Corrige Brevet Français

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Le narrateur est dans une tranchée boueuse, de nuit, durant la 1ère guerre mondiale. Il est abrité sous des planches et il croit qu’il se met à pleuvoir. Dans cet enfer, il éprouve le besoin presque spontané de se rattacher à ce qui contribue à la grandeur de l’homme et qu’on aurait tendance à oublier dans ces circonstances : l’art, et en particulier la poésie. C’est aussi pour lui un refuge dans ce qui lui est fam
Publié le : jeudi 23 juin 2016
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BREVET
Session 2016
Épreuve :Diplôme national du Brevet
FRANCAIS
Durée de l’épreuve:1h30/1h30
Coefficient : 2.
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PROPOSITION DE CORRIGÉ
PREMIERE PARTIE : QUESTIONS (15 points) 1.Présentez précisément la situation du narrateur. ère Le narrateur est dans une tranchée boueuse, de nuit, durant la 1 guerre ŵoŶdiale. Il est aďƌitĠ sous des plaŶĐhes et il Đƌoit Ƌu’il se ŵet à pleuvoiƌ. DaŶs cet enfer, il éprouve le besoin presque spontané de se rattacher à ce qui ĐoŶtƌiďue à la gƌaŶdeuƌ de l’hoŵŵe et Ƌu’oŶ auƌait teŶdaŶĐe à ouďlieƌ daŶs Đes circonstances: l’aƌt, et eŶ paƌtiĐulieƌ la poĠsie. C’est aussi pouƌ lui uŶ ƌefuge dans ce qui lui est familier et même, hors temps de guerre, lui apporte le ƌĠĐoŶfoƌt de la ďeautĠ. Suƌtout Ƌu’il s’apeƌçoit ďieŶtôt Ƌue Đette pluie est le fƌuit de soŶ iŵagiŶatioŶ…2.aͿ Qu’est-Đe Ƌui attiƌe l’atteŶtioŶ du Ŷaƌƌateuƌ ? Pouƌ Ƌuelles ƌaisoŶs ?Ce Ƌui attiƌe l’atteŶtioŶ du Ŷaƌƌateuƌ, Đ’est le Ŷoŵďƌe iŵpƌessioŶŶaŶt de gouttes Ƌui toŵďeŶt à la seĐoŶde, loƌsƋu’oŶ essaie de les Đoŵpteƌ. Il lui est eŶ effet iŵpossiďle d’LJ ĠĐhapper, et la nuit les sons ressortent encore davantage à cause du silence alentour. b) Comment le texte crée-t-il uŶ effet d’oďsessioŶ ? Justifiez votƌe ƌĠpoŶse eŶ vous appuLJaŶt suƌ l’eŶseŵďle de la page.Le tedžte ĐƌĠe uŶ effet d’oďsessioŶ paƌ l’ĠŶuŵĠƌatioŶ d’aďoƌd: «UŶ… deudž… tƌois…» (ligne 5), renforcée par les points de suspension qui transcrivent l’atteŶte palpaďle et oďsessioŶŶelle du Ŷaƌƌateuƌ. SoŶ oďsessioŶ se lit aussi daŶs son essai de les compter, et cette question inutile : « Est-Đe Ƌu’elles tombent toutes les secondes ?» ;ligŶe ϲͿ, Đoŵŵe s’il se ƌĠfugiait daŶs les Đhiffƌes pouƌ ne pas perdre pied. Il élabore même une ébauche de calcul
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mathématique absurde : «deudž gouttes d’eau paƌ seĐoŶde;…Ϳ, ŵille gouttes d’eau eŶ didž ŵiŶutes» (ligne 7). Puis, après avoir évoqué la « folie » du supplice ;ligŶe ϭϱͿ, il s’apeƌçoit Ƌu’eŶ vĠƌitĠ, «depuis des heures il ne pleut plus » (ligne ϭϲͿ. Et taŶdis Ƌue des ƌĠŵiŶisĐeŶĐes poĠtiƋues l’eŶvahisseŶt ;ligŶes ϮϬ à ϮϱͿ, il ĐoŵpƌeŶd peu à peu Ƌu’il est viĐtiŵe d’uŶe halluĐiŶatioŶIl faut que je me: « lğve…» (ligne 32). ϯ.Quelles soŶt les aĐtioŶs teŶtĠes paƌ le Ŷaƌƌateuƌ pouƌ s’opposeƌ à Đette obsession ? (lignes 5 à 27) D’aďoƌd, il ĐoŵŵeŶĐe à Đoŵpteƌ les gouttes: «uŶe… deudž…» (ligne 5). Ensuite, il se livre à un calcul mental pour occuper son esprit : « mille gouttes d’eau eŶ didž ŵiŶutes…» (ligne 7). Puis, il se met à se réciter des vers retenus (ligne 9). Après, il tente de resituer une réminiscence littéraire : « Où ai-je lu ceci ? » (ligne 12). Il se ƌeŶd aloƌs à l’ĠvideŶĐe: «il Ŷ’LJ a pouƌtaŶt, suƌ les plaŶĐhes, Ƌu’uŶe ŵiŶĐe couche de boue » (ligne 15). Et les gouttes méthodiques deviennent la scansion des vers dont il se souvient : « les gouttes tombent au rythme de ce qui fut laChanson Violette» (ligne 26). 4.« Dégouttelantes » (ligne 11) : comment ce mot est-il construit ? Quel sens lui donnez-vous ? « Dégouttelantes» est uŶ adjeĐtif, il s’aĐĐoƌde iĐi aveĐ le Ŷoŵ «planches ». Il est foƌŵĠ d’uŶ ƌadiĐal «auquel on a adjoint le suffixe adjectivalgoutte », « antes » ici au féminin pluriel. Le préfixe « dé » signifie « qui se défait de ». Il s’agit doŶĐ iĐi de plaŶĐhes Ƌui se dĠfoŶt de l’eau de pluie Ƌu’elles oŶt ƌeçue, eŶ la faisant couler par gouttes : du verbe dégoutter (à ne pas confondre avec son homonyme dégoûter !). 3
5.Comment ressentez-vous l’ĠĐouleŵeŶt du teŵps daŶs Đe tedžte ? Quels indices confirment cette impression ? L’ĠĐouleŵeŶt du teŵps est aŶŶoŶĐĠ dğs le dĠďut: «Đ’est tƌğs loŶg» (ligne 1). Cette lenteur se ressenteŶsuite daŶs l’aĐĐuŵulatioŶ des pƌopositioŶs circonstancielles de temps avec la répétition de « quand » (lignes 2 et 3). Le dĠĐoŵpte des gouttes s’ajoute au dĠĐoŵpte du teŵps, le douďle ou le ŵaƌtğle d’uŶe ĐeƌtaiŶe ŵaŶiğƌe puisƋu’il le ƌaleŶtitencore : « deux gouttes d’eau paƌ seĐoŶde, à peu pƌğs» (ligne 7). Il évoque aussi la « folie» ;ligŶe ϭϱͿ de l’couché, le front sous des« homme gouttes d’eau Ƌui toŵďeŶt, uŶe à uŶe» (lignes 13 à 15): il s’agit d’uŶe toƌtuƌe de la patience, et de la longueur du temps. Il paƌle eŶfiŶ d’uŶ eŶgloutisseŵeŶt leŶt et pƌogƌessif: « enveloppent ainsi mes jaŵďes, ŵoŶteŶt veƌs ŵes geŶoudž et ŵe glaĐeŶt jusƋu’au veŶtƌe» (ligne 18-19). Le teŵps eŶfiŶ seŵďle ġtƌe deveŶu ĐLJĐliƋue et touƌŶeƌ saŶs fiŶ, puisƋu’il le compare à une « burlesque antienne » (ligne 27) qui semble se répéter indéfiniment. ϲ.Quel est le teŵps veƌďal doŵiŶaŶt daŶs le tedžte ? Quel est l’iŶtĠƌġt de soŶ emploi dans ce récit ? Le temps verbal dominant est du présent de narration. Il rend la scène plus actuelle, convoque le lecteur, mais il semble aussi étirer le temps en un présent iŶfiŶi Ƌui est Đelui de l’ĠteƌŶitĠ.ϳ.« Il faut Ƌue je ŵe lğve, Ƌue je ŵaƌĐhe, Ƌue je paƌle à ƋuelƋu’uŶ » ;ligŶe ϯϮͿ. Comment comprenez-vous cette dernière réaction du narrateur ? Cette dernière réaction du narrateur est une exigence (« il faut ») pour ne pas devenir fou: d’aďoƌd, ďougeƌ «;«que je me lève »), ensuite avancer physiquement pour ne plus stagner moralement (« que je marche »), et enfin
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chercher un échange pouƌ se ƌĠaffiƌŵeƌ, paƌ la ƌeŶĐoŶtƌe de l’autƌe ;«que je paƌle à ƋuelƋu’uŶ»), sa propre identité. 8.Comment pourrait-on adapter cette scène au cinéma ? Vous décrirez et expliquerez vos choix (mouvements de caméra, cadrages, lumière, son ...) en tant que réalisateur ou réalisatrice du film. Au ĐiŶĠŵa, oŶ pouƌƌait iŵagiŶeƌ uŶ plaŶ laƌge, à l’aide d’uŶ tƌavelliŶg, suƌ uŶ champ de bataille dans la brume de la nuit qui tombe, cette « ombre indistincte » (ligne 2) avec en fond sonore une musique ample, symphonique, mais en sourdine. Puis le plan se rapprocherait pour capter quelques détails : cette «ŵasse d’oŵďƌe» des hoŵŵes autouƌ, leuƌ ƌeĐheƌĐhe d’uŶ positionnement sous les planches dans les tranchées, les yeux ouverts de ĐeƌtaiŶs, les tiĐs d’autƌes ƌĠvĠlateuƌs de folie. Puis la ĐaŵĠƌa s’aƌƌġteƌait suƌ le narrateur héros, que le spectateur reconnaîtrait, et tomberait alors une goutte, puis une autre. Il y aurait un gros plan sur le visage du héros, puis sur la pluie maintenant tambourinant doucement, avec une discrète persistance. La musique insensiblement marquerait alors ce rythme. On le verrait chuchoter son raisonnement: le dĠĐoŵpte d’aďoƌd, puis le ĐalĐul ŵathĠŵatiƋue… Il teŶteƌait uŶ ĐhaŶtoŶŶeŵeŶt suƌ le petit ŵaƌtğleŵeŶt de l’aveƌse, et ĐhaƋue impulsion deviendrait une syllabe, appuyée par la musique. Plan sur les planches au-dessus de lui : la pluie tombe et chaque goutte marque la syllabe d’uŶ ŵot de laChanson Violette. On entend le narrateur chuchoter mais on ne le voit pas, et le texte peu à peu se développe comme une comptine obsédante, aveĐ la ŵusiƋue Ƌui Ġvolue veƌs la dissoŶaŶĐe… jusƋu’à Đe Ƌue tout s’aƌƌġte, pluie et musique. Silence. Gros plan sur le visage du héros. Le jour se lève et tout est seĐ. OŶ voit à ses LJeudž Ƌu’il a Đoŵpƌis soŶ illusioŶ. Il s’Ġďƌoue daŶs l’aiƌ gƌis, et taŶdis Ƌu’uŶ plaŶ plus laƌge laisse voiƌ la tƌaŶĐhĠe autouƌ et les soldats Ƌui s’ĠveilleŶt daŶs la ďoue gƌise, il se lğve et ŵuƌŵuƌe: « Il faut que je parle à ƋuelƋu’uŶ…» et se dirige vers un autre soldat. La musique reprend, celle du thème du héros qui le suivrait tout au long du film. RÉÉCRITURE (4 points)
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RĠĠĐƌivez le passage suivaŶt eŶ ĐoŵŵeŶçaŶt paƌ « Il se deŵaŶdait d’où veŶaieŶt...» et eŶ faisaŶt toutes les tƌaŶsfoƌŵatioŶs ŶĠĐessaiƌes : « D’où viennent toutes les gouttes qui tombent devant moi, et mêlées à la boue eŶveloppeŶt aiŶsi ŵes jaŵďes, [...] ŵes geŶoudž et ŵe glaĐeŶt jusƋu’au veŶtƌe ? » Il se deŵaŶdait d’où veŶaieŶt toutes les gouttes Ƌui toŵďaieŶt devaŶt lui, et mêlées à la boue enveloppaient ainsi ses jambes, ses genoux et le glaçaient jusƋu’au veŶtƌe.DEUXIEME PARTIE : REDACTION 15 points Sujet 1 : « Il faut Ƌue je ŵe lğve, Ƌue je ŵaƌĐhe, Ƌue je paƌle à ƋuelƋu’uŶ...» Vous imaginerez la suite du récit, en montrant commentl’iŶteƌveŶtioŶ d’uŶ autƌe personnage permet au narrateur de sortir de sa situation. Votre texte devra mêler narration, description et dialogue. Votre texte fera au moins deux pages (soit une cinquantaine de lignes). On attend ici une suite de texte. QuelƋues poiŶts foŶdaŵeŶtaudž, d’oƌdƌe structurel, sont donc indispensables : -Le début de la rédaction doit commencer par la dernière phrase du textequi est ici reprise dans le sujet. Au pire, la rédaction commence juste après, mais sans introduction. Si vous avez ƌĠsuŵĠ l’Ġpisode pƌĠĐĠdeŶt Ƌue ĐoŶstitue le tedžte d’oƌigiŶe, Đe Ŷ’est pas uŶe eƌƌeuƌ eŶ soi, ŵais Đe Ŷ’Ġtait pas ŶĠĐessaiƌe.-Le temps du récit doit rester le même: iĐi, le pƌĠseŶt. IŶutile d’alleƌ ĐheƌĐheƌ d’autƌes teŵps du ƌĠĐit. Pouƌ autaŶt, Đoŵŵe l’Ġpisode halluĐiŶatoiƌe du tedžte d’oƌigiŶe ŵaƌƋue uŶe pause daŶs le ƌĠĐit plus vaste de GeŶevoidž, il peut ġtƌe possiďle de ĐoŶtiŶueƌ paƌ uŶ sLJstğŵe de teŵps au passĠ, sous ƌĠseƌve d’uŶe
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charnière temporelle comme : «Je me souviensƋu’à Đe ŵoŵeŶt-là, je me diƌigeai veƌs le pƌeŵieƌ veŶu…» pouƌ ŵaiŶteŶiƌ la ĐohĠƌeŶĐe d’uŶe suite immédiate. -Le caractère du personnage doit être respecté: il Ŷ’est pas tƌğs dĠveloppĠ, ŵais oŶ deviŶe iĐi uŶ hoŵŵe aLJaŶt du goût pouƌ la poĠsie, la littĠƌatuƌe, l’aƌt en génĠƌal, Ƌui ĐoŶŶaît des poğŵes paƌ Đœuƌ et a plaisiƌ à se les ƌeŵĠŵoƌeƌ. Il s’agit de MauƌiĐe GeŶevoidž lui-même, écrivain de profession. Il est donc judiĐieudž de le faiƌe seŶtiƌ paƌ le Ŷiveau de laŶgage Ƌu’il eŵploie, la ƋualitĠ de sa conversation, la nuance de ses impressions personnelles. Outre ces points de base, il faut ici introduire un autre personnage qui soit le salut paƌ leƋuel le Ŷaƌƌateuƌ va pouvoiƌ s’edžtƌaiƌe de sa situatioŶ. OŶ atteŶd donc : -un portrait, avec les règles afférentes (description physique organisée, langage pƌopƌe au peƌsoŶŶage, aĐtioŶs ƌĠvĠlatƌiĐes Ƌui dĠvoileŶt soŶ Ġtat d’espƌit, sa ŵoƌalitĠ, voiƌe le degƌĠ d’aŵitiĠ Ƌu’il Ġpƌouve eŶveƌs le Ŷaƌƌateuƌ…Ϳ; -un dialogue de récit, avec une présence du récit entre les prises de parole, des verbes introducteurs, les gestes des personnages, les réflexions du narrateur iŶteƌĐalĠes…-une focalisation qui demeure interne. Le Ŷaƌƌateuƌ Ŷ’est pas oŵŶisĐieŶt, puisƋu’il s’agit d’uŶ peƌsoŶŶage: il ne sait donc pas ce que ƌesseŶt l’autƌe personnage si celui-Đi Ŷe lui dit pas. EŶ ƌevaŶĐhe, il est ďoŶ d’iŶsisteƌ suƌ le vocabulaire des émotions et des sentiments du héros. Quant au fond, on peut imaginer que le narrateur raconte son hallucination, et sa peur de devenir fou.OŶ peut aussi iŵagiŶeƌ Ƌu’il ĐheƌĐhe au ĐoŶtƌaiƌe à parler de tout autre chose avec son comparse, pour essayer de chasser de son espƌit les peŶsĠes Ƌui, peŶdaŶt le ŵoŵeŶt pƌĠĐĠdeŶt, l’oŶt oďŶuďilĠ.
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Sujet 2 : Maurice Genevoix a cherché dans la poésie une source de réconfort. En vous appuLJaŶt suƌ votƌe ĐoŶŶaissaŶĐe des œuvƌes ĠtudiĠes eŶ Đlasse, suƌ votƌe expérience personnelle ou sur vos émotions, vous expliquerez à votre tour, daŶs uŶ dĠveloppeŵeŶt oƌgaŶisĠ, Đe Ƌue les œuvƌes d’aƌt peuveŶt vous apporter. Vous pourrez emprunter vos exemples aux formes artistiques de votre choix (littérature, musique, chanson, cinéma, peinture...).Votre texte fera au moins deux pages (soit une cinquantaine de lignes). EŶ Đe Ƌui ĐoŶĐeƌŶe l’oƌgaŶisatioŶ foƌŵelle, uŶconstruit est attendu, devoir Đ’est-à-dire : ¤une introductionƋui, apƌğs uŶe phƌase ou deudž d’aĐĐƌoĐhe, ƌepƌeŶd le sujet eŶ le pƌoďlĠŵatisaŶt. L’aŶŶoŶĐe du plaŶ est faĐultative, Đaƌ il Ŷ’est pas ĐoŶstituĠ d’uŶe oppositioŶ ŵais d’uŶe suite.¤une suited’aƌguŵeŶtspar des connecteurs logiques, illustrés introduits d’edžeŵples et ĐoŶstituaŶt ĐhaĐuŶ uŶ paƌagƌaphe.¤une petite conclusion qui résume rapidement et ouvre sur une idée plus vaste. L’iŶtƌoduĐtioŶ peut ĠvoƋueƌ le tedžte de ďase, ŵais aussi uŶe anecdote ème personnelle : par exemple le fait que dans les camps, lors de la 2 guerre mondiale, certains juifs disent avoir été aidés dans leur désir de survie par la remémoration de poèmes et de chansons dans leur langue. Ce souvenir les réinvestissait dans leur identité, tout en leur rappelant la beauté dont était Đapaďle l’huŵaŶitĠ ĐƌĠatƌiĐe.Il s’agit d’uŶ sujet Ƌui ƌĠĐlaŵe uŶe aƌguŵeŶtatioŶ, ŵais la ĐoŶfƌoŶtatioŶ pouƌ/ ĐoŶtƌe Ŷ’est pas ƌĠĐlaŵĠe: il est doŶĐ souhaitaďle d’oƌgaŶiseƌ l’aƌguŵeŶtatioŶ coŵŵe uŶe suite d’aƌguŵeŶts positifs. Paƌ edžeŵple: 1)L’aƌt peut appoƌteƌ du plaisiƌ, de la joie.Exemples :
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en littérature, un livre drôle commeLa proŵesse de l’auďequide Romain Gary raconte au second degré et avec tendresse et ironie la fidélité du narrateur aux rêves maternels ; en musique, des morceaux entraînants pour danser comme des chansons de pop actuelles ; en peinture, les tableaux colorés de Chagall... au cinéma, un film positif commeMuch ado about nothingde Kenneth Branagh ouTruman showfont réfléchir sur la société, cultivent, etde Peter Weir qui réjouissent à la fois par leur finesse et leur justesse. 2)L’aƌt peut offƌiƌ uŶe ĠvasioŶ.Exemples : eŶ littĠƌatuƌe, les ƌĠĐits d’aveŶtuƌes ou ŵagiƋues Đoŵŵe la saga d’Haƌƌy Potter qui ouvre le quotidien au merveilleux ; en musique, des musiques du monde comme celles de Sheila Shandra ou Adama Dramé ; en peinture, les tableaux exotiques du Douanier Rousseau ; au ĐiŶĠŵa, des histoiƌes Ƌui Ŷous eŶtƌaîŶeŶt daŶs d’autƌes paLJsages comme Out of Africade SLJdŶeLJ PollaĐk, ŵais aussi daŶs d’autƌes soĐiĠtĠs Ƌui, paƌ contraste, nous aident à mieux apprécier la nôtre, commeBrazilTerry de Gilliaŵ…3)L’aƌt peut Ŷous offƌiƌ le tĠŵoigŶage d’autƌes geŶs aveĐ lesƋuels partager.Exemples : en littérature, les récits de mémoires commeSi Đ’est uŶ hoŵŵede Primo Levi , mais aussiVipère au poingd’HeƌvĠ BaziŶ Ƌui, eŶ ƌaĐoŶtaŶt les hoƌƌeuƌs des camps ou la douleur d'être martyrisé par une mère haineuse, nous font relativiser notre propre vécu ; eŶ ŵusiƋue, toutes ĐhaŶsoŶs autoďiogƌaphiƋues Ƌui paƌleŶt d’edžpĠƌieŶĐes vĠĐues ou d’aŵouƌ… ĐoŵŵeGöttingenBarbara qui exprime son désir de de
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paix alors que, vingt ans après la guerre où elle a passé son temps à fuir, en tant que juive, avec ses paƌeŶts et ses fƌğƌes et sœuƌ, elle est aĐĐueillie eŶ Allemagne par des gens qui l'apprécient. au ĐiŶĠŵa, des filŵs ĐeŶtƌĠs suƌ l’aveŶtuƌe adolesĐeŶte ĐoŵŵeDiabolo menthede Diane Kurys ouLe cercle des poètes disparusde Peteƌ Weiƌ…4)L’aƌt peutpermettre, quand on le pratique soi-ŵġŵe, de s’edžpƌiŵeƌ et de transcender ses difficultés.A l’iŵage de ViĐtoƌ Hugo Ƌui, paƌ ses poğŵes à sa fille dĠfuŶte Ƌui ĐoŵposeŶt son recueil Les Contemplations, lui a offert une sépulture éternelle et a sublimé son chagƌiŶ eŶ œuvƌe d’aƌt: il est possiďle iĐi d’ĠvoƋueƌ uŶ seŶtiŵeŶt personnel. Suivant la manière dont il peut être développé, il constituera un dernier paragraphe ou quelques lignes dans la conclusion. Est accepté tout argument qui, dans un paragraphe construit (avec des ĐoŶŶeĐteuƌs logiƋues et illustƌĠ d’edžeŵplesͿ, ĐoŶtƌiďue à dĠveloppeƌ l’idĠe du sujet: le ƌĠĐoŶfoƌt oďteŶu paƌ l’aƌt.
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