BACS-histoiregeographie-corrige-2016

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Sujet 1 – Le Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
INTRODUCTION
Rappel des attentes concernant l’introduction :
- Une accroche concrète sera valorisée.
- La définition des termes du sujet est indispensable
- Une problématique est souhaitable
- Une annonce du plan claire est indispensable.
Publié le : jeudi 16 juin 2016
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BACCALAURÉAT
Série : SCIENTIFIQUE
Épreuve :HISTOIRE-GEOGRAPHIE
Session de juin 2016
Durée de l’épreuve: 3 heures
Coefficient : 3
PROPOSITION DE CORRIGÉ
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Eléments à connaître pour évaluer votre copie :
A titre purement indicatif : la première partie (majeure) peut être notée sur 12 points, la deuxième sur 8 points (mineure). Mais «l’évaluation de la copie du candidat est globale; une  » prestation brillante ici peut compenser des faiblesses ailleurs. le barème de correction n’est pas un barème dégressif, avec des points en moins à mesure qu’on s’éloigne d’une production idéale ; il est au contraire cumulatif. Comme les correcteurs ont pour consigne d’utiliser toute la palette de la notation, il devient possible, même avec quelques lacunes,d’approcher (voire d’atteindre…) la note maximale: 20/20 ! La note prend en compte des éléments de valorisation, soit des contenus et des qualités qui ne sont pas attendusd’un candidat au baccalauréat. Crs éléments entraînentl’attribution de points supplémentaires par rapport à la note globale : - bonne compréhension du sujet, de la problématique et du contexte ; -existence d’un raisonnement, d’unesprit critique, apport de connaissances personnelles précises. -bonne maîtrise de l’expression écrite et du vocabulaire de la discipline -présence d’un schéma,d’un croquis. Les exigences sur la structure des exercices, comme sur la précision des réponses, allégées en série S, du fait du temps imparti (1 heure de moins que pour les séries L et ES). Première partie (composition)
Sujet 1Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre Le mondiale.
INTRODUCTION
Rappel des attentes concernant l’introduction: - Une accroche concrète sera valorisée. - La définition des termes du sujet est indispensable - Une problématique est souhaitable - Une annonce du plan claire est indispensable. Accroche : Le 13 septembre 1993, la signature des accords d’Oslo, lançant le processus de paix israélo-palestinien, semble mettre fin à un demi-siècle de conflits au Proche-Orient ; sept ans plus tard cependant, en 2000, le déclenchement de la secondeIntifadaconsacre définitivement l’enterrement du processus et ouvre un nouveau cycle de violences. Définitions : LeMoyen-Orient, terme d’origine britannique, s’étend, dans une acceptation historique, du canal de Suez à l’Indus, et aujourd’huide l’Egypte à l’Iran. Il ne faut le confondre ni avec le monde arabeKurdes, Iraniens, Turcs, juifs israéliens ne sont pas des arabes-, ni avec le monde musulman, géographiquement plus étendu. LeProche-Orient, notion d’origine française, désignespécifiquement les territoires bordant la méditerranée orientale, de la Turquie à la Palestine historique. On entendra par conflits toute forme d’affrontement violent : les guerres interétatiques bien sûr, mais aussi les conflits internes aux différents Etats. Problématique (parmi d’autres possibles,l’important est que la problématique ne tourne pas à la question rhétorique du type : « quels ont été les conflits au Moyen-Orient ?»). Dès 1948 et le déclenchement de la première guerre israélo-arabe, l’existence de l’Etatd’Israël devient la source première de conflits dans la région, soudant contre lui les Etats arabes. Pourtant, la question israélo-arabe, puis israélo-palestinienne, demeure-t-elle, sur l’ensemble de la période, l’enjeu majeur des conflits au Moyen-Orient ? Annonce du plan (Choix d’un plan en deux parties du fait de la brève durée de l’épreuve):
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l’affrontement entreIsraël et les Etats arabes structure la géopolitique régionale de 1948 aux années 1970, et interfère avec la Guerre froide (I). A partir des années 1980, d’autres théâtres et d’autres enjeux s’affirment, du Golfe à l’Irak et à la Syrie, tandis que le conflit israélo-arabe devient plus spécifiquement israélo-palestinien (II).I- Le conflit israélo-palestinienne structure la géopolitique régionale jusqu’aux années 1970, et interfère avec la Guerre froide.A)Origines, enjeux et déroulement des guerres israélo-arabes. Leprojet sionistedébouche, après 1945 et la Shoah, sur laproclamation de l’Etat d’Israël(14 mai 1948), après la levée du mandat britannique sur la Palestine et le refus par les Etats arabes du plan de partage de l’ONU (1947). Les tensions entre juifs et arabes sont antérieures à la guerre (affrontements violents dès 1936).L’enjeu est politique bien sûr, mais aussi accessoirement religieux, à travers le symbole que constitueJérusalem, la ville « trois fois sainte ».  Les trois guerres israélo-arabes opposent les Etats arabes, essentiellement la Syrie et l’Egypte, l’Etat hébreu et à son armée:Tsahal. [Rappelez le nom, la date et les conséquences de chaque guerre, chacune étant une victoire israélienne: 1948-49 : la première guerre suscitel’exode de 700000 réfugiés israélien, victime d’une stratégie d’épuration ethnique.Guerre d’indépendance pourIsraël,Nakbacatastrophe »  (« pour les Palestiniens). 1967 : (brève) guerre desSix jours, déclenchée préventivement par Israël.Tsahaloccupe les « territoires occupés » : Sinaï, bande de Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est et plateau du Golan. 6-25 octobre 1973 : « guerre de Kippour » ; attaque syro-égyptienne, contre-offensive israélienne]. B)Proche et Moyen-Orient dans la Guerre froide Guerre du Kippour : E-U et URSS organisent des ponts aériens vers les belligérants. Mise en état d’alerte des forces nucléaires américaines. Cette guerre devient une crise de la guerre froide.Cependant, l’annexion à la guerre froide du conflit israélo: en 1956, EU et URSS-arabe est tardive condamnent l’intervention franco-britannique, coordonnée avec Israël, pour occuper le canal de Suez. Dès 1967, les choix opérés par les acteurs régionaux consacrent la fin de l’unité arabe: Syrie, Egypte, Irak: Etats progressistes prosoviétiques et anti-israéliens. Alliés des Etats-Unis: outre Israël, la Turquie (membre de l’OTAN), l’Iran, l’ArabieSaoudite. C)Nationalisme palestinien et divisions arabes Après 1967: développement d’un nationalisme proprement palestinien, incarnée par l’OLP (1964): intransigeance (charte de l’OLP de 1968 refuse de reconnaître Israël) et terrorisme : soit à échelle régionale, à partir des territoires occupés, soit hors de la région : athlètes israéliens pris pour cibles aux JO de Munich en 1972). L’affirmation du nationalisme palestinien entraîne des tensions avec les Etats arabes voisins: la Jordanie (« septembre noir» en 1970) et le Liban, que l’afflux de réfugiés palestiniens plonge dans une sanglanteguerre civile (1975-1989).Surtout, la fin de l’unité arabe face est Israël est consacrée par la paix entre Israël et l’Egypte (Accords de Camp Davidde 1978, signé par l’Egyptien Sadate), qui se rapproche des EU. Transitionde l’unité arabe face à Israë: la fin des années 1970 consacre l’éclatement l, en même temps que l’apparition d’un nouveau théâtre conflictuel, alimenté par l’enjeu pétrolier et la crainte ère d’une révolution islamisteguerre du Golfe éc; la 1 late en 1980 entre l’Irak et l’Iran.
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II- A partir des années 1980,le golfe puis l’Irak, en attendant la Syrie, deviennent l’épicentre de conflits régionauxalimentés par l’enjeu pétrolier et la vague islamiste, et avivés par les interventions militaires américaines. A)Les Guerres du Golfe, leurs enjeux et leurs conséquences. La sanglante Guerre Iran-Irak (1980-1988) : enjeu frontalier liée au contrôle desgisements pétroliers. Cette guerre oppose aussideux branches de l’islam: Irak, soutenu par les pétromonarchies sunnites, contre l’Iran, devenue une théocratie chiite en 1979.La Guerre du Golfe(1991, pour libérer le Koweïtannexé par l’Irak): enjeu pétrolier et apogée du « nouvel ordre mondial ». La présence militaire occidentale sur la terre du Prophète, considérée comme sacrilège, nourrit cependant la violence islamiste de groupes comme Al-Qaida. Guerre d’Irak de 2003: occupation américaine jusqu’en 2011; est suivie d’une sanglante guerre civile, notamment entre sunnites et chiites. B)Les conséquences associées de la guerre d’Irak et de la guerre civile syrienne plongela région dans le chaos et conduisent au retour d’acteurs extérieurs.Syrie, 2011 : une guerre civile rapidement alimentée par sa jonction avec le théâtre irakien. (2013 : Etats islamique en Syrie et au Levant (Daesh) Rétablissement du Califat, 2014 ; une hyper-violence islamiste,alimenté par l’intolérance religieuse, prenant pour cible aussi bien les Occidentaux, que les chiites, les yézidis, et même les sunnites modérés. Coalition internationale contre Daesh, mais en même temps, poursuite de la guerre civile syrienne: Assad peut compter sur l’appui de l’Iran et de laRussie. Plus largement, affrontement indirect dans la région (du Yémen à la Syrie) entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. C) Israël et les Palestiniens : entre espoirs de paix et retour de la guerre. Echec des accords d’Oslo (13 septembre 1993)fin du processus de paix, et poursuite de la colonisation israélienne. Conflit israélo palestinien avec les deux guerres de Gaza de 2008-2009 et de 2014, Mais aussi les brutalités jumelles des attentats palestiniens et de la répression israélienne. Mais aussi division entre Palestiniens entre nationalistes modérés de l’OLP et islamistes radicaux du Hamas (2006-2014). Des espoirs de paix ? Vers lareconnaissance del’Etat palestinien. Plus largement, l’accord sur le programme nucléaire iranien du 14 juillet 2015 ouvre de nouvelles perspectives entre les Etats-Unis et l’Iran.En Irak, recul de Daesh, avec la récente reprise de Faloudja par l’armée irakienne, en lien avec les bombardements aériens de la coalition. Sujet 2La gouvernance européenne depuis le traité de Maastricht (1992)
Attentes concernant l’introduction: Identifiez le traité de Maastricht : signé le 7 février 1992, il crée uneUnion européenne entre les Etats-Membres, douze en 1992, 28 en 2016. Rappel sur la construction européenne: l’UE succède àla CEE instauré par le traité de Rome de 1957. Cette construction comprend deux modalités : l’approfondissementet l’élargissement. La problématique est assez facile à repérer : quelles critiques et quelles crises la nouvelle et ambitieuse gouvernance européenne portée par le traité de Maastricht et ceux qui l’ont suivi, a-t-elle suscité et rencontrée? Comment l’Union a-t-elle répondu à ces défis majeurs ?
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I-Le traité de Maastricht a défini une gouvernance européenne ambitieuse, applicable à un nombre toujours plus grand d’Etats membres.A)L’Union Européenne: un approfondissement majeur et ambitieux de la construction européenne.
Contexte: achèvement du marché commun (1986), fin de la Guerre froide (1989), réunification allemande (1990), mais aussi mondialisation rendant indispensable une Europe fortement intégrée. Accélération de l’histoire.L’UE s’organise autourde trois piliers: -La monnaie unique (effective en 1999) vient compléter le marché unique. -La coopération policière et judiciaire -La définition (problématique) d’unePESC, rapidement doublée d’une PSDC (politique de sécurité et de défense commune), dont l’outil majeur est l’Eurocorps.Le Traité instaure aussi une citoyenneté européenne et renforce les pouvoirs du parlement européen, autant d’éléments qui vont dans le sens d’une gouvernance fédérale.B)Un élargissement sans précédent
1993 :critères de Copenhaguepour l’adhésion (politiques, économiques, acquis communautaire). Vague majeure en 2004, avec 10 nouveaux membres (dont 8 PECO). Suivis par la Roumanie et la Bulgarie en 2007, la Croatie en 2013. L’UE de 2016 compte 28 membres, soit plus du double qu’en 1992.C)Les difficultés d’une gouvernance applicable à autant d’Etats
Disparités économiques entre anciens et nouveaux membres; d’où un débat sur l’ampleur et la répartition de l’aide européenne.débat a cumulé en 2010-2011 lors de la crise des dettes Ce souveraines; les tensions entre l’Allemagne et la Grèce ont fait douter de la pérennité de l’UE.Options divergentes face à l’approfondissement et au partenariat stratégique et économique avec les Etats-Unis. Evoquez le cas du Royaume-Uni, à l’écart de la zone euro comme de l’espace Schengen. Mais aussi celui des PECO, réticent à toute dérive supranationale de la construction. II-La gouvernance européenne suscite une crise majeure de confiance et d’efficacité, qui pourrait cependant être dépassée. A)Ambition et échec du traité constitutionnel. Objectif: repenser le fonctionnement d’une Union à presque rente membre. Création du poste de président de l’Union, réduction du nombre de commissaires, accroissement des pouvoirs du parlement. Second traité de Rome de 2004, nommé Traité constitutionnel. Echec (29 mai 2005) lors du référendum organisé en France (55 %). Le traité de Lisbonne (2007) reprend cependant les grandes mesures du traité constitutionnel. B)Le renforcement de l’euroscepticisme
L’Union est accusée de déficit démocratique et d’inefficacité face à la crise. Le taux de participation est européenne est en baisse constante. La lutte contre le TAFTA mobilise actuellement les opposants à une UE associée aux dérives de la mondialisation.
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Loin de disparaître, le souverainisme progresse au sein des droites européennes. Le référendum britannique du 23 juin prochain ouvre la perspective d’un Brexit; ce serait une première car à ce jour aucun Etat membre n’a quitté l’Union.
C)Vers une gouvernance plus stricte et plus resserrée ?
UnBrexitfavoriserait cependant l’option fédérale. C’est déjà cette voie qui a été prise pour dépasser la crise des dettes souveraines avec (2012) letraité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance,interdisant les déficits publics (règle d’or) et instaurant une surveillance accrue des politiques budgétaires.
De même,la mise en attente de futurs élargissementva dans le sens des fédéralistes : un noyau européen sera plus à même d’aller de l’avant qu’une Europe trop élargie, qui viendrait bloquer le processus d’approfondissement.
Conclusion :
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Les ambitions d’une nouvelle gouvernance.Les crises (2005, 2010-211) et la montée de l’Euroscepticisme et du souverainisme.Des tentatives pour renforcer la gouvernance à la faveur de la crise des dettes souveraines. Les perspectives d’un Brexit: crise majeur et effet domino ou frein levée à une gouvernance véritablement fédérale ?
Deuxième partie :
Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation
Légende
I-
II-
Une intégration croissante dans la mondialisation A)Des atouts
Ressource énergétique ou minière
Mégapole de rang international [au moins Johannesburg, Lagos, Casablanca et Le Caire]
Route maritime mondiale
B)Des échanges déséquilibrés
Flux sortants (produits bruts et/ou illicites, flux migratoires)
Flux financiers entrants (IDE, remises, APD
Le sous-développement et ses conséquences A)Les freins à l’intégration
Zone à plus de trois enfants par femme (explosion démographique)
Zone grise (insécurité, terrorisme)
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III-
B)Une mondialisation dérégulée et prédatrice
Zone de piraterie
Etat fragilisé par la violence islamiste
Un continent très divers face à la mondialisation et au développement
Une puissance émergente membre du G20 et du BRICS [Afrique du Sud]
« Lion » africain intégré à la mondialisation, en dépit de fortes inégalités à échelles nationales et locales [Nigeria, mais aussi Egypte, Algérie, Maroc]
Périphérie dominée, économie peu diversifiée
PMA: des IDH faibles, assortis d’un enclavement et d’une mondialisation absente ou prédatrice
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