La plongée loisir: une niche marketing?

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Ecole: ESC WESFORD
Entreprise: aucune
Niveau: BAC + 3
etude sur le marché de la plongée sous marine en france
Publié le : lundi 20 juin 2005
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ROYER Estelle
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La plongée loisir: une niche marketing?
01.06.2005 20.06.2005 BAC + 3
SOMMAIRE :    INTRODUCTION Page 03  PARTIE I : La plongée sous marine  I La Plongée loisir  A Définition de la plongée loisir Page 04 B Des pionniers à aujourd’hui Page 04  II Les organismes qui fédèrent les pratiquants  A Les fédérations Page 05 B Les syndicats Page 06 C PADI et SSI Page 06  III Les pratiquants de la plongée sous marine  A Comportements sociologiques en dehors du marché Page 07 B Les motivations intrinsèques Page 07 C Les caractéristiques de la demande Page 07  PARTIE II : Caractéristiques de l’offre sur le marché de la plongée loisir  I Les associations  A les associations à but non lucratives Page 09 B les structures commerciales Page 10  II Les magasins  A Les GSS Page 11 B Les magasins spécialisés Page 11  III Les tours opérateurs   A Les généralistes Page 12  B Les spécialistes Page 13  
 
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 PARTIE III : La plongée loisir, un marché dynamique ?  I Le développement de magasin-école   A Constat Page 14  B Explication Page 14  II Le marché de l’équipement en évolution   A Une gamme d’équipement élargie Page 15  B La location de matériel Page 16  C La vente de matériel Page 16  III Un marché en évolution    17A L’évolution de la demande Page  B Une nouvelle offre: le développement du concept touristique Page 18  C Une évolution de la réglementation Page 19  CONCLUSION Page 21  ANNEXES Page 22                     
 
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INTRODUCTION  La France est propice à la plongée sous marine grâce à ses multiples côtes, bordant tous les océans. Pour plus de facilité dans la recherche d’information, ce mémoire concerne la France métropolitaine.  La plongée sous marine n’a qu’une finalité : l’exploration des fonds marins. Mais c’est un loisir peu médiatisé qui attire de plus en plus d’adhérents comme la plupart des sports outdoor, de plein air.  La France est le pays où a été créée la plongée moderne. Mais quant est il aujourd’hui ? Le marché de la plongée est il dynamique comme pour les sports outdoor ? Constitue-t-il une niche marketing ?  Le mémoire que voici répondra à ces question. Pour cela, la première partie est centrée sur la plongée loisir en elle-même. Afin de mieux comprendre le marché, il faut savoir ce que représente la plongée loisir mais aussi son histoire pour mieux comprendre ce qui ce passe aujourd’hui en France. Puis, dans une deuxième partie nous étudierons le marché de la plongée avec l’offre : les associations, les magasins et les tours opérateurs. Ce n’est qu’une présentation, pour pouvoir avoir une vue globale du secteur. En effet, pour avoir plus d’éléments, il faudrait se concentrer sur une seule partie. Pour finir, la troisième partie montre le dynamisme du marché.                     
 
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PARTIE I : La plongée sous marine
 I La Plongée loisir  L’activité qui consiste à plonger sous l’eau possède différents niveaux. C’est ainsi que l’on fait la différence entre loisir et professionnelle. La plongée loisir s’arrête au niveau 4. Ce niveau permet tout de même l’encadrement, le plongeur devient donc un guide de palanquée.  A Définition de la plongée loisir  En France et comme dans les autres pays, la plongée s’articule autour de niveaux qu’il faut passer les uns après les autres. Ceci dit, il existe des différence dans les prérogatives des niveaux, dans la formation et dans l’obtention des diplômes.  Anciennement brevet élémentaire, le niveau 1 a pour objectif d’apprendre les règles de base en matière de sécurité et d’équipement. Il s’agit en fait de savoir faire une plongée accompagnée par un moniteur, au terme de la formation, avec un minimum d’autonomie dans la zone de 0 à 20 m. Le niveau 2, lui a pour objectif d’apporter au plongeur une autonomie suffisante pour plonger dans la zone de 0 à 20 m avec d’autres plongeurs du même niveau, ou dans la zone de 20 à 40 m accompagné par un moniteur. Une expérience de la pratique de la plongée est fortement conseillée au préalable. Le niveau 3 est le niveau ultime en terme d’autonomie puisque l’objectif de ce niveau est de pouvoir plonger dans toutes les zones avec des plongeurs de même niveau, sans dépasser les 60 m puisque la plongée loisir est limitée en France à 60 m. Le niveau 4 quant à lui est le premier pas vers le monitorat. L’objectif de ce niveau est de préparer à l’encadrement, notamment par de nombreux cours théoriques et exercices d’assistance et de sauvetage.   B Des pionniers à aujourd’hui  La plongée a une longue histoire. En effet, on ne sait pas à quel moment l’être humain a découvert qu’il pouvait retenir son souffle pour aller sous l’eau. Mais cela ne constitue que le début !  Le tout premier équipement de plongée est officiellement attribué à Auguste Siebe, un Anglais, qui a mis au point en 1840 l’ancêtre des scaphandres lourds, encore utilisés de nos jours. Plusieurs autres tentatives se sont succédées mais elles exigeaient toutes un tuyau assurant le lien avec la surface de sorte que le plongeur puisse respirer.  
 
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C’est à partir de 1866 que les inventions sans long tuyau verront le jour. Elles prendront le nom de « Self-Contained Underwater Breathing Apparatus » ou SCUBA. Il s’agit d’équipements comprenant une bouteille d’air et qui permettent aux plongeurs de séjourner de façon autonome sous l’eau.  Il faudra attendre les années 1930 pour que soient combiné un système d’air comprimé et un régulateur à demande, appelé « Aqua-Lung ». En 1935, le Commandant Jacques-Yves Cousteau invente le scaphandre autonome, ce qui a rendu la plongée sous marine accessible à des milliers de personnes, partout à travers le monde.  Les premiers gilets stabilisateurs se perfectionnent de 1970 à 1980 aux USA. « L’invasion » du marché français est menée dès le début des années 80 par Scubapro, Sea-Quest, Dacor et Spiro. Si le produit séduit le plongeur, les formateurs et institutions sont très réticents à ce produit. La bouée perdra très lentement sa suprématie au fil des années. Aujourd’hui il n’existe quasiment plus de bouée et la stab règne en maître.   II Les organismes qui fédèrent les pratiquants  A Les fédérations  En 1948 née la Fédération des Sociétés de Pêche à la Nage et d’Etudes Sous Marines. Elle comptabilise alors 8 clubs représentant 718 affiliés. Peu de temps après se crée la Fédération des Activités Sous Marine. La fusion des deux fédérations en 1955 donnera naissance à la Fédération Française d’Etudes et de Sport Sous Marins. En 1999, la FFESSM compte 160 000 licenciés et 2 200 clubs. Cet organisme reconnaît les différents autres organismes de la plongée mais il est surtout affilié à la CMAS. Voir organigramme annexe 1  La Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques (CMAS) est créée en 1959 grâce au Commandant Cousteau. Elle regroupe alors 15 nations. En 1999 la CMAS regroupe plus de 90 nations, ce qui correspond à une communauté effective de plusieurs millions de plongeurs dans le monde avec la même passion pour les activités subaquatiques.  La plupart des clubs sont affiliés à la FFESSM et une majorité des plongeurs possèdent des niveaux fédéraux. En France, la fédération est donc essentielle à la pratique de ce loisir.  Mais les plongeurs peuvent passer par d’autres organismes non fédéraux.  
 
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B Les syndicats  Crée en 1973, l’Association National des Moniteurs de Plongée, ANMP, est un syndicat qui est devenu le premier organisme professionnel en France. Dans les années 80, l’ANMP fonctionne plus comme un regroupement de moniteurs professionnels qu’en syndicat. Mais cet organisme se distingue déjà car les moniteurs établissent leurs propres programmes de formation pour les adapter aux besoins particuliers de leurs clients (piscine, mer, depuis le bord ou depuis un bateau). Peu à peu, la profession se structure et le syndicat prend de l’importance en proposant des actions de soutien et de logistique à ses membres telle l’assurance professionnelle.  Le SNMP, syndicat national des moniteurs de plongée est plus récent. Très peu connu des plongeurs loisir, il est destiné avant tout aux professionnels.  C PADI et SSI  PADI, Professional Association of Diving Instructors, est né aux USA dans les années 60. Arrivée en France dès 1986, l’association s’est développée, non sans mal (entre crise et euphorie) en misant sur un concept simple : à de rares exceptions près, tout le monde peut plonger. Sur cette base, PADI a mis en place des outils pédagogiques pour une suite logique de cours. L’élève plongeur dispose de trois supports : un manuel, une vidéo et un enseignant professionnel. Après un baptême, Discover Scuba Diving, le plongeur peut alors passer son premier niveau, Open Water, accessible dès 10 ans. Ce niveau répond à une attente du public et remporte un vif succès en milieu tropical car il autorise la plongée jusqu’à 12 m avec un professionnel après deux ou trois jours de plongée dans n’importe quel environnement (piscine, mer, plan d’eau…). Or en France, le niveau 1 (dès 12 ans) doit comporter obligatoirement une sortie en mer pour être validé et permet une évolution dans la zone des 20 m avec un moniteur et le passage de ce niveau demande pour l’ANMP une semaine intensive de formation à raison de deux plongées par jour. PADI propose donc des formations accélérées qui répondent aux attentes de tous ceux qui sont limités par le temps (voyage à l’étranger ou sur le territoire).  SSI, Scuba School International, est un organisme américain. Arrivé en France à la même époque que PADI, il est moins répandu sur nos côtes. SSI a du mal à se faire reconnaître par les autres organismes car il ne propose pas de concept différent ou novateur. La préférence des plongeurs français de loisir reste les organismes français.    
 
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III Les pratiquants de la plongée sous marine  A Comportements sociologiques en dehors du marché  La plongée sous marine n’est pas un simple loisir. C’est aussi une philosophie de vie. Il faut être amoureux de la mer et des animaux pour aimer la plongée et en faire un sport loisir. Pour les plongeurs, ce loisir est une manière d’assouvir leur curiosité sur la vie sous marine, de découvrir autre chose. En effet, même en plongeant régulièrement sur un même site, chaque plongée est différente du point de vu de l’organisation, de l’ambiance, des choses à voir sous l’eau car les poissons ne sont pas les mêmes en fonction de la saison, de la marée, de la luminosit酠 En dehors du marché de la plongée, un plongeur qui rencontre un autre plongeur, c’est comme un ami que l’on n’a pas vu depuis longtemps. Il y a plein de choses à dire, les personnes sympathisent tout de suite.   B Les motivations intrinsèques  La plongée sous marine répond aux attentes des personnes qui demandent un retour à la nature, de l’authenticité en mêlant une pratique en groupe.  La motivation du plongeur est propre à chacun : retour à la nature, découvrir la vie aquatique, découvrir des épaves…  Même si la plongée ne se pratique pas seul, sous l’eau le plongeur est face à lui-même, face à ses peurs et angoisses, face à un élément naturel où l’homme n’a pas l’habitude d’évoluer. Les animaux sous marins ont leur monde, que le plongeur essaye de découvrir en respectant au maximum ce milieu où il ne vie pas. Il faut commencer par comprendre ce milieu fragile avant de réagir pour le sauvegarder.  C Les caractéristiques de la demande  La demande est difficile à caractériser. La plongée est un loisir qui touche à la fois les femmes, les hommes, les enfants et les seniors. La demande ne peut pas être segmentée par l’âge ni par le sexe.  Toute fois, la plongée est un loisir qui demande un minimum d’investissement financier soit par l’achat du matériel, soit par la licence et la cotisation a payer. C’est le seul frein au développement de la plongée en France. Les personnes qui pratiquent la plongée font partie de la classe moyenne et de la classe aisée. Les personnes en difficultés financières ne pratique pas ce loisir.
 
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C’est dommage que le frein financier doit exclure des personnes à la pratique de ce loisir. Lors de mon stage, j’ai côtoyé un jeune collégien délinquant. Il participait à un stage organisé par la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile. Après avoir effectué deux baptêmes, il était heureux d’avoir découvert ce milieu aquatique et s’il avait de l’argent, il aurait continué pour passer son niveau.   Transition :  Après avoir réalisé un panorama de la plongée sous marine, la conception du marché reste à analyser et à présenter. Les pratiquants doivent être structurés par des organismes pour apprendre la théorie et la pratique de ce loisir de plein air.    
Photo d’un baptême.      
 
 
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PARTIE II : Caractéristiques de l’offre sur le marché de la plongée loisir  I Les associations  A Les associations à but non lucratives  Pour la pratique de la plongée sous marine en tant que sport de loisir, beaucoup font appel aux associations loi 1901. Celles-ci n’ont pas un but lucratif, leur objectif n’est donc pas de faire de l’argent. Pour faire fonctionner l’association, les adhérents payent une cotisation ainsi qu’une licence fédérale (dans la majorité des cas, les associations sont affiliées à la FFESSM). Les membres du bureau sont élus par les adhérents et ils sont adhérents eux-mêmes à l’association. Le président, fondateur de l’association ou du club dans les petites structures doit gérer toute la logistique et l’organisation des sorties en milieu naturel, des passages de niveaux, ….  La plupart des associations et clubs à but non lucratif sont situés en terre et non sur la cote. De plus, ce type de structure est plus répandu dans le nord de la France que dans le sud qui attire beaucoup plus de touristes (température de l’eau plus agréable, meilleure visibilité, « plus de choses à voir »).  Dans le Nord de la France, une association vie grâce aux subventions, aux cotisations mais surtout grâce au bénévolat. Le bénévolat dans une association se traduit de différentes manières : les moniteurs sont fédéraux et donc bénévoles pour donner des cours, faire passer les niveaux ; les adhérents aident à la préparation des sorties en milieu naturel ; ils s’occupent de l’entretien et des petites réparations éventuelles sur le petit matériel ou sur les bateaux et compresseurs ; chacun donne de son temps et de son savoir faire pour faire « tourner l’association » pour qu’elle reste dynamique et viable. Situés en terre, plus ou moins loin de la mer, les associations trouvent des alternatives : entraînement dans la piscine municipale toutes les semaines puis des sorties en mer sur des week-ends sont organisées, la plongée en lacs ou en carrières le week-end.  Dans le Sud de la France, les associations sont plus nombreuses et plus chargées au niveau effectif. Elles fonctionnent bien entendu grâce au bénévolat, mais l’ambiance n’est plus aussi conviviale et pittoresque. De part la mentalité des sudistes, les adhérents sont plus individualistes et s’implique de moins en moins dans la vie du club.     
 
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B Les structures commerciales  Les structures commerciales sont apparues en France à partir de 1997. La fédération (FFESSM) a mis en place une charte qui s’inscrit dans la ligne de la nouvelle réglementation des fédérations sportives. Celle-ci permet à des structures commerciales, qu’elles soient SARL, SA, EURL ou en nom propre de délivrer licences et diplômes fédéraux, à partir du moment où elles sont déclarées comme Etablissements d’Activités Physiques et Sportives et qu’elles ont reçu l’agrément de la fédération (après consultation d’un dossier).  Les structures commerciales, créée pour réaliser des bénéfices, sont situées sur la côte et essentiellement dans le sud, pour les raisons que j’ai cité dans le paragraphe ci-dessus. Il en existe de deus sortes, celles qui sont ouvertes toute l’année et celles qui ouvrent aux périodes touristiques. Même si la structure commerciale est ouverte toute l’année, son activité reste très saisonnière et concentrée lors de la période estivale. Le reste de l’année, l’activité est ponctuelle en fonction de la demande. Mais le centre reste ouvert pour l’accueil, les renseignements, la maintenance et toute la partie administrative qui ne peuvent être effectuées pendant la période estivale à cause de l’affluence des plongeurs, ce qui restreint les temps libre pour s’occuper de la gestion de la structure. Les structures commerciales ne possèdent pas de piscine ni de créneaux horaires aux piscines municipales puisqu’elles sont à coté de la mer ! Les plongées se font en milieu naturel mais il n’existe pas d’entraînements comme en piscine pour les exercices techniques.  La cible des structures commerciales est donc les touristes de passages ou réguliers. Tout le matériel peut être loué sur place mais cela augmente le prix de la plongée. D’autant plus que la plongée est déjà cher en étant plongeur tout équipé, comparé aux sorties mer organisées par les associations. Ces structures proposent donc des tarifs différents en fonction du matériel que le plongeur possède c'est-à-dire du point de vu de la structure, en fonction du matériel qu’elle doit prêter au plongeur. Il existe donc en général 3 tarifs : un tarif non équipé (prêt de tout le matériel), un tarif semi-équipé (prêt du détendeur, la stab, le bloc) et un tarif tout équipé.  Afin de se faire connaître, les structures commerciales font de la publicité dans les magasines spécialisés dans la rubrique qui leur est destinée à cet effet.       
 
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