché du travail de l'agglomération pari L'impact de la formation, de la région et du sec
4. Le terme insertion peut sienne. Celui-ci se caractérise par une forte mob teur d'activité sur l'insertion n'est pas le même
renvoyer à de nombreu ilité du chômage, c'est-à-dire un pour les garçons et pour les filles (4). Pour les ses conceptions, nous ne renouvellement rapide de la population des sortants de l'enseignement secondaire, l'inserrentrerons pas ici dans
ces débats. Afin d'éviter chômeurs résultant d'un nombre élevé d'en tion est appréhendée simultanément par deux
des périphrases trop fr trées et de sorties. Cela procure un avantage re dimensions, l'accès à l'emploi et le statut du équentes, pour l'étude des latif aux entrants sur le marché du travail, du contrat de travail (à durée indéterminée ou non). sortants de l'enseign
ement secondaire, insertion moins à court terme. Par ailleurs, comparé à la
signifie ici conjointement province, le marché du travail parisien est plus Le facteur le plus déterminant pour les filles est l'accès à l'emploi et l'ob favorable aux jeunes qu'aux adultes. Ces carac le géographique, c'est-à-dire la région tention d'un contrat à du
rée indéterminée. Bien téristiques sont à mettre en relation avec la de fin d'études (cf. tableau 7). À l'autre extré
s'insérer, dans ce sens, structure des activités économiques, et en parti mité, c'est la formation, diplôme ou spécialité, c'est obtenir plus facil culier l'importance du secteur tertiaire, qui pré qui a l'impact le plus limité. ement un emploi avec un
contrat à durée indétermi sente une dynamique de l'emploi plus
née. L'impact du secteur favorable et souvent associée à une forte rotad'activité ne concerne que tion du personnel. l'étude du type de contrat Tableau 7 de travail dans la mesure
Variation des chances d'accéder où les chômeurs n'ont pas Prise en compte par l'intermédiaire de la catéde secteur d'activité. Pour à l'emploi et d'obtenir un contrat gorie socio-professionnelle du père, l'origine les sortants de l'enseign à durée indéterminée ement secondaire, le plus sociale semble à première vue exercer une in
souvent âgés de moins de fluence globale comparable à celle de l'urbani Obtention d'un 18 ans, on distinguera les sation. Les différences sont cependant Accès à un emploi contrat à durée garçons des filles et non indéterminée (CDI) les hommes des femmes. considérablement réduites si l'on élimine l'i
nfluence du niveau de formation. L'effet propre Garçons de l'origine sociale (donc à niveau d'études Région 4 3,5 donné) sur l'insertion à court terme est en fait Diplôme 4 1,5
Spécialité 2 7,5 ' Secteur 4,5 Tableau 6
Influence de quatre facteurs sur l'accès Filles
à l'emploi Région 4,5 4
Diplôme 2 2,5
Sexe Niveau Urbanisation CS du père Spécialité 2 2
Secteur 1,4 6,2 3 1,9 cm"
Lecture : entre la région la plus favorable et celle qui l'est le moins, Lecture : entre le niveau de formation le plus favorable et celui qui
les probabilités d'accès à l'emploi neuf mois après la sortie du l'est le moins, les probabilités d'accès à l'emploi, neuf mois après
système scolaire varient pour un garçon de 1 à 4. la sortie du système scolaire, varient de 1 à 6,2.
Source : Cereq. Source : enquête Emploi.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8 51 Pour les garçons, l'accès à l'emploi dépend sur On distingue quatre catégories de facteurs in
tout de la région d'études et du diplôme. En r fluant sur l'insertion des jeunes sortants du sys
evanche, être embauché ou non sous contrat à tème éducatif (cf. tableaux 8, 9 et cartes).
durée indéterminée résulte avant tout de la spé
5. Nous verrons toutefois cialité d'études du secteur d'embauché (5). On distingue ainsi tout d'abord, les facteurs fa
qu'il faut se garder d'assi Contrairement aux filles, la formation (diplôme vorisant l'insertion où, simultanément, les miler mécaniquement la ou spécialité) joue ici un rôle important. probabilités d'occuper un emploi et d'obtenir forme juridique du contrat
de travail à sa durabilité. un contrat à durée indéterminée sont plus fortes
Sur cette question on Ainsi, pour les deux sexes, toutes choses égales que la référence. L'ampleur de cet avantage repeut se référer aux tr par ailleurs, la région d'études influe plus sur latif est variable. Certains facteurs favorisent avaux de Jean-François
Lochet, notamment « Ac l'insertion (accès à l'emploi et statut de cet emp fortement les deux dimensions de l'insertion,
tes du colloque de Ren comme le fait d'étudier dans la région Île-de- loi) que le diplôme ou la spécialité de formatnes sur le recrutement », ion. Pour bien s'insérer, il vaut mieux achever France ; d'autres facteurs n'apportent qu'un léDocuments de travail, sé
rie « Séminaire », Cereq, ses études dans telle région, que posséder tel d ger avantage relatif.
à paraître. iplôme ou suivre telle spécialité.
Les « facteurs favorisant uniquement l'accès à
Dans ce contexte, la région la plus favorable à l'emploi » procurent un avantage relatif pour
l'insertion des filles est l'Île-de-France, fort cet accès, mais non pour l'obtention d'un cont
ement tertiarisée, la plus favorable à celle des rat à durée indéterminée. Cet avantage peut
garçons est une région industrielle, l'Alsace. être plus ou moins important selon les facteurs
Tableau 8
Influence du diplôme sur l'insertion des jeunes
Garçons Filles
Facteurs favorisant l'insertion BEP BT
Non-diplômés - niveau IV Baccalauréat professionnel
Non-diplômées - niveau IV Facteurs favorisant uniquement l'accès BT
à l'emploi Baccalauréat professionnel
BTn
Non-diplômés - niveau V Non-diplômées - niveau V Facteurs exposant au chômage
ou à un emploi temporaire CAP BTn
BEP
CAP
Lecture : toutes choses égales par ailleurs, être titulaire d'un BEP représente pour un garçon un facteur favorisant l'insertion alors que
pour une fille, c'est un facteur de chômage et d'emploi temporaire.
Source : Cereq.
Tableau 9
Influence de la spécialité de formation sur l'insertion des jeunes
Hommes Femmes
- Métiers de bouche - Hôtellerie Facteurs favorisant fortement l'insertion - Hôtellerie - Divers tertiaire
- Divers industrie
- Santé Facteurs favorisant uniquement l'accès -BTP
à l'emploi -Bois - Électricité
- Fonderie
- Mécanique
- Comptabilité - Comptabilité Facteurs exposant au chômage - Commerce - Métiers de l'habillement ou a un emploi temporaire - Électronique - Secrétariat
- Commerce
- Soins
Lecture : pour un garçon, avoir suivi une spécialité de formation aux métiers de la fonderie représente un atout pour trouver un emploi,
mais ne préjuge en rien de la stabilité de ce dernier.
Source ; Cereq.
52 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 277-278, 1994 - 7/8

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