RENNES-LE-CHATEAU/TREHORENTEUC - MARIE-MADELEINE ET LE SAINT GRAAL

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INTRODUCTION Ceuxqui ont eu comme moi l'occasion de se rendre à Rennes-le-Château dans l'Aude pour visiter le domaine (la villa Béthanie et la Tour Magdala) mais surtout l'église et qui sont également allés en Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, pour visiter ce monument incontournable qu'est l'église de Tréhorenteuc, dite église du Graal, ont du être impressionnés par les similitudes, mais aussi par le destin très semblables de leurs concepteurs, les abbés SAUNIERE et GILLARD. ARennes-le-Château, l'église Sainte Marie-Madeleine comporte, c'est une évidence, parses statues, ses vitraux, et ses peintures murales un message qu'il convient à chacun de découvrir. S'agit-il de la cache d'un fabuleux trésor ou d'une révélation sur la vie du Christ, révélation qui ne serait sans doute pas très conforme aux dogmes de l'Eglise catholique...En tout cas, l'abbé SAUNIERE a du faire face aux remontrances et au harcèlement de ses supérieurs ecclésiastiques. ATréhorenteuc, l'abbé GILLARD, comme son confrère a trouvé une église dans un état lamentable et a entrepris de la rénover entièrement. Fin érudit et bon connaisseur des légendes celtiques et arthuriennes, il fait en sorte que les vitraux, peintures et décorations représentent certes des récits de l'évangile, mais dans des paysages et des sites qui sont ceux de Brocéliande. Tout ici rappelle les légendes de la Table Ronde et le mystère du Saint Graal.
Publié le : lundi 28 septembre 2015
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INTRODUCTION
 Ceux qui ont eu comme moi l'occasion de se rendre à Rennes-le-Château dans l'Aude pour visiter le domaine (la villa Béthanie et la Tour Magdala) mais surtout l'église et qui sont également allés en Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, pour visiter ce monument incontournable qu'est l'église de Tréhorenteuc, dite église du Graal, ont du être impressionnés par les similitudes, mais aussi par le destin très semblables de leurs concepteurs, les abbés SAUNIERE et GILLARD.
 A Rennes-le-Château, l'église Sainte Marie-Madeleine comporte, c'est une évidence, par ses statues, ses vitraux, et ses peintures murales un message qu'il convient à chacun de découvrir. S'agit-il de la cache d'un fabuleux trésor ou d'une révélation sur la vie du Christ, révélation qui ne serait sans doute pas très conforme aux dogmes de l'Eglise catholique...En tout cas, l'abbé SAUNIERE a du faire face aux remontrances et au harcèlement de ses supérieurs ecclésiastiques.
 A Tréhorenteuc, l'abbé GILLARD, comme son confrère a trouvé une église dans un état lamentable et a entrepris de la rénover entièrement. Fin érudit et bon connaisseur des légendes celtiques et arthuriennes, il fait en sorte que les vitraux, peintures et décorations représentent certes des récits de l'évangile, mais dans des paysages et des sites qui sont ceux de Brocéliande. Tout ici rappelle les légendes de la Table Ronde et le mystère du Saint Graal. C'est la seule église qui peut se prévaloir du titre d' « église du Graal ». Comme l'abbé SAUNIERE à Rennes-le-Château, l'abbé GILLARD a du faire face aux attaques de ses supérieurs qui l'ont exilé mais qui l'ont quand même réhabilité à sa mort.
 Nous avons donc ici deux églises énigmatiques avec une décoration pas très orthodoxe il faut bien le reconnaître, conçue par deux prêtres à forte personnalité, à qui on doit au moins ce mérite d'avoir fait de leurs villages des destinations touristiques très prisées des amateurs d'ésotérisme.
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I Bérenger SAUNIERE, le rebelle
 Le 11 avril 1852 naît à Montazels dans l'Aude, Bérenger SAUNIERE. Il est l'aîné de 7 enfants, et il se destine à la prêtrise. Après des études au séminaire de Carcassonne, il est ordonné prêtre le 7 juin 1879. Son caractère intransigeant et ses idées pas toujours en conformité avec ceux sa hiérarchie sont sans doute pour quelque chose dans sa mutation comme curé de la petite bourgade de Rennes-le-Château. Les habitants y sont peu nombreux (à peine 300), et très pauvres. Quant à l'église et au presbytère, leur état est lamentable.
 A partir de l'année 1886, après avoir obtenu quelques dons et subventions, il entreprend des travaux dans l'église et fait d'étranges découvertes. A partir de là il devient riche, très riche, et se fait même bâtir une belle villa avec une tour gothique surplombant la vallée.
 Les ennuis vont commencer en 1902 quand Mg BILLARD (très compréhensif) décède et qu'est nommé un nouvel évêque , Mg de BEAUSEJOUR. Celui-ci qui n'apprécie pas trop le décor de l'église, et encore moins le train de vie du prêtre, ne tarde pas à demander des comptes à l'abbé SAUNIERE, bien incapable de lui fournir une comptabilité correcte. En 1909, la sanction tombe , SAUNIERE doit quitter Rennes-le-Château et il est muté à COUSTOUGE. SAUNIERE le rebelle refuse la mutation-sanction et démissionne. Mais les ennuis ne sont pas terminés et l'évêque lui fait maintenant un procès devant le tribunal de l'Officialité. On l'accuse maintenant de se livrer à un trafic de messes. Les choses vont traîner jusqu'en 5 décembre 1911 date à laquelle la sanction tombe : Suspens a Divinis, Autrement dit SAUNIERE est définitivement suspendu de ses fonctions de prêtre. Mais il est blanchi de l'accusation de trafic de messes. Tous ces ennuis ont gravement altéré sa santé, il tombe malade, et le 22 janvier 1917, il décède.
 Bérenger SAUNIERE va reposer longtemps dans le petit cimetière de Rennes-le-Château, près de sa fidèle servante Marie DENARNAUD, jusqu'à ce que la municipalité, en accord avec la famille, ne transfère sa dépouille dans un mausolée érigé dans le parc de sa villa « Béthanie » . Après avoir été traité comme un proscrit le voici maintenant élevé au rang de bienfaiteur. Il est vrai qu'il est bel et bien à l'origine de l'afflux de bon nombre de visiteurs venus de partout, à la recherche de je ne sais quel trésor matériel ou spirituel, et tentant désespéramment de décrypter le message laissé par SAUNIERE.
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L'abbé Bérenger SAUNIERE
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II
L'EGLISE SAINTE MARIE-MADELEINE
DE RENNES-LE-CHÂTEAU
Le 1er juin 1885, lorsqu'il arrive à Rennes-le-Château, la paroisse où il vient d'être nommé (mutation-sanction apparemment), Bérenger SAUNIERE a une surprise plutôt désagréable. Non seulement le village est très pauvre et peu peuplé, mais l'église est dans un état de délabrement tel qu'il pleut sur les fidèles durant les offices. Quant au presbytère il est tout simplement inhabitable.
 Sa tâche première consistera donc à récolter des fonds pour parer au plus pressé. Finalement grâce aux subventions et aux dons et à un legs, il va réunir une somme assez rondelette qui va lui permettre de commencer les travaux de rénovation. On dit même que la Comtesse de Chambord en personne lui fera parvenir une importante somme d'argent.
 C'est en 1886, alors que la toiture est réparée et les travaux bien avancés, qu'il décide de remplacer le vieil autel qui est en piteux état. Tandis qu'il aide les ouvriers à soulever la plaque de pierre soutenue par deux piliers de l'époque wisigothe, il remarque soudain qu'un des piliers est creux. Fouillant à l'intérieur il découvre un tube scellé contenant des parchemins qu'il s'empresse d'emmener au presbytère pour les étudier.
 On ne sait pas si les choses sont liées, mais, peu de temps après il décide de soulever une dalle située à proximité de l'autel. Surprise : ladite dalle est sculptée mais en dessous, c'est-à-dire face contre terre. Cette sculpture ressemble à s'y méprendre à un sceau templier. On ne perlera plus désormais que de la « dalle des Chevaliers ». Autre surprise lorsqu'elle est retirée, quelques marches apparaissent menant à une cache assez profonde, une sorte de crypte. Mais qu'à donc découvert SAUNIERE dans cette crypte ? Un trésor composé de pièces d'or et d'argent, des bijoux et des objets de culte de grande valeur ? C'est probable compte-tenu du train de vie du prêtre qui va complètement changer à partir de ce moment là. Mais il va aussi découvrir autre chose : le trésor spirituel des Cathares.
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Quand on pénètre pour la première fois dans l'église de Rennes-le-Château, on éprouve comme une sorte de malaise. Il faut dire que l'inscription sur le porche : « Terribilis est locus iste » (ce lieu est terrible) a de quoi nous inquiéter. Mais ce n'est pas tout : à peine poussé la porte, c'est un diable grimaçant qui nous accueille, un diable hideux, courbé, qui ploie le genou sous le poids du bénitier qu'il porte sur ses épaules. Au-dessus, quatre anges, regardant dans des directions différentes, effectuent chacun l'un des gestes du signe de croix. Voilà quelque chose de peu conventionnel dans une église, et l'indication d'un message à venir.
 Nous sommes ici dans une église dédiée à sainte Marie-Madeleine, et il faut reconnaître qu'elle est présente partout : Statue sur le porche et à l'intérieur, vitrail, grande fresque où elle est à la droite de Jésus, fresque sous l'autel représentant Marie-Madeleine à genoux dans une grotte, mains jointes, priant devant une croix faite de branchages. Près d'elle, un livre ouvert et à ses pieds une tête de mort, etc...
 Quant au Chemin de Croix, il comporte un certain nombre d'anomalies : à la première station, PILATE se lave les mains, mais il porte un long voile. A la sixième, Véronique essuie le visage de JESUS tandis qu'un soldat, le dos tourné, élève son bouclier vers le ciel. A la dixième station JESUS est dépouillé de ses vêtements. Un soldat vient de jeter deux dés à terre. Le dé de gauche indique de face un 4 et dessus un 3, ce qui n'est pas possible. Ce ne sont que quelques-unes des étrangetés de ce Chemin de Croix.
 Pour ce qui est des statues, outre celle de Marie-Madeleine, nous avons Sainte Germaine de Pibrac, Saint Roch, Saint Antoine l'ermite, Saint Antoine de Padoue. Si on retient l'initiale de chaque saint et que l'on rajoute l'initiale de Luc (sur la chaire) à moins que ce soit Lucifer (le diable du bénitier), on obtient « GRAAL ». Le message se précise.
 Pour en terminer avec la visite de l'édifice, il faut bien parler de ce que certains ont considéré comme une hérésie : la présence de part et d'autre de l'autel de JOSEPH et de MARIE se faisant face et portant chacun un enfant dans les bras. Quel audace de la part de SAUNIERE, mais quelle peut en être la signification. JESUS aurait-il eu un frère jumeau (THOMAS ?), une sœur jumelle et c'est ce qui me paraît le plus vraisemblable (MARIE-MADELEINE?), à moins que ce soit la représentation des 2 principes cosmique des cathares (celui du Bien et celui du Mal), le symbole de l'Esotérisme et de l'Exotérisme : JOSEPH et JESUS = Exotérisme = JESUS réel, MARIE et JESUS = Esotérisme = JESUS mystique.
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 A propos des Cathares que je viens d'évoquer, ils sont souvent cités dans l'affaire de Rennes-le-Château, au même titre que les Templiers. L'hypothèse du trésor spirituel des Cathares a, il faut le dire, de nombreux partisans. Et c'est un fait que Templiers et Cathares partageaient les mêmes croyances. Il est rapporté dans les traditions du siège de MONTSEGUR que, durant une nuit d'orage, quatre volontaires au cœur courageux furent descendus par des cordes le long des pentes et des pierres. Traversant les lignes des soldats du roi, ils parvinrent à s'échapper dans les montagnes. Ces quatre hommes ( AICART, POITEVIN, HUGUES et d'ALFARO) emportaient le trésor cathare pour le mettre à l'abri, trésor matériel certes (trésor de guerre en quelque sorte), mais surtout trésor spirituel constitué de parchemins sur la doctrine cathare avec certainement quelques révélations fracassantes sur l'Eglise de Rome surnommée l'Eglise du Diable, et peut être pourquoi pas, le Saint GRAAL, la coupe dans laquelle Jésus aurait bu lors de la Cène et qui servit à recueillir quelques gouttes de son sang .
 Une petite anecdote à la signification importante : un curieux personnage est venu régulièrement en pèlerinage à Rennes-le-Château jusqu'à ces dernières années. Il affirmait descendre d'un des quatre « albigeois ». Il est donc fort probable que le trésor en question a été caché ici, (la région était toute acquise aux Cathares) dans la crypte de l'église qui était reliée au château par un souterrain. Les seigneurs de Rennes-le-Château auraient donc été les « gardiens » occultes du trésor, au même titre que les Templiers.
 Voilà donc ce qu'aurait découvert Bérenger SAUNIERE et qui allait bouleverser sa vie et remettre en question toutes ses certitudes...
 Quand il meurt le 22 janvier 1917, c'est sa fidèle et dévouée servante Marie DENARNAUD qui hérite du domaine puisqu'il en avait fait sa légataire universelle. Elle a toujours été aux côtés de SAUNIERE, dans les bons et les mauvais jours. Elle savait tout de ses secrets, elle l'a aidé dans ses recherches, mais elle n'a jamais parlé.
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Le village très pauvre de Rennes-le-Château comptait à peine 300 habitants quand SAUNIERE est arrivé en 1885
7 Vue sur l'église de Rennes-le-Château
8 le diable du bénitier, église de Rennes-le-Château
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La villa « Béthanie »
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