Bulletin statistique régional

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INSTITUTDE LA STATISTIQUEDU QUÉBECRÉGIONSBulletin statistique régionalÉdition 2010MontréalÉquipe de rédaction :Jean Berselli Stéphane Crespo Jean-François Lachance Table des matièresRaymond Beullac Claude Fortier Pierre LachanceDanielle Bilodeau Jean-François Fortin Stéphane LadouceurSophie Brehain Marc Gignac Guillaume MarchandPierre Cambon Jean-Marc Kilolo- Mario Ringuette Territoire 2Francine Chercuitte Malambwe Martine St-AmourAvec l’assistance technique de :Marie-Ève Cantin Hugo Leblanc Démographie 3Fanny Desrochers Amélie MartinsRévision linguistique :Esther Frève Nicole Descroisselles Marché du travail 7Sous la coordination de :Pierre Cambon Stéphane Ladouceur Comptes économiques 9Sous la direction de : Produit intérieur brut 9Yrène GagnéRevenu personnel 11Nos coordonnées :Institut de la statistique du Québec200, chemin Ste-Foy, 3e étageQuébec (Québec), G1R 5T4 Exportations 13Téléphone : 418 691-2411Sans frais : 1-800-463-4090Télécopieur : 418 643-4129 Industrie manufacturière 15Courriel : regions@stat.gouv.qc.caVisitez notre site Web :www.stat.gouv.qc.ca Investissements et permis de bâtir 17Crédits de la page frontispice : Investissements 17© iStockphoto.com / Adam Korzekwa / philpell, photographes Permis de bâtir 18Signes conventionnels Conditions de vie et bien-être 19.. Donnée non disponible n Nombre... N’ayant pas lieu de fi gurer $ En dollars– Néant ou zéro k En milliers— Données infi me M En millionsp ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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INSTITUT
DE LA STATISTIQUE
DU QUÉBEC
RÉGIONS
Bulletin statistique régional
Édition 2010
MontréalÉquipe de rédaction :
Jean Berselli Stéphane Crespo Jean-François Lachance Table des matières
Raymond Beullac Claude Fortier Pierre Lachance
Danielle Bilodeau Jean-François Fortin Stéphane Ladouceur
Sophie Brehain Marc Gignac Guillaume Marchand
Pierre Cambon Jean-Marc Kilolo- Mario Ringuette Territoire 2
Francine Chercuitte Malambwe Martine St-Amour
Avec l’assistance technique de :
Marie-Ève Cantin Hugo Leblanc Démographie 3
Fanny Desrochers Amélie Martins
Révision linguistique :
Esther Frève Nicole Descroisselles Marché du travail 7
Sous la coordination de :
Pierre Cambon Stéphane Ladouceur
Comptes économiques 9
Sous la direction de :
Produit intérieur brut 9Yrène GagnéRevenu personnel 11
Nos coordonnées :
Institut de la statistique du Québec
200, chemin Ste-Foy, 3e étage
Québec (Québec), G1R 5T4 Exportations 13
Téléphone : 418 691-2411
Sans frais : 1-800-463-4090
Télécopieur : 418 643-4129 Industrie manufacturière 15Courriel : regions@stat.gouv.qc.ca
Visitez notre site Web :
www.stat.gouv.qc.ca
Investissements et permis de bâtir 17
Crédits de la page frontispice : Investissements 17
© iStockphoto.com / Adam Korzekwa / philpell, photographes Permis de bâtir 18
Signes conventionnels
Conditions de vie et bien-être 19.. Donnée non disponible n Nombre
... N’ayant pas lieu de fi gurer $ En dollars
– Néant ou zéro k En milliers
— Données infi me M En millions
p Donnée provisoire G En milliards Éducation 21
r Donnée révisée g Gramme
e Donnée estimée kg Kilogramme
F Donnée peu fi able t Tonne métrique
x Donnée confi dentielle
Santé 22
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives CanadaArchives nationales du Québec Culture et communications 24
e4 trimestre 2010
ISSN 1712-2066 (version imprimée)
ISSN 1715-6971 (en ligne)
Concepts et défi nitions 26© Gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec
Toute reproduction est interdite sans l’autorisation du gouvernement
du Québec
www.stat.gouv.qc.ca/droits_auteur.htm Tableaux comparatifs 32
Décembre 2010Montréal
1. Territoire
par Guillaume Marchand, Service des statistiques sectorielles et du développement durable
2La région de Montréal couvre une superfi cie de 624 km . Cette région désigne à la fois le territoire équivalent (TE) à une mu-
nicipalité régionale de comté (MRC) et regroupe 16 municipalités.
2Avec une superfi cie en terre ferme 499 km (80,0 %) pour 1 906 811 habitants en 2009, la densité de population de Montréal
2 2est de 3 821 hab./km . Par contre, les zones développées couvrent une surface de 436 km (69,9 %). Ainsi, la densité de la
2population par rapport aux zones développées est de 4 375 hab./km .
1 2 2La couverture du sol de Montréal est composée majoritairement de 436 km de zones développées (69,9 %), de 125 km d’eau
2 2(20,0 %) et de 15 km de forêts de feuillus (2,4 %). Finalement, les terres humides s’étendent sur 0,124 km , ce qui représente
0,02 % de la région.
2Pour favoriser la protection et le maintien de la diversité biologique, Montréal compte 96 km (15,4 %) d’aires protégées.
Couverture du sol
Superfi cie
2km %
Données non disponibles 0 0,0
Eau 125 20,0
Glace, roche, terrain découvert 4 0,6
Bryophytes et lichens 0 0,0
Arbustes 0 0,0
Terres humides 0 0,0
Plantes herbacées et toundra 2 0,4
Terres agricoles cultivées 41 6,5
Forêt de conifères 0 0,0
Forêt de feuillus 15 2,4
Forêt mixte 1 0,1
Zones développées 436 69,9
Sources : GéoBase, circa 2000-vectorielle (CSC2000-V); ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
1. Compte tenu de l’arrondissement des données, il peut arriver que la somme des parties n’égale pas le total. Des informations suplémen-
taires sur les différentes catégories de couverture du sol sont également disponibles dans la section concepts et défi nitions.
2 Bulletin statistique régional, édition 2010
2. Démographie
par Martine St-Amour, Direction des statistiques sociodémographiques
La croissance de la population de Montréal a connu un creux au début des années 2000, mais le bilan démographique de la
région montre des signes d’amélioration à la fi n de la décennie. Les naissances sont en hausse depuis quelques années et,
en raison d’une augmentation des volumes d’immigrants admis au Québec, Montréal accueille un nombre accru de nouveaux
arrivants. Si les pertes migratoires au profi t des régions qui lui sont adjacentes demeurent considérables, elles se sont légère-
ment réduites au cours des deux dernières années.
Évolution de la population
erSelon les estimations provisoires, la région de Montréal comptait 1 906 800 habitants au 1 juillet 2009, soit 24,4 % de la
population du Québec. Elle occupe le premier rang des régions administratives pour ce qui est de la taille de sa population,
devant la Montérégie (18,2 %) et la Capitale-Nationale (8,8 %). Son poids démographique s’est légèrement réduit au cours des
dernières années; ce poids était de 24,8 % en 1996.
Tableau 2.1
Population totale et taux d’accroissement annuel moyen, Montréal et ensemble du Québec, 1996-2009
er 1Population au 1 juillet Taux d'accroissement annuel moyen
p p1996 2001 2006 2009 1996-2001 2001-2006 2006-2009
n pour 1 000
Montréal 1 797 912 1 850 493 1 873 589 1 906 811 5,8 2,5 5,9
Ensemble du Québec 7 246 897 7 396 331 7 631 552 7 828 879 4,1 6,3 8,5
erNote : Selon la géographie et la dénomination au 1 juillet 2009.
1. Le taux d’accroissement est calculé par rapport à la population moyenne de la période.
Source : Statistique Canada, Estimations démographiques (série de février 2010).
Compilation : Institut de la statistique du Québec.
De 2001 à 2006, la population de Montréal a crû en moyenne à un taux annuel de 2,5 pour mille, le rythme de sa croissance
ayant ralenti par rapport à 1996-2001 (5,8 pour mille). Tandis que la région affi chait une croissance supérieure à la moyenne
québécoise à la fi n des années 1990, elle se retrouve sous cette moyenne en 2001-2006. Selon les données les plus récentes,
la croissance de Montréal a repris de l’ampleur en 2006-2009, le taux d’accroissement annuel moyen s’élevant à 5,9 pour mille.
La croissance y demeure toutefois en deçà de la moyenne du Québec (8,5 pour mille), et particulièrement de celle des régions
qui lui sont adjacentes (Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie). Ces dernières affi chent toutes un taux d’accroissement
annuel de plus de 10 pour mille en 2006-2009.
Structure par âge
La structure par âge de Montréal est unique parmi l’ensemble des régions du Québec. En 2009, la part des jeunes de moins
de 20 ans (20,4 %) y est parmi les plus faibles (22,2 % en moyenne), tandis que les personnes âgées de 65 ans et plus y sont
proportionnellement plus nombreuses (15,8 %) que dans l’ensemble du Québec (14,9 %). L’immigration internationale et l’arrivée
de jeunes issus des autres régions assurent toutefois le maintien d’une population relativement jeune. Leur impact se ressent
au sein de la population d’âge actif, les 20-64 ans. Pris en bloc, le poids de ces derniers (63,9 %) est supérieur à la moyenne
québécoise (62,8 %). Cependant, à l’intérieur de ce groupe, Montréal compte davantage de 20-44 ans et moins de 45-64 ans.
La population d’âge actif est donc plus jeune à Montréal que dans l’ensemble du Québec. Cette distinction se refl ète dans un
âge médian qui est moins élevé à Montréal (39,9 ans) qu’au Québec (41,1 ans).
Institut de la statistique du Québec 3Montréal
Tableau 2.2
pPopulation par grand groupe d’âge et âge médian, Montréal et ensemble du Québec, 2009
Groupe d'âge Âge
Total 0-19 20-64 65 et plus Total 0-19 20-64 65 et plus médian
n%
Montréal 1 906 811 388 732 1 217 665 300 414 100,0 20,4 63,9 15,8 39,9
Ensemble du Québec 7 828 879 1 739 194 4 919 274 1 170 411 100,0 22,2 62,8 14,9 41,1
erNote : Population au 1 juillet.
Source : Statistique Canada, Estimations démographiques (série de février 2010).
Compilation : Institut de la statistique du Québec.
Naissances, décès et accroissement naturel Figure 2.1
Naissances, décès et accroissement naturel, Montréal,
Le nombre de naissances enregistrées à Montréal a augmenté 1999-2009
pour une cinquième année consécutive en 2009, après avoir
nété plutôt stable dans la première moitié des années 2000.
24 000
Selon les données provisoires, 22 982 bébés sont nés dans la Naissances
région en 2009, soit 13 % de plus que les 20 396 naissances
20 000
de 2004. Une augmentation de 20 % s’observe dans l’en-
semble du Québec au cours de cette période.
16 000
Déc èsÀ Montréal, la récente hausse des naissances est attribuable
12 000
au fait que les femmes ont en moyenne un peu plus d’enfants
Accroissement
natureldepuis quelques années. L’indice synthétique de fécondité,
8 000
qui mesure l’intensité de la fécondité d’une année donnée,
est passé de 1,42 enfant par femme en 2004 à 1,62 en 2009.
4 000
Une fécondité plus élevée a permis de compenser une légère
réduction du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants
Source : Institut de la statistique du Québec.
(15-49 ans) au cours de cette période. Malgré cette hausse,
la fécondité de Montréal demeure une des plus faibles au
Québec avec celle de la Capitale-Nationale (1,61). La moyenne québécoise est de 1,73 enfant par femme en 2009.
Montréal est l’une des rares régions où le nombre de décès a diminué sensiblement au cours de la dernière décennie. En 2009,
14 816 décès ont été enregistrés dans la région, comparativement à 15 853 en 1999 et à 15 208 en 2004. Comme les nais-
sances sont en hausse et que les décès se sont réduits, l’accroissement naturel, soit l’excédent des naissances sur les décès,
a pris de l’ampleur. Après avoir représenté moins de 6 000 personnes de 1999 à 2005, il culmine à 8 166 personnes en 2009.
Migration interrégionale
Au cours des 10 dernières années, Montréal a été largement défi citaire dans ses échanges migratoires avec les autres régions
du Québec. Si les pertes annuelles ont été relativement faibles en 1999-2000 (– 2 437), elles ont ensuite rapidement pris de
l’ampleur : de 2002-2003 à 2007-2008, Montréal a perdu plus de 20 000 habitants par année au profi t des autres régions. Une
légère réduction des pertes migratoires interrégionales s’observe toutefois en fi n de période. Le solde est passé de – 23 848
personnes en 2006-2007 à – 21 477 en 2007-2008 et s’établit à – 19 463 en 2008-2009.
4
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008p
2009pBulletin statistique régional, édition 2010
En 2008-2009, les soldes migratoires de Montréal sont né- Figure 2.2
Solde migratoire interrégional, Montréal, 1999-2000 à gatifs dans tous les groupes d’âge, sauf chez les 15-19 ans
2008-2009(+ 404) et, surtout, chez les 20-24 ans (+ 3 268). Ce pro-
nfi l migratoire est notamment lié à la présence d’institutions
0
d’enseignement collégial et universitaire qui desservent non
-2 437
-5 000seulement les jeunes de Montréal, mais aussi ceux des autres
-5 264
régions du Québec. Les défi cits importants chez les 25-44 ans
-10 000
et chez les jeunes enfants traduisent la nature souvent tempo-
-15 000raire des migrations réalisées par les 15-24 ans, de même que -14 833
l’attrait des jeunes familles pour les banlieues situées dans les
-20 000
-19 463
-20 406régions adjacentes à Montréal. -21 477
-22 760-22 800-25 000 -23 848-24 100
-30 000
Note : Les données de 2005-2006 à 2007-2008 ont été révisées.
Source : Institut de la statistique du Québec, exploitation du Fichier
d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie
de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)
Figure 2.3
Solde migratoire interrégional selon le groupe d’âge, Montréal, 2008-2009
n
4 000
3 268
3 000
2 000
1 000 404
0
-188 -177
-1 000 -518 -621
-1 019-1 156 -1 156-1 028-1 355-2 000
-1 809 -1 941-2 101
-3 000 -2 709
-3 072
-4 000
-4 285
-5 000
Groupe d'âge
Source : Institut de la statistique du Québec, exploitation du Fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance
maladie du Québec (RAMQ).
Institut de la statistique du Québec 5
0-4
5-9
10-14
15-19
20-24
25-29
30-34
35-39
40-44
1999-2000
45-49
2000-2001
50-54
2001-2002
55-59
2002-2003
60-64
2003-2004
65-69
2004-2005
70-74
2005-2006
75-79
2006-2007
2007-2008
80 et plus
2008-2009Montréal
La Montérégie est la principale région de destination des individus qui quittent Montréal, de même que la principale région
d’origine de ceux qui s’y établissent. En 2008-2009, un peu plus du tiers des mouvements migratoires, qu’il s’agisse des en-
trées ou des sorties, ont impliqué cette région voisine. Ces échanges ont été grandement défavorables à Montréal, qui a perdu
6 727 habitants au profi t de la Montérégie. Un défi cit d’ampleur semblable a résulté des échanges avec Laval (– 6 773), des
pertes considérables étant également enregistrées vis-à-vis de Lanaudière (– 3 754) et des Laurentides (– 2 011). Les pertes
totales au profi t des régions adjacentes se sont toutefois atténuées au cours des deux dernières années, ce qui explique que
le solde total de Montréal soit un peu moins négatif en 2007-2008 et en 2008-2009. Au cours de cette dernière année, Montréal
a bénéfi cié des migrations avec seulement cinq régions et les gains sont de faible ampleur. Les plus importants sont réalisés
au détriment de la Capitale-Nationale (+ 125) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (+ 103).
Tableau 2.3
Entrants, sortants et solde migratoire interrégional avec chacune des régions administratives, Montréal, 2008-2009
Solde Entrants Sortants
Rang n % Rang n %
Bas-Saint-Laurent – 80 13 444 1,1 12 524 0,9
Saguenay–Lac-Saint-Jean 103 10 689 1,7 11 586 1,0
Capitale-Nationale 125 5 2 301 5,5 5 2 176 3,6
Mauricie 25 8 959 2,3 8 934 1,5
Estrie 76 6 1 511 3,6 7 1 435 2,3
Montréal ... ... ... ... ... ... ...
Outaouais – 414 7 1 094 2,6 6 1 508 2,5
Abitibi-Témiscamingue 12 14 392 0,9 14 380 0,6
Côte-Nord – 22 15 235 0,6 15 257 0,4
Nord-du-Québec – 34 16 143 0,3 16 177 0,3
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine – 17 12 446 1,1 13 463 0,8
Chaudière-Appalaches 73 9 718 1,7 10 645 1,1
Laval – 6 773 2 6 568 15,8 2 13 341 21,8
Lanaudière – 3 754 3 5 716 13,7 3 9 470 15,5
Laurentides – 2 011 4 4 870 11,7 4 6 881 11,3
Montérégie – 6 727 1 14 915 35,8 1 21 642 35,4
Centre-du-Québec -45 11 681 1,6 9 726 1,2
Total – 19 463 ... 41 682 100,0 ... 61 145 100,0
Note : L’arrondissement des données peut amener un léger écart entre le total et la somme des régions.
Source : Institut de la statistique du Québec, exploitation du Fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance
maladie du Québec (RAMQ).
Immigration internationale
L’immigration internationale joue un rôle incontournable dans la dynamique démographique de Montréal, qui est de loin la
première région d’établissement des immigrants. En janvier 2009, 67,0 % des immigrants récents, admis au Québec entre
12003 et 2007, résidaient dans la région . En Montérégie, qui accueille le plus grand nombre d’immigrants après Montréal, cette
part est de 9,5 %. La capacité d’attraction relative de Montréal a toutefois légèrement diminué au cours des dernières années,
principalement au profi t des régions adjacentes. En janvier 2005, 70,8 % des nouveaux immigrants admis entre 1999 et 2003
résidaient dans la région. Du fait de la hausse des volumes d’immigrants au Québec, le nombre d’immigrants récents établis à
Montréal continue toutefois d’augmenter : il est passé de 101 300 à 119 400 entre janvier 2005 et janvier 2009.
1. Les statistiques sur la présence des immigrants au Québec selon l’année d’admission et la région de résidence sont compilées par le minis-
tère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC). Les statistiques reprises ici n’ont pas été mises à jour par rapport à l’édition
2009 des bulletins statistiques régionaux, car le MICC n’avait pas encore diffusé de nouvelles données au moment de rédiger l’édition 2010.
Les statistiques peuvent être consultées pour les autres régions du Québec dans : Institut de la statistique du Québec, Panorama des ré-
gions du Québec. Édition 2010. [En ligne :] http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/regions/PDF/panorama2010.pdf.
6 Bulletin statistique régional, édition 2010
3. Marché du travail
Indicateurs de l’emploi et du chômage
par Jean-Marc Kilolo-Malambwe, Direction des statistiques du travail et de la rémunération
La région de Montréal perd 37 900 emplois en 2009, année marquée par la récession, soit une baisse de 4,0 %. Ce recul est
plus important que celui enregistré à l’échelle du Québec (– 37 500; – 1,0 %). Le taux d’emploi régresse de 2,6 points en 2009,
soit le recul le plus élevé qu’ait connu la région de Montréal depuis 1988 (données disponibles depuis 1987). Ce repli s’explique
surtout par la baisse de l’emploi, mais aussi par une légère hausse de la population en âge de travailler (+ 0,2 %). Ainsi, la
région de Montréal recule d’un rang, à la dixième place, au chapitre du taux d’emploi.
Les catégories les plus touchées sont les hommes (– 36 300) et les travailleurs âgés de 30 ans et plus (– 31 600). Le secteur
des services, à lui seul, accuse une perte de 29 300 emplois. On note aussi que la région montréalaise est une des trois régions
québécoises où l’on retrouve la plus faible proportion de travailleurs dans le secteur des biens (15,3 %).
En 2009, les pertes d’emplois à temps plein sont considérables (– 26 500) : en effet, la région de Montréal, qui regroupe près
du quart des emplois de ce régime au Québec, subit des pertes équivalant à environ 80 % de celles de la province. Quant à
l’emploi à temps partiel (– 11 400), qui représente également près du quart des emplois québécois de ce régime, il s’en est
perdu deux fois plus dans la région de Montréal qu’à l’échelle du Québec. À la suite de ce recul, la présence de l’emploi à temps
partiel se réduit de 0,5 point de pourcentage, à 18,5 %.
Après une légère augmentation de 0,2 point en 2008, le taux de chômage s’accroît de 2,4 points dans la région de Montréal en
e2009, soit l’augmentation la plus forte parmi les régions administratives du Québec. La région se situe ainsi au 15 rang sur 17,
en ce qui a trait au taux de chômage; la baisse de l’emploi plus forte que celle de la population active (– 1,3 %) explique cette
hausse. Par ailleurs, le nombre de chômeurs augmente de 24 500.
Tableau 3.1
Caractéristiques du marché du travail, Montréal, 2005-2009
Unité 2005 2006 2007 2008 2009
Population active k 1031,1 1045,5 1038,6 1046,9 1033,6
Emploi k 920,3 940,2 950,0 956,2 918,3
Selon le régime
Emploi à temps plein k 757,0 753,2 759,2 775,0 748,5
Emploi à temps partiel k 163,2 186,9 190,8 181,3 169,9
Groupe d'âge
15-29 ans k 251,6 261,3 258,7 247,7 241,5
30 ans et plus k 668,6 678,8 691,3 708,5 676,9
Sexe
Hommes k 486,2 497,6 497,0 508,2 471,9
Femmes k 434,1 442,5 453,0 448,0 446,4
Secteur d'activités
Secteur des biens k 176,7 160,4 156,7 148,6 140,1
Secteur des services k 743,6 779,8 793,3 807,6 778,3
Chômeurs k 110,9 105,4 88,6 90,7 115,2
Taux d’activité % 65,7 66,0 65,2 65,7 64,8
Taux de chômage % 10,8 10,1 8,5 8,7 11,1
Taux d’emploi % 58,6 59,4 59,7 60,1 57,5
Part de l'emploi à temps partiel % 17,7 19,9 20,1 19,0 18,5
Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active.
Institut de la statistique du Québec 7Montréal
Le recul de la population active (– 1,3 %), combinée à la croissance de la population en âge de travailler, entraîne une régression
du taux d’activité de 0,9 point en 2009. Celui-ci se situe maintenant (64,8 %) en deçà du taux d’activité du Québec (65,2 %).
Le recul de l’emploi enregistré dans la région de Montréal en 2009 ramène pratiquement l’emploi à son niveau de 2005. De
1987 à 2009, l’emploi augmente de 49 900 et tout comme en 1987, c’est dans la région de Montréal qu’on retrouve le plus
grand nombre d’emplois parmi toutes les régions. Toutefois, sa part dans l’emploi total du Québec diminue de 4,8 points durant
cette période.
8 Bulletin statistique régional, édition 2010
4. Comptes économiques
4.1 Produit intérieur brut
par Danielle Bilodeau, Direction des statistiques économiques et du développement durable
En 2008, le produit intérieur brut (PIB) aux prix de base en dollars courants s’élève à 95,9 G$ dans la région de Montréal. La
production de cette région constitue un peu plus du tiers du PIB du Québec et qui en fait, de loin, la région la plus importante
du Québec sur le plan économique, devant la Montérégie, qui représente autour de 15 % de l’économie québécoise, et la
Capitale-Nationale, près de 10 %.
L’économie de la région se replie de 1,4 % en 2008, mais affi che tout de même un taux de croissance annuel moyen (TCAM)
de 2,1 % au cours des quatre dernières années. En 2008, l’économie du Québec croît de 2,0 % et son TCAM s’élève à 3,9 %.
La région se classe ainsi au seizième rang, en avant-dernière place, devant la Côte-Nord parmi les 17 régions administratives
au chapitre de la croissance économique en 2008.
Produit intérieur brut par industrie
Les industries des services affi chent une forte prépondérance dans l’économie de la région de Montréal avec un PIB qui atteint
74,2 G$ en 2008, soit 77,3 % de son activité économique. En comparaison, ces industries correspondent à 70,1 % du PIB à
l’échelle du Québec. Elles régressent de 1,6 % en 2008 comparativement à 0,7 % en ce qui concerne les industries produc-
trices de biens.
En 2008, trois industries des services évoluent à la baisse : le groupe de la fi nance, des assurances et des services immobiliers
chute de 13,8 %. Les soins de santé et l’assistance sociale glissent de 0,6 % et le commerce de détail, de 0,5 %. Plusieurs
industries sont tout de même en hausse. Le transport et de l’entreposage (+ 4,3 %), l’industrie de l’information et industrie
culturelle (+ 3,1 %) ainsi que le commerce de gros (+ 3,0 %), trois bases économiques régionales importantes, contribuent de
façon positive au PIB de la région. L’industrie des autres services (+ 5,0 %) ainsi que celle de l’hébergement et des services
de restauration (+ 4,9 %) affi chent de solides taux de croissance. Les services professionnels, scientifi ques et techniques
(+ 2,2 %), les arts, les spectacles et les loisirs (+ 2,7 %) et les services d’enseignement (+ 2,6 %) avancent à un rythme soutenu.
Comme ces trois industries constituent, à des degrés divers, des bases économiques de la région, elles apportent un soutien
non négligeable à l’économie régionale.
Avec un PIB de 21,8 G$, les industries productrices de biens occupent 22,7 % de l’économie de la région. L’industrie de la
fabrication est en perte de vitesse depuis 2005 et décroît annuellement en moyenne de 3,3 % depuis 2004. La diminution se
chiffre à 3,0 % en 2008. Plusieurs industries considérées comme des bases économiques de la région poursuivent leur ten-
dance à la baisse en 2008 : la fabrication de vêtements (- 25,3 %), celle de produits informatiques et électroniques (- 12,7 %)
et celle de produits chimiques (- 0,3 %), les usines de textiles et de produits textiles (- 19,0 %) de même que la fabrication de
produits en cuir (- 6,1 %). À l’inverse, trois autres des bases économiques régionales de la fabrication se portent bien. Ainsi,
la fabrication de boissons et de produits du tabac (+ 3,6 %) affi che une troisième hausse consécutive, l’impression et les activi-
tés connexes de soutien (+ 3,4 %), une deuxième hausse d’affi lée, et la fabrication de matériel, d’appareils et de composants
électriques (+ 1,2 %) demeure à la hausse pour une troisième année de suite. La fabrication d’aliments (+ 8,0 %) présente une
hausse substantielle, après celle de 4,6 % en 2007. L’industrie de la construction croît de 6,8 %, après avoir connu un taux de
croissance de 3,8 % en 2007.
Depuis 2004, la part des industries productrices de biens s’érode dans la région de Montréal. Ainsi, de 26,4 % de l’économie
régionale en 2004, cette part s’évalue à 22,7 % en 2008. Au Québec, la part de ces industries se situe à 31,9 % en 2004 et
passe à 29,9 % en 2008.
Institut de la statistique du Québec 9

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