Bacs-Corrigé-Histoire-géo-pondichéry

De
Publié par

Baccalauréat Pondichéry Session 2016 Épreuve :Histoire – Géographie BAC S Durée de l’épreuve : 3 heures Coefficients : série S : 3 PROPOSITION DE CORRIGÉ 1 PARTIE 1 COMPOSITION Le candidat traite d'une des deux compositions au choix. On attend une introduction (avec phrase d'accroche, définition des termes du sujet, problématique, annonce du plan), plusieurs parties (trois de préférence) avec des transitions entre chacune et enfin une conclusion (réponse à la problématique et ouverture). SUJET 1 : La puissance américaine depuis 1945 Il s'agit d'un intitulé de chapitre, sujet classique à l'approche des élections américaines. On attend notamment une réflexion sur la notion de puissance au cœur du sujet. Un plan chronologique est souhaitable pour montrer les évolutions qui ont permis aux Etats-Unis de devenir une superpuissance puis une hyperpuissance. Il convient d'insister sur les dates et périodes clés (fin de la Seconde Guerre mondiale, fin de la Guerre Froide, attentats du 11 septembre 2001). Mais un plan thématique selon les aspects de la puissance (économique, militaire, diplomatique/culturelle) peut être adopté. En novembre 2016, les élections présidentielles se tiennent aux Etats-Unis. Cet Etat s'est affirmé comme une puissance depuis son triomphe à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Le concept de « puissance », selon J.
Publié le : vendredi 22 avril 2016
Lecture(s) : 2 205
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Baccalauréat Pondichéry
Session 2016
Épreuve :Histoire – Géographie BAC S
Durée de l’épreuve : 3 heures Coefficients : série S : 3 PROPOSITION DE CORRIGÉ
1
PARTIE 1 COMPOSITION Le candidat traite d'une des deux compositions au choix. On attend une introduction (avec phrase d'accroche, définition des termes du sujet, problématique, annonce du plan), plusieurs parties (trois de préférence) avec des transitions entre chacune et enfin une conclusion (réponse à la problématique et ouverture).
SUJET 1 : La puissance américaine depuis 1945 Il s'agit d'un intitulé de chapitre, sujet classique à l'approche des élections américaines. On attend notamment une réflexion sur la notion de puissance au cœur du sujet. Un plan chronologique est souhaitable pour montrer les évolutions qui ont permis aux Etats-Unis de devenir une superpuissance puis une hyperpuissance. Il convient d'insister sur les dates et périodes clés (fin de la Seconde Guerre mondiale, fin de la Guerre Froide, attentats du 11 septembre 2001). Mais un plan thématique selon les aspects de la puissance (économique, militaire, diplomatique/culturelle) peut être adopté.
En novembre 2016, les élections présidentielles se tiennent aux Etats-Unis. Cet Etat s'est affirmé comme une puissance depuis son triomphe à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945. Le concept de « puissance », selon J. Nye, désigne la capacité d'un Etat à influencer les autres par son « hard power » économique et militaire ainsi que par son « soft power » culturel et diplomatique. Mais dans quelle mesure l'interventionnisme des Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale leur a-t-il permis de devenir une hyperpuissance ? Il convient de voir une superpuissance à son apogée durant la Guerre Froide (1945-1991) puis une hyperpuissance, « gendarme de la planète » de 1991 aux attentats du 11 septembre 2001 et enfin que cette hyperpuissance est désormais menacée depuis 2001.
1. Unesuperpuissanceà son apogée (1945-1991) 1.1. Une puissance culturelle et technologique a) La diffusion d’un modèle culturel Avec la Libération, commence une ère d’« américanisation » de la culture en France et en Europe (musique : jazz, rock, cinéma américain…) b) Une puissance technologique La bombe A est créée en 1945 aux USA (utilisée à Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945) puis la bombe H en 1952. Le 20 juillet 1969, ce sont les Américains qui marchent les premiers sur la lune.
1.2 Les aspects d’une superpuissance économique Le 5 juin 1947, les Etats-Unis proposent le plan Marshall, une aide de 13 milliards de $ ; ce que met en évidence la célèbre caricature Semis de printemps de Collins. Le motif officiel est de financer la reconstruction afin de retrouver un débouché économique sur le marché européen. Officieusement, il s’agit d’appliquer la doctrine Truman qui vise à aider financièrement les pays susceptibles de basculer vers le
communisme. Cette aide légitime l’intervention des EU dans la Guerre Froide. Car la superpuissance économique des USA s’est faite en aidant l’Europe ravagée par les 2 GM qui avaient des besoins.De plus, avec le GATT en 1947, les USA diffusent le libre-échange et accueillent les institutions financières mondiales (FMI...) Le $ est alors la monnaie de référence (convertible en or jusque 1971)
1.3. La puissance politico-militaire des USA, superpuissance mondiale (1947-1991) a) Les USA des débuts à l’apogée de la Guerre Froide (1947-1962) Les USA jouent un rôle militaire à l’apogée de la GF: « pont aérien » pour ravitailler Berlin-Ouest lors du blocus de Berlin 1948, guerre de Corée (1950-1953), crise de Cuba gérée par Kennedy… Une caricature du Daily Mail du 29 octobre 1962 montre Kennedy et Khrouchtchev prêts à utiliser l'arme atomique si les rampes de lancement ne sont pas retirées b) Un rôle mondial remis en cause durant la Détente? (1962-1975) Après l’échec dans la guerre du Vietnam, le rôle mondial des USA est remis en question par l'opinion américaine. Cette dernière est scandalisée par la célèbre photo de la fillette brûlée au napalm et le contexte du Watergate qui mène à la démission de Nixon, accusé d’avoir espionné ses adversaires politiques. c) «America is Back» (Reagan) dans les années 1980 Reagan renoue avec une intervention tous azimuts (fusées Pershing en Europe pointées contre l’URSS, intervention en Afghanistan dès 1979, au Nicaragua) Après la chute de l’URSS, ils deviennent l’hyperpuissance mondiale.
2. Unehyperpuissance, « gendarme de la planète » (1991-2001)
En 1990, George Bush parle d’un».« nouvel ordre mondial En effet, suite à la disparition de l’URSS en 1991, les EU deviennent l’ hyperpuissance (terme d’H. Védrine, ministre français des Affaires étrangères) et peuvent agir en « gendarmes de la planète ».
ère 2.1. La 1 Guerre du Golfe (1990-1991) Les EU considèrent que l’intervention contre l’Irak qui a annexé le Koweït est une guerre de droit : officiellement il s’agit d’assurer la paix au Koweït envahi mais officieusement les USA s’intéressent au pétrole du Koweït. Une caricature du Monde de 1991 montre G. Bush Senior en train de piétiner Saddam Hussein.
2.2. L’ingérence humanitaire en Somalie (1993) L’ingérence est l’intervention d’un Etat dans les affaires d’un autre sans son accord. Le droit d’ingérence humanitaire suppose que les intérêts de l’humanité (défense des droits de l’homme) sont plus importants que ceux d’un Etat. Mais la mort de 18 soldats en Somalie freine l’interventionnisme américain.
2.3. 1993-2001 : du« soft power »au retour du« hard power » Le«soft power»désigne l’influence d’un Etat sans employer la force (diplomatie, culture) à l’inverse du«hard power»(puissance par la force grâce aux moyens militaires et économiques). Les EU de Clinton privilégient le recours à la diplomatie (accords d’Oslo au Proche-Orient en 1993 présidés par Clinton avec Rabbin et Arafat, accords de Dayton en Ex-Yougoslavie en 1995).
3. Mais unehyperpuissance menacéede 2001 à nos jours 3.1. les USA face à la menace terroriste depuis le « choc » du 11 septembre ère Les attentats du 11 septembre 2001 marquent un tournant. Pour la 1 fois de leur histoire, les USA sont attaqués sur leur sol. Dès lors, les EU durcissent leur politique militaire. George W.Bush décide d’attaquer l’Afghanistan en 2001 avec l’aval de la communauté internationale (multilatéralisme). Mais en 2003, il attaque l’Irak sans accord international (unilatéralisme). 3.2. Une puissance économique menacée De nouvelles puissances s’affirment face auleadershipéconomique des USA : les BRICS ; en particulier la Chine, 1er créancier des USA, pays le plus endetté. En décembre 2014, la Chine avait même devancé les Etats-Unis en terme de poids du PIB: 17,4 Mds$ contre 17,2 pour les USA (chiffres du FMI)
3.3. Une puissance technologique concurrencée a) Dans le domaine nucléaire 9 Etats ont l’arme atomique à ce jour. Enfin, certains Etats sont soupçonnés de mener un programme nucléaire (Iran). b) Dans le domaine spatial Par ailleurs, de nouvelles puissances s’affirment dans le domaine spatial (taïkonautes chinois).
Ainsi, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, les Etats-Unis ont construit leur hyperpuissance mais celle-ci est désormais fragilisée. Le territoire états-unien témoigne de ce dualisme : si certaines régions sont au cœur de la mondialisation :Megalopolis, Sun Belt ; d'autres subissent la crise qui a commencé en 2008 avec les « subprimes » : il s'agit notamment de la « Rust Belt » autour de Détroit)...
SUJET 2 : La gouvernance économique mondiale depuis 1975
Il s'agit là encore d'un intitulé de chapitre classique mais beaucoup plus succinct que le précédent. Un plan chronologique paraît là encore envisageable pour mettre en évidence les grandes césures.
En cette année 2016, le G7 qui réunit les plus puissants Etats de la planète célèbre ses 40 ans. Il s'agit d'une des organisations qui cherchent à instaurer une gouvernance économique mondiale ; c'est-à-dire la mise en place de règles, decoopération entre les acteurs de la mondialisation (Etats, organisations internationales, acteurs privés) pour gérer l’économie mondiale. Mais une régulation de l'économie mondialisée a-t-elle été rendue possible depuis la création du prédécesseur du G7, le G6, en 1975 ? Il convient d'aborder la tentative de gouvernance mondiale de 1975 à 1994 puis de la création de l'OMC en 1994 à l'apogée de sa contestation au début des années 2000 et enfin les mutations récentes de la gouvernance économique mondiale depuis le début du XXIème siècle.
1. La gouvernance mondiale de 1975 à 1994 a) Le contexte de la naissance du G6 L'année 1975 s'inscrit dans un contexte de mondialisation qui s'accélère mais aussi de crise (fin de la convertibilité or/$ 1971, choc pétrolier 1973). Mais c'est surtout en novembre 1975 qu'à Rambouillet est créé le G6= Fra, Roy-Uni, Etats-Unis, Italie, Japon, Allemagne de l’Ouest(remplacé dès 1976 par le G7 en incorporant le Canada). Cette institution réunit les plus puissants Etats de la planète.
b) Les aspects d’une gouvernance Ils décident d'instaurer une politique libérale (rejet du rôle de l'Etat au profit de la loi de l'offre et la demande comme le préconise Adam Smith) basée sur la dérèglementation (suppression des règles qui entravent la libre concurrence). A Kingston 1976, se décide la fin de la parité fixe des monnaies (datée de la conférence de Bretton Woods 1944). A cette époque, le FMI (Fonds Monétaire International) obtient une mission (dans le contexte de chocs pétroliers) : financer la dette du 1/3 Monde. Son intervention évite la faillite du Mexique 1982 en échange de politiques d’ajustement impopulaires.
2. Une OMC contestée (de 1994 au début des années 2000) a) Aspects L'Organisation Mondiale du Commerce se substitue au GATT (General Agreement on Tariff and Trade 1947) en1994 et intègre de nouveaux Etats (Chine 2001). Elle est dotée d’un vrai arsenal de sanctions : interdiction de barrières tarifaires (= droits de douane) ou non : quotas, dumping (= concurrence déloyale économique, sociale…)
Elle intervient en cas de conflits dûs à des entraves au libre échange comme dans la « guerre de la banane » où les pays non membres de la zone Asie-Caraïbes-Pacifique s'estiment discriminés et déposent plainte auprès de l'OMC. b) Limites Par ailleurs, les altermondialistes font entendre leur voix en critiquent l’OMC et la mondialisation (lors de sommets ex Seattle 2001, forum social ème Porto Alegre 2005) jugée comme ignorant la justice sociale et le 3 aspect du développement durable : l’environnement.
3. Les mutations récentes : vers quelle gouvernance mondiale depuis le début des années 2000? a) Le G8 face aux limites du FMI Le FMI est impuissant face à la crise due à la globalisation des marchés (faillite Argentine 2001). Dès lors, le G8 (=G7+Russie) formé dès 1997, incarne une nouvelle gouvernance. b) Nouvelles puissances économiques et création du G20 L’avènement de nouvelles puissances déstabilise la hiérarchie (forte demande des BRICS). De plus la crise des subprimes (prêts immo à risque) fragilise l'économie et aboutit au G20 en 2008 qui réunit les membres du G8 mais aussi l'UE, l'Australie et les puissances du Sud qui s'affirment :Afr Sud + Chine,Bresil, Argentine, Mex, Inde,Corée Sud, Arabie, Turquie, Indonésie. Mais il s’agit d’une coopération interétatique qui n’intègre pas les autres acteurs essentiels de la mondialisation (FTN, ONG…)
Ainsi, l'avènement d'un monde multipolaire a profondément transformé les tentatives d'organisations pour gérer l'économie mondiale depuis 1975. Mais la gouvernance mondiale n'est pas uniquement économique mais aussi environnementale comme le prouve la tentative d'accord interétatique à la COP21 pour lutter contre le réchauffement climatique sur la planète.
PARTIE 2 CROQUIS Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation
Le croquis se compose d'une carte qui doit être soignée, respecter la nomenclature, les localisations, un choix pertinent de figurés mais aussi une légende qui doit être organisée en parties et développée.
1. 2.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.