Faculté de Médecine Montpellier Nîmes Janvier Sources Étudiantes

De
Publié par

Niveau: Supérieur
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes Janvier 2007 Sources Étudiantes MB2 – Anatomie – La main – Bonnel Année Universitaire 2007-2008 La ma i n Pb : on doit concevoir un système efficace, économe (en poids et mouvement), et un organe terminal fin. Rq : si beaucoup de poids sur la main, alors il faut plus de muscle au niveau de l'épaule, i.e une augmentation de l'organisation au niveau de l'épaule. La mains de l'homme est non spécialisé (i.e que ne se résume pas a une seule action comme le bec de l'oiseau ou la trompe de l'éléphant). -articulation entre P1 et métacarpe : condylaire (deux rayons de courbure). Flexion/extension, latéralité. 2 mouvements => 2 finalités : - Flexion/Extension => préparer l'enroulement. - Latéralité => prise latéro-latérale (comme le singe qui n'a pas le pouce en opposition) -articulation inter-phalangienne : ginglyme. La stabilité latérale des doigts est assuré par : la forme de ‘rail' de l'articulation, et la présence de ligament sur les côtés de l'articulation. En pathologie : en cas de déchirure ligamentaire à ce niveau, on constate un instabilité du mouvement de latéralité (i.e incapacité a prendre un stylo entre ces doigts). Rq : si on avait mis des articulations condylaires inter-phalangiennes.

  • rapprochement

  • mouvement

  • extension latérale du tendon extenseur

  • rapprochement du pouce et de l'index pour sérer

  • extension

  • tendon extenseur

  • flexion

  • articulation métacarpo-phalangienne

  • muscles interosseux


Publié le : lundi 1 janvier 2007
Lecture(s) : 106
Source : med.univ-montp1.fr
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
La mai n
Pb
: on doit concevoir un système efficace, économe (en poids et mouvement), et un organe terminal fin.
Rq : si beaucoup de poids sur la main, alors il faut plus de muscle au niveau de l’épaule, i.e une augmentation de
l’organisation au niveau de l’épaule.
La mains de l’homme est non spécialisé (
i.e que ne se résume pas a une seule action comme le bec de l’oiseau ou la
trompe de l’éléphant).
-articulation entre P
1
et métacarpe : condylaire (deux rayons de courbure).
Flexion/extension, latéralité.
2 mouvements => 2 finalités :
-
Flexion/Extension => préparer l’enroulement.
-
Latéralité => prise latéro-latérale (comme le singe qui n’a pas le pouce en opposition)
-articulation inter-phalangienne : ginglyme.
La stabilité latérale des doigts est assuré par : la forme de ‘rail’ de l’articulation, et la présence de ligament sur les
côtés de l’articulation.
En pathologie : en cas de déchirure ligamentaire à ce niveau, on constate un instabilité du mouvement de latéralité (i.e
incapacité a prendre un stylo entre ces doigts).
Rq : si on avait mis des articulations condylaires inter-phalangiennes. Le mouvement de latéralité serait difficile à
stabiliser. Il faudrait alors des muscles supplémentaires.
D’où
ginglyme = économie des moteurs
.
I La flexion.
Le + important est le 3
car lorsqu’il se contracte il va fléchir les trois articulations.
Le moins important est le 1. On va donc le supprimer.
Quant au 2 on le garde ; il se situe plus superficiellement que 3, et se termine sur les bords latéraux de P
2
.
1
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
(Vue de profil, face palmaire)
Au final le
3 = tendon du fléchisseur profond.
2 = tendon du fléchisseur superficiel
.
II L’extension.
Le plus important est le 3
(comme pour les fléchisseurs)
On supprime donc 2 et 3
-Pb : l’extension de toutes les articulations ?
Solution possible : trois insertions d’un même tendon.
Csq : on tire sur le tendon, ça tend P
1
, mais ni P
2
, ni P
3
. Donc ça ne marche pas
- Pb : comment on peut dissocier l’extension de P
1
et celle en parallèle de P
3
?
Chaque articulation travaille séparément. Donc on fait intervenir une autre structure musculaire, un petit muscle : le
muscle inter osseux
.
Le but de ce muscle est le mouvement de flexion/extension métacarpo-phalangienne sans limiter la flexion/extension
des tendons fléchisseurs ou extenseurs
.
Un lasso (naissant du tendon inter-osseux) passe en arrière de l’articulation métacarpo-phalangienne et du tendon
extenseur, en face dorsale. Lors de la contraction du muscle inter-osseux, le petit lasso permet une flexion métacarpo-
phalangienne. Cette flexion se fait jusqu'à un angle de 90°.
2
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
En pathologie : lorsque le muscle inter-osseux est paralysé (ou le nerf ulnaire), il n’y a plus de possibilité de mettre la
main en volet à 90°. Le patient est obligé de fléchir les articulations inter-phalangiennes pour fléchir l’articulation
métacarpo-phalangienne.
-Pb : l’extension de la métacarpo-phalangienne sans gêner l’extension des autres doigts ?
On a trouvé une astuce. On fait partir un
lasso membranaire
. Sur le tendon extenseur, s’insère une fibre oblique du
ligament extenseur qui se termine sur la plaque palmaire de P
1
.
D’où une extension isolée de l’articulation métacarpo-phalangienne.
-Pb : l’extension inter-phalangienne proximale et distale ?
En réalité le tendon extenseur ne se termine pas sur P
3
mais sur la base de P
2
. Pour que P
3
puisse aussi s’étendre, il
existe une
extension latérale du tendon extenseur
. Le tendon du muscle interosseux va d’ailleurs se terminer sur
cette extension latérale du tendon extenseur.
-Pb : si on tire trop fort avec le muscle interosseux, on va faire un flexion de P
3
, car cette structure losangique risque
de s’agrandir.
Solution : la lamina triangularis (
car en forme de triangle
), qui empêche les parties losange de trop s’écarter. D’où le
résultat des forces est bien une extension de P
3
.
Pathologie : lésion de la lamina triangularis entraîne une perte de l’extension de P
3.
3
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
Conclusion :
Le tendon inter-osseux permet :
Flexion métacarpo-phalangienne.
Extension de P
3.
Serrage latéral.
On est donc parti de 12 structures motrices théoriques (voir intro) a 5 en pratique :
Tendon fléchisseur superficiel.
Tendon fléchisseur profond.
Tendon extenseur.
Tendon inter-osseux (2).
Pour co m p l é te r ce qui a été écrit, voic i le suppo r t de cours :
¤ Les muscles interosseux
Situés entre les métacarpiens, il en existe 2 types différents :
Dorsaux
qui convergent vers le 3
ème
doigt et qui s’insèrent sur les faces latérales des métacarpiens adjacents
Palmaires
qui divergent par rapport au 3
ème
doigt et s’insèrent sur la face latérale des métacarpiens concernés.
Fonction
Les muscles interosseux interviennent dans :
La flexion de l’articulation métacarpo phalangienne
L’extension de P3
Les muscles interosseux palmaires dans les mouvements d’adduction (rapprochement des doigts)
Les muscles interosseux dorsaux dans les mouvements d’abduction (éloignement des doigts)
L’articulation métacarpo-phalangienne
est une articulation condylaire possédant 2 axes de travail : Flexion /
Extension et Mouvement de latéralité (adduction / abduction)
4
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
On trouve également un mouvement parasite de rotation qui nécessite une stabilisation assurée par l’insertion des
muscles interosseux au niveau de la base de la phalange proximale (P1)
Les muscles interosseux permettent de compléter les mouvements de flexion et d’extension sans augmentation de
poids ce qui permet les mouvements adaptatifs fins entre les systèmes.
On note l’existence d’un ligament réticulaire (de Londsmeer) qui assure le couplage mécanique des articulations par
réaction passive.
L’innervation
L’innervation des
muscles interosseux se fait par le nerf ulnaire
, il permet :
La flexion à 90° de l’articulation métacarpo phalangienne
Ecartement / rapprochement des doigts
Signe d’une paralysie des interosseux : rapprochement du pouce et de l’index pour sérer une feuille sans pincer avec
le pouce en hyper extension.
¤ Synthèse des mouvements articulaire
Flexion P3 : fléchisseur profond par enroulement
Flexion P2 : fléchisseur superficiel
Flexion P1 : muscle interosseux par la dossière des interosseux
Extension P3 : muscle interosseux
Extension P2 : muscle extenseur commun
Extension P1 : extenseur commun par la bandelette sagittale qui se fixe sur la plaque palmaire à la base de P1
Adduction (rapprochement) : muscle interosseux palmaire
Abduction (écartement) : muscle interosseux dorsaux
5
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
6
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
7
Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes
Janvier 2007
Sources Étudiantes
MB2 – Anatomie – La main – Bonnel
Année Universitaire 2007-2008
8
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi