Découverte de neuf gisements néolithiques et protohistoriques à Baudinard (Var) - article ; n°3 ; vol.43, pg 100-106

De
Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1946 - Volume 43 - Numéro 3 - Pages 100-106
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1946
Lecture(s) : 26
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

Henri.-J. Lambert
Henri Stecchi
Découverte de neuf gisements néolithiques et protohistoriques à
Baudinard (Var)
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1946, tome 43, N. 3-4. pp. 100-106.
Citer ce document / Cite this document :
Lambert Henri.-J., Stecchi Henri. Découverte de neuf gisements néolithiques et protohistoriques à Baudinard (Var). In: Bulletin
de la Société préhistorique française. 1946, tome 43, N. 3-4. pp. 100-106.
doi : 10.3406/bspf.1946.2450
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1946_num_43_3_2450- SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 100
voir situer cette station à une phase finale du Magdalénien, mais le
décalage entre la faune et l'industrie ne laissait pas que de nous
causer un certain embarras. Nos dernières fouilles, et notamment
la reprise des déblais de la grotte I, en nous procurant de nombreux
microlithes, et la lecture de l'article de M. Peyrony sur Crabillat,
nous ont convaincus qu'il fallait vieillir le gisement et l'attribuer
au Magdalénien II. Farincourt est bien éloigné de Crabillat et il
ne peut exister de similitude absolue, mais de la comparaison de
ces deux gisements il se dégage une ressemblance évidente : outil
lage lithique banal, rappel des raclettes, abondance des burins,
industrie de l'os assez -pauvre, absence d'aiguilles, et surtout
scalènes. A notre connaissance cette industrie n'a pas encore été
signalée dans l'Est de la France; il est vrai que les stations magdal
éniennes y sont assez rares : il se peut cependant que dans les sta
tions fouillées anciennement les petites pièces aient passé inaper
çues, ce qui d'ailleurs s'est produit lors des premières fouilles de
Farincourt.
Nous regrettons de n'avoir pas eu la chance de trouver des gis
ements vierges, qui sans doute nous auraient fourni matière à des
observations plus complètes.
Découverte de neuf gisements
néolithiques & pirotohietoriques à Baudinard
(Var).
PAR
Henri LAMBERT.
N Lauréat de l'Institut.
et
Henri STEGCHI.
Membre de la Société Préhistorique Française. ч
L'un de nous prospectant depuis longtemps la riche région des
Gorges du Verdon [H. L., cf. Sur le dieu protohistorique Mantus, in
B. S. P. F., 1942, p. 78 (Compte-rendu)], nous avons été amenés, il
y a un certain temps, à étudier l'extrémité Ouest des Gorges elles-
mêmes. Dans un très petit espace, neuf gisements nouveaux en
grottes ont été découverts.
Situation et accès. — Carte E. M. 80.000e : 224, Castellane S. W.
Tout le massif montagneux est constitué par les calcaires blancs du
Jurassique supérieur (portlandien).
Lieudit : Les Barres (indiquant toponymiquement les barres de
rochers).
Au N. E. de Baudinard. Route de Baudinard à Bauduen, à 515 m.
N. E. de la borne des Ponts et Chaussées « С I. С. XI-11 klm. » (soit
à 4 klm. 415 de Baudinard) : sentier de descente aux Gorges du Bas
Canon du Verdon, indiqué par un poteau du T. CF. Ce sentier,
partant du plateau, s'enfonce peu à peu de l'Est à l'Ouest, jusqu'au SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 101
niveau du Verdon lui-même, à travers un terrain très accidenté et
boisé. Les grottes étudiées se trouvent au Sud et au-dessus du sen
tier; le Service Topographique ayant marqué ces cavités anonymes,
qui se succèdent à peu de distance, à la peinture rouge, nous croyons
devoir reprendre simplement cette dénomination. Les grottes sont
ainsi repérées de l'Est à l'Ouest; toutes sont sensiblement exposées
au Nord, mais très abritées du fait de la profondeur des gorges.
1 — Grotte О : Constituée par un couloir d'une vingtaine de
mètres de longueur, formant salle basse depuis la partie médiane,
avec sortie secondaire. Seule l'entrée a été réellement occupée; nous
y avons rencontré un foyer de 2,00 X 2,50 et 0,50 d'épaisseur, que
nous avons complètement fouillé, criblant les déblais; quelques
pièces seulement proviennent du petit couloir joignant les entrées
et de la région profonde.
Nous croyons par suite intéressant de fournir l'inventaire des
trouvailles, ce mobilier donnant une belle physionomie caractéris
tique des habitats néolithiques de cette région, habitats au demeur
ant fort pauvres.
Industrie lithique : Silex de différentes natures pétrographiques :
Pointe de flèche brisée en feuille de saule, finement retouchée :
longueur primitive 0m060 - 1
Pointe de flèche brisée à pédoncule : longueur primitive 0m040 1
Lame de 0m052 . . . <- 1
Lamelles de 0m020 à 0m038 6
Petites pointes 0m016 et 0m025 2
Tranchet de 0m040 i. 1
Perçoirs de 0m032 .-. г 2
Burins d'angle de 0m035 2
Sorte de burin court écrasé par l'usage de 0m022 1
Eclats ou rebuts indéterminables 32
Total pièces 49
Galets calcaires du Verdon (apportés) : 1 gros broyeur, 1 enclume,
aiguisoirs, lissoirs, en galets généralement brisés, de dimensions
diverses : une cinquantaine.
Industrie d'usage fruste et assez atypique en calcaire ou galets
(même aspect que les silex) : 31 pièces bien nettes, de 0ш020 à 0m080,
parmi lesquelles une grande lame épaisse de 0m078. (Il s'agit d'une
industrie constante et abondante que l'un de nous (H. L.) a retrou
vée dans de très nombreux gisements provençaux, et qui paraît
n'avoir jamais été remarquée par les chercheurs; il est vrai que ses
produits sont peu photogéniques; nous nous proposons de l'étudier
plus spécialement.) .
4 petits blocs de carbonate de chaux en cristaux bien clivés et
nets, de 0m020 à 0m030. Un cerithium.
Meule fixe à grain formée d'un long galet de granit de 0,36 X 0,20,
au dessus taillé, avec large chanfrein de pourtour (0,05).
Deux coquilles brisées de moules. fragments d'hématite. '
Industrie osseuse : Poinçon à l'extrémité finement polie, de 0m058,
moitié de l'épiphyse conservée pour la préhension.
SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 7 ,
SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 102
Petit fragment poli (qui fait penser à un débris de sagaie?)
Céramique : Une dizaine de kilogrammes de tessons révèlent une
poterie- d'usage, assez grossière, exécutée sans tour, provenant de
vases de dimensions moyennes; absence totale de décors; trois
anses en tétons et une anse funiculaire (ou tubulaire). Une faible
quantité se rapporte à des vases très petits et très minces (certains
ne dépassent pas 0m003 d'épaisseur), à pâte fine, d'une facture soi
gnée, mais exécutés sans tour également. Toute cette céramique
très brisée témoigne d'une occupation assez longue. Aucune recons-1
titution n'a pu être opérée.
Une fusaïole découpée dans un tesson plat, de 0m042 de diamètre
sur 0ш007 d'épaisseur.
Ossements, — Ossements animaux assez nombreux, très brisés.
Indéterminables.
Cet ensemble bien homogène est nettement néolithique; les deux
pointes de flèches tendraient à le situer à une phase finale.
(La salle basse nous a fourni, à 0,10, un objet singulier : une
cuiller en buis, sans manche, de type protohistorique, évidemment
moderne. Toutefois, suivant M. Fernand Benoit, spécialiste du -
folklore provençal, elle serait la plus ancienne connue, vraisembla- .
blement du xvne siècle.)
^2 — Grotte N : Nos sondages de reconnaissance ont donné :
Assez nombreux tessons de poterie grossière d'usage, provenant
de vases de dimensions moyennes faits sans tour. Deux d'entre eux
sont « peignés »; un bord d'un gros vase strié longitudinalement au
« peigné ».
Un fragment de bracelet en schiste de section sublosangique (di
amètre intérieur primitif : 0m060 environ). •
Fragments osseux animaux en général indéterminables, dont sus
- scrofa et ursus.
Ensemble protohistorique. ' '
3 — Grotte non désignée : Située à 10 mètres verticalement au-
dessus de la grotte N, et d'accès difflcultueux :
Peu de dépôts. Trois sondages nous ont fourni des tessons de
poterie d'usage faite sans tour. 6 d'entre eux portent un décor « pei
gné » de différents calibres, dont 3 sur les deux faces. Fragment
de couvercle plat avec anse. Fusaïole de 0m042 de diamètre et 0m02S
d'épaiseur, en « toupie » aplatie.
Fragments osseux animaux, parmi lesquels des molaires- d'equus
et un oiseau de grande taille.
Ensemble protohistorique.
4 — Grotte M : Réseau de couloirs. '
Quelques tessons de poterie grossière d'usage, faites sans tour,,
dont un « peigné ».
Protohistorique.
5 — Grotte I : Cette grotte paraît avoir été fort peu occupée. Quel
ques tessons du type habituel, un petit galet fogifié et un petit bloc
de calcaire compact taillé atypique.
6 — Grotte H : Nos sondages de reconnaissance ont fourni quel- SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 103
ques tessons du même type, dont l'un porte un décor en chevrons
allongés rompus à 3 sillons et un autre « peigné ».
Débris de verre mince irisé (0m002 d'épaisseur). Fragment d'ai
guisoir en grès. Andouiller de cerf refendu en long de 0m070.
Protohistorique.
7 — Grotte G : La partie antérieure renferme un important foyer
de 0,50 d'épaisseur, dont nous avons exploré moitié. Contre la paroi
Est, épaisse aire en argile battue et cuite par l'usage, de 0,50 X 0,60
environ.
Nombreux tessons de poterie grossière d'usage, faite sans tour;
deux seulement sont décorés : l'un d'une ligne de petites dépressions
triangulaires, l'autre de petites dépressions « en pépins ». Une anse
en téton, une autre en « langue » (saillie de 0m022) . Quelques tessons
HL.
Fig. 1. — Fragment grottes de Baudinard vase à peinture (Var). polychrome,
(1/2 grandeur naturelle).
ont appartenu à des poteries fines de petites dimensions; l'un est
caréné et plusieurs ont été exécutés au tour; l'un porte une dépres
sion en cupulette.
Quelques éclats de taille en silex et en calcaire. Assez nombreux
galets éclatés ou utilisés. Aiguisoir en grès.
Débris osseux animaux, parmi lesquels sus scrofa et oiseaux.
L'ensemble paraît relativement archaïque et, par parenté avec la
grotte О supra, nous paraît à classer au néolithique.
Le fond du couloir nous a fourni, dans une argile rouge qui paraît
plus ancienne, une grosse phalange d'herbivore.
8 — L'église. — Ce système de cavernes est remarquable par son
aspect et son importance. Des fouilles considérables seraient à effec
tuer dans plusieurs centaines de mètres de vastes galeries, sans
compter la terrasse. Nous avons dû nous borner à procéder à quel
ques sondages, dont les résultats offrent néanmoins un grand intérêt.
La tradition orale, que nous avons pu recueillir auprès des plus
vieux habitanls de la région, a seul conservé à cet ensemble de ca
vités un nom particulier : l'Eglise; il est vraisemblable que c'est non
seulement l'aspect qui le lui a fait donner, mais le très vieux sou
venir d'une tradition cultuelle que nos recherches paraissent avoir
déjà mis en évidence.
Industrie lithique : Meule dormante en granit formée d'un grand
galet plat avec face triturante taillée, de 0,27 X 0,20.
Très nombreux galets du Verdon brisés ou taillés. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 104
Absence totale de silex.
Métal : La partie médiane du couloir inférieur Est nous a fourni
un fragment de culot de bronze de 280 grammes.
Ossements : Débris animaux divers.
Dans une des galeries inférieures, ossements humains paraissant
avoir appartenu à un seul individu; un cubitus assez grêle (proba
blement féminin) mesure 0m227, ce qui, d'après les tables de Manou-
vrier, correspondrait à une taille de lm55 (taille typique que nous
avons fréquemment rencontrée chez les néolithiques et protohisto
riques de cette région).
Céramique ; Tessons abondants, souvent de grandes portions,
ayant généralement appartenu à une poterie d'usage, faite-sans tour,
constituée par des vases moyens, grands et très grands. Deux anses
en téton; deux anses en ruban (type actuel); une très curieuse anse
en V ou en pince, de 0m050, qui paraît avoir appartenu à une sorte
de très petite tasse et dont nous ne connaissons pas d'autre exemp
laire.
Décors : un décor à chevrons à 2 traits; un décor en cupulettes
ovales en ligne; un décor en incisions verticales irrégulières de
0m015 rapprochées et sensiblement parallèles; un décor en « ondes »
très fines formant ruban plissé; un décor cannelé de type « van
nerie ».
Une pièce très importante est constituée par un fragment de vase
peint polychrome de style géométrique, pièce actuellement unique
tout au moins pour la Provence : sur fond jaune ocracé très pâle, un
décor à éléments triangulaires ocre rouge a été exécuté (fig. 1). Le
fait important est qu'il s'agit d'une céramique de type indigène, à
grosse pâte noire avec grains de quartz, fort épaisse (0m008 à 0m016),
non exécutée au tour (nullement importée). Le vase complet avait
0m40 à 0m45 de diamètre. La seule pièce de comparaison que nous
ayons trouvée est le vase d'Œdenburg (Hongrie) figuré par Déche-
lette (Hallstatt, fig. 335), tant pour le style et la technique que pour
les dimensions; l'auteur note (p. 313) la possibilité d'une influence
de l'Italie méridionale par l'entremise des Vénètes. L'époque est
hallstattienne. Déchelette insiste sur la « signification religieuse
ou cultuelle de ce décor ».
Glyptique. — A l'entrée d'une des grandes galeries supérieures, à
hauteur de ceinture et dans la masse du rocher, existe une profonde
cuvette ovoïde de 0,30 X 0,20 et 0,40 de profondeur moyenne, appel
ée : le Bénitier. Il nous paraît difficile de préciser si cette cuvette
est naturelle ou artificielle; en tous cas, le nom qu'elle porte semble
indiquer les traces d'une tradition.
Vers le fond de la galerie supérieure située le plus à l'Ouest, un
sondage nous a procuré une concrétion stalagmitique « en grappe »
de 0,09 X 0,09 (sorte de «poupée du loess»), ludus naturae qui
paraît avoir été accommodé; une retouche a, d'un mamelon, fait
une sorte de bec; et latéralement, un œil à dessin « concentrique » à
2 sillons paraît avoir été gravé, après léger polissage. Une tête d'oi
seau vue de profil est ainsi -figurée. Les opinions des spécialistes que
nous avons consultés ayant été partagées, nous ne saurions être'
absolument affirmatifs. Cette pièce serait à rapprocher des Oiseaux SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE 105
métalliques bien connus du Bronze (Déchelette, Bronze, p. 448, etc.;
Gréoulx, Basses-Alpes, en ayant fourni un spécimen) ; la représent
ation de cet oiseau a un sens cultuel net.
Enfin nous avons découvert dans le voisinage de cet objet, en ma
nipulant un amas de pierrailles, une pièce importante : c'est une'
Fig. 2. — Dalle calcaire polie et gravée, grottes de Baudinard (Var).
dallette en calcaire de l'étage, de 0,20 X 0,10 X 0,06, pesant 1 kg. 540,
profondément gravée sur une face après polissage partiel (fig. 2).
Cette gravure nous paraît fort énigmatique. Nous ne connaissons au
cune pièce de comparaison (Cf. certaines gravures de la péninsule
ibérique, notamment la Boche de Valdejunco : « Idoles anthropo
morphes»). M. Baymond Vaufrey rapproche la technique de l'en
taille en V des gravures rupestres capsiennes typiques de l'Afrique SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE ,106
du Nord. Le style situe cette pièce à un protohistorique qu'il ne
nous paraît pas possible de préciser (1).
En résumé, cette caverne, dont l'exploration systématique reste à
faire, révèle déjà une occupation protohistorique complexe, avec
habitat, fonderie probable, sépulture et lieu cultuel.
9 — La plage : A l'extrême Ouest de nos recherches, nous arrivons
au bord même du Verdon, lieudit explicite La Plage.
Il y a lieu de signaler, à l'abri des hautes eaux, sous un énorme
surplomb, l'existence d'un bloc irrégulier de calcaire jurassique de
l'étage de 0,85 X 0,60 sur 0,40 de haut environ, qui porte à sa partie
supérieure un petit bassin artificiel rectangulaire, irrégulièrement
taillé, de 0,30 X 0,25 sur 0,10 de profondeur. Il reçoit encore l'eau
gouttelante d'une fissure de l'abri et tout le bloc est recouvert d'une
croûte stalagmitique. Nous pensons pouvoir le dater également de
l'époque protohistorique, cette gorge désertique et sauvage n'ayant
livré aucune trace d'occupation postérieure.
Conclusion. — Sur ce petit tronçon du Verdon (qui représente
1 kilomètre de longueur environ) et sur la seule rive gauche, nous
avons trouvé beaucoup de traces d'habitats d'âges divers, révélant
une culture très pauvre. Nous pensons que cette région d'accès diffi
cile, qui devait être à peu près impénétrable à l'époque, a servi de
refuge à ses habitants lors des invasions venues de la Méditerranée.
Par un étrange retour des choses, le même phénomène s'est pro
duit à nouveau lors de l'invasion de 1942-1944, venue, celle-là, du
Nord. Le « maquis » de cette région des Alpes fut d'une activité
considérable. Les descendants des vieilles populations montagnard
es ont, spontanément, retrouvé le réflexe ancestral de résistance à
outrance, puisant sa force dans l'instinct séculaire d'une indépen
dance jalouse.
Faite nouveaux en Paléontologie humaine.
PAR
Henriette ALIMEN
F. Weidenreich yient de publier à New-York un beau travail dans
lequel il étudie au point de vue anthropologique les restes d'Homi-
nidés anciennement et récemment découverts à Java et en Chine
du Sud.
A Java, en effet, aux anciennes découvertes de E. Dubois au Tri-
nil, s'ajoutent maintenant plusieurs autres découvertes dues surtout
aux fouilles dirigées par von Koenigswald à Sangiran de 1936 à 1941.
Voici la liste des fossiles d'Hominidés recueillis à Java selon l'ordre
chronologique :
(1) On consultera notamment sur ce genre de trouvailles les documents
rassemblés par notre collègue M. Georges de Manteyer dans : Les Dieux
des Alpes de Ligurie (Gap, 1945).
Voir, au sujet de cette gravure elle-même : G. de Manteyer, Le Poteau
de l'Enfer à Baudinard, Bull. Soc. Et. Hautes-Alpes, Gap, 1946.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.