la métaphore chez Zola

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UMP, Faculté de lettres Master : Littérature Générale et Comparée La métaphore chez Zola Instrument de la dénonciation Du Second Empire Rédigé par : Tarik LABRAHMI Direction de : KCHIKACH 2012 1 SOMMAIRE Introduction La métaphore chez Zola  Etude scientifique vs un contenu métaphorique  Le contexte verbal et l’isotopie  Métaphores végétales et métaphores animales L’élan des appétits  La curée ou les « appétits lâchés »  L’or  La chair Le Second Empire ou le régime de la corruption  Parallélisme : fiction et Histoire  Paris  La critique du Second Empire Conclusion 2 La métaphore chez Zola Outil de dénonciation du Second Empire Introduction Zola était sans doute l’une des figures les plus importantes dans le domaine de la littérature pendant le XIXme siècle. Il a laissé une œuvre énorme, dont Les Rougon-Macquart. Œuvre composée de vingt volumes ; commençant par La fortune des Rougon (1871), et finissant par Le docteur Pascal (1893). L’histoire de ces vingt romans va de pair avec l’histoire du Second Empire ; d’où un parallélisme entre la fiction et l’histoire ; et d’où la valeur symbolique des personnages, lesquels sont réduits à des représentants typiques de leur époque et des classes sociales auxquelles ils appartiennent. Ainsi la décadence, où les personnages, dirigés par leurs instincts, se trouvent chutés, devient l’équivalent de la décadence du Second Empire.
Publié le : vendredi 13 juillet 2012
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UMP, Faculté de lettres
Master : Littérature Générale et Comparée
La métaphore chez Zola
strument de la dénonciatio
Du Second Empire
Rédigé par : Tarik LABRAHMI
Direction de : KCHIKACH
2012
1
Introduction
SOMMAIRE
La métaphore chez Zola Etude scientifique vs un contenu métaphorique Le contexte verbal et l’isotopieMétaphores végétales et métaphores animales
L’élan des appétitsLa curée ou les « appétits lâchés » L’orLa chair
Le Second Empire ou le régime de la corruption Parallélisme : fiction et Histoire Paris La critique du Second Empire
Conclusion
2
Introduction
La métaphore chez Zola
Outil de dénonciation du Second Empire
Zola était sans doute l’une des figures les plus importantes dans le domaine de la littérature pendant le XIXme siècle. Il a laissé une œuvre énorme, dont Les Rougon-Macquart. Œuvre composée de vingt volumes ; commençant par La fortune des Rougon (1871), et finissant par Le docteur Pascal (1893).
L’histoire de ces vingt romans va de pair avec l’histoire du Second Empire; d’où un parallélisme entre la fiction et l’histoire; et d’où la valeur symbolique des personnages, lesquels sont réduits à des représentants typiques de leur époque et des classes sociales auxquelles ils appartiennent. Ainsi la décadence, où les personnages, dirigés par leurs instincts, se trouvent chutés, devient l’équivalent de la décadence du Second Empire.
De là, l’intérêt de notre réflexion est de montrer comment Zola se sert-il de la Métaphore pour dénoncer ce régime, le Second Empire, qu’il taxe de corruption, plus particulièrement dans son roman La Curée. Mais avant d’arriver à cela, on aimerait jeter un coup d’œil sur la métaphoretelle qu’elle se manifeste chez Zola en général, et comment se manifestent-elles ces métaphores dans leur sens premier, c'est-à-dire avant de devenir un outil polémique.
La métaphore chez Zola
Etude scientifique vs un contenu métaphorique
C’est vrai que l’œuvre zolienne se veut avant tout une recherche scientifique. D’où le sens du sous-titre, «Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire». C'est-à-dire l’étude de chaque personnage à partir d’un point de vue scientifique. Plus précisément, l’étude de l’hérédité, et surtout l’héritage maladif. Mais cette intention ou objectif scientifique, didactique est détruit par un contenu métaphorique. Ce contenu métaphorique qui, par sa répétition et sa redondance, passe au degré de mythe, est le plus souvent associé à une prise de position contre le Second Empire. Dans ce sens, on parle de quatre types de sujets dans Les Rougon-Macquart de Zola: l’histoire pure, une étude sociale, une simple étude humaine et la fantaisie. D’où, le sens de la métaphore est le plus souvent déterminé par un contexte plus vaste que la phrase dont elle fait partie.
Le contexte verbal et l’isotopie
La métaphore chez Zola tient son sens du contexte verbal où elle se trouve ou de la série des métaphores à laquelle elle appartient.
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Le contexte verbal est l’environnement où se trouve la métaphore, et qui n’est pas, lui, métaphorique. D’où la distinction entre la métaphore et son contexte verbal. Une même métaphore, employée dans deux contextes verbaux différents, peut avoir deux sens différents l’un de l’autre. Car le sens de la métaphore naît de l’association de deux idées. Ces deux idées s’associent dans un seul mot et le sens de ce mot résulte de leur interaction. C’est ainsi qu’il fournit le sujet principal (le comparé) et le sujet subsidiaire (le comparant).
Le sens de la métaphore n’est pas déterminé seulement par le contexte verbal, mais aussi par la série des métaphores à laquelle elle appartient. On parle de paradigme et de syntagme. On parle de rapport paradigmatique, lorsqu’on a affaire à une série de métaphores appartenant à une même isotopie (ayant un même sens) ; dont une métaphore prise isolément peut être interprétée faussement ; par exemple, des métaphores aquatiques à connotation sexuelle. Quant au rapport syntagmatique, on parle de thème introducteur et des sous-thèmes, dont le sens est déterminé par le sens du thème introducteur; et qu’on ne peut interpréter les sous-thèmes indépendamment du thème principal.
Métaphores végétales et métaphores animales
On peut diviser les métaphores, chez Zola, en deux grandes catégories : végétales et animales. C'est-à-dire l’assimilation du monde humain à ces deux mondes de la nature.
Les métaphores végétales sont vues positivement. Elles représentent le cycle de la natu re ou le cycle biologique: naissance, croissance, fécondation et mort. L’homme comme la plante a ses racines, suce la sève qui vient du sol, il pousse et porte des fruits. Mais parfois cette nature même devient pervertie par la vision de l’homme. Entre autres, la fécondation des plantes tropicales est comparée à l’épanouissement des sentiments incestueux chez Renée.
Pour les métaphores animales, elles sont toutes vues d’une optique négative. Elles représentent le côté animal dans l’homme: les appétits etles instincts qui le dirigent. C’est le mythe de la bête humaine. C’est là qu’intervient l’inconscient ou le ça freudien, comme une force inconnue mais puissante qui dirige l’homme vers des actes souvent criminels.
Ces deux catégories de métaphores, végétales et animales, peuvent avoir entre elles des interrelations, c'est-à-dire elles peuvent être interchangeables. Par exemple, si la ville conduit à la dégénérescence de l’homme, le conduit à l’état animal, la nature peut lui réhabilité sa valeur d’homme.
L’élan des appétits
Ce qui caractérise de plus l’atmosphère de La Curée est sans doute cet élan des appétits qui se manifeste dans l’amour avide de l’or et de la chair; deux symboles de la dégradation de la société française sous le Second Empire.
La curée ou les « appétits lâchés »
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Zola donne à son roman un titre métaphorique : le mot « curée » renvoie à un terme de vénerie qui désigne la partie de la bête que l’on donne en pâture à la meute, sur le cuir même de la bête que l’on vient de dépouiller. Par extension, dès le XVIe siècle, la curée désigne une ruée avide vers les biens, les places et les honneurs laissés vacants par la chute d’un homme. Trois occurrences du mot sont présentes dans le roman : « ses narines battaient, son instinct de bête affamée laissait merveilleusement au passage les moindres indices de la curée chaude dont la ville allait être le théâtre » (chapitre 2) ; « c’était l’heure de la curée ardente » (chapitre 4) ; « elle ne se sentait pas d’indignation pour les mangeurs de curée » (chapitre 6).
Ce terme est avant tout symbolique et métaphorique : La Curée est le récit d’un dépeçage. La curée symbolise l’époque de folie et de honte qu’est le Second Empire. Ainsi, après avoir dépecé la République, les comparses de Napoléon III s’en partagent les restes fumants. Les entrepreneurs Saccard, Charrier et Mignon, tels des vautours, des oiseaux de proie affamés, se ruent sur Paris pour lui faire des « entailles » et lui ouvrir les veines « à coup de hache » (chapitre 2). Napoléon III lui -même dépèce de ses regards remplis de « lueurs fauves » le corps de Renée au bal des Tuileries tout comme Saccard, avec ses « tenailles », dégrafe le corsage de sa femme qui se retrouve « sans un lambeau » (chapitre 6). Titre programmatique dont Zola file les connotations tout au long du roman, La Curée peint la fureur d’une époque où les « appétits de jouissance » se déchaînent.
Ainsi deux figures essentielles traduisent la mythologie de La Curée: l’or et la chair.
L’or
La passion pour la richesse matérielle est traduite par plusieurs formes de métaphores ; entre autres, on trouve les motifs de la faim et de la soif. L’époque toute entière est définie par son «éternelle faim et son éternelle soif ». A propos de quoi, Zola écrit :
« On se ruait sur lespâtisseries et les volailles truffées, en s’enfonçant les coudes dans les côtés, brutalement. C’était un pillage, les mains se rencontraient au milieu des viandes, et les laquais ne savaient à qui répondre au milieu de cette bande d’hommes comme il faut, dont les bras tendus exprimaient la seule crainte d’arriver trop tard et de trouver les plats vides. » (La Curée, p. 338)
Ajoutons que La Curée, dans une grande partie, est la glorification de l’argent. Zola confère à l’argent la brutalité élémentaire de la pluie, des fleuves et de la mer. Ainsi, Saccard, le protagoniste du roman, peut penser «que le nuage radieux avait crevé chez lui, dans sa cour, et qu’il allait ramasser les pièces de vingt francs» (Ibid. p. 391). Zola recourt également à l’image de lamer pour évoquer l’enrichissement de Saccard et l’ivresse avec laquelle il se jette dans les affaires:
«Il lui semblait qu’une mer de pièces de vingt francs s’élargissait autour de lui, de lac devenait océan, emplissait l’immense horizon avec un bruit de vagues étrange, une musique métallique qui lui chatouillait le cœur; et il s’aventurait, nageur plus hardi chaque jour, plongeant, reparaissant, tantôt sur le dos, tantôt sur le ventre. » (Ibid. p. 416)
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Sauf que ce fleuve d’or n’est pas solide, mais voué à la faillite. Cette richesse matérielle reste un succès illusionniste : «le fleuve d’or avait enfin des sources. Mais ce n’était pas encore là une fortune solide, endiguée, coulant d’un jet égal et continu» (Ibid. p. 587).
La chair
L’argent n’est riend’autre que le moyen pour satisfaire des plaisirs plus aigus tels que les impulsions sexuelles. On rejoint ici le mythe de la bête humaine. La nudité prend par conséquent dans La Curée une grande importance. Le pouvoir de la chair se distingue, par rapport à celui de l’argent, par sa capacité de diffusion, et trouve sa puissance en spectacle. Le narrateur zolien dit à propos de Renée : « une si étrange fleur de volupté, à la chair de soie, aux nudité de statue, vivante jouissance qui laissait derrière elle une odeur de plaisir tiède. » (Ibid. p. 486)
Ainsi La Curée devient le roman de la chasse par excellence. Tout le monde se met à la chasse de quelque chose. Paris comme la femme devient une proie aux yeux de ces chasseurs guidés par leurs instincts à la recherche de nouveaux appétits.
Le Second Empire ou le régime de la corruption
Parallélisme : fiction et Histoire
Comme on l’a déjà dit, Zola fait de ses personnages des symboles représentant une époque et une classe sociale données. D’où un parallélisme est à dégager entre l’histoire fictionnelle et l’histoire réelle.
Commençant par le personnage principal qu’est Saccard. La couleur de Saccard, c’est donc l’or. La récurrence de cette couleur dans la description de l’hôtel Saccard (chapitre 1) et la métaphore alchimique qui traverse le texte le disent de façon obsédante. Si Saccard est fort en affaires, il est à l’inverse un père et un mari démissionnaires. Il incarne en cela la perversité morale du Second Empire. Il laisse Renée avoir des amants, sortir dans des lieux peu fréquentables (chapitre 4). Il ne réagit pas face à l’inceste (chapitre 6) et n’a jamais éduqué son fils (chapitre 3). Il s’impose comme le parfait reflet des préoccupations matérialistes d’une époque décadente.De même pour le personnagede Renée. Pendant le bal du ministère, le ministre de l’intérieur, Eugène Rougon, et les grandes personnalités de la haute société impériale «s’inclinaient, rendant hommage (aux) belles épaules (de Renée), si connues de tout Paris officiel, et qui étaien t les fermes colonnes de l’Empire.» (Ibid. p. 475) Renée devenait le symbole de la vie moderne de Paris qui traîne les gens vers le vice.Renée n’hésite d’ailleurs pas à exciter les désirs : plus que de la couvrir, ses toilettes la dénudent et exhibent son corps désirable. Le parallélisme entre fiction et histoire se manifeste le plus clairement dans ce petit récit allégorique qui raconte l’histoire de la France de 1848 à 1870, folle souillée de boue et de sang, garrottée, battue, volée, par Napoléon III et les aventuriers de son entourage : « Faut-il rire ? Non, car je sens des larmes me monter aux yeux. Cette folle allant se jeter dans les bras d’un Bonaparte me rappelle une autre pauvre et
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chère fille, qui, elle aussi, dans une heure maudite de fièvrechaude, s’est jetée au cou du prince qui l’avait brutalement violée.» (La Cloche, p. 285) Suivant le même schéma de parallélisme, Paris se montre comme l’exemplaire de toute la France.
Paris
C’est vrai que le romancier focalise son attention surParis; mais Paris n’est qu’un exemple de toute la France. Donc ce qui est dit à propos de Paris s’applique en même temps à la France.
Paris est devenu, dans La Curée, le lieu de la perversion par excellence. Il exerce une tentation physique sur les personnages, dont elle excite les désirs d’argent et de plaisirs de tous ordres. Ainsi, Renée, représentant de la vie sous le Second Empire, éprouve tant de joie à passer par un des grands boulevards, sans but précis, rien que pour le plaisir, et « ce large trottoir, que balayaient les robes des filles, et où les bottes des hommes sonnaient avec les familiarités particulières, cette asphalte grise où lui semblait passer le galop des plaisirs et des amours faciles, réveillaient ses désirs endormis. » (La Curée, p.446) D’où, on voit l’influence néfaste qu’exerce ce milieu sur le personnage de Renée avant de se jeter dans son expérience incestueuse. De même, les premières années du Second Empire sont décrites comme un changement vers l’immoralité dans l’histoire dela société française :
«Il semblait qu’on passât devant une de ces petites maisons dont les rideaux soigneusement tirés ne laissaient voir que des ombres de femmes, et où l’on entend l’or sonner sur les marbres des cheminées.L’Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l’Europe.» (Ibid. p. 367)
De là, et avec le progrès des affaires et de l’immoralité, le Paris nocturne, totalement livré au vice, n’est qu’une «alcôve colossale où l’on aurait soufflé la dernière bougie, éteint la dernière pudeur.» (Ibid. p. 435) De cette perversion et immoralité où semble Paris inondé, la liaison incestueuse de Renée et de Maxime. Résultat nécessaire d’un monde, d’une société totalement corrompue. Ainsi que la destruction de toute intimité vraie, et l’avènement desfausses. Et par conséquent relations l’anéantissement brutal d’un cadre d’existence: «Rien n’était plus lamentable que les papiers peints de ces chambres (…) où toute une existence d’hommes avait peut être tenu (…) Et la trouée s’enfonçait toujours, aumilieu de ces ruines, pareille à une brèche que le canon aurait ouverte. » (Ibid. p. 581)
La critique du Second Empire D’emblée, il ne faut pas oublier que La Curée tire ses origine d’un article polémique. En écrivant ces lignes, Zola s’est inspiré d’unarticle de Jules Richard paru dans Le Figaro le 25 février 1869. De là, toute l’intention satirique de la Curée. Cette prise de position politique de Zola contre le Second Empire, dans La Curée, se traduit ou se manifeste à plusieurs niveaux. Au chapitre I, lors de la promenade au Bois de Boulogne et du dîner chez Saccard ou au chapitre VI lors du bal de la mi-carême, les piliers de l’Empire, hommes politiques (Hupel de la Noue, le baron Gouraud, M. de Saffré, le député Haffner, M. de Mareuil), hommes d’affaires (Toutin Laroche, Mignon et Charrier) et femmes du monde (Suzanne Haffner et Adeline d’Espanet, la comtesse
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Vanska, Mme de Lauwerens, la duchesse de Sternick) se donnent la réplique dans une vaste comédie sociale. Ces personnages secondaires servent la dénonciation du régime impérial, de son fonctionnement pervers et de sa corruption morale. Suzanne Haffner et Adeline d’Espanet, « les deux inséparables », s’aiment d’amours homosexuelles. Monsieur de Mareuil est obnubilé par la députation tandis que Mignon et Charrier trempent dans des affaires véreuses… Tous ces « grands » ne sont que des profiteurs du régime ou des dépravés. La satire morale et intellectuelle de la société impériale résonne aussi. Voué à la fête, le « tohu -bohu » impérial tourne au divertissement de mauvais goût. Le refus de la culture est patent : les panneaux de la salle à manger des Saccard sont vides, le propriétaire « ayant reculé devant une dépense purement artistique » (chapitre 1) ; Maxime ne garde de son éducation qu’une « religion pour la toilette » (chapitre 3) ; les chanteurs fredonnent des airs minables tels que « Ah, il a des bottes, il a des bottes, Bastien », « Ohé, les petits agneaux » ou « J’ai un pied qu’i r’mue » (chapitre 6). Tout respire donc la grossièreté et la vulgarité. De plus, la dépravation est de mise. Luxure et prostitution, amours lesbiennes, homosexualité masculine (Baptiste, « c’étaient les palefreniers qu’il aimait », chapitre 7) et inceste (chapitre 4) salissent le théâtre impérial, dominé non par des tragédies sublimes mais par des vaudevilles mesquins. Zola entendait faire de Renée une « nouvelle Phèdre ». Mais c’est une Phèdre dégradée et salie qui s’avance sur la scène de l’Empire.Ainsi que la fin tragique des personnages, détruits par l’excès deleurs appétits, peut être à la fois une allusion à la fin du Second Empire. Mais cette fin tragique est équilibrée par une résurrection, une renaissance. D’où l’opposition entre les tenants du passé (métaphore de la mort) et les partisans d’une nouvelle organisation du pays (métaphore de la vie).
Conclusion Au long de notre réflexion, on a vu comment Zola se sert-il de la métaphore comme un vrai instrument de la critique et de la satire contre le Second Empire ; et non pas une simple figure de la rhétorique. En mettant ainsi en parallèle l’histoire fictionnelle des personnages et l’histoire réelle du Second Empire, il a pu conduire jusqu’au bout son objectif satirique sans nuire à la littérarité du texte grâce à la métaphore. Ainsi, la métaphore devient l’intermédiaire qui relie deux mondes si différents : fiction et réel, roman et histoire ; pour le lecteur, elle est ce pont qui lui permet de se déplacer d’un monde à l’autre.La Curée reste, dans sa grande partie, un document historique qui nous enseigne pas mal de choses sur la France du Second Empire. Rédigé par : Tarik LABRAHMI
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