Université Marc Bloch Strasbourg II UFR des Sciences Historiques UMR Etude des civilisations de l'Antiquité Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université Marc Bloch Strasbourg II Sciences de l'Antiquité Présentée et soutenue publiquement par Emilie FREYSSINET L'organisation du territoire entre Meuse et Rhin l'époque romaine Volume I Texte Sous la direction de Madame Anne Marie ADAM Professeur l'Université Marc Bloch Strasbourg II Jury Madame Jeanne Marie DEMAROLLE Professeur émérite l'Université de Metz Monsieur Stephan FICHTL Professeur l'Université François Rabelais de Tours Monsieur Jean Yves MARC Professeur l'Université Marc Bloch de Strasbourg Monsieur Michel REDDÉ Directeur d'études l'Ecole Pratique des Hautes Etudes Octobre

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
Université Marc Bloch, Strasbourg II UFR des Sciences Historiques UMR 7044 « Etude des civilisations de l'Antiquité » Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université Marc Bloch, Strasbourg II Sciences de l'Antiquité Présentée et soutenue publiquement par Emilie FREYSSINET L'organisation du territoire entre Meuse et Rhin à l'époque romaine Volume I : Texte Sous la direction de Madame Anne-Marie ADAM Professeur à l'Université Marc Bloch, Strasbourg II Jury : Madame Jeanne-Marie DEMAROLLE, Professeur émérite à l'Université de Metz Monsieur Stephan FICHTL, Professeur à l'Université François Rabelais de Tours Monsieur Jean-Yves MARC, Professeur à l'Université Marc Bloch de Strasbourg Monsieur Michel REDDÉ, Directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes Octobre 2007

  • cité des leuques

  • recherche récente

  • voies terrestres

  • complexité de la question des voies terrestres

  • sciences de l'antiquité présentée

  • xixe siècle

  • ancien

  • membres du service régional de l'archéologie


Publié le : lundi 1 octobre 2007
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Université Marc Bloch, Strasbourg II
UFR des Sciences Historiques
UMR 7044 « Etude des civilisations de l’Antiquité »



Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Marc Bloch, Strasbourg II
Sciences de l’Antiquité



Présentée et soutenue publiquement
par

Emilie FREYSSINET





L’organisation du territoire entre Meuse et Rhin
à l’époque romaine




Volume I : Texte




Sous la direction de
Madame Anne-Marie ADAM
Professeur à l’Université Marc Bloch, Strasbourg II




Jury :

Madame Jeanne-Marie DEMAROLLE, Professeur émérite à l’Université de Metz
Monsieur Stephan FICHTL, Professeur à l’Université François Rabelais de Tours
Monsieur Jean-Yves MARC, Professeur à l’Université Marc Bloch de Strasbourg
Monsieur Michel REDDÉ, Directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes




Octobre 2007 1
A l’issue de cette thèse, je souhaiterais exprimer ma très grande reconnaissance à Mme
AnneMarie Adam, pour son soutien constant, sa disponibilité et la pertinence de ses conseils. J’aimerais
aussi faire part de cette reconnaissance à Monsieur Stephan Fichtl, pour nos discussions parfois
enflammées, ainsi qu’à Madame Jeanne-Marie Demarolle, à Monsieur Jean-Yves Marc et à Monsieur
Michel Reddé, pour l’intérêt porté à ce sujet et leur participation au jury.
Mes remerciements les plus vifs vont à tous les chercheurs et professionnels de l’archéologie qui
m’ont accueillie, conseillée ou aidée, avec grande sympathie : les membres du Service Régional de
l’Archéologie en Alsace, particulièrement Emmanuel Pierrez, Georges Triantafillidis,
MarieDominique Waton, les membres du Service Régional de l’Archéologie en Lorraine, particulièrement
Isabelle Clément-Gébus, Murielle Georges-Leroy, et également Gersende Alix, Monsieur Bonnet,
Pascal Flotté, Matthieu Fuchs, Gilles Hamm, Gertrud Kuhnle, Matthieu Michler, Suzanne Plouin,
Bénédicte Viroulet, Muriel Zehner.
Madame Isabelle Laboulais m’a toujours apporté son soutien, qu’elle trouve ici l’expression de ma
très sincère gratitude.
Je souhaiterais également faire part de ma reconnaissance au Conseil Régional d’Alsace qui m’a
accordé une allocation de recherche durant quelques mois, et, pour son soutien matériel, à l’UMR
7044, auparavant dirigée par Monsieur Gascou, aujourd’hui dirigée par Monsieur Beyer.
Enfin, je tiens à exprimer toute ma gratitude à ma famille, particulièrement à mes parents, à ma sœur,
Marianne, ainsi qu’à César, pour leur soutien et leur patience à toute épreuve.
Je souhaite également remercier, pour leur amitié et leurs conseils, Anne, Alexandre, Bérangère,
Catherine, Cécile, Clément, Delphine, Fabrice, Frédérique, Géraldine, Gilles, Katia, Line, Marie,
Mélodie, Olivier, Séverine.2
Avant-propos
Ce travail se partage en trois volumes : le présent volume est consacré à la synthèse, les deux volumes
suivant à l’inventaire. Cet inventaire s’organise ainsi :
- 395 fiches présentées dans le « Volume II : Inventaire 1 »,
- des tableaux départementaux présentés dans le « Volume III : Inventaire 2 ».
Au commencement du volume II, plusieurs pages décrivent en détail les fiches et les tableaux.
Nous revenons sur les raisons de ce partage entre fiches et tableaux au chapitre 3.
Dans la synthèse, particulièrement dans les parties descriptives, des numéros renvoient aux fiches de
l’inventaire, comme cela : Brumath - 9 ou Petit Landau Spittelfeld – 183.
De façon générale, tous les sites alsaciens et lorrains mentionnés dans cette synthèse sont décrits soit
sur une fiche, soit dans un des tableaux. On les retrouve aisément grâce à la numérotation des fiches, à
l’index alphabétique les concernant et placé en avant de celles-ci, ou grâce à la mention du
département, pour les tableaux départementaux (le classement de ceux-ci suit l’ordre alphabétique des
communes).
Dans les notes de bas de page, les noms des auteurs anciens et le titre des œuvres sont abrégés ainsi :
« Cés. » pour César (BG : De bello Gallico), « Strab. » pour Strabon, « Plin. » pour Pline l’Ancien
(NH : Histoire Naturelle), « Tac. » pour Tacite (Ger. : La Germanie ; An. : Les Annales, Hist. : Les
Histoires), « Amm. » pour Ammien Marcellin, « Ptol. » pour Ptolémée (Géog. : La Géographie), « It.
Ant. » pour l’Itinéraire d’Antonin, « Mél. » pour Pomponius Méla, « Luc. » pour Lucain, « Aus. »
pour Ausone (Mos. : La Moselle).
Lorsqu’une note mentionne, par exemple : « Voir BG VI, 25, 1-4 », cela renvoie directement à
l’extrait présenté dans un des tableaux dédiés aux textes anciens, dans le chapitre 1.
Les inscriptions sont présentées partout de la même façon. Elles sont désignées par la référence la plus
communément trouvée (CIL XIII …, par exemple). Quelques informations nous renseignent sur le
contexte de découverte, puis suit le texte en latin et sa traduction. Un commentaire et des références
bibliographiques peuvent compléter le tout.
Une liste des figures suit la table des matières. Celles-ci sont placées à la fin de la synthèse, avant la
bibliographie.3
AVANT-PROPOS 2
LISTE DES FIGURES 7
INTRODUCTION 8
CHAPITRE 1!: ANALYSE CRITIQUE DES SOURCES 18
1.1 QUELLES SOURCES ANTIQUES!? 18
! LES SOURCES LITTÉRAIRES 18
- César 19
- Strabon 23
- Pline l’Ancien 24
- Tacite 25
- Ammien Marcellin 29
! CARTES ET ITINÉRAIRES 31
- Ptolémée 32
- L'Itinéraire d'Antonin 34
- La Table de Peutinger 35
- La Cosmographie de l'Anonyme de Ravenne 37
1.2 LE RHIN SUPÉRIEUR ET LA GAULE MOSELLANE D'APRÈS LES TEXTES ANCIENS 38
! UN APPORT ESSENTIEL : LES TOPONYMES ANCIENS 38
! GÉOGRAPHIE ET ETHNOGRAPHIE 42
CHAPITRE 2 : LES QUATRE CITÉS ANTIQUES 47
2.1 GAULE BELGIQUE ET GERMANIE SUPÉRIEURE 47
! LA GAULE BELGIQUE 47
! LA GERMANIE SUPÉRIEURE 49
2.2 LES QUATRE CIVITATES 52
! A LA RECHERCHE DES CITÉS ANTIQUES 53
! LA CITÉ DES LEUQUES 55
- Fiche d'identité 55
- Implantation et limites 57
! LA CITÉ DES MÉDIOMATRIQUES 59
- Fiche d'identité 59 60
! LES RAURAQUES 62
- Fiche d'identité 62
- Implantation et limites 64
! LA CITÉ DES TRIBOQUES 66
- Fiche d'identité 66
- Implantion et limites 68
2.3 SUBDIVISIONS ADMINISTRATIVES ET MAGISTRATURES MUNICIPALES 72
! LES PAGI 72
! LES VICI 75
! LES MAGISTRATS 79
! TABLEAU RÉCAPITULATIF DES INSCRIPTIONS MENTIONNANT PAGI ET VICI 804
CHAPITRE 3 : BILAN DOCUMENTAIRE ET MÉTHODES 83
3.1 LA RECHERCHE ARCHÉOLOGIQUE EN ALSACE ET EN LORRAINE 83
! L'ALSACE 83
- De la Renaissance au XIXe siècle : les humanistes et les antiquaires 83
- Le «!premier!» XIXe siècle (jusqu'en 1870) 84
- De 1870 à la deuxième guerre mondiale 84
- De 1946 au début des années 1970 85
! LA LORRAINE 85
- Du XVIe au XVIIIe siècle 85
- Le XIXe siècle et la Moselle annexée 86
- La première moitié du XXe siècle 87
- De 1945 aux années 1970 87
3. 2 DES ANNÉES 1980 À NOS JOURS 88
! UN MEILLEUR ENCADREMENT 88
! FOUILLES PRÉVENTIVES ET FOUILLES PROGRAMMÉES 89
! PROSPECTIONS PÉDESTRES ET AÉRIENNES 91
3.3 GÉOGRAPHIE ET ARCHÉOLOGIE!: «!LE PASSÉ DES TERRITOIRES!» 94
! LA GÉOGRAPHIE HISTORIQUE ET SES AVATARS 94
! L’ASSIMILATION DES MÉTHODES GÉOGRAPHIQUES EN ARCHÉOLOGIE 97
! PRÉDOMINANCE DES ÉTUDES TRADITIONNELLES ET LOCALES EN LORRAINE ET EN ALSACE 99
Les recherches en cours 99
Les projets achevés et les travaux universitaires 100
3.4 MÉTHODE UTILISÉE POUR NOTRE ÉTUDE 101
! LES CHOIX OPÉRÉS 101
! MOYENS UTILISÉS ET PROBLÈMES RENCONTRÉS 103
! PRÉSENTATION DÉTAILLÉE DES FICHIERS 104
- Le fichier Excel concernant les «!indices d’occupation!» 104File Maker 105
CHAPITRE 4!: VOIES TERRESTRES ET VOIES D’EAU 109
4.1 ETAT ET COMPLEXITÉ DE LA QUESTION DES VOIES TERRESTRES 110
! L’ALSACE 110
! LA LORRAINE 113
! DES RECHERCHES RÉCENTES NOVATRICES!? 116
4.2 ENTRE MEUSE ET RHIN 119
! LA HIÉRARCHIE DES VOIES 119
! INDICATIONS ISSUES DES CARTES ET ITINÉRAIRES ANTIQUES 120
! BORNES 124
! LA «!VOIE D’AGRIPPA!» VERS LE RHIN (OU «!VOIE LYON-TRÈVES!»)!: RECONNAISSANCE DU
TRACÉ ET ÉLÉMENTS CHRONOLOGIQUES 125
! RECONNAISSANCE DES TRACÉS ET ÉLÉMENTS CHRONOLOGIQUES POUR LES AXES CITÉS PAR
L’ITINÉRAIRE D’ANTONIN ET LA TABLE DE PEUTINGER 127
! AUTRES AXES D’IMPORTANCE RÉGIONALE 129
En liaison directe avec un cours d’eau 130
En rapport avec le massif vosgien ou impliquant sa traversée 130
Constituant un «!itinéraire bis!» pour les voies d’importance supra-régionale 130
4.3 LES VOIES D’EAU 131
! LE RHIN 131
! LA MOSELLE 132
! LA MEUSE 1335
CHAPITRE 5!: LES AGGLOMÉRATIONS 134
5.1 DES PROBLÈMES DE VOCABULAIRE 134
! DÉFINITIONS ACTUELLES 134
- Agglomération 135
- Ville, agglomération urbaine 135
- Village, agglomération rurale, hameau 135
! POUR LA PÉRIODE ANTIQUE!: QUELS TERMES!? 136
5.2 LES AGGLOMÉRATIONS ANTIQUES ENTRE MEUSE ET RHIN!: EXPOSÉ CRITIQUE 140
! CRITÈRES RETENUS POUR IDENTIFIER LES AGGLOMÉRATIONS ANTIQUES DE LORRAINE ET
D’ALSACE 141
! LES CHEFS-LIEUX DE CITÉ 143
! LES AGGLOMÉRATIONS ANTIQUES DANS LE DÉPARTEMENT DES VOSGES 149
! LES AGGLOMÉRATIONS ANTIQUES EN MEUSE 151
! LMOSELLE 153
! LMEURTHE-ET-MOSELLE 157
! LES AGGLOMÉRATIONS ANTIQUES DANS LE BAS-RHIN 159
! LHAUT-RHIN 163
! LES SOMMETS VOSGIENS 167
! TABLEAU RÉCAPITULATIF 169
5.3 ASPECTS CHRONOLOGIQUES 173
5.4 ASPECTS TOPOGRAPHIQUES 176
CHAPITRE 6!: L’HABITAT RURAL 181
6.1 LES TENDANCES DE LA RECHERCHE 182
! «!FERMES INDIGÈNES!» 182
! LA VILLA (ET LE VICUS) 182
! TYPOLOGIE DE NOUVELLE GÉNÉRATION 184
! LES RECHERCHES SUR LA PLAINE DE FRANCE 185
! D’AUTRES RÉGIONS ÉTUDIÉES!: LIMAGNE, YONNE, BERRY 185
6.2 LES RECHERCHES ANCIENNES SUR L’HABITAT RURAL EN LORRAINE ET EN ALSACE 187
! LES SYNTHÈSES D’ALBERT GRENIER 187
! DES RECHERCHES À RENOUVELER!: LES TRAVAUX DE V. POINSIGNON DANS LES ANNÉES 1980188
6.3 ENCORE DES PROBLÈMES MÉTHODOLOGIQUES … 190
! LES PROSPECTIONS ET LES EXPLORATIONS PARTIELLES 190
! UNE RÉPARTITION INÉGALE DES DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES 192
6.4 LES RECHERCHES ACTUELLES SUR LA LORRAINE 194
! ENTRE MOSELLE, SEILLE ET NIED FRANÇAISE : 194
! L’ALSACE BOSSUE ET LA VALLÉE DE LA SARRE 196
! DES ÉTABLISSEMENTS EN RELATION AVEC DES ENVIRONNEMENTS BIEN DÉFINIS 199
- Les hameaux au sein des Vosges gréseuses et l’exploitation de la pierre 199
- La Côte Bajocienne!: habitat et parcellaires-fossiles de Neufchâteau à Pont-à-Mousson 201
6.5 L’HABITAT RURAL EN ALSACE!: ÉTABLISSEMENTS RURAUX ET LIEUX DE CULTE ISOLÉS 202
! LES ÉTABLISSEMENTS RELIGIEUX ISOLÉS 203
! LES ÉTABLISSEMENTS RURAUX 206
CHAPITRE 7!: DES TERRITOIRES EN MOUVEMENT!? 210
7. 1 TYPOLOGIE ET AGGLOMÉRATIONS 210
! QUELQUES EXEMPLES 210
! NOUVEL ESSAI DE CLASSEMENT POUR NOTRE ZONE D’ÉTUDE 213
7. 2 LES ÉTABLISSEMENTS MILITAIRES ET DÉFENSIFS 2216
7.3 L’ORGANISATION DU TERRITOIRE DES CITÉS MOSELLANES 225
! LA CITÉ DES MÉDIOMATRIQUES 226
- Les Médiomatriques à La Tène finale 226
- La cité des Médiomatriques au Haut-Empire 226
- La cité des Médiomatriques au Bas-Empire 227
! LA CITÉ DES LEUQUES 227
- Les Leuques avant la Conquête 228
- La cité des Leuques au Haut-Empire 228
- La cité des Leuques au Bas-Empire 229
7.4 L’ORGANISATION DU TERRITOIRE DES CITÉS RHÉNANES 230
! LES RAURAQUES 231
- Les Rauraques à La Tène finale 231
- Une nouvelle structuration territoriale au début de l’époque romaine 232
- Le territoire rauraque durant l’Antiquité tardive 234
! LES TRIBOQUES 235
- La Basse-Alsace au début de l’époque romaine 235
- La Basse-Alsace durant le Haut-Empire 236
- La Basse-Alsace durant l’Antiquité tardive 237
CONCLUSION 238
BIBLIOGRAPHIE 240
1. LES SOURCES ANCIENNES 240
2. RAPPORTS D’OPÉRATIONS ET DE PROSPECTIONS 241
3. ETUDES LOCALES ET GÉNÉRALES 2567
Liste des figures
Figure 1 : La Gaule selon Ptolémée
Figure 2 : La Table de Peutinger : extraits concernant la région étudiée
Figure 3 : La Germanie supérieure (IIe siècle)
Figure 4 : Limites des Leuques, Médiomatriques, d’après Burnand-Demarolle, 1998, limites supposées
des Triboques et des Rauraques
Figure 5 : Le diocèse de Bâle et l’Augstgau
Figure 6 : Les comtés au Xe siècle (Nordgau et Sundgau)
Figure 7 : Localisation des prospections en Alsace et en Lorraine (XXe siècle)
Figure 8 : Prospections menées ces 20 dernières années en Alsace et en Lorraine
Figure 9 : Statistiques concernant les recherches de terrain dans le Bas-Rhin et en Moselle
Figure 10 : Les unités naturelles en Alsace et en Lorraine
Figure 11 : La partie septentrionale de la Meuse, d’après F. Liénard
Figure 12 : La partie méridionale de la Meuse, d’après F. Liénard
Figure 13 : Les cartes d’A. Grenier concernant les voies de Lorraine et du Haut-Rhin
Figure 14 : Les cartes de J.-J. Hatt et Y. Burnand
Figure 15 : Les axes majeurs (d’après l’Itinéraire d’Antonin et la Table de Peutinger)
Figure 16 : Escles-Vioménil
Figure 17 : Liffol-le-Grand
Figure 18 : Sainte-Ruffine
Figure 19 : Sites non retenus parmi les agglomérations
Figure 20 : Les agglomérations ayant une origine laténienne
Figure 21 : Les agglomérations nées à l’époque romaine
Figure 22 : Répartition générale des découvertes en Alsace et en Lorraine
Figure 23 : Lieux de culte sur la rive gauche du Rhin
Figure 24 : Les agglomérations au sein des civitates
Figure 25 : Classement des agglomérations
Figure 26 : Etablissements militaires de l’Antiquité tardive
Figure 27 : Les cités au Haut-Empire
Figure 28 : Les cités au Bas-Empire8
Introduction
1 2
De la Meuse au Rhin s'étendaient à l'époque romaine quatre cités , aux dimensions et aux
3
paysages variés, à l'histoire proche et plutôt mouvementée, héritières des civitates et autres entités de
l'époque de l'Indépendance : les Leuques, les Médiomatriques, les Triboques et les Rauraques.
Appartenant à la province de Gaule Belgique au Haut-Empire, et à la province de Belgica Prima
depuis la fin du IIIe siècle ou le début du IVe siècle, la cité des Leuques correspond à peu près à la
partie méridionale de la Lorraine actuelle, quand la cité des Médiomatriques à peu près à la
partie septentrionale de celle-ci. Toutes deux sont plutôt vastes. La civitas des Leuques a comme
capitale Toul-Tullum, située aux abords de la Moselle et traversée par la grande voie joignant le
Rhône au Rhin. Metz-Divodurum, ville de belle envergure, est capitale de la civitas des
Médiomatriques, dernier site d'importance avant la cité des Trévires et sa Trèves, située sur la
même grande voie.
Vers l'Est, aux abords du Rhin, voisines des Leuques et des Médiomatriques, se trouvent deux cités de
taille plus modeste : la cité des Triboques, qui correspond à une partie réduite du département du
BasRhin, et la cité des Rauraques, qui déborde sur la rive droite du Rhin, au niveau de l'actuel Haut-Rhin.
Ces deux cités, selon la progression ou le recul - voire le retrait - des troupes romaines sur la rive
droite du Rhin et en Germanie libre se sont retrouvées tantôt à l'intérieur de l'Empire, comme les cités
4
de Gaule mosellane, tantôt en position frontalière, au contact immédiat des Germains . Triboques et
Rauraques sont compris dans le district de Germanie supérieure durant le Ier si. ap. J.-C., dans la
province du même nom jusqu'au début du Bas-Empire, puis en Germanie Première. Au sud se trouvent
les cités des Séquanes et des Helvètes.
5
Le Rhin, s'il ne constituait pas une frontière durant la Protohistoire , oscille à l'époque romaine entre
limite symbolique et limite réelle. On le trouve mentionné dans de nombreux textes d'auteurs anciens.
De par la longueur de son cours, ses bras multiples et mouvants, son impétuosité, il marque le paysage

1
Au niveau de la partie française de leur cours.
2
Voir carte montrant le territoire des quatre cités, à la fin de l’introduction. Nous ne travaillons que sur la partie
française de ces cités.
3
César utilise ce terme latin, dès le début de De Bello Gallico, pour désigner les différents peuples gaulois.
4
Les mots Germains ou barbares sont employés par commodité, sans aucune connotation péjorative, pour
désigner les populations vivant au-delà des limites de l'Empire et s'y intégrant petit à petit au fil des siècles.
5
Voir, entre autres, Fichtl 2004 p. 24.9
autant que les esprits. Parallèlement à celui-ci, l'Ill remonte depuis sa source, dans le Jura alsacien, la
6
plaine, du sud au nord. Dominant le fossé où coule le fleuve , les Vosges, tout comme la Forêt Noire,
ne connaissent pas un succès semblable au sien. Pourtant, le massif vosgien a dû fournir de multiples
ressources aux populations civiles et militaires. Dans ses parties méridionale et centrale, les plus
hautes, marquées par les glaciations, il possède des sommets bien arrondis et des vallées encaissées,
façonnées par des cours d'eau alimentant ensuite la plaine : la Doller, la Thur, la Lauch, la Fecht, la
Weiss, la Liépvrette, le Giessen ... Ensuite, plus on va vers le nord, plus les altitudes du massif
diminue. Certains de ces secteurs (comme celui du Giessen) sont empreints d'une grande complexité
géomorphologique. La vallée de la Bruche, surplombée par le massif du Donon, est encore très
profonde. Les Vosges gréseuses sont caractérisées par l'omniprésence des grès du Buntsandstein, qui
produisent un paysage bien particulier : versants assez raides, vallées étroites au fond plat, rochers
proéminents ... Sortant de ces vallées plus longues des Vosges du Nord, plusieurs cours d'eau
rejoignent également la plaine : la Zorn, la Moder, la Sauer ...
7
Les versants occidentaux des Vosges constituent la Lorraine orientale . Ils sont eux aussi en grande
partie marqués par la présence du grès. La Lorraine centrale, plus à l'ouest, est barrée par la côte la
plus orientale du Bassin Parisien, la Côte de Lorraine, et par la Côte dite infraliasique. Elle comprend
la Plaine-sous-vosgienne, le Pays des Etangs, le Saulnois, puis des plateaux (Xaintois, Vermois,
Messin). Encore plus à l'ouest, la Lorraine occidentale voit se succéder des côtes, au relief plus fort
que les précédentes, des plateaux et des plaines. Un premier ensemble est constitué par la Côte de
Moselle, le Plateau de Haye (vers Nancy), le Pays Haut (vers Longwy), et la plaine de la Woëvre. Un
deuxième ensemble comprend la Côte de Meuse, les Hauts de Meuse, la vallée de la Meuse. Un
troisième est formé par la Côte des Bars, le plateau du Barrois, puis la Champagne humide.
Et, plus au nord, le massif de l'Argonne, avec son particularisme lithologique.
Ces régions à l'ouest des Vosges sont traversées par plusieurs rivières, souvent de direction est-ouest :
la Seille, la Meurthe, la Saulx, l'Ornain, l'Aire ... et par deux cours d'eau principaux de direction
sudnord, la Meuse et la Moselle, qui a d'ailleurs été célébrée par quelques auteurs anciens.
Vers le Rhin, et plus globalement l'Est et le Nord de la Gaule Chevelue, se trouve un des principaux
théâtres d’opérations de la guerre des Gaules, avec laquelle débute la période de notre étude.
La Gaule est, même avant l'arrivée de César, secouée par de multiples dissensions internes. Les
Séquanes, alliés aux Arvernes, ont demandé l’aide du roi germain Arioviste et de ses Suèves, pour
affronter les Eduens. La victoire tourne rapidement à la défaite pour les Séquanes lorsque les Suèves,
dont la participation a été décisive, décident de s’installer sur un tiers de leur territoire et de leur en

6
Voir la carte (tirée de Vogt 1980) des régions naturelles d’Alsace, à la fin de cette introduction.
7
Voir la carte (tirée de Hilly-Haguenauer, 1979) des régions naturelles de Lorraine, à la fin de cette introduction.

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