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  • revision - matière potentielle : épistémologique de la physique
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Formations Collège Doctoral UJF Module CDFT4_07 Patchwork d'histoires de Sciences (24 Heures) Intervenants : Serge Aubert (MCU, UJF), Henri Chamussy (MCU, UJF), Xavier Delfosse (Astronome, OSUG), Jean-Pierre Deprès (Pr, UJF), Jonathan Ferreira (MCU, UJF), Jan Lacki (Pr, Lausanne), Joseph Lajzerowicz (Pr, UJF), Olivier Lavoisy (chercheur associé PACTE &LAHRA), Gilbert Reinisch (DR CNRS), Jean-Marc Vincent (MCU, UJF) Coordinatrice : Isabelle Joncour Public : tout public enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants de toutes disciplines
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Publié le : lundi 26 mars 2012
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Module CDFT4_07 Patchwork dhistoires de Sciences (24 Heures)
Intervenants :Serge Aubert (MCU, UJF), Henri Chamussy (MCU, UJF), Xavier Delfosse (Astronome, OSUG), Jean-Pierre Deprès (Pr, UJF), Jonathan Ferreira (MCU, UJF), Jan Lacki (Pr, Lausanne), Joseph Lajzerowicz (Pr, UJF), Olivier Lavoisy (chercheur associé PACTE &LAHRA), Gilbert Reinisch (DR CNRS), Jean-Marc Vincent (MCU, UJF) Coordinatrice : Isabelle Joncour
Public: tout public enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants de toutes disciplines, de toutes écoles doctorales de tout établissement.
Inscriptionsen ligne, sur le site du collège doctoral UJF (http://www.ujf-grenoble.fr/74905189/0/fiche___pagelibre/)
Lieu : 14 avril 2011 :les cours ont lieu dans lamphithéâtre EST (Bâtiment A – UFR Chimie UJF) –Autres datesrue de la chimie, Campus Saint Martin dHères: Salle André Rassat (Bâtiment E – UFR Chimie - UJF) 470 (arrêt Tram B et C– Bibliothèques Universitaires) PLAN
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Objectifs et déroulement: Ce module regroupe par petites touches différentes histoires de Sciences, quelles déclinent la biographie dun scientifique célèbre, ou bien la chronologie dune découverte, la structuration dune discipline scientifique, ou une histoire dun mode opératoire spécifique des sciences, . Ce module est donc un patchwork de petites histoires de sciences pluridisciplinaires.
9h15-10h45
11h00-12h30
13h30-15h00
15h15-16h45
11 Avril 2011
Salle André Rassat Aux fondements de la science moderne : le XVIIe revisité Jan Lacki
Une révolution des sciences : de la physique classique à la h si ue contemporaine Jan Lacki »
Einstei : du créateur au détracteur de la théorie quantique Jan Lacki
Penser la science : lépistémologie à la lumière de lhistoire Jan Lacki
12 avril 2011
Salle André Rassat Le hasard et linformatique : frères ennemis ?-I. Jean-Marc Vincent
Le hasard et linformatique : frères ennemis ?-II. Jean-Marc Vincent
L'idéal géométrique des systèmes du Monde I Xavier Delfosse
Sciences, Techni ues & Société(s) comme un tissu sans couture Olivier Lavoisy
13 avril 2011
Salle André Rassat La pensée géographique, de la description du monde au paradigme de la complexité-I.Henri Chamussy
La pensée géographique, de la description du monde au paradigme de la com lexité-II.Henri Chamussy
L'idéal géométrique des systèmes du Monde II Xavier Delfosse
Histoire de la chimie à travers 3 figures majeures : Lavoisier (XVIIIe) et Pasteur (XIXe) Marie Curie (XXe)-I Jean-Pierre Deprès
14 avril 2011
Amphi Est
Limaginaire scientifique des artistes : lexemple du ortrait phrénologique au XIXe siècle Laurent Baridon Du XVIe au XIXe : de la naissance du concept de champs à la nature ondulatoire de la matière Jonathan Ferreira Histoire de la chimie à travers 3 figures majeures : Lavoisier (XVIIIe) et Pasteur (XIXe) Marie Curie (XXe)-II. Jean-Pierre Deprès
PRECISIONS SUR LES SESSIONS INTERVENANTS – TITRES - RESUMES
Aubert, Serge Maître de Conférence, Station Alpine du Lautaret , UFR Biologie, UJF, Grenoble
Le jardin du Lautaret : un siècle dhistoires
15 avril 2011
Salle André Rassat Le jardin botanique du Lautare : plus dun siècle dhistoire et de recherche Serge Aubert
Histoire de la physique et des probabilité : une belle histoire !-I Joseph Lajzerowicz
Histoire de la physique et des probabilité : une belle histoire !-II Joseph Lajzerowicz
La etite histoire des solitons Gilbert Reinisch
Le jardin alpin du Lautaret: un siècle de passion pour la biologie alpine. L'exposé présentera (1) l'intérêt du site (carrefour climatique et géologique, biodiversité naturelle exceptionnelle, site touristique) (2) l'histoire du jardin alpin du Lautaret créé en 1899 sur le concept accueil du public et recherche (3) le lien entre science et tourisme (4) les développements récents, en particulier la création d'une unité mixte de service UJF-CNRS, les liens avec les gestionnaires du territoire (Parc National des Ecrins, Agriculteurs) (5) les enjeux de demain par rapport aux changements globaux (impacts du réchauffement climatique, des changements de l'agriculture) et à la nécessité d'interfaces entre sciences et public.
Bibliographie
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Barridon, Laurent Professeur dhistoire de lart contemporain, UPMF Grenoble, UFR SH LARHRA, UMR-5190 ; Equipe Art, imaginaire, société
Laurent Baridon travaille sur les imaginaires scientifiques et sociaux des artistes. Il sest particulièrement intéressé à linvention de lhistoire de lart médiéval et à la façon dont certains archéologues se sont référés à lhistoire naturelle pour élaborer leurs méthodologies et leur discours. Il a également travaillé sur la représentation de corps et du visage en étudiant les principes physiognomoniques que les artistes mettaient en œuvre. La caricature offre un corpus particulièrement intéressant pour comprendre les fonctions sociales et politiques de ces formes de représentation.
Limaginaire scientifique des artistes : lexemple du portrait phrénologique au XIXe siècle A partir de la Renaissance, les artistes se sont appuyés sur la physiognomonie, cette science antique dont Giambattista della Porta (v. 1535-1615) donna une théorie modernisée dans un traité paru en 1586. Elle permettait dinterpréter le visage dun homme pour en deviner le caractère. Les artistes possédaient ainsi un moyen de représenter le moral au travers du physique. Cette approche fut renouvelée au tournant des Lumières et du positivisme. Franz-Joseph Gall (1758-1828), un des fondateurs de lanatomie cérébrale, acquit une grande célébrité en reconnaissant des zones cérébrales qui correspondaient selon lui à des  penchants » et à des  facultés ». Il affirmait en outre que ces critères caractérologiques peuvent être observés ou palpés à la surface extérieure du crâne qui, selon lui, se moule sur le cerveau. Certains artistes ont été des émules de Gall et ont cherché à appliquer les principes quil avait définis dans leur travail de portraitiste. Il sagira détudier ces mises en pratique, mais aussi de comprendre comment la  doctrine de Gall » constitua le socle dun imaginaire scientifique et social qui, par le biais des représentations visuelles, concerna également laliénisme et la criminologie naissantes.
Bibliographie Georges Lanteri-Laura,Histoire de la phrénologie : l'homme et son cerveau selon F. J. Gall, Paris : Presses Universitaires de France, 1970. Marc Renneville,Le langage des crânes. Une histoire de la phrénologie,Paris : Les empêcheurs de penser en rond, 2000. Lme au corps, Arts et sciences, 1793-1993, catalogue dexposition, Paris, Grand Palais, Paris : RMN, 1993. Laurent Baridon & Martial Guédron,Corps et arts. Physiologie et physionomie dans les arts visuels, Paris : LHarmattan/Centre Koyré, 1999.
Ferreira, Jonathan Maître de Conférence, UFR Physique, UJF, LAOG, Grenoble
Du XVIe au XIXe : de la naissance du concept de champs à la nature ondulatoire de la matière
Bibliographie
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Henri Chamussy Maître de Conférences (retraité), Institut de Géographie Alpine, UFR géographie, UJF, Grenoble
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La pensée géographique, de la description du monde au paradigme de la complexité.
Pendant des siècles, et en fait depuis la science grecque, la géographie a été un discours qui avait pour but de décrire, de faire voir et de faire connaître et éventuellement d'expliquer la Terre sur laquelle vivaient les hommes. A partir du XIX° siècle, comme tant d'autres domaines de la connaissance, les géographes, qui ont obtenu un statut académique, tentent de plus en plus d'expliquer les particularités de la surface dde la Terre. Ils tiennent donc un discours trés idiographique. Mettant leur expertise au service de l'aménagement de l'espace, ils découvrent l'enchevêtrement des phénomènes et l'extrême complexité de toute portion de l'espace géographique. Comme pour tant d'autres domaines de la connaissance, il faut alors quitter les tranquilles certitudes du positivisme, ademttre le temps de la fin des certitudes et utiliser les techniques sophistiquées de l'analyse spatiale. Il faut passer de démarches inductives à des démarches hypothético-déductives. La géographie est devenur clairement l'étude scientifique de l'organisation de l'espace terrestre par les sociétés.
Bibliographie Antoine Bailly, dir., Encyclopédie de la géographie, Economica, 1993 Geneviève et Philippe Pinchemel, La face de la Terre, Armand Colin, 1995, Jean-Jacques Bavoux, La Géographie, objet, méthodes. Coll.U, Armand Colin Jacques Maby, dir. Objets et indicateurs géographiques, UMR Espace, Université d'Avignon. Marie-Claire Robic, Couvrir le monde, UMR Géographie-Cités, adpf, s.d.
Xavier Delfosse Astronome, IPAG, OSUG, Université de Grobole L'idéal géométrique des systèmes du Monde : des cercles aux épicycles ou quand un paradigme se transforme en dogme
Partant du principe qu'aucune qualité sensible n'est une réalité en soi, car changeante (un objet chaud deviendra froid; quelle est sa réalité en soi : chaud ou froid ? ), Platon et Aristote cherchent ce que peut être la réalité cachée et stable derrière les apparences trompeuses. Ainsi pour Platon la réalité, l'idée à l'origine du monde est  beauté, proportion et vérité ». Cette signification doit se retrouver dans le modèle du monde : celui-ci est fait de manière harmonieuse. La figure géométrique la plus harmonieuse, la plus continu étant la sphère et le cercle, ils sont à la base de monde. Aristote rajoutera une physique sur cette image du monde : le mouvement naturel au delà de la Lune est circulaire et uniforme et un  moteur » unique met en route le système complet. Ce cadre proposera une méthode de travail scientifique, qui offrira de magnifiques succès scientifiques (le  miracle grec ») dans la reproduction des mouvements dans le ciel à parti de modèles géométriques à base de cercles et d'épicycles. Les scientifiques grecs n'hésiteront pas, lorsqu'il le faut, à remettre en cause les principes fondamentaux d'Aristote. Mais ces principes se transformeront petit à petit en dogme, comprenant notamment une forte contrepartie religieuse. Lorsque les modèles de déplacements circulaires et uniformes atteindront leurs limites devant le gain de qualité des mesures de positions des astres, près de 2000 ans après Platon, le changement de paradigme nécessaire ne se fera pas sans mal. Les résistances seront très nombreuses et amèneront des scientifiques en prison (Galilée). Au cours de cette histoire où un paradigme se transforme en dogme puis doit être détruit, nous croiseront les astronomes grecs, arabes et occidentaux; de Platon et Aristote à Kepler, Galilée et Newton.
Deprès, Jean-Pierre Professeur des Universités, LEDSS 3, UFR Chimie, UJF, Grenoble
De la Naissance de la Chimie à la Biologie : Portraits de 3 Grands Scientifiques Emblématiques
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Portraits de grands scientifiques et leurs impacts sur la société. Trois grands scientifiques français (trois figures emblématiques) ont révolutionné la science à deux siècles dintervalle : Antoine-Laurent Lavoisier (1743-1794), Louis Pasteur (1822-1895) et Marie Curie (1867-1934). Le premier, qui a révolutionné la chimie, jusque là "aux mains des alchimistes", est considéré comme le "père de la chimie moderne" dans le monde entier. Il fut à la fois un vrai scientifique davant garde et un industriel dune grande efficacité. Après sêtre intéressé à la géologie à 20 ans puis à la météorologie et à lagronomie, il décide à lage de 30 ans de créer la Chimie Moderne. Mais il deviendra aussi le premier biochimiste et physiologiste. Guillotiné à lage de 51 ans, la France perdra lun de ses plus grand scientifiques. Le second, dont la considération est totale dans le monde entier, a débuté sa carrière scientifique comme chimiste-physicien et l'a terminée comme "médecin" sans l'être, en passant par la chimie en mettant en évidence la dissymétrie des molécules et en passant par la biochimie. Malgré lui, mais à cause dévènements, il évoluera inexorablement vers la biologie en étudiant successivement les fermentations à Strasbourg puis à Lille, les maladies des vers à soie à Alès, la maladie du charbon chez les moutons et les bovins, le choléra et enfin en mettant au point le vaccin contre la rage. Il créera lInstitut Pasteur dont il sera le directeur jusquà sa mort. Enfin, Marie Curie sera la première femme à obtenir un prix Nobel (voire deux). Dorigine polonaise, elle vient à Paris pour obtenir un doctorat et une agrégation en physique. En découvrant le polonium et le radium, elle contribue fortement à la mise en évidence de trois formes de radioactivités. Ses découvertes sur la radioactivité ont permis de soigner les blessés du front de la guerre de 14-18. Le 20 avril 1995 elle est transférée avec son mari Pierre au Panthéon.
Bibliographie
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Lacki, Jan en détachement du CNRS à Genève Unité histoire et philosophie Faculté des Sciences, Université de Genève
De nationalité suisse et polonaise, né le 10 novembre 1960, Jan Lacki a obtenu son doctorat ès sciences à l'Université de Genève en 1988. Monsieur Lacki a poursuivi ses recherches à la School of Natural Sciences de lInstitute for Advanced Study à Princeton (Etats-Unis) de 1990 à 1993. A son retour à l'UNIGE, il rejoint lUnité interdisciplinaire histoire et philosophie des sciences de la Faculté des sciences. En 1998, il est nommé maître d'enseignement et de recherche. Reflétant sa formation de physicien théoricien, les travaux de Jan Lacki concernent aussi bien les problèmes actuels de la physique théorique que les aspects historiques et philosophiques de cette discipline et de la science en général. Les travaux actuels de Jan Lacki portent sur lhistoire de la relativité, de la mécanique quantique, et leurs implications philosophiques. Jan Lacki est l'auteur d'une soixantaine de publications, dont une grande partie dans les journaux les plus prestigieux. En plus de ses recherches, Jan Lacki collabore à de nombreux projets en Suisse et à létranger visant à mieux faire connaître la science et son histoire et à la rapprocher de la société.
Aux fondements de la science moderne : le XVIIe revisité
Le XVIIe siècle passe à juste titre pour la période qui vit naître la science moderne. On associe en général cette naissance à la montée en puissance de lexpérimentation dont les Galilée, Boyle, ou encore Newton sont les héros. Si le recours croissant à lexpérimentation est une caractéristique incontestable de la science du XVIIe siècle, il ne suffit pas à épuiser les multiples significations de la révolution scientifique de la modernité. Plus que ce recours lui-même, ce sont ses multiples modalités et sa gestion au sein des collectifs de savants groupés en sociétés et académies savantes qui donne sens à la nouvelle philosophie expérimentale, en rupture aussi bien avec la scolastique dobédience aristotélicienne que la philosophie naturelle de certains contemporains. Nous verrons comment il faut y chercher lorigine des thèmes fondateurs de la science tels que lobjectivité des faits scientifiques, leur reproductibilité, etc.
Une révolution des sciences : de la physique classique à la physique contemporaine
Le début du XXe siècle a connu, sur le plan de la physique, deux révolutions scientifiques majeures qui ont totalement bouleversé notre conception de la réalité et des règles qui doivent présider à sa description. La relativité a fait voler le cadre a priori spatial et temporel de la description des phénomènes que la science avait posé avec Newton et épistémologiquement justifié avec Kant. La théorie quantique sest appuyée, quant à elle, sur lexistence des discontinuités fondamentales dans les processus élémentaires de la matière et du rayonnement pour modifier en profondeur notre conception de ce quest un objet physique et a affirmé des limitations fondamentales dans la connaissance que lon peut en avoir. Cette manière de souligner la rupture de la physique du XXe siècle avec la physique classique ne doit pas faire oublier que ces deux théories, et surtout la relativité, ont émergé du moule même de la physique classique. Je consacrerai ma deuxième intervention à discuter certains aspects historiques de ces deux révolutions pour mieux faire ressortir ce quelle doivent à la physique classique et souligner ainsi comment, en définitive, elles sen écartent radicalement.
Einstein : du créateur au détracteur de la théorie quantique
La relativité et la théorie quantique ont totalement remodelé le paysage conceptuel de la physique. On le sait pour la relativité, moins pour la théorie quantique, Einstein contribua de manière essentielle aux deux. Cependant, autant il sut bouleverser les bases épistémologiques de la science dans l'une, autant il ne crut pas nécessaire et même sopposa fermement aux changements épistémologiques suggérées par la seconde. Einstein résista jusqu'au bout au chant de la  sirène de Copenhague », Niels Bohr, qui l'enjoignait de franchir une nouvelle étape dans la révision épistémologique de la physique. J'évoquerai dans cette intervention ladhésion initiale dEinstein à la physique des quanta, avant d'examiner les raisons qui poussèrent Bohr à formuler plus tard sa philosophie de la complémentarité, puis celles qui motivèrent Einstein à la refuser. Au-delà des enjeux théoriques, nous retrouverons dans ce débat toute la question du réalisme scientifique que la pensée du XX me siècle a profondément remodelé.
Penser la science : lépistémologie à la lumière de lhistoire
Lhistoire de la science moderne est étroitement liée à celle de lempirisme qui deviendra progressivement son cadre philosophique dominant. Au XIXe siècle, le positivisme exercera à son tour son influence sur les débats concernant la nature et le champ légitime de lenquête scientifique et les moyens quelle peut sautoriser pour
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atteindre ses buts. Le début du XXe siècle connaîtra dune certaine manière lapogée de cette tendance avec lempirisme logique dans ses multiples variantes représentées par ses figures de proue entre Vienne et Berlin. Même sil fut contesté bien avant, il faudra attendre les années cinquante pour voir lempirisme soumis à une critique massive de la part des milieux philosophiques. En parallèle, une nouvelle histoire des sciences, dénonçant lhistoire jugée des historiographes davant, propose une vision bien plus complexe de la science, de ses acteurs et de ses institutions. Limage de la science qui en ressortira ouvrira largement le cadre de son épistémologie et méthodologie, au point même damener certains à sinterroger, au vu de lextrême diversité des pratiques de science dans lhistoire, sur son unité et son existence effective.
Bibliographie
Lavoisy, Olvier Histoire & Sociologie des Sciences & Techniques (Chercheur associé à PACTE, Grenoble & LARHRA, Grenoble-Lyon)
Titre :Sciences, Techniques & Société(s) comme un tissu sans couture A partir dun exemple historique, il sera question de montrer comment les savoirs et les pratiques forment un ensemble avec dautres dimensions (politique, social, etc. selon le cas) quil est utile de saisir, pour comprendre précisément les sciences-et-les-techniques-telles-quelles-se-font.
Bibliographie-[Panorama] Bruno Jacomy,Histoire des techniques, Le Seuil. -[Approfondir] Olivier Lavoisy,La Matière et l'Action. Le graphisme technique comme instrument de la coordination industrielle dans le domaine de la mécanique depuis trois siècles, thèse en Génie Industriel, UPMF-INPG (consultable sur http://lavoisy.eu/professionnel).
Joseph LajzerowiczProfesseur des Universités (retraité), Labo. Spectrométrie Physique, UFR Physique, UJF, Grenoble
Histoire de la physique et des probabilités : une belle histoire ! Le calcul des probabilités, né historiquement au contact des jeux de hasard (Pascal,Fermat,,Huygens),se développe à partir de Ars Conjectandi (lart de conjecturer)(Jacques Bernoulli) qui met laccent sur les épreuves répétées et à terme aboutit à la loi des  Grands Nombres » et le theorème  central limite » La thermodynamique statistique va se développer à partir des lois, et de la mécanique et du calcul des probabilités (Daniel Bernoulli, Maxwell, Clausius, Boltzmann, Gibbs) Le résultat opérationnel est la distribution de Boltzmann : conséquence et de la mise en commun de manière équitable de lEnergie et, bien entendu, de sa conservation. Dans le cas des forces à courtes portées, et de lindépendance statistique des régions distantes dans lespace le nombre de réalisations va naturellement intervenir par son logarithme qui sidentifiera alors, avec lEntropie. Lindépendance statistique qui implique le théorème central limite se généralise pour donner les lois de Lévy qui vont aboutir à la théorie  moderne » des transitions de phase. Dans une dernière partie nous discuterons des probabilités en Mécanique Quantique
Bibliographie
Reinisch, Gilbert astrophysicien à lobservatoire de la Côte dAzur et directeur de recherches au CNRS
Une petite histoire des solitons (Résumé provisoire)
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Les solitons sont une des curiosités, parfois dramatiques, de la nature : du mascaret aux tsunamis, ce sont des ondes très particulières qui peuvent se propager sur de longues distances sans diminuer damplitude. De leur première description observationnelle dans le premier tiers du XIXe siècle à leur modélisation dans un premier temps dans le domaine hydrodynamique à la fin du XIXe siècle puis dans le domaine optique au XXe siècle et jusquà de nouvelles applications dans le domaine acoustique au début du XIXe siècle, les solitons fascinent et sils semblent défier les lois de la physique, ce nest au contraire que pour mettre en exergue certaines propriétés étonnantes de la physique.
Le phénomène "soliton" a été découvert fortuitement à la fin du XIXème siècle par un cavalier ayant décidé de suivre au galop et sur plusieurs dizaines de kilomètres une onde hydrodynamique "solitaire" qui se propageait sans aucun "étalement" (ou "dispersion") le long d'un canal en Ecosse... La forme de cette onde a été expliquée peu après par deux mathématiciens néerlandais D. J. Korteweg (1848-1941) et G. DeVries (1866-1934). Mais la nature profonde de sa stabilité n'a pu être expliquée qu'un siècle plus tard, d'abord par une simulation de la propagation puis de la rencontre de telles ondes sur les premiers ordinateurs, en 1965, par Zabusky & Kruskal; et puis surtout par la découverte par Lax d'un théorème d'algèbre linéaire d'une simplicité et d'une élégance remarquables. Ainsi il est apparu que l'espace physique "réel" (donc non-linéaire) dans lequel on observe les solitons (ex: ondes en eau peu profonde) n'est en fait que la partie visible d'un "iceberg linéaire" qui sous-tend toutes leurs propriétés. Plus étonnant encore: la partie immergée de cet iceberg se réduit à un simple "problème aux valeurs propres", du type de ceux rencontrés couramment en mécanique quantique... L'exposé tentera de préciser ce lien entre des phénomènes apparemment si distincts, tout en insistant sur la grande diversité du phénomène "soliton": des "tsunamis" meurtriers à la mécanique quantique macroscopique, on passera succinctement en revue les différentes applications de la dualité linéaire-nonlinéaire liée au théorème de Lax. Puis on l'illustrera par un dispositif expérimental assez spectaculaire...
Bibliographie
1) "Ondes et catastrophes: du soliton au tsunami (roman scientifique)" by Michel Remoissenet, France Europe Editions (2008), Editions: Books on Demand 12/14 rond point des Champs Elysées, 75008 Paris
2) "Waves called solitons: concepts & experiments" 3rd revised and enlarged edition, Springer 1999 by Michel Remoissenet
3) "Solitons & nonlinear wave equations", Academic Press, 1982 by R. K. Dodd, J. C. Eilbeck, J. D. Gibbon & H. C. Morris
et une compil' des articles "historiques" originaux --indispensable si on s'intéresse à l'histoire des sciences:
4) "Solitons & particles", World Scientific 1984 by C. Rebbi & G. Soliani
Formations Collège Doctoral UJF
Vincent, Jean-Marc Maître de Conférence, LIG, UFR IMA, UJF, Grenoble
Le hasard et linformatique : frères ennemis ? Linformatique et le hasard semble a prirori incompatibles. Pourtant, le hasard quand il est quantifié par une approche probabiliste, a marqué le développement de linformatique. Nous développerons ce point de vue selon deux axes : 1. la définition du hasard ou comment introduire un modèle abstrait de calcul comme la machine de Turing pour définir proprement ce qu'est une suite aléatoire, cela recouvre la période 1890 à 1930 pour le basculement des fréquences aux axiomes et de 1950 à 1970 pour l'émergence de la théorie de l'information 2. les machines de production de "hasard" et leurs applications comment le hasard est utilisé comme outil de calcul (de l'aiguille de Buffon à la cryptographie)
Bibliographie
Bibliographie : .
Aspects pratiques :le lieu et les dates de déroulement des sessions figurent sur le site du collège doctoral
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