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Image des biocarburants et du Diester auprès de l’opinion publique française - septembre 2009 - Principaux enseignements L’Ifop a interrogé en septembre 2009 un échantillon national représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la traditionnelle méthode des quotas. Il en ressort les principaux enseignements suivants. L’opinion publique française approuve largement le fait que l’agriculture française produise des biocarburants qui peuvent se mélanger à des carburants d’origine pétrolière, c’est un avis exprimé par 73% des Français (un quart d’entre eux (26%) y sont même tout à fait favorable). Une très forte majorité de Français (83%) pense que l’augmentation de la part de Diester dans le gazole qui devrait passer de 6.3% à plus de 7% en 2010 constitue une bonne chose voire une très bonne chose pour 26% d’entre eux. L’opinion publique donne également très largement son assentiment au fait que les collectivités utilisent un mélange à 30% de Diester pour les transports en commun et la collecte des déchets ménagers, 85% des Français le souhaitent, 53% y sont même « tout à fait » favorables. Oui aux biocarburants d’aujourd’hui, et de demain. 91% des Français sont favorables à l’arrivée progressive sur le marché français de cette deuxième génération de biocarburants. Cet attrait pour les biocarburants s’explique sans doute à travers la conjonction de plusieurs phénomènes : − le Diester se positionne comme ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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Principaux enseignements
L’Ifop a interrogé en septembre 2009 un échantillon national représentatif de la population
française âgée de 15 ans et plus, selon la traditionnelle méthode des quotas. Il en ressort les
principaux enseignements suivants.
L’opinion publique française approuve largement le fait
que l’agriculture française produise des
biocarburants
qui peuvent se mélanger à des carburants d’origine pétrolière, c’est un avis
exprimé par 73% des Français (un quart d’entre eux (26%) y sont même tout à fait favorable).
Une très forte majorité de Français (83%) pense que l’augmentation de la part de Diester dans le
gazole qui devrait passer de 6.3% à plus de 7% en 2010 constitue une bonne chose voire une très
bonne chose pour 26% d’entre eux.
L’opinion publique donne également très largement son assentiment au fait que les collectivités
utilisent un mélange à 30% de Diester pour les transports en commun et la collecte des déchets
ménagers, 85% des Français le souhaitent, 53% y sont même « tout à fait » favorables.
Oui aux biocarburants d’aujourd’hui, et de demain.
91% des Français sont favorables à
l’arrivée progressive sur le marché français de cette deuxième génération de
biocarburants
.
Cet attrait pour les biocarburants s’explique sans doute à travers la conjonction de plusieurs
phénomènes :
le
Diester se positionne comme une alternative à l’enjeu environnemental
qui
préoccupe une large majorité de Français. Parmi ses points forts il est nettement perçu par
un peu plus de 7 interviewés sur 10 (73%) comme une énergie renouvelable, un carburant
qui diminue les rejets de particules ou de fumée noire ou encore un carburant qui limite les
émissions de gaz à effet de serre. D’ailleurs en corollaire, 65% des Français estiment que le
Diester permet de lutter contre le réchauffement climatique.
et d’une façon plus globale les biocarburants ressortent comme une des solutions de
demain pour répondre à la
diminution des réserves de pétrole
qui préoccupe plus d’un
Français sur deux (56%). La
première motorisation de l’avenir perçue par les
personnes interrogées est une motorisation hybride biocarburants/électrique
(citée par 81% des Français), suivie par un hybride diesel/électrique cité à hauteur de
71%, auquel les biocarburants peuvent aussi être associés.
Image des biocarburants et du Diester auprès de l’opinion
publique française
- septembre 2009 -
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Un univers des biocarburants favorablement perçu et légitimement attendu par une opinion
publique en quête de nouvelles solutions énergétiques, mais encore assez méconnu. En effet, 38%
des Français déclarent bien connaître les biocarburants, la plupart ne les connaissant donc que de
nom ou pas du tout.
En termes de « marques » et de notoriété, nous observons qu’il s’agit d’un univers « en
construction » dans lequel
les interviewés éprouvent des difficultés à restituer des noms et
des marques.
En atteste le fort taux (34%) d’interviewés ne sachant pas citer spontanément des
types ou des noms de biocarburants. Parmi les évocations, c’est la terminologie Bio Ethanol /
Ethanol qui domine avec 31% de citations spontanées, suivie par « huile de colza » (20%)… et
c’est à peu près tout. Lorsqu’ensuite des noms sont suggérés, 82% connaissent l’appellation bio-
éthanol / éthanol, 47% le « biodiesel » et
33% connaissent le Diester.
Il est également important de noter que dans l’opinion se maintient un socle de bonne perception
des biocarburants en général et du Diester en particulier, ce qui est d’autant plus méritoire que
cette tendance s’inscrit dans un environnement médiatique plutôt hostile. Aujourd’hui, les Français
ont majoritairement intégré le fait que l’agriculture en France et en Europe répondait à la fois aux
besoins alimentaires et aux besoins énergétiques. Ils sont 62% à soutenir cette affirmation et
même 29% à l’exprimer catégoriquement. En revanche, ils sont plus partagés quant à l’impact de
la production de biocarburant en France et en Europe sur la déforestation mondiale, 49% des
Français pensent que l’impact existe alors que et 50% d’entre eux ne soutiennent pas cette idée.
Sur l’ensemble de la population, nous sommes, pour les biocarburants, comme nous l’observons
sur bien d’autres sujets touchant à l’environnement, face à une opinion publique en attente de
solutions, consciente de vivre une nouvelle donne économico-écologique qui reste à définir. Ainsi,
les consommateurs sont souvent demandeurs d’information environnementale pour les aider dans
leurs choix, nous le mesurons, par exemple, lorsque 58% d’entre eux nous disent ne pas avoir
d’idées précises sur les avantages/inconvénients des diverses nouvelles formes de motorisations
pour les années à venir. D’ailleurs, après l’hybride biocarburant/électrique, diesel/électrique ou le
100% électrique la motorisation perçue du futur est pour 66% des interviewés « une motorisation
non encore découverte aujourd’hui ».
Le champ du travail pédagogique reste donc important
sur les biocarburants et sur le Diester comme il demeure important sur quasiment tout le
spectre des chantiers environnementaux actuels.
Note méthodologique :
Etude Ifop pour Proléa, menée les 24 et 25 septembre 2009 par téléphone auprès d’un échantillon national
représentatif de 1006 individus âgés de 15 ans et plus.
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