Corrigé Bac STL Français 2014

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Correction sujet invention techno
Le sujet invite à écrire un récit sur les émotions du personnage qui découvre sa « gueule cassée ».
Etant donnée que dans l’hospice où il se trouve, il n’y a pas de miroir puisque ce sont les autres qui le
font imaginer ce à quoi il peut ressembler, on peut partir de cette situation pour marquer les
sentiments du personnage, encore plus ému de ce qu’il découvre, ou finalement soulagé malgré une
difformité qui justifie sa présence « au dernier étage ».
Nous proposons donc un récit de la découverte axée autour de 4 paragraphes :
La situation de départ dans laquelle il est sur le point de découvrir son visage
La description du moment où il découvre son visage avec lequel il devra vivre (nous reprendrons des
comparaisons ou des métaphores semblables à celles des textes proposés)
Les sentiments de crainte, de souffrance, d’émoi et de désarroi, éventuellement de dégoût de soimême.
Un paragraphe conclusif dans lequel il envisage son existence avec cette nouvelle apparence.
Invention proposée :
Nombre de pages : 3
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BACCALAURÉAT
Série : TechnologiqueFrançais Épreuve : Session 2014
Durée de l’épreuve: 18/06/2014
PROPOSITION DE CORRIGÉ
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Correction sujet invention techno
Le sujet invite à écrire un récit sur les émotions du personnage qui découvre sa « gueule cassée ». EtaŶt doŶŶĠe Ƌue daŶs l’hospiĐe où il se tƌouve, il Ŷ’LJ a pas de ŵiƌoiƌ puisƋue Đe soŶt les autƌes Ƌui le font imaginer ce à quoi il peut ressembler, on peut partir de cette situation pour marquer les seŶtiŵeŶts du peƌsoŶŶage, eŶĐoƌe plus Ġŵu de Đe Ƌu’il découvre, ou finalement soulagé malgré une difformité qui justifie sa présence « au dernier étage ».
Nous proposons donc un récit de la découverte axée autour de 4 paragraphes :
La situation de départ dans laquelle il est sur le point de découvrir son visage
La description du moment où il découvre son visage avec lequel il devra vivre (nous reprendrons des comparaisons ou des métaphores semblables à celles des textes proposés)
Les seŶtiŵeŶts de ĐƌaiŶte, de souffƌaŶĐe, d’Ġŵoi et de dĠsaƌƌoi, ĠveŶtuelleŵeŶt de dĠgoût de soi-même.
Un paragraphe conclusif dans lequel il envisage son existence avec cette nouvelle apparence.
Invention proposée :
«Je Ŷ’ose pas et pouƌtaŶt, uŶe teŶtatioŶ teƌƌiďle de ŵe voiƌ eŶfiŶ, de savoiƌ Đe Ƌue je suis deveŶu ŵ’ĠtƌeiŶt. Je sais Ƌue je ƌisƋue d’ġtƌe effƌaLJĠ, dĠgoûtĠ de ŵoi-même. Mais en même temps, je veux savoir, savoir si je suis plus ou moins abîméƋue ŵes pauvƌes ĐoŵpagŶoŶs d’iŶfortune.
Aloƌs je ŵe diƌige veƌs la gƌaŶde feŶġtƌe au foŶd. Le volet deƌƌiğƌe peƌŵet au ƌeflet d’ġtƌe plus Ŷet. Je ŵ’appƌoĐhe eŶ tƌeŵďlaŶt, le Ŷœud daŶs le veŶtƌe, l’estoŵaĐ ŶouĠ, uŶe teƌƌiďle eŶvie de voŵiƌ et une impression de suffocation. Je distingue ma silhouette qui semble se matérialiser face à moi, puis peu à peu, les dĠtails se pƌĠĐiseŶt. Je suis faĐe à ŵoŶ visage… Ou Đe Ƌu’il eŶ ƌeste. Les joues soŶt dĠsoƌŵais iŶĠgales et j’ai uŶe oƌeille à ŵoitiĠ aƌƌaĐhĠe. Je Ŷe ŵ’en étais pas douté au toucher de mes ŵaiŶs. Il faut diƌe Ƌue l’effet des ďƌûluƌes les oŶt ƌeŶdues eŶ paƌtie iŶseŶsiďles. Mes Đheveudž soŶt à moitié disparus : mon crâne ressemble à un tapis hirsute. Mon lobe disparu donne un effet de cadavre en décomposition. La joue droite comme rentrée au-dedans du visage semble laisser deviner unfossĠ assĠĐhĠ. L’œil au dessus, paƌtielleŵeŶt ƌefeƌŵĠ, ŵe doŶŶe uŶ aiƌ duďitatif et suspiĐieudž, tout le contraire de mon vrai caractère.
C’est doŶĐ aveĐ Đe visage Ƌu’il faut dĠsoƌŵais vivƌe, Đ’est à Đet aspeĐt hideudž Ƌu’il faut dĠsoƌŵais s’aĐĐoutuŵeƌ. UŶ veƌtige ŵe gagŶe, sitôt ƌeŵplaĐĠ paƌ uŶe soƌte de soulageŵeŶt. FiŶaleŵeŶt, voiƌ mon visage,ou Đe Ƌu’il eŶreste, semble me refamiliariser avec moi-même. Je me ré-apprivoise, même si uŶ seŶtiŵeŶt de ƌage ŵ’eŶvahit, à l’Ġgaƌd de Đes ĐoŵŵaŶdeŵeŶts Ƌui oŶt dĠĐidĠ Đette satanée guerre. Est-ce que ce sont eux qui auront à supporter de vivre avec une telle gueule désormais ? Mais après tout, être vivant, même difforme, cela me réconforte dans mon infortune partagée par mes camarades.
Il faut donc reconstruire son existence, savoir que je ne plairai plus, que les enfants éviteront mon regard, et accepter de vivre malgré cette souffrance à jamais inscrite en ma chair. En pensant à tous
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ceudž Ƌue j’ai laissĠ au fƌoŶt et Ƌui soŶt ŵoƌts, je ŵe dis Ƌue daŶs Đe ŵoŶde de ĐƌuautĠ et de ŵisğƌe, j’ai fiŶaleŵeŶt plus de ĐhaŶĐe Ƌu’eudž.»
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