DISCOURS PRONONCE LE JUIN A L'OCCASION DU CENT CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA MORT D'ARAGO

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1 Académie des sciences DISCOURS PRONONCE LE 10 JUIN 2003 A L'OCCASION DU CENT CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA MORT D'ARAGO « ARAGO, UN SAVANT ET UN HOMME GENEREUX » par Jean-Paul Poirier Membre de l'Académie des sciences « ARAGO, Dominique, François, Jean, né à Estagel en Roussillon le 26 février 1786. Elu membre de la section d'astronomie de la 1ère classe de l'Institut national le 18 septembre 1809. Vice-président pour 1823, président en 1824. Secrétaire perpétuel pour les sciences mathématiques le 7 juin 1830. Mort à Paris le 2 octobre 1853. Directeur des observations à l'Observatoire de Paris, Membre de l'Académie de médecine et du Bureau des longitudes. » C'est ainsi que l'index biographique des anciens membres et correspondants de l'Académie des sciences depuis sa fondation présente l'académicien dont soixante mille personnes suivirent le cercueil, il y a cent cinquante ans, le savant que Paris a honoré par un boulevard, une statue dont il ne reste que le socle, et un certain nombre de rondelles de bronze incrustées dans le macadam, le long du méridien de Paris, connues surtout des amateurs de rallyes. Aujourd'hui, sans négliger la contribution scientifique d'Arago et le rôle important qu'il eut, en tant que Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, je voudrais m'attacher également à l'homme Arago, esprit indépendant et curieux touchant à tous les domaines de la science, mais aussi enthousiaste et généreux.

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Publié le : dimanche 1 juin 2003
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Source : academie-sciences.fr
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 1 Académie des sciences DISCOURS PRONONCE LE10JUIN2003A LOCCASION DU CENT CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA MORT D'ARAGO« ARAGO,UN SAVANT ET UN HOMME GENEREUX» parJeanPaul PoirierMembre de l'Académie des sciences « ARAGO, Dominique,François, Jean, né à Estagel en Roussillon le 26 février 1786. Elu membre de la section d'astronomie de la 1ère classe de l'Institut national le 18 septembre 1809. Viceprésident pour 1823, président en 1824. Secrétaire perpétuel pour les sciences mathématiques le7 juin 1830. Mort à Paris le 2 octobre 1853. Directeur des observations à l'Observatoire de Paris, Membre de l'Académie de médecine et du Bureau des longitudes. » C'est ainsi que l'index biographique des anciens membres et correspondants de l'Académie des sciences depuis sa fondation présente l'académicien dont soixante mille personnes suivirent le cercueil, il y a cent cinquante ans, le savant que Paris a honoré par un boulevard, une statue dont il ne reste que le socle, et un certain nombre de rondelles de bronze incrustées dans le macadam, le long du méridien de Paris, connues surtout des amateurs de rallyes. Aujourd'hui, sans négliger la contribution scientifique d'Arago et le rôle important qu'il eut, en tant que Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, je voudrais m'attacher également à l'homme Arago, esprit indépendant et curieux touchant à tous les domaines de la science, mais aussi enthousiaste et généreux. Dans l'introduction à l'édition posthume des œuvres complètes d'Arago, son ami de quarantequatre ans, le grand savant et voyageur prussien Alexander von Humboldt, admire: "le soin critique qu'il apporte à la recherche des faits, l'impartialité des jugements, la lucidité des expositions scientifiques, une chaleur qui grandit à mesure que le sujet s'élève. Ces mêmes qualités distinguent les divers discours qu'il a prononcés dans les assemblées politiques, où iloccupait un rang si éminent par la noblesse et la pureté de ses convictions." On retrouve toutes ces qualités dans l'Histoire de ma jeunesse, écrite d'une plume alerte, où Arago, sans forfanterie ou sotte vanité, mais non plus sans fausse modestie, raconte comment lui vint l'idée de se préparer tout seul au concours de l'Ecole Polytechnique et de s'y présenter à l'âge de seize ans, comment il fut interrogé par Monge et comment il lui tint tête
 2 avec succès. Il le remplacera plus tard dans la chaire d'analyse appliquée à la géométrie. La même sûreté de soi, dépourvue de toute arrogance, lui servit, face à Legendre, lors d'une interrogation à l'Ecole. "Comment vous appelezvous" me ditil brusquement. —Arago" répondisje.— Vous n'êtes donc pas Français ?— Si je n'étais pas Français, je ne serais pas devant vous, carje n'ai pas appris qu'on ait été jamais reçu à l'Ecole sans avoir fait preuve de nationalité— Je maintiens, moi, qu'on n'est pas Français quand on s'appelle Arago.— Je soutiens, de mon côté, que je suis Français, et très bon Français, quelque étrange que mon nom puisse vous paraître.— C'est bien; ne discutons pas sur ce point davantageet passez au tableau." Encore une fois, Arago fut sauvé par ses brillantes réponses aux questions de mathématique. Déjà républicain quand il était à l'Ecole, il ne mettait pas son drapeau dans sa poche, comme le montre la conduite qu'il tint en 1814, face au roi de Prusse. Lorsque les Alliés entrèrent à Paris, après la chute de l'Empire, Humboldt, qui était des familiers du roi de Prusse, mais qui était aussi ami de la France, joua un rôle d'intermédiaire et protégea de nombreuses institutions scientifiques françaises. Un jour, Humboldt informa Arago que le roi aimerait qu'il lui fasse visiter l'Observatoire. Arago répondit qu'il n'avait nul désir de voir un roi qui, de surcroît, avait envahi la France. Humboldt insista, mais en vain. Quelques jours plus tard, il arrive à l'Observatoire, accompagné d'un ami en habit de voyage, pour faire ses adieux à Arago avant de partir pour Londres. Il en profite pour demander à Arago de faire faire un tour de l'Observatoire à son ami. Arago accepte, et au bout d'un moment, la conversation étant arrivée sur le terrain de la politique, Arago ne fait pas mystère de son opinion sur les souverains étrangers. Humboldt, fort mal à l'aise, prend Arago à part et lui demande de modérer son langage: "Vous parlez au roi" ditil. "C'est bien ce que je pensais" rétorque Arago, "C'est pourquoi j'ai été si franc!" Mais revenons à la jeunesse d'Arago. Grâce à l'intervention de Laplace, il fut nommé à l'Observatoire, et y devint le collaborateur de JeanBaptiste Biot, son aîné de douze ans, avec qui il travailla sur la réfraction des gaz. En 1806, envoyé, avec Biot, en Espagne par le Bureau des longitudes pour prolonger la méridienne de France jusqu'aux Baléares, il fut, lorsque la guerre avec l'Espagne éclata en 1808, le héros d'aventurespicaresques qu'il a racontées avec humour. Je ne saurais mieux faire que de vous conseiller de les lire dans l'Histoire de ma jeunesse. A son retour en France, en 1809, il fut élu membre de la1ère classe de l'Institut, en remplacement de Lalande; il avait vingttrois ans et son œuvre scientifique se réduisait à la triangulation pour la prolongation de la méridienne. Laplace ne voyait là qu'une espérance et trouvait que c'était trop peu pour entrer à l'Académie. Il fallut que Lagrange intervienne: "Vous même, Monsieur de Laplace, quand vous entrâtes à l'Académie, vous n'aviez rien fait de saillant; vous donniez seulement des espérances. Vos grandes découvertes ne sont venues qu'après." Laplace accorda finalement sa voix à Arago qui ne déçut pas lesespérances qu'on
 3 mettait en lui. Il est d'ailleurs amusant de remarquer que c'est le même Laplace qui, en 1797, avait fait élire Bonaparte, qui donnait certes des espérances, mais plus politiques que scientifiques. Il serait trop long de citer les contributions d'Arago, dans les domaines variés auxquels il s'intéressa et qu'il fit progresser, que ce soit en astronomie, en optique, en magnétisme ou en météorologie. Je me contenterai de citer ses belles études sur la polarisation de la lumière, qui affermirent la théorie ondulatoire, encore contestée, et en particulier, sa découverte, en 1811 de la "polarisation chromatique", qui fait apparaître des couleurs lorsqu'une lame cristalline biréfringente est observée entre polariseurs croisés. Tous les minéralogistes et les pétrographes, dans le monde entier, utilisent couramment ce phénomène pour identifier les minéraux, lorsqu'ils observent des lames minces de roches par microscopie optique entre polariseurs croisés. Mais rares sont ceux qui ont une pensée pour Arago. Arago, qui se tenait au courant de toutes les nouveautés scientifique, a eu un rôle considérable en incitant ses amis et confrères à aborder des sujets d'étude prometteurs. On connaît sa collaboration en optique avec Fresnel, et avec Fizeau et Foucault sur la vitesse de la lumière. Je cite le procèsverbal de la séance de l'Académie du 4 septembre 1820: "M. Arago rend compte des expériences faites par M. Œrsted relativement à l'influence réciproque du magnétisme et du galvanisme et répétées à Genève par M. de la Rive. L'Académie nomme pour répéter ces expériences, une commission composée de MM. de Laplace, GayLussacet Arago." Ampère, qui avait été élu en 1814, était présent à la séance; avec le soutien d'Arago, il fit faire à l'électromagnétisme les progrès que l'on sait. On peut également rappeler que c'est Arago qui suggéra à Le Verrier de s'intéresser aux irrégularités du mouvement d'Uranus, ce qui l'amena à découvrir Neptune "au bout de sa plume", comme le dit plus tard Arago. En 1830, Arago succéda à Fourier comme Secrétaire perpétuel. Et c'est sous son mandat, en 1835, que les séances de l'Académie devinrent publiques et que furent créés les Comptes rendus hebdomadaires des séances. Lors des séances hebdomadaires de l'Académie, se tenaient des discussions scientifiques entre les membres. Les séances étant publiques, l'assistance était nombreuse. Plus tard, Biot racontera la naissance desComptes rendus: "Des rédacteurs, attachés à la plupart des journaux quotidiens, sont présents et prennent note de toute chose dite, lue, annoncée. A la suite de la séance, une salle particulière leur est ouverte où ils trouvent les pièces originales de tous les travaux dont il a été parlé. Peu d'heures leur sont accordées, pendant lesquelles ils en font à leur gré des copies, des extraits; puis le lendemain ou après peu de jours, chaque journal publie l'analyse des séances à sa manière. En outre l'Académie ellemême publie à la fin de chaque semaine son bulletin officiel, comportant l'analyse
 4 étendue, complète, des mémoiresprésentés, des faits annoncés, des documents communiqués à la séance précédente. Ces extraits sont rédigés par les secrétaires perpétuels pour les mémoires des étrangers [...] Depuis dix ans que le compterendu est institué, la plus parfaite impartialité de la part des secrétaires, la plus entière accession aux désirs des membres ont existé dans sa rédaction." Il est à présent devenu impossible de lire et de discuter des mémoires— trop nombreux— lors des séances hebdomadaires, dont les journaux ne publient d'ailleurs plus l'analyse. LesComptes rendus ,divisés en plusieurs séries, sont maintenant devenus une revue scientifique. Contemporain de la révolution industrielle, Arago porta un grand intérêt aux applications des sciences. Il avait compris l'importance future de la photographie naissante et encouragea les travaux de Daguerre. En 1845, il fit décerner une pension annuelle et viagère de 6000 F. à Vicat, l'inventeur de la chaux hydraulique artificielle. Une partie importante de ses remarquablesNotices scientifiquesl'Annuaire du Bureau des longitudes porte sur des de sujets industriels: les machines à vapeur, les chemins de fer, les chaux et ciments, la télégraphie, les phares, les puits artésiens...et même les fortifications. Je ne peux citer tous les jeunes savants à qui Arago a mis le pied à l'étrier et s'est battu pour faire élire à l'Académie...sans, d'ailleurs, trop compter sur leur reconnaissance. "L'académicien nommé, dont vous avez exalté le mérite quelquefois outre mesure, prétend que vous n'avez fait que lui rendre justice, et qu'il ne doit conséquemment vous en tenir aucun compte." La loi du 7 messidor an III, qui créa le Bureau des longitudes, imposait à l'un de ses membres l'obligation de faire un cours public d'astronomie. "Depuis que l'article est en vigueur, le choix de mes confrères a toujours porté sur moi" écrit Arago. Comme ils avaient raison! Ce cours, professé pendant dixhuit ans à l'Observatoire fut publié, après la mort d'Arago, par son assistant Barral. C'estl'Astronomie populaire, moins célèbre, sans doute, que celle de son épigone Camille Flammarion, mais combien plus pédagogique. Arago écrit:"Je me suis décidé pour des leçons que tout le monde puisse comprendre." Et plus loin, "J'ai pensé, moi, au plus grand nombre et je me suis décidé pour le parti le plus radical. Je ferai donc le cours sans supposer à mes auditeurs aucune connaissance mathématique quelconque [...] Loin que je doute du succès, je déclare de nouveau que j'entends aborder toutes les questions. Le cours sera complet quant au fond et élémentaire seulement par la forme." Et, avant d'aborder l'étude des astres, Arago consacre les trois premiers livres aux notions de géométrie, de mécanique et d'horlogerie et d'optique. Partant de ces bases, il finit paraborder les sujets les plus ardus, à la limite des connaissances de l'époque. "Peutêtre s'étonneraton du sans façon avec lequel je reconnais l'insuffisance de la science à ce sujet [Il s'agissait de la queue des comètes]. Qu'on me permette de consigner ici une anecdote: Au temps de la Régence du duc d'Orléans, une dame de la Cour, qui était allé visiter l'Observatoire dit à
 5 Mairan [Dortous de Mairan, secrétaire perpétuel de l'Académie]: "Ditesmoi, je vous prie, ce que sont les bandes de Jupiter?— Je ne sais pas, répondit incontinent le secrétaire de l'Académie des sciences.—Pourquoi, répliqua la dame, curieuse, Saturne estilla seule planète entourée d'un anneau? — Je ne sais pas, fut encore la réponse de Mairan. La dame, impatientée, lui dit alors, avec une certaine rudesse: "A quoi sertil donc, Monsieur, d'être académicien? — Cela sert, Madame, à répliquer: je ne sais pas." Arago s'intéressa de près au sort des savants proscrits par les gouvernements étrangers pour cause de républicanisme. Ce fut, enquelque sorte, le précurseur du Comité de défense des hommes de science, que l'Académie créa en 1978. Je citerai seulement l'exemple de son action en faveur de Macedonio Melloni (17981854), physicien italien qui le premier démontra que le rayonnement infrarouge était de même nature que la lumière visible, et surtout qui fut le père du paléomagnétisme, découvrantle premier que les laves volcaniques étaient aimantées et que leur aimantation avait été acquise au cours du refroidissement dans le champ magnétique terrestre. Melloni, titulaire de la chaire de physique à l'Université de Parme, et correspondant de l'Académie, avait du s'exiler pour avoir manifesté publiquement sa satisfaction de la chute du roi de France Charles X, en 1830. Arago écrivit une lettre au prince de Metternich en lui demandant d'intervenir en faveur de ce savant auprès de la grande duchesse de Parme. On imagine l'effort que cette démarche dut coûter au républicain farouche qu'était Arago, mais, ditil:"J'avais pensé que je remplissais un des devoirs du secrétaire perpétuel de l'Académieen essayant d'arracher M.Melloni, notre correspondant, à une position pénible." La démarche fut couronnée de succès et, lors de la séance de l'Académie du 16 janvier 1837, Arago put fièrement annoncer que M. Melloni venait d'obtenir la permission de rentrerdans sa patrie. Républicain, Arago n'en était pas moins ami de Chateaubriand. Ce dernier raconte dans ses Mémoires d'Outretombe que dans le cortège des obsèques du journaliste Armand Carrel, en 1836, il donnait le bras à Arago. "M. Arago a mesuré le ciel que j'ai chanté", ajoutetil.  Eludéputé des PyrénéesOrientales en 1832, Arago fut très présent à la Chambre et y défendit les sciences et les techniques; ses discours étaient brillants et pédagogiques, mais il ne s'interdisait pas, occasionnellement d'être incisif. Ainsi, le 5 juin 1837, s'élevant contre "l'antipathie contre la science d'une partie de l'administration de la marine", il dit, soulevant les rires de l'assemblée: "J'ai entendu de mes oreilles un ministre de la marine dire, dans une occasion solennelle: 'La marine est empestée de science' et cela quoiqu'il fut lui même une preuve éclatante du contraire'". Arago avait une culture industrielle considérable, ses discours reposaient toujours sur des études techniques et économiques approfondies. Mais, que ce soit pour encourager la construction des machines à vapeur par les ateliers français, ou à propos de l'alimentation en eau de Paris, il ne perdait jamais de vue l'intérêt des "classes pauvres". Ses interventions ne se
 6 cantonnaient d'ailleurs pas à la sciences: il lutta, sans succès, pour l'établissement du suffrage universel et avait des vues sur la décentralisation de l'enseignement secondaire. Ephémère ministre de la Marine et de la Guerre du gouvernement provisoire, en 1848, son action se limita à supprimer les châtiment corporels dans la marine et à améliorer l'ordinaire des équipages, ce qui, après tout, n'est pas négligeable; mais surtout, en tant que ministre, il fit aboutir, et signa, le décret abolissant l'esclavage dans les colonies françaises, œuvre de Victor Schoelcher. Il présida la Commission exécutive, entre le 9 mai et le 24 juin 1848, et à ce titre il tient une place– certes modeste– parmi les chefs d'Etat de la France. Faraday, dans une lettre au physicien genevois Auguste de la Rive, le 16 octobre 1852, un an avant la mort d'Arago, admire son activité. Il dit en avoir reçu des nouvelles par un neveu qui le vit, le même jour, au lit et à l'Académie. Le Bureau des longitudes, au cours de sa journée scientifique annuelle— et, je le rappelle, publique—, rendra hommage demain aprèsmidi,salle Hugot, à un de ses membres les plus éminents, en soulignant divers aspects de sa contribution à la science. De son côté, l'Observatoire de Paris prépare une exposition pour l'automne. Il appartenait à l'Académie des sciences, dont Arago fut l'une des gloires, d'ouvrir, par cette question d'actualité, la série des hommages qui lui seront rendus.
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