Catéchisme de persévérance (tome 4

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CATÉCHISME P E R S É V É R A N C E o n E X P O S É Historique, dogmatique, moral, liturgique, apolojétique, philosophique et social DE LA RELIGION D E P U I S L ' O R I G I N E D U M O N D E J U S Q U ' À , N O S J O U R S P A R Mer C .
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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CATÉCHISME
PERSÉVÉRANC E
o n
EXPOS É
Historique, dogmatique, moral, liturgique, apolojétique, philosophique et social
DE LA RELIGION
DEPUI S L'ORIGINE DU MONDE JUSQU'À, NOS JOURS
PA R Mer C.4UIUB
PBOTONOTAIRE APOSTOLIQUE, DOCTEUR EN THÉOLOGIE
Jésus Christus heri et hodiè, ipse et in
sćecula. — Hebr., xm, 8.
v Jésus-Christ hier, aujourd'hui et dans
tous les siècles. »
Deus charitas est. — I Joan., IT, 8.
.i Dieu est charité. »
13' ÉDITION
Item et ingneitée de Botes sur ]> giolojie, et d'une table générale des miti'erei.
TOME QUATRIÈME
PARI S
u(ÎAUME ET C , ÉDITEURS
3 , RUE DE L'ABBAYE
188 9
Droits de traduction et de reproduction réservés. CATÉCHISME
DE PERSÉVÉRANCE CATÉCHISM E
DE PERSÉVÉRANCE
DEUXIÈME PARTIE
e
XXXII LEÇON
DE NOTRE UNION AVEC NOTRE-SEIGNEUR, LE NOUVEL ADAM,
PAR L'ESPÉRANCE (SDITE).
Second moyen d'obtenir la grâce, les Sacrements. — Place que les Sacre­
ments occupent dans le plan général de la Religion : ils se rapportent tous
i l'Eucharistie. — Définition générale des Sacrements. — Éléments des
Sacrements. — Cérémonies. — Preuves de l'institution divine des Sa­
crements. — Nécessité de leu r institution fondée su r lajnature de l'homme.
— Trait historique.
Le premier moyen d'obtenir la grâce, le plus univer­
sel et le plus facile, c'est la prière. Par ce mot il ne faut
pas seulement entendre la prière mentale ou vocale, pu­
blique ou privée, telle que nous l'avons expliquée dans les
leçons précédentes, mais encore les bonnes œuvres en
général, comme la mortification, l'aumône, le travail, la
souffrance, en un mot, tout ce que nous faisons ou endu­
rons pour la gloire de Dieu .
Le second moyen d'obtenir la grâce, plus efficace, s'il
1 Ferraris, art. OraU 6 CATÉCHISME
est permis de le dire, et plus relevé que le premier, ce
sont les Sacrements. « Par eux, dit le concile de Trente,
toute véritable justice ou commence, ou s'accroît, ou se
recouvre *. » En effet, tous les Sacrements ont leur raison
d'être dans l'Eucharistie et se rapportent à elle, selon
saint Thomas. Or, l'Eucharistie contient Notre-Seigneur
Jésus-Christ, l'auteur même de la grâce, personnelle­
ment et perpétuellement présent parmi nous, en sorte que
l'union eucharistique est comme la consommation de la
vie spirituelle et la fin de tous les Sacrements.
Le Baptême nous en rend capables; la Confirmation la
maintient ou nous en rend plus dignes; la Pénitence
efface le péché qui la rompt et nous remet en état de la
contracter de nouveau; l'Extrême-Onction, admirable sup­
plément de la Pénitence, lève tous les obstacles qui pour­
raient l'empêcher, ou achève de l'affermir au moment de
la mort; l'Ordre et le Mariage la perpétuent en perpétuant
l'Église, c'est-à-dire des Prêtres qui conservent Jésus-
Christ toujours présent sur la terre, et les Fidèles qui le
8
reçoivent . » Tels sont les Sacrements dans le plan gé­
néral de la Religion. Il est temps d'entrer dans l'explica­
tion de ces puissants moyens de salut, que le nouvel Adam
nous a légués.
Et d'abord, qu'est-ce qu'un Sacrement?
Un Sacrement, dit saint Augustin, est le signe đune
chose sacrée; ou, ce qui revient au même, c'est un signe visi-
t Consentaneum visum est de sanctissimis Ecclesiœ Sacramentis agere, per
pua> omnis vera justitia vel incipit, vel capta augetur, vel amissa repar&tur.
(Sera, vu, décret, de Saeram. in Proœm.)
1 Eucbaristia est... omnium Sacramentorum finis. Per sanctifieationes enim
omnium Sacramentorum fit prseparatio ad suscipiendam vel consecrandam
Eucharistiam... Sacramentum Sacramentorum, quia Sacramentis omnibus
consummatam perfectionem confert. (S. Th., p. III, q. IAXIII, art. 3.) D E PERSÉVÉRANCE. 7
l
ble de lagrâce invisible, institué pour notre sanctification .
De là, cette définition admise par l'Église : Les sacrements
sont des signes sensibles institués par Jésus-Christ pour la
s
sanctification de nos âmes .
Les Sacrements sont des signes parce qu'ils nous font
connaître une chose qui ne tombe pas sous nos sens,
c'est-à-dire une grâce invisible qu'ils produisent dans
3
nos âmes . Ainsi, lorsque, dans le Baptême, on verse
l'eau sur le corps en prononçant les paroles ordonnées
pour cet effet, cela signifie que, par la vertu du Saint-
Esprit, l'âme est intérieurement purifiée de toutes les taches
et de toutes les souillures du péché, etqu'elle est revêtue
du divin ornement de la justice et de la grâce.
Les Sacrements sont des signes sensibles, parce que ce
sont des actions et des paroles qui tombent sous nos sens.
Dans le Baptême, par exemple, nous voyons l'action du
Prêtre qui verse l'eau, nous entendons les paroles qu'il
prononce. Cette action et ces paroles signifient et produi­
sent dans l'âme de celui qui est baptisé, une grâce invi­
sible qui le sanctifie.
Des signes institués par Jésus-Christ. Il est de foi que
c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a institué tous les Sa­
crements. Lui seul le pouvait ; car le Sacrement n'est pas
un signe naturel de la grâce, mais un signe arbitraire, qui
ne signifie la grâce et ne l'opère que dépendamment de la
volonté de Dieu, qui l'a institué pour cet effet. Quel res­
pect cette seule pensée ne doit-elle pas nous inspirer pour
les Sacrements, puisque la dignité et l'excellence de celui
1 Liv, X, Cité de Dieu, txv, Epi* t. u. (Voyez aussi S. Jérôme, sur Amot,
c. i, v. 1 ; S. Cypr., Epist. xv et liv. du Baptême; S. Amb., du Baptême.)
> Confér. d'Angers, t. IV, p. 7.
* Aliud oculis, aliud menti exbibet. (S. Chrys. , Homil. vu, in l ad Cor.) 8 CATÉCHISME
qui donne ajoutent infiniment à l'excellence des dons et
des bienfaits accordés ! Avec quelle piété, quelle religieuse
frayeur, quelle confiance filiale ne devons-nous pas en ap­
procher!
Mais, hélas ! combien on a lieu de s'affliger en voyant
l'indifférence de la plupart des Chrétiens pour les Sacre­
ments, la légèreté, le peu de soin avec lequel ils les fré­
quentent ! Un saint Prêtre disait là-dessus en gémissant :
« Combien de malades qui, dans la belle saison, vont aux
eaux de Bourbonne, de Vichy, de Barèges! etc. Ils font de
grandes dépenses pour guérir quelques infirmités corpo­
relles, et il s'en faut bien qu'ils guérissent tous. Nous avons
des sources admirables pour toutes les maladies de l'âme :
ce sont les Sacrements. Ces sources de grâces guérissent
infailliblement ceux qui s'y présentent bien disposés.
Comment se fait-il que tant de pécheurs négligent d'aller
à ces eaux salutaires ? Comment la plupart de ceux qui y
vont n'y portent-ils pas les dispositions convenables ? »
La définition des Sacrements se termine par ces paro­
les : Pour notre sanctification. Sanctifier les hommes,
c'est les rendre agréables à Dieu par l'abolition des péchés
ou par l'augmentation de la grâce. Ainsi, il y a des Sacre­
ments qui nous sanctifient en nous donnant la vie de la
grâce dont nous étions privés, comme le Baptême et la
Pénitence ; c'est pour cela qu'on les appelle Sacrements des
morts. D'autres nous sanctifient en augmentant et fortifiant
la grâce que nous avions déjà, et on les nomme Sacrements
des vivants, parce qu'il faut être en état de grâce pour les
recevoir.
Outre la grâce habituelle et sanctifiante que les Sacre­
ments produisent dans l'âme de ceux qui les reçoivent di­
gnement, ils en confèrent encore une autre qu'on nomme

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