Comment ça, pas avant qu’ils en parlent à la téloche ?

De
Publié par

Résumé du chapitre 5. Lucie est pressé de perdre sa virginité. Son père serait bien volontaire mais comme à la télé, ils disent que c’est pas bien, Lucie est contre. 6 Le Père Comment ça, pas avant qu’ils en parlent à la téloche ? Chier ! C’est quoi encore ces conneries, bordel ! Chier ! Pourquoi qu’elle montre son cul aussi ? Merde ! J’suis pas que son père, j’suis aussi un homme. Alors arrête de te montrer à poil : un sein par-ci, une fesse par-là. A te rendre fou, chier. De toute façon quand c’est pas elle, c’est les autres. Je les connais pas mais ça les empêche pas de se dandiner devant la prunelle de mes yeux, à demi-nues et toute la journée… Les salopes ! Et elles te montrent leurs longues jambes jusqu’à la ficelle qui leur rentre dans le cul. Chier ! Quel spectacle ! N’empêche, y a un truc que je pige pas chez les femmes. Dans les années 70, elles hurlaient qu’elles voulaient leur indépendance et être considérées à l’égal de l’homme, qu’elles voulaient notre boulot et le même salaire, montrer leur poitrine sur la plage, conduire une voiture, enfin tout comme nous. Résultat, les films de cul n’arrêtent pas d’exploser et elles se retrouvent en sous-vêtements sans même pouvoir l’ouvrir. Ah ! Les mystères de la femme. Chier ! Ça commence le midi avec les pubs. Pendant que tu bouffes, entre un saucisson et un frometon, il te glisse une de ses putes, les miches à ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
Lecture(s) : 80
Nombre de pages : 5
Voir plus Voir moins
Résumé du chapitre 5.
Lucie est pressé de perdre sa virginité. Son père serait bien volontaire mais comme à la télé,
ils disent que c’est pas bien, Lucie est contre.
6
Le Père
Comment ça, pas avant qu’ils en parlent à la téloche ?
Chier ! C’est quoi encore ces conneries, bordel ! Chier ! Pourquoi qu’elle montre son
cul aussi ? Merde ! J’suis pas que son père, j’suis aussi un homme. Alors arrête de te
montrer à poil : un sein par-ci, une fesse par-là. A te rendre fou, chier.
De toute façon quand c’est pas elle, c’est les autres.
Je les connais pas mais ça les empêche pas de se dandiner devant la prunelle de
mes yeux, à demi-nues et toute la journée…
Les salopes !
Et elles te montrent leurs longues jambes jusqu’à la ficelle qui leur rentre dans le cul.
Chier ! Quel spectacle !
N’empêche, y a un truc que je pige pas chez les femmes.
Dans les années 70, elles hurlaient qu’elles voulaient leur indépendance et être
considérées à l’égal de l’homme, qu’elles voulaient notre boulot et le même salaire,
montrer leur poitrine sur la plage, conduire une voiture, enfin tout comme nous.
Résultat, les films de cul n’arrêtent pas d’exploser et elles se retrouvent en sous-
vêtements sans même pouvoir l’ouvrir.
Ah ! Les mystères de la femme.
Chier !
Ça commence le midi avec les pubs. Pendant que tu bouffes, entre un saucisson et
un frometon, il te glisse une de ses putes, les miches à l’air, pour te dire qu’il faut que
tu manges cette barre de chocolat pour te sentir léger. Elles n’ont pas compris que
c’est pas leur barre de chocolat qu’on veut bouffer ? Chier ! C’est sympa, mais y a
des heures pour bander. En tout cas, pas devant un plat de lentilles légèrement
malades.
Et merde ma fourchette qui tombe.
Je me baisse et le temps de la récupérer, j’ai pu voir qu’elle portait sa culotte bleue-
pailletée. (Celui qui pense que je parle de ma femme, il n’a rien compris à l’histoire.
Trompé de bouquin ? Chier !)
Et boum ! Gaule complète. Je me relève, et on finit sur la cow-boy en jeans avec rien
d’autre sur elle, en train de gueuler la marque du chewing-gum qu’elle mâche.
La classe, chier !
En général, c’est plus intéressant vers 19 Heures, c’est là que ça commence à
chauffer et non-stop jusqu’à deux heures.
Heure du porno !
Après je vais me coucher. D’abord, le rituel du branleur : tirer la chasse et se laver
les mains. 44 ans que je fais ça, chier. Ouais ! Vous avez bien compris : 44 ans que
je suis avec ma femme. La première année, j’arrêtais pas de la tirer. Ça a foutu la
merde et depuis j’ai dû attendre seize ans avant de recommencer.
La même connerie également.
Lucie est née.
Maintenant avec la téloche moderne, y a plus besoin de sa femme pour s’exciter
(surtout pas avec la mienne). Les fantasmes qui sont dans ma tête, sont à l’écran.
Chier ! J’en rêvais, Dieu l’a fait ! T’es mon pote toi.
Non ! Sérieux, vous les jeunes vous ne comprenez pas notre calvaire de vieux. Ok
on est tous cons et ridés mais on a encore notre Popol entre les jambes et il aimerait
bien se rendre utile un moment lui aussi. Après, il aura tout le temps pour s’endormir
sur ses deux oreilles, le con. Et c’était pas avec “
les chiffres et les lettres“, “les jeux
de vingt heures
” et
“sans frontière
” que j’pouvais me la raidir.
A l’époque, la télé, c’était quand même parti d’un bon sentiment. Elle nous prenait
pour des intellos, même si tu bossais en usine, t’étais pareil. Faut dire qu’étant un
produit de riche, la télé ne s’intéressait pas à la pauvreté et aux différences sociales.
Que des programmes chiants, pas de gonzesses ou alors que des moches. Au début
la beauté ne comptait pas. Demandez à Cerise Abre ce qu’elle ferait si les critères
étaient les mêmes que maintenant ? De la politique, des séries où il faut réfléchir
jusqu'à la fin.
Et enfin, l’autre frisé est arrivé.
L’ami des frustrés :
Follaro.
C’était un comique même pas drôle, mais lui et ses potes voulaient faire mieux que
Benny Hill. Pas pour l’humour mais pour les filles. Une fois par mois, hop, y en avait
une qui faisait un strip-tease. Après c’était toutes les semaines puis quelques années
plus tard, c’était tous les jours, sur différentes chaînes. Chier ! Le rêve : des seins de
toutes les tailles selon les modes. C’était l’année des gros, des plus petits. Des culs
ronds et dodus ou fades et boutonneux.
Pour tous les goûts quand même.
En général la viande était jeune et fraîche. D’ailleurs même de plus en plus jeune et
de plus en plus fraîche. Regardez le corps de ma fille. Chier ! Elle n’a que seize ans
et elle est déjà parfaite. Une vraie déesse. Pourtant avec nous comme parents.
Comprends pas !
Bah ! Vous savez bien ce qu’on dit à propos de la nature.
Chier ! Je sais… c’est pas très sain de reluquer sa fille sortir de sa douche. Surtout
quand j’ai les mains rentrées dans le froc. Bon d’accord, avoir une belle fille ne me
donne pas le droit de la toucher mais bon, ma femme ne veut plus et moi après une
journée aspergée de nanas à poil, faut que je baise et hors de question de payer.
Alors, j’ai pris le câble !
Oui mais les tarifs sont moins chers. Pour le prix d’une pipe j’peux voir un X par jour.
Bon, le plan, c’est qu’au lieu d’abuser de ma fille, je me la secouais entre 1h et 2h.
Le temps de gicler et j’allais au pieu. Sauf que des fois, complètement raide, en
général le samedi, j’aspergeais les murs avant de me pieuter. Au début, la vieille
(ma femme, chier) n’avait rien remarqué. Mais vu le nombre de cible que j’inondais, il
m’était impossible de lui dire que cette morve gluante étalée sur l’écran ressemblait à
un escargot écrasé. On n’habitait pas à la campagne sauf peut-être, le cerveau de
ma femme.
N’empêche qu’elle trouvait ça dégueulasse.
-T’es jalouse parce que c’est pas sur toi, surtout !
Ça la faisait marrer, pas parce que c’était drôle, non. Elle se foutait de ma gueule du
genre :
- Faudrait d’abord que t’arrives à la rentrer.
- C’est pas ma faute, c’est elle qui veut pas.
(Ça fait con de dire “elle” pour un Popol)
Sinon, elle était pas chiante. On allait finir notre vie ensemble, autant être tolérant.
Son truc ?
C’était les émissions de télé. Plus c’était con, plus elle aimait. A vrai dire, ça me
dérangeait pas. Il y avait aussi du cul dans ces conneries. Bon, on voit pas de miche
et tout mais y avait toujours quelques dindes qui se trémoussaient derrière le
présentateur. Un ancien collègue rital, disait que dans son pays, quel que soit le
programme, y avait toujours des salopes à danser. Chier. Eux au moins, ils étaient
en avance sur nous. Quand t’es retraité ! T’as que ça à foutre. Mater la télé. Alors,
les jeux télé de la vieille …
J’trouve les présentateurs cons comme des cons, surtout un, qui le serait encore plus
s’il n’y avait pas toutes ces putes autour de lui.
Gros Niais*, c’était le nom du mec. Il était pas gros mais le reste était vrai. C’est un
des mecs les plus aimés des Grand-mères, pour te dire. Ben quoi, les jeunes ont
bien leur boy’s band, pourquoi les vieilles n’auraient pas Gros Niais ?
Les couleurs fades, il connaissait pas : Veste jaune, pantalon rose. Il ne lui manquait
plus que des clochettes sur la tête pour ressembler à un bouffon. Il faisait des
grimaces aussi quand il ne marchait pas comme un singe. C’était un marrant, il avait
toujours un paquet de vannes pour toutes sortes de personnes, du plus bête au plus
con.
Au départ, j’ai cru que Gros Niais était homo.
- Merde, ils l’ont fait.
J’regarde la chaîne : Canal Z. Non, c’est pas leur genre. Si, ça doit tous être des
tarlouzes mais pas leur public. Ménagère de 50 ans. C’était certainement pas pour
les gays, ils vivent pas jusque là. Ça meurt toujours d’une maladie quand c’est pas le
cancer du cul.
Ouais ! J’aime pas les PD et alors ? Ça te pose un problème gros con ? Déjà, t’as de
la chance, j’suis pas raciste. Même un PD noir me fait gerber. Chier ! J’comprends
pas ces gens là, y a rien à faire. Le docteur m’a dit un jour : il y a des gens qui ont
peur du noir, de rester seul, du vertige, (le doc a dit des mots plus savants mais je
me rappelle plus, des mots en « …ie ») …
(
*
Gros Niais est un personnage fictif et ne ressemble à aucun présentateur de
télé)
Moi, c’est des homos. Et que personne ne me dissuade de changer d’avis, il n’y
arrivera pas. Jamais ! Alors, c’est un sujet clos !
Non, Gros Niais n’en était pas un. Il était jeune, enfin plus près de trente que de vingt
(ce qui est jeune pour l’un ne l’est pas pour l’autre) et marié avec deux gosses. Alors
s’il n’était pas PD et pour qu’il soit quand même à la télé -et pas sur n’importe quelle
chaîne non plus- il devait vraiment avoir du talent. Chier !
J’aimais bien par contre, Brofier et son équipe. Non, c’était pas un jeu mais une
émission qui parlait de tout et de rien mais j’aimais bien leur humour. Surtout, je le
comprenais. Lui, au moins -alors que la plupart des jeunes animateurs essayaient
d’avoir un humour plus subtil, plus intelligent- ne faisait pas d’effort. Il était bête et
faisait le maximum pour le rester. Et puis j’étais pas le seul à apprécier son
émission. Comme quoi, il y a un filon pour des retraités attardés comme moi, chier !
Moi, avant, j’étais boucher.
Il y a 30 ans, c’était utile un boucher. T’avais même des chances d’avoir ta propre
boutique avant d’être récupéré par les grosses compagnies et après, ton magasin
devenait leur magasin. Alors, comme tous, j’ai fini chez eux.Toutes mes années
d’expérience pour finalement couper quelques tranches de jambon et les peser.
Et puis ça dépotait. Faut dire qu’on nourrissait la moitié de la ville. Je me levais tôt,
suais toute la journée et attendais la fin du mois.
Le premier chèque était une claque. Il y avait pas un zéro en moins ? Chier ! J’ai
rigolé et je suis allé voir la comptable (avant c’était ma femme, maintenant je devais
monter deux étages et traverser trois couloirs) Elle était vieille dans un corps fait
pour l’action. Ma vue l’effraya quand je lui tendis ma fiche de paie. Après, c’est elle
qui rigolait. Le salaire était normal. Je n’étais pas chef, juste un simple employé
réduit à me lever tôt, courir, bosser pour dix et affronter les clients. Tout ça pour
moins d’argent, évidemment.
Bon, tant pis pour les prochaines vacances.
On partira plus tard. Les traites de la maison n’étaient même pas finies d’être
payées. Juste se serrer un peu la ceinture avec ma femme pendant cinq ans et le
voyage en Afrique serait pour nous.
- Et si je tombe enceinte, comment on fait ?
- Parle pas de malheur, on est déjà assez dans la merde comme ça.
- J’suis enceinte !
On a vendu la maison, pris un plus petit appart et nous ne sommes jamais partis en
Afrique. Une fois, nous sommes allés voir ma belle-soeur, banlieue nord. Ça va,
c’était chouette.
Ma femme était contre l’avortement. Moi aussi (même si j’ai jamais su pourquoi)
En tout cas, c’était la dernière fois que je la tringlais.
- Mets un préservatif comme tout le monde.
T’as raison, déjà que sans, elle veut à peine rentrer (je la comprends) alors un
bonnet sur la tête. Y a pas moyen. Elle a trop honte.
Non mais sérieux, comment qu’on faisait avant, hein ? On s’en passait très bien de
ce truc en caoutchouc. Bon, c’est sûr, les femmes avaient tendance à chier des
marmots alors qu’on leur demandait rien. Au pire, y avait plus qu’à les jeter dans des
poubelles ou les laisser sur la route. A vous de choisir !
Quoi, c’est dégueulasse ?
N’empêche qu’avant on la faisait tourner la D.D.A.S.S !
Maintenant, ils en tatouent un ou deux par mois. J’ai pas les chiffres mais ils sont
plus faibles qu’avant.
Malgré tout, ma femme voulait garder Lucie. Tout ça pour pas bosser, fainéante !
Du coup, obligé de racheter des vêtements toutes les deux semaines.
C’est un peu comme l’informatique, ça évolue trop vite pour mon porte-monnaie.
Et en plus c’était une fille !
Pendant un an, à la boîte, les employés m’appelaient : Super monsieur heures
supplémentaires.
Si ça avait été un fils, je crois que je l’aurais haï pour de très nombreuses raisons.
Mais une fille, qu’est ce que tu peux faire ?
C’est vrai, c’est moins utile qu’un mec.
Du moins, au début.
A suivre…
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.