Module Intégré Endocrinologie métabolisme

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Module Intégré 2 Endocrinologie, métabolisme TUMEURS DE L'ADENO-HYPOPHYSE Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes TUMEURS DE L'ADENO-HYPOPHYSE Plan de cours I- DIFFERENCIATION ET ORGANISATION GENERALE......................................... 2 II- FORMES ANATOMO-CLINIQUES........................................................................ 2 A- Circonstances de découverte...................................................................................................... 2 B- Tumeurs bénignes ou Adénomes ............................................................................................... 2 b1- Macroscopie............................................................................................................................... 2 b2- Microscopie ................................................................................................................................ 2 b3- Evolutivité des tumeurs adéno-hypophysaires .......................................................................... 3 b4- Les associations tumorales : syndrome NEM 1......................................................................... 3 C- Les carcinomes............................................................................................................................. 3 III- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL ............................................................................. 3 A- Les tumeurs dysgénétiques ........................................................................................................ 3 a1- Le craniopharyngiome ............................................................................................................... 4 a2- Les kystes de la poche de Rathke ............................................................................................. 4 a3- Parmi les hétérotopies, on citera les adéno-hypophyses aberrantes, localisées sur le trajet du canal pharyngo-hypophysaire, en particulier sous la muqueuse pharyngée. Dans la même localisation, on peut observer des glandes salivaires hétérotopiques, pouvant donner naissance à des vraies tumeurs ; adénomes pléomorphes ou adénocarcinomes de bas grade. ... 4 B- Les tumeurs de la post-hypophyse............................................................................................. 4 C- Les tumeurs pariéto-sellaires ...................................................................................................... 4 D–Les métastases.............................................................................................................................. 4 IV- BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................. 4

  • adénome

  • pituitary adenomas

  • tumeur

  • immuno-histochimie

  • pic de fréquence

  • caractérisation immuno-histochimique des adénomes

  • gh-producing pituitary

  • invasion des plans osseux

  • hypophyse


Publié le : mardi 29 mai 2012
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Module Intégré 2
Endocrinologie, métabolisme
TUMEURS DE L’ADENO-HYPOPHYSE
Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes
TUMEURS DE L’ADENO-HYPOPHYSE
Plan de cours
I- DIFFERENCIATION ET ORGANISATION GENERALE......................................... 2
II- FORMES ANATOMO-CLINIQUES........................................................................ 2
A- Circonstances de découverte...................................................................................................... 2
B- Tumeurs bénignes ou Adénomes............................................................................................... 2
b1- Macroscopie............................................................................................................................... 2
b2- Microscopie................................................................................................................................ 2
b3- Evolutivité des tumeurs adéno-hypophysaires .......................................................................... 3
b4- Les associations tumorales : syndrome NEM 1......................................................................... 3
C- Les carcinomes............................................................................................................................. 3
III- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL ............................................................................. 3
A- Les tumeurs dysgénétiques ........................................................................................................ 3
a1- Le craniopharyngiome ............................................................................................................... 4
a2- Les kystes de la poche de Rathke............................................................................................. 4
a3- Parmi les hétérotopies, on citera les
adéno-hypophyses aberrantes
, localisées sur le trajet
du canal pharyngo-hypophysaire, en particulier sous la muqueuse pharyngée. Dans la même
localisation, on peut observer des
glandes salivaires hétérotopiques
, pouvant donner
naissance à des vraies tumeurs ; adénomes pléomorphes ou adénocarcinomes de bas grade.... 4
B- Les tumeurs de la post-hypophyse............................................................................................
.
4
C- Les tumeurs pariéto-sellaires...................................................................................................... 4
D–Les métastases.............................................................................................................................. 4
IV- BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................. 4
Module Intégré 2
Endocrinologie, métabolisme
TUMEURS DE L’ADENO-HYPOPHYSE
Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes
I- DIFFERENCIATION ET ORGANISATION GENERALE
L’ adéno-hypophyse
se développe à partir du
canal pharyngo-hypophysaire
, qui amène l’ébauche
au contact de l’infundibulum. L’extrémité du canal forme également la
poche de Rathke.
La neuro ou post-hypophyse
naît d’un bourgeon plein, ou
processus infundibulaire
, issu du
plancher de la vésicule diencéphalique.
La glande différenciée pèse 500 à 700 mg et mesure environ 13x10x6 mm. Elle est plus volumineuse
chez la femme que chez l’homme et augmente de volume pendant la grossesse. L’
adéno-hypophyse
ou
lobe antérieur
, représente 80 % environ du volume de la glande. Elle est constituée de six types
cellulaires élaborant des hormones différentes, qui se répartissent en deux grandes familles ; les
hormones polypeptidiques
(somatotrope GH, lactotrope ou prolactine PRL, corticotropes ACTH) et
les
hormones glycoprotéiques
(gonadotropes FSH et LH, thyréotropes TSH)
Les tumeurs adéno-hypophysaires sont majoritairement des
adénomes
, plus rarement des
carcinomes
.
La
neuro-hypophyse
est formée de l’infundibulum, de la tige pituitaire et du lobe postérieur. Les
tumeurs de cette région sont exceptionnelles et correspondent à des
gliomes.
II- FORMES ANATOMO-CLINIQUES
A- Circonstances de découverte
L’adénome hypophysaire, est une pathologie de l’adulte, avec un pic de fréquence entre 30 et 50 ans,
et une prédominance féminine, nette chez les sujets les plus jeunes. Il représente 15 % des tumeurs
intra crâniennes opérées, en troisième position après les gliomes et les méningiomes.
En fait, la fréquence réelle des adénomes est largement sous estimée puisqu’ils sont retrouvés dans
25 % des autopsies systématiques. Beaucoup d’entre eux sont donc
silencieux
.
La plupart sont des lésions isolées. Dans 3% des cas environ, ils entrent dans le cadre d’un syndrome
Néoplasie Endocrine Multiple de type I. (NEM 1)
Il est difficile de définir la fréquence relative des différents types d’adénome uniquement sur des
critères cliniques et biologiques. Selon les séries, les adénomes à prolactine représentent de 34 à 57
% les adénomes somatotropes 17 à 22 %, les adénomes corticotropes 8 à 15 %, et les adénomes
thyréotropes 1%. Des signes de sécrétions multiples, GH et PRL le plus souvent, sont retrouvés dans
3 à 4 % des cas. Enfin, la fréquence des adénomes non cliniquement non fonctionnels est estimée de
30 à 40 % des cas. Comme le démontrera l’immuno-histochimie, ce chiffre est beaucoup trop élevé.
En fait, ces adénomes sont de type gonadotrope, ce qui souligne bien la difficulté du diagnostic pré
opératoire de ce type tumoral.
B- Tumeurs bénignes ou Adénomes
b1- Macroscopie
Il est habituel d’opposer les
micro-adénomes
, de moins de 1 cm de diamètre et les
macro- adénomes
de plus de 1 cm, qui correspondent volontiers à des tumeurs non fonctionnelles.
L’adénome peut être bien limité, encapsulé ou au contraire extensif.
Les tumeurs volumineuses sont souvent le siège de remaniements hémorragiques ou nécrotiques
Les lésions volumineuses, ont une extension supra sellaire, avec compression du chiasma ou des
nerfs crâniens. Elles érodent la selle turcique et peuvent s’étendre au sinus caverneux ou aux fosses
nasales. Dans plus de 30 % des cas les adénomes ne sont pas encapsulés et sont dits
invasifs.
b2- Microscopie
Les adénomes sont constitués de cellules monomorphes, organisées en cordons, séparés par des
capillaires. Avec les techniques habituelles il est classique de distinguer les tumeurs à cellules
acidophiles (GH, PRL), basophiles (ACTH, TSH, FSH-LH) et chromophobes correspondant aux
adénomes non fonctionnels ou peu sécrétants.
La caractérisation immuno-histochimique
des adénomes, à partir du matériel opératoire, est
devenue indispensable pour une classification précise. La batterie de détection est constituée des
anticorps mono-clonaux, spécifiques des différentes hormones polypeptidiques ( GH, PRL, ACTH ) ou
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Endocrinologie, métabolisme
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Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes
glycoprotéiques (FSH, LH, TSH). Pour ces dernières, il est préférable d’utiliser des anticorps dirigés
contre la
sous unité béta
, qui détermine la spécificité hormonale (FSH, -LH, TSH). L’anticorps
dirigé contre la
sous unité ,
(SU-) commune aux trois hormones glyco-protéiques, sera également
très utile, comme on le verra plus loin.
L’immuno-histochimie, confirme les fréquences relatives des principales variétés d’adénomes définies
par les critères cliniques et biologiques, avec toutefois des pourcentages légèrement inférieurs pour
les
adénomes mono-sécrétants
( PRL 20-30 %, GH 5 %, ACTH 10-15 %) .
Ceci est lié à la mise en évidence de
tumeurs pluri hormonales
(13 %), parmi lesquelles
l’association GH-PRL est la plus fréquente (5 %).
Les immuno-marquages ont permis le
démembrement du groupe des adénomes dits non
fonctionnels :
- Avec l’individualisation des tumeurs faiblement-sécrétantes, non détectables par les dosages
biologiques, leur pourcentage global passe déjà de 31 à 24 %.
- Les adénomes gonadotropes, exprimant FSH et/ouLH, représentent 6 % des cas. Certains auteurs,
utilisant des anticorps plus spécifiques -FSH, -LH et SU-, considèrent les adénomes
gonadotropes comme une des variétes tumorales les plus fréquentes.
Au total, la grande majorité des adénomes dits non fonctionnels, sont en réalité des tumeurs
gonadotropes ( 24 à 35 %). Les adénomes chromophobes vrais ou « nuls », non immuno-réactifs ne
représenteraient plus que 8 % des tumeurs.
b3- Evolutivité des tumeurs adéno-hypophysaires
Le caractère récidivant et expansif de certains adénomes, en fait des tumeurs graves. Le
polymorphisme cellulaire microscopique, les atypies nucléaires, les remaniements nécrotiques, ne
sont pas des signes fiables d’agressivité..
Un index mitotique et un taux de marquage nucléaire par MIB-1 (Ki67) élevés, une
immunoréactivité accrue pour P53, semblent corrélés à l’agressivité tumorale.
L’extension est loco-régionale ; compression de la tige pituitaire ou du chiasma, invasion des plans
osseux et méningés, invasion du sinus caverneux et du sphénoïde…
Toutefois, le diagnostic de carcinome nécessite la présence de métastases intra ou extra-crâniennes
dûment authentifiées.
b4- Les associations tumorales : syndrome NEM 1
La prévalence du syndrome NEM-1 est de 2 à 10 /100 000, avec des formes sporadiques et
familiales. La mutation porte sur un gène suppresseur de tumeur,
nem-1
, qui peut être identifié pour le
dépistage
Les adénomes hypophysaire sont retrouvés dans 50 à 60 % des cas, en association aux adénomes
para-thyroïdiens (90 %) et aux tumeurs entéro-pancréatiques ( 65 %).
Ces adénomes sont habituellement fonctionnels avec une nette prédominance féminine.
Il s’agit de
macro-adénomes
, avec une forte prédominance
des tumeurs à prolactine
(70 %). Les
adénomes à GH représentent 9 % et les adénomes pluri-hormonaux 9 %.
Les incidences pratiques du dépistage des NEM-1 sont moindres que le dépistage de la mutation de
gène
re
t dans les syndromes NEM-2, qui débouche sur la détection précoce des carcinomes à
cellules C de la thyroïde. Toutefois, les patients porteurs de la mutation NEM-1, développent dans 15
% des cas
des tumeurs neuro-endocrines bronchiques, digestives,ou pancréatiques
au
comportement agressif et qui doivent être détectées précocement.
C- Les carcinomes
Ces tumeurs très rares sont définies par leur potentiel métastasiant intra ou extra crânien.
III- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
A- Les tumeurs dysgénétiques
Elles relèvent de vestiges du canal pharyngo-hypophysaire
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a1- Le craniopharyngiome
C’est une tumeur extensive, sellaire ou supra-sellaire. La
forme adamantine
, la plus fréquente, parfois
kystique est souvent mal limitée, avec un potentiel de récidive élevé. La
forme papillaire
, plus rare, est
compacte et mieux limitée d’où un pronostic meilleur. Cette forme histologique ne doit pas être
confondue avec une métastase.
a2- Les kystes de la poche de Rathke
Ils sont très fréquents et n’ont que rarement une expression clinique. Ils sont découverts de manière
fortuite lors de l’examen des adénomes ou à l’autopsie. Ces kystes sont bordés par un épithélium
cylindrique cilié, identique à celui de l’intestin primitif, dont dérive le canal. Leur paroi peut renfermer
des îlots salivaires accessoires. L’évolution est toujours bénigne.
a3- Parmi les hétérotopies
, on citera les
adéno-hypophyses aberrantes
, localisées sur le trajet
du canal pharyngo-hypophysaire, en particulier sous la muqueuse pharyngée. Dans la même
localisation, on peut observer des
glandes salivaires hétérotopiques
, pouvant donner naissance
à des vraies tumeurs ;
adénomes pléomorphes
ou
adénocarcinomes de bas grade.
B- Les tumeurs de la post-hypophyse
La post-hypophyse et la tige pituitaire peuvent être le point de départ de
gliomes de bas grade
, à
développement sellaire et/ou supra-sellaire. Ces tumeurs de l’adulte jeune sont habituellement des
astrocytomes pilocytiques
.
De manière exceptionnelle, il s’agit de
pituicytomes
ou
infundibulomes
développés à partir des cellules gliales spécialisées de la post-hypophyse. En général, ces tumeurs
sont peu infiltrantes et à faible potentiel récidivant.
C- Les tumeurs pariéto-sellaires
Il s’agit de tumeurs cartilagineuses ; (
chondromes
ou
chondrosarcomes
), ou de tumeurs dérivées
de la chorde dorsale (
chordomes
).
D–Les métastases
L’adénohypophyse peut être le siège de métastases ( sein, bronche, tube digestif…)
Ces métastases peuvent se développer dans un adénome.
IV- BIBLIOGRAPHIE
1) HAMPTON T.A., SCHEITAUER B.W. et Coll.
Salivary gland-like tumors of the sellar region
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Pituicytoma. A distinctive low-grade glioma of post-hypophysis
Am J Surg Path 2000 ; 24(3):362-368
3) GEDDES JF, JANSEN G.H.,ROBINSON S.F. et Coll.
Gangliocytomas of the pituitary: a heterogeneous group of lesions with differing histogenesis.
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5) ORUCKAPTAN HH, SENMEVSIN O, OZCAN OE, OZGEN T
Pituitary adenomas ; result of 684 surgically treated patients and review of the literature.
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Endocrinologie, métabolisme
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Faculté de Médecine Montpellier - Nîmes
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Acta Neuropathol (Berlin) 1994; 87(6):568-571
8) MING-TAK HO D., HSU C., CHIANG H.
The clinicopathological Characteristics of Gonadotroph cell adenoma: a study of 118 cases.
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10) KOVAKS K., SCHEITAUER B.W., HORVATH E.,LLOYD R.V.
The World Health Organization Classification of adenohypophysal neoplasms.A proposed five-tier
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Cancer 1996; 78:502-510
11) MARX S.J., AGARWAL S.K.,KESTER M.B. et Coll
Multiple endocrine neoplasia type 1: clinical and genetic features of the hereditary endocrine
neoplasias.
Recent Prog Horm Res 1999; 54:397-438
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pinkangel24

(y)

lundi 8 septembre 2014 - 18:24

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