BTN ST2S SUJET ECRIT ANTILLES NORMAL

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Niveau: Secondaire, Lycée
11EC2SAG1 Page 1/9 Session 2011 BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ ET DU SOCIAL SCIENCES ET TECHNIQUES SANITAIRES ET SOCIALES Épreuve ÉCRITE Durée : 3 heures Coefficient : 7 L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé. Aucun document n'est autorisé. Dès que le sujet vous est remis, assurez-vous qu'il est complet et que toutes les pages sont imprimées. Si le sujet est incomplet, demandez-en immédiatement un nouvel exemplaire aux surveillants. Ce sujet comporte 9 pages

  • réseau de santé dans la prévention

  • estimation de l'importance de la masse grasse

  • obésité

  • ciblage suffisant du pnns en direction des populations

  • pnns

  • qualité nutritionnelle des aliments

  • inspection générale des affaires sociales

  • nutrition santé

  • politique nutritionnelle


Source : ac-aix-marseille.fr
Nombre de pages : 9
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Session 2011
BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE
SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ ET DU SOCIAL
SCIENCES ET TECHNIQUES SANITAIRES ET SOCIALES
Épreuve ÉCRITE
Durée : 3 heures
Coefficient : 7
L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé.
Aucun document n'est autorisé.
Dès que le sujet vous est remis, assurez-vous qu'il est complet et que toutes les
pages sont imprimées.
Si le sujet est incomplet, demandez-en immédiatement un nouvel exemplaire
aux surveillants.
Ce sujet comporte 9 pages
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« Avant d’être un problème de santé publique, l’obésité est un problème de société, qui
rime souvent avec précarité et renvoie à notre mode de vie.
L’épidémie d’obésité touche 8
millions de Français et coûte 15 milliards d’euros chaque année. La fraction de la
population française obèse ou en surpoids dépasse les 50 % et les enfants sont de plus
en plus touchés.»
Rapport
«
Faire de la lutte contre l’épidémie d’obésité et de surpoids
une grande cause nationale »
,
extrait
rédigé en 2008 par Valérie Boyer,
présidente d’une mission d’information sur la prévention de l’obésité.
QUESTION 1 :
Montrer la nécessité d’une politique de prévention de l’obésité
juvénile.
Les acteurs du système de santé se répartissent en quatre catégories :
- l’administration,
- les producteurs de prévention, de soins et de recherche,
- les organismes chargés du financement,
- la population.
QUESTION 2 :
Expliquer comment la lutte contre l’obésité juvénile implique toutes les
catégories d’acteurs du système de santé.
QUESTION 3 :
Justifier l’intérêt d’un réseau de santé dans la prévention et la prise en
charge de l’obésité.
BARÈME :
Question 1 :
5 points
Question 2 :
7 points
Question 3 :
5 points
Qualités rédactionnelles :
2 points
Capacité à identifier les différents aspects du questionnement :
1 point
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LISTE DES ANNEXES
ANNEXE 1 :
En l’espace de deux générations, l’obésité est devenue un fléau de
nos sociétés opulentes –
INSERM
, consulté le 15 décembre 2010.
ANNEXE 2 :
Extraits de la 5
ème
édition de l'enquête nationale sur la prévalence de
l'obésité et du surpoids dans la population adulte française (18 ans et
plus). ObEpi-Roche 2009.
ANNEXE
3 :
Extraits de « Évaluation du programme national nutrition santé
PNNS2 2006-2010 » Inspection générale des affaires sociales et
Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces
ruraux – Avril 2010.
ANNEXE 4 :
Évaluation des objectifs de la loi du 9 août 2004 – propositions -
Extraits du rapport du HCSP avril 2010.
ANNEXE 5 :
Extraits du rapport sur « Les inégalités sociales de santé »
,
sous la direction de Bernard Basset,
Agences régionales de santé, INPES, 2009.
ANNEXE 6 :
Extraits de « La santé des enfants en grande section de maternelle en
2005-2006 »
- DREES - Études et résultats N° 737, septembre 2010.
ANNEXE 7 :
Extraits de « La santé des adolescents scolarisés en classe de
3ème » Études et résultats n°573 - mai 2007 DREES.
ANNEXE 8 :
Extraits de : « Organisation du système de santé en France
juillet
2010
santé et protection sociale internationale »,
Revue Nutrition infos 2007.
ANNEXE 9 :
Réseau pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en
pédiatrie,
Site du REPOP, consulté le 15 décembre 2010.
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ANNEXE 1
En l’espace de deux générations, l’obésité est devenue un fléau
de nos sociétés opulentes
Du point de vue médical, l’obésité est un
excès de masse grasse
ayant des
conséquences sur la santé. L’excès de poids entraîne un risque accru de maladies
métaboliques (diabète), cardiaques, respiratoires, articulaires et de cancer. L’indice de
masse corporelle (IMC) permet une estimation de l’importance de la masse grasse. La
maladie coronarienne, les accidents vasculaires cérébraux et l’insuffisance cardiaque
chronique rassemblent 75 % des pathologies cardiovasculaires et sont responsables à
eux seuls de 29 % des décès annuels. Les maladies cardiovasculaires sont un enjeu
majeur de santé publique. La prévalence des diabètes
quant à elle s’établit aujourd’hui à
6,2 % en France, touchant ainsi près de 4 millions de personnes, elle suit une pente
régulièrement croissante, galopante dans certains pays, parallèle à celle de l’obésité, qui
touche plus de 12 % de la population adulte, mais aussi les populations d’enfants et
d’adolescents. Les hyperlipidémies, l’obésité, le diabète sont à l’origine de complications
graves : troubles de la vision et cécité, accidents vasculaires et infarctus, neuropathies,
amputations, maladies rénales. Ces pathologies qui constituent autant de facteurs de
risque cardiovasculaires sont d’autant plus sévères quant à leur impact médical qu’elles
sont souvent associées chez un même sujet. L'Assurance maladie estime qu'à âge
comparable, le risque des obèses de souffrir d'une affection de longue durée (ALD) est
deux fois supérieur à celui d'une personne normale.
INSERM
, consulté le 15 décembre 2010.
ANNEXE 2
Extraits de la 5
ème
édition de l'enquête nationale sur la prévalence de l'obésité et du
surpoids dans la population adulte française (18 ans et plus).
En 2009, 14,5 % des Français sont obèses (8,5 % en 1997) et 31,9 % sont en surpoids
(29,8% en 1997)
;
la prévalence du surpoids est 38,5 % chez les hommes et de 26 % pour
les femmes.
ObEpi-Roche 2009.
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ANNEXE 3
Extrait de « Évaluation du programme national nutrition santé
PNNS2 2006-2010 »
Si le PNNS, au terme de ses deux programmes, s’appuie sur un consensus sur la
définition des repères nutritionnels, dont il a permis de diffuser les références, il lui a été
difficile de définir avec succès une politique nutritionnelle généraliste, qui tienne compte
par ailleurs des différentes populations cibles en fonction de leur âge (les jeunes, les
personnes âgées), ou de leur niveau socioéconomique (les populations en situation de
pauvreté ou de précarité). Les différentes parties prenantes que sont les acteurs
institutionnels,
administrations,
collectivités
territoriales,
les
acteurs
économiques
(producteurs du monde agricole, industrie agro-alimentaire, restauration collective) ou les
partenaires associatifs et aussi les sociologues et chercheurs, souscrivent dans
l’ensemble au constat que la nutrition s’impose comme un enjeu de santé publique, mais
restent partagées sur la part qui revient à chaque déterminant. Pour certains, la
régulation(1) des comportements alimentaires collectifs doit être privilégiée, alors que pour
d’autres la responsabilité de chacun dans son mode de vie est primordiale. Chacun
s’accorde néanmoins à reconnaître l’influence des facteurs d’environnement que sont la
politique d’aménagement urbain comme la politique de transport, les équipements sportifs,
mais aussi l’organisation de la restauration scolaire, la qualité nutritionnelle des aliments,
ou leur prix. […] Le succès relatif du volet « communication » du PNNS
auprès de la
population générale montre à la fois la notoriété de ce programme (mais inégale selon les
catégories socioprofessionnelles), et sa crédibilité. Si « manger – bouger » ou « 5 fruits et
légumes par jour » ou « moins gras, moins salé, moins sucré » sont devenus des repères
connus, ils ne sont pas forcément adaptés à ceux à qui ils sont destinés […]
L’absence de
systématisation du repérage du surpoids et de l’obésité en consultations d’enfants, et le
retard dans la mise en place de réseaux de prise en charge des enfants ou des adultes
obèses ainsi que, dans une moindre mesure, le report d’élaboration de bonnes pratiques
de prise en charge multidisciplinaire de l’obésité n’ont pas présenté de réels progrès ce
qui constitue un handicap sérieux à la qualité de la prise en charge. Compte tenu des
données nutritionnelles disponibles, l’épidémie d’obésité n’est pas encore contrôlée. « La
lenteur des effets de la prévention » à l’égard de l’évolution de l’obésité impose une
réflexion sur la méthode jusqu’à présent utilisée, reposant pour l’essentiel sur les mesures
contenues dans le PNNS, pour stopper l’aggravation de sa prévalence. De plus, il n’y a
pas de ciblage suffisant du PNNS en direction des populations particulièrement touchées
par l’épidémie d’obésité. […]
Inspection générale des affaires sociales et Conseil général de l’alimentation, de
l’agriculture et des espaces ruraux, avril 2010.
(1) régulation : ajustement, modification
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ANNEXE
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Évaluation des objectifs de la loi du 9 août 2004 – propositions
L’un des effets indirects du PNNS a été de mettre très largement à disposition des repères
(recommandations), qui ont été mieux intégrés et mis en oeuvre par les populations les
plus favorisées, ce qui permet d’enregistrer une diminution de l’obésité chez eux alors
qu’elle continue de progresser chez les moins dotés, d’où un creusement accru des
écarts.
La dimension multifactorielle de l’obésité nécessite une intervention à multiples entrées
prenant en compte les dimensions psychosociales dans la genèse(1) des situations ainsi
que les problèmes de stigmatisation(2) (dans le monde du travail notamment, possibilité
de contracter un emprunt…). Chez les parents, il faudrait pouvoir parvenir à une culture
médicale commune permettant de limiter la culpabilisation des familles. Par ailleurs,
notamment chez les jeunes, peuvent se développer des troubles du comportement
alimentaire par
peur de grossir. Or il est connu qu’à l’âge adulte des troubles précoces du
comportement alimentaire se retrouvent chez nombre d’obèses sévères. […] Les thèmes
d’actions proposés sont les suivants :
- Encourager le recours à l’allaitement, la consommation de lait et de laitages chez les
adolescents et le respect du temps de sommeil ; être attentif aux risques et conduites
à risques liés à la consommation d’alcool ;
- Améliorer l’offre alimentaire dont
l’accessibilité des fruits et légumes (notamment
pour les enfants de milieux défavorisés qui en consomment moins) ;
- Promouvoir la consommation d’eau du robinet ;
- Améliorer la pratique d’une activité physique suffisante ;
- Mieux informer toutes les catégories de consommateurs, notamment les catégories à
faible niveau d’éducation : pour orienter les choix au moment de l’acte d’achat et pour
rendre les actions d’éducation nutritionnelle accessibles à tous, particulièrement aux
populations à faible niveau d’éducation ; […]
- Soutenir la mise en place de réseaux régionaux de prise en charge et de prévention
de l’obésité infantile et adulte en informant le public et les professionnels de santé sur
l’accès aux soins et aux ressources locales ; en formant les professionnels à la
prévention, au dépistage et à la prise en charge du surpoids et de l’obésité infantile et
adulte ; en améliorant la structuration du dépistage et
la prise en charge du surpoids
et de l’obésité en milieu scolaire ; en définissant
le rôle et
la place des acteurs de la
ville et de l’hôpital : du médecin libéral de premier recours au service hospitalier
spécialisé dans le champ de la nutrition, de l’évaluation à la prise en charge et en
développant
l’offre d’éducation thérapeutique du patient pour les personnes obèses ;
- Pour les enfants en particulier : mener des actions intensives et interdisciplinaires,
faire des sessions interactives, favoriser la participation des populations à tous les
stades des actions, l’accessibilité/réalisation matérielle, renforcer les compétences
individuelles à l’école, à la crèche, dans les PMI, travailler en partenariat avec les
collectivités territoriales. […]
HCSP, avril 2010.
(1) Genèse : origine
(2) Stigmatisation : fait de porter un jugement négatif
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ANNEXE
5
Extraits du rapport sur « Les inégalités sociales de santé »
:
En France, 40 % des adolescents ne pratiquent pas d’activité physique en dehors des
cours d’éducation physique et sportive obligatoires à l’école, et on estime que 15 à 20 %
d’entre eux présentent un excès de poids. L’activité physique dans un cadre collectif est
un facteur d’intégration et de maintien des liens sociaux. Les
actions mises en oeuvre
doivent favoriser l’accessibilité physique et financière aux infrastructures de loisirs et
doivent contribuer à améliorer les politiques de transport et d’urbanisme dans les quartiers
périphériques. De manière prioritaire, il faudrait davantage agir sur les jeunes en ZUS, en
insertion. Afin de rendre les actions de promotion de l’activité physique plus efficaces, il
convient de mettre en oeuvre un programme d’actions pour les jeunes de type Icaps
(Intervention auprès des collégiens centrée sur l’activité physique et la sédentarité) ou de
type
Pédibus(1) pour les élèves se rendant à l’école (école élémentaire) ; aménager les
cours de récréation ;
pour favoriser l’adoption d’un tel mode de déplacement actif, les
intégrer dans les cahiers des charges publics (plan local d’urbanisme, voiries, projets
d’urbanisation et d’aménagement du territoire…) en privilégiant les modes de déplacement
doux (marche ou vélo) sur des parcours sécurisés (villes). Les actions développées dans
le cadre de la promotion de l’activité physique sont encore majoritairement orientées vers
les comportements et la responsabilité individuelle. Il est donc nécessaire d’inscrire
aujourd’hui ce type d’actions en complémentarité d’une approche plus collective et
environnementale. […]
D’après Agences régionales de santé,
sous la direction de Bernard Basset, INPES, 2009.
(1) Action Pedibus : action organisée par les parents qui consiste
à amener les enfants collectivement
à
l’école « à pied ».
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ANNEXE 6
Extraits de « La santé des enfants en grande section de maternelle en 2005-2006 »
[…]
L’enquête du cycle triennal menée auprès des enfants en dernière année de
maternelle lors de l’année scolaire 2005-2006 recueille des informations sur l’état de santé
et le recours aux soins ou à la prévention des enfants âgés de cinq à six ans. La
prévalence du surpoids et de l’obésité est moins élevée chez les enfants dont le père est
cadre par rapport aux enfants d’ouvriers, reflétant des différences d’habitudes de vie
(alimentation, sédentarité) déjà marquées à cet âge. Le surpoids (y compris obésité) a
reculé, passant de 14,4% (dont 3,4% d’obésité) en 1999-2000 à 12,1% (dont 3,1%
d’obésité) en 2005-2006. Cette baisse a été moins forte pour les enfants scolarisés en
ZUS que pour les autres, ce qui a conduit à un creusement des inégalités sociales. Les
disparités sont aussi géographiques, avec des prévalences de surpoids nettement plus
élevées dans les régions proches de la Méditerranée ainsi que dans celles les plus au
nord et à l’est de la France.
Des inégalités sociales apparaissent aussi dès l’âge de six ans en matière de santé
bucco-dentaire et de repérage précoce des troubles sensoriels.
[…] Outre les facteurs économiques, les
familles modestes ont une moindre
propension à
adopter des comportements
protecteurs par rapport à leur santé. Cela peut s’expliquer,
pour
partie, par une connaissance et une
réceptivité moindres aux campagnes de
prévention. Elles ont également plus de difficultés à intégrer les recommandations de
santé publique à leur mode de vie. Par ailleurs, l’image du corps et la perception du rôle
de l’alimentation peuvent aussi influer sur les comportements. L’alimentation étant moins
souvent considérée comme un facteur associé à la santé dans les milieux plus modestes,
les messages de prévention sur la nutrition sont davantage perçus comme des injonctions
contraignantes que comme des conseils, suscitant davantage de rejet que d’adhésion.
[…]
Études et résultats N° 737, septembre 2010.
ANNEXE 7
Extraits de « La santé des adolescents scolarisés en classe de 3ème »
Études et résultats n°573 - mai 2007 – DREES
Enquête du cycle triennal auprès des adolescents des classes de 3
èm e
année scolaire 2003-2004.
Lecture : Parmi les enfants qui ont un poids normal en 3
èm e
92,7 % avait un poids normal à 6 ans,
6 % était en surpoids (hors obésité) et 1,3 % présentait une obésité.
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ANNEXE 8
Extraits de : « Organisation du système de santé en France
juillet 2010
santé et protection sociale internationale »
Au cours du congrès national de la Société française de pédiatrie qui s’est déroulé en Juin
2007 à Rouen, le Professeur Patrick Tounian de l’hôpital Armand-Trousseau à Paris a
insisté sur l’importance d’agir chez l’enfant dès les premiers signes de surpoids, et même,
de risque de surpoids.
En effet, explique-t-il : « Plus de la moitié des enfants obèses à
6 ans resteront obèses à l’âge adulte, de même que 70 à 80 % de ceux de plus de 10 ans,
de sorte que plus l’obésité se prolonge dans l’enfance, plus elle risque de persister ».
Mais rien ne sert de faire de la prévention à tout va au risque d’induire des troubles du
comportement alimentaire chez les enfants qui ne sont pas prédisposés à l’obésité. « Il
faut au contraire cibler la prévention sur les enfants à risque, ce qui implique un dépistage
précoce par le médecin qui devra alors mettre en place une prise en charge immédiate de
l’enfant ».
Revue Nutrition infos 2007.
ANNEXE 9
Réseau pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en pédiatrie
Le problème de l'obésité chez l'enfant et l’adolescent s'envisage d'une toute autre façon
que l'obésité adulte. En effet, les traitements classiques (régime, médicaments) étant peu
efficaces, le surpoids et l'obésité doivent être abordés avant tout dans une optique de
mise en oeuvre d’éducation thérapeutique du patient (ETP).
C’est dans ce cadre que les
Réseaux pour la Prise en charge et la
Prévention de l'Obésité Pédiatrique (REPOP) ont
été constitués en association type loi 1901 à partir de 2002. C'est le médecin traitant qui
est l'élément central du réseau ; il assure le suivi et la prise en charge de proximité en lien
avec les partenaires de ville associés (diététiciens kinésithérapeutes, psychologues,
pédopsychiatres, endocrinologues etc.), le centre hospitalier référent de sa zone
géographique, la médecine du sport et les structures Jeunesse et Sport, la Mutualité
Française et
la Maison des adolescents notamment. Le partenariat s’opérant comme
suit : les Services de santé Scolaire et de PMI assurent le dépistage, adressent les
enfants au médecin traitant et les accompagnent pendant leur prise en charge. Ils
collaborent avec les enseignants et la restauration scolaire à la prévention et à l'éducation
des enfants et de leurs familles. Les centres hospitaliers référents participent au suivi et à
la prise en charge des cas les plus sévères en liaison avec le médecin traitant. Ils
effectuent l'évaluation pluridisciplinaire et les explorations complémentaires, et assurent
les hospitalisations lorsqu'elles sont nécessaires. Ils assurent aussi la formation des
membres du réseau et montent des projets de recherche et d'éducation thérapeutiques.
L’objectif étant de
proposer une modification durable des habitudes de vie, activité
physique, diététique et la prise en charge des complications et des facteurs associés
favorisant l’obésité dans une optique de stabilisation du poids et de la corpulence chez un
enfant en croissance. La prise en charge de proximité
doit être personnalisée et prendre
en compte les contraintes environnementales (habitudes familiales, mode de vie…) ;
basée sur la confiance, elle doit obtenir l’adhésion de l’enfant et de sa famille, associer
l’entourage de l’enfant ou de l’adolescent. Elle vise à s’inscrire dans la durée avec
nécessité d’un suivi régulier et peut faire appel à des structures spécialisées et
multidisciplinaires : l’accès préférentiel au plateau technique hospitalier et aux experts du
centre hospitalier universitaire est prévu. Enfin, elle s’effectue de manière concertée pour
une meilleure communication entre les professionnels (grâce au dossier médical partagé).
Site du REPOP.
Les commentaires (2)
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manubug

As-tu trouver la correction de se sujet ?

samedi 31 janvier 2015 - 14:29
Newg

Y'a il un corrigé pour ce sujet ? J'ai fais pas mal de sites et j'en ai trouvé aucun ! Merci de me répondre ! :)

samedi 29 décembre 2012 - 14:43
manubug

Est-ce que vous avez trouver la correction sur internet ? Merci en attende de votre réponse

samedi 31 janvier 2015 - 14:14