BACS-philosophie-corrigé-2016

De
Publié par

BAC S
SUJET 1
Le travail nait de la nécessité de produire les biens nécessaires à sa survie… et il y a travail lorsque nous produisons plus que ce dont nous avons besoin, en vue d’une satisfaction à venir… Désir et travail sont alors liés et dans un seul et unique but : le bonheur collectif… mais entre satisfaction et frustration ; où sont les limites ?
Le désir et le travail entretiennent donc une relation proche : le réel ‘’travaillé’’ symbolise aussi cette union sacrée que le raisonnement vient compléter avec certitude et logique… la société est peut-être une œuvre mathématique et le travail« l’encre » de cette même œuvre (…)
SUJET 2
Le savoir nait de la fascination de l’insaisissable. Un savoir sert l’humanité et se nourrit de l’opinion, même si celle-ci demeure subjective voire incomplète. Admiré, contesté, exposé… le savoir semble se tourner vers la démonstration, comme embarqué par les flots des mouvements du genre humain… mais quel est le vrai but de celle-ci ? Peut- on la saisir ? Dans une première partie, nous évoquerons le rapport de force qui allie réel et savoir puis dans une seconde partie l’alliance entre savoir et démonstration. (…)
TEXTE :
Ce texte met en avant le combat éternel entre déterminisme et libre arbitre : La fortune et la foi sont alors prises comme « modèles universels ». Volonté et fortune avancent ensemble et fixent leurs propres règles… le genre humain ne peut alors intervenir : Fatalisme serein ! (…)
Publié le : mercredi 15 juin 2016
Lecture(s) : 35 058
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins
BACCALAURÉAT
Série : BAC S
Épreuve :Philosophie
Session 2016
Durée de l’épreuve: 4 heures
Coefficient : 3
Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
1
PROPOSITION DE CORRIGÉ
SUJET 1 Le travail nait de la nécessité de produire les biens ŶĠĐessaiƌes à sa suƌvie… et il LJ a tƌavail loƌsƋue Ŷous pƌoduisoŶs plus Ƌue Đe doŶt Ŷous avoŶs ďesoiŶ, eŶ vue d͛uŶe satisfaĐtioŶ à veŶiƌ… DĠsiƌ et tƌavail soŶt aloƌs liĠs et daŶs uŶ seul et unique but: le ďoŶheuƌ ĐolleĐtif…entre mais satisfaction et frustration ; où sont les limites ? Le désir et le travail entretiennent donc une relation proche: le ƌĠel ͚͛tƌavaillĠ͛͛ sLJŵďolise aussi Đette uŶioŶ saĐƌĠe que le raisonnement vient compléter avec certitude et logiƋue… la société est peut-ġtƌe uŶe œuvƌe ŵathĠŵatiƋue et le travail«l͛eŶĐƌe» de Đette ŵġŵe œuvƌe… la gestioŶ historique, économique, culturelle des hommes répond à des ƌefledžes sĐieŶtifiƋues Ƌui Ŷ͛oŶt doŶĐ Ƌu͛uŶ seul et uŶiƋue projet: l͛ĠƋuiliďƌe de l͛Ġtat! La soĐiĠtĠ est le dĠsiƌ de l͛Ġtat et soŶ edžigeŶĐe est la ƌĠussite ĐolleĐtive… pouƌ Aƌistote, l͛ġtƌe humain vit en communauté et celle-ci reste politiquement structurée par une vérité sensible et intérieure mais paradoxalement tous ces liens sociologiques demeurent désir et illusions. Nietzsche assure que la vérité reste immuable et ŵġŵe si l͛hoŵŵe seŵďle ġtƌe fait pouƌ ƌeĐheƌĐheƌ la vĠƌitĠ 2 Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
daŶs l͛aĐte de tƌavailleƌ, Đe ĐoŶstat alteƌŶe toujouƌs eŶtƌe sĐeptiĐisŵe et dogŵatisŵe… Ŷe tƌouvaŶt jaŵais sa fidžitĠ! Le travail et le plaisir sont donc fragiles en philosophie : le pƌeŵieƌ dĠsiƌe l͛ĠteƌŶitĠ ŵais le deudžiğŵe ƌeste ĠphĠŵğƌe… Le dĠsiƌ assoĐiĠ au tƌavail est doŶĐ uŶe Ƌuġte peƌŵaŶeŶte… l͛aďoutisseŵeŶt d͛uŶe vie ƌĠussie? Mill va encore plus loin et définit le bonheur comme une notion capable de faire abstraction de la satisfaction: Đe Ƌui Đoŵpte, Đ͛est soŶ accessibilité ! Le bonheur dans le travail est-il un animal difficile à maitriser ? Pour les STOICIENS, le bonheur doit éliminer les désirs, pour la sérénitéde l͛espƌit! Selon SĐhopeŶhaueƌ, le ďoŶheuƌ est uŶe Đhiŵğƌe… et Đƌoiƌe Ƌue nous existons pour être heureux conduit à la frustration permanente. Finalement, la loi du travail répond à des foŶĐtioŶs soĐiologiƋues pƌoĐhes de l͛utopie Đaƌ viseƌ le bonheur, c͛est viseƌ uŶe edžĐelleŶĐe aŶĐƌĠe daŶs le desseiŶ des autres. Ainsi, je suis heureux car les autres me poussent souveŶt à l͛ġtƌe: ce mimétisme obtient des résultats négatifs : cette autodétermination « joyeuse » du travail Ŷ͛appoƌte ƌieŶ et Đoŵŵe a pu le dire SARTRE : «l͛iŵpoƌtaŶt, Đe Ŷ͛est pas Đe Ƌu͛oŶ a fait de Ŷous ŵais Đe Ƌue Ŷous faisoŶs nous-ŵġŵes de Đe Ƌu͛oŶ a fait de Ŷous». Le bonheur dans le travail devient donc une force si nous lui donnons un sens ! SUJET 2
Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
3
Le savoir nait de la fascination de l͛iŶsaisissaďle. UŶ savoiƌ seƌt l͛huŵaŶitĠ et se Ŷouƌƌit de l͛opiŶioŶ, ŵġŵe si Đelle-ci demeure subjective voire incomplète. Admiré, contesté, edžposĠ… le savoiƌ seŵďle se touƌŶeƌ veƌs la dĠŵoŶstƌatioŶ, comme embarqué par les flots des mouvements du genre huŵaiŶ… ŵais Ƌuel est le vƌai ďut de ĐellePeut- on la-ci ? saisir ? Dans une première partie, nous évoquerons le rapport de force qui allie réel et savoir puis dans une seconde partie l͛alliaŶĐe eŶtƌe savoiƌ et dĠŵoŶstƌatioŶ.Kant pense que le savoir doit être avant tout libre, et faire aďstƌaĐtioŶ des autoŵatisŵes de l͛utilitĠ….Autƌui est aloƌs récompensé de ses attentes « empiriques » et parait satisfait… jeŵe seŶs doŶĐ pƌoĐhe d͛uŶe dĠŵoŶstƌatioŶ si celle-ci répond à mes principes, mes goûts, et mes choix : le réel prend le dessus et compose avec le temps et ses effets Ŷatuƌels… Ƌue la sciencevieŶt ĐoŶƋuĠƌiƌ pouƌ l͛ĠteƌŶitĠ, Đette dernière étant un recommencementpeƌpĠtuel… Ƌui atteŶd le scientifique capable de saisir son instant ! FiŶaleŵeŶt, Đe ƌappoƌt de foƌĐe s͛iŶsĐƌit dans une démarche démonstrativeet Hegel a edžpƌiŵĠ Đette idĠe. L͛œuvƌescientifique reste libre car elle traverse les lois du monde sans aŶgoisse Ŷi ƌeŵoƌd… Đoŵŵe l͛hoŵŵe serassure à travers sa foi. C͛est iĐi la dĠfiŶitioŶ ŵġŵe d͛uŶe Ŷatuƌe ƌendue possible à travers le savoir qui devient logiquement sacralisée, telle 4 Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
une déesse tenant dans ses bras le génie dévoilé ! L͛iŵagiŶatioŶ pƌeŶd tout soŶ seŶs daŶs Đette logiƋue irrésistible et uŶiƋue… Ƌue la sĐieŶĐe peut ƌeŶdƌe ŶovatƌiĐe, altruiste et bienveillante. Hume dans ses « essais esthétiques » et en assumant son empirisme, précise que l͛ĠduĐatioŶ, la loi et les tƌaditioŶs Ŷous ĐoŶditioŶŶeŶt toute notre existence et métamorphosent nos savoirs, faisant de nos sensations des impressions toutes relatives : la démonstrationest la pƌeŵiğƌe viĐtiŵe de Đe ĐoŶstat… Il faut développer son sens avant de lui en fournir un! C͛est l͛ultiŵe Đoŵďat du sĐieŶtifiƋueet du contemplateur du savoir Ƌui ŵaƌĐheŶt… eŶseŵďle!Le savoiƌ Đoŵŵe œuvƌe d͛aƌt! TEXTE : Ce texte met en avant le combat éternel entre déterminisme et libre arbitre : La fortune et la foi sont alors prises comme « modèles universels ». Volonté et fortune avancent ensemble etfidžeŶt leuƌs pƌopƌes ƌğgles… le geŶƌe huŵaiŶ Ŷe peut alors intervenir : Fatalisme serein !
La foƌtuŶe est pouƌ l͛auteuƌ uŶe oppoƌtuŶitĠ… Đapaďle de bouleverser les logiques du monde. Aussi, la fortune est un iŶdiĐe de pouvoiƌ et uŶe ƌuse Ƌue l͛iŶtĠƌġt gĠŶéral peut ĐoŶvoiteƌ… les viĐes pƌeŶŶeŶt aloƌs le ƌelai et ĐoŶvoiteŶt l͛aspeĐt ĠtouffaŶt d͛uŶ «calculateur etparaitre »
Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
5
pragmatique : le prince maitrise ces constats avec sincérité et stratégie. Tous ces éléments restent pourtant irrationnels et le destin seul parait être le témoin privilégié de cette ŵaŶœuvƌe. Le Đoŵďat ŵLJstiƋue est pƌĠseŶt daŶs Đe tedžte et ƌĠaŶiŵe les pulsioŶs hasaƌdeuses d͛uŶe foƌtuŶe Ƌui Ŷouƌƌit souveŶt, hĠlas, Ƌue la gueƌƌe et le ŵalheuƌ…. La viƌtù seloŶ Machiavel à ne jamais confondre avec la vertu.
Propriété exclusivedeStudyrama.Toutereproductionoudiffusioninterditesans autorisation.
6
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.