Le souvenir militaire brangeois

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Cet opus rend hommage aux disparus des guerres de Napoléon Ier et Napoléon III, des deux guerres mondiales et des guerres d'Indochine et d'Algérie de la commune de Branges, village bressan situé en Bourgogne du sud. A l'aide de documents inédits, principalement extraits de collections privées et de recherches menées dans les archives municipales de Branges, il se concentre sur le souvenir militaire - véritable élément du patrimoine brangeois - entre 1802 et 1962.
Publié le : mercredi 1 octobre 2014
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EAN13 : 9782336357669
Nombre de pages : 174
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Le souvenir Militaire Sylvie Monin-Badey
brangeois
Cet opus sur le Souvenir militaire brangeois est le « Livre d’Or » de
la commune de Branges, village bressan situé en Bourgogne du sud. Le souvenir MilitaireCelui-ci rappelle le lourd tribut en vies humaines payé par ce village,
à l’aide de documents inédits principalement extraits de collections
privées et de recherches menées dans les archives municipales de brangeois
Branges. Un hommage est rendu aux disparus des guerres de Napoléon
erI et de Napoléon III, des deux guerres mondiales et des guerres
d’Indochine et d’Algérie. Livre d’Or
Il se concentre donc sur le souvenir militaire (qui est un élément du
patrimoine brangeois) entre 1802 et 1962, soit un total de six confl its. Il
incite encore le lecteur à se rappeler de notre Histoire, même à l’humble
échelle d’un village bressan.
La création du monument aux morts de Branges, œuvre de Pierre
Curillon – artiste tournugeois – est aussi évoquée. Il s’agit donc d’un
vrai chef-d’œuvre patrimonial.
Sylvie MONIN-BADEY se consacre à l’histoire de la Bresse
louhannaise depuis de fort nombreuses années. Maître de conférences
de l’Université de Lyon, elle est aussi chevalier de l’ordre national du
Mérite, commandant dans la Réserve citoyenne (Saône-et-Loire), et
présidente de l’association Souvenirs/Memories-Montcony.
Photo de première de couverture : cliché de l’auteur (2014).
Photo de quatrième de couverture : carte postale ancienne du monument aux morts
de Branges.
ISBN : 978-2-343-04488-0
18
Le souvenir Militaire brangeois Sylvie Monin-Badey


























































Le souvenir militaire brangeois
Livre d’Or Sylvie Monin-Badey
Le souvenir militaire brangeois
Livre d’Or





Préfaces de Pierre Gaudillere
et d’Anthony Vadot




































































Du même auteur
Les monographies de
- MERVANS (1989)
- DAMPIERRE-en-BRESSE (1991)
- SERLEY (1991)
- FRANGY-en-BRESSE (1993)
- Les Artagnan en Bourgogne (novembre 1998)
- Souvenirs/Memories – sur les chutes d’avions
lors de la seconde guerre mondiales dans la région de LOUHANS /
about the WWII aeroplanes crashes in the Louhans region –
(livre bilingue français-anglais, avril 2004)
- Les VANDROUX – étude généalogique et socio-économique
d’une famille originaire de la Bresse Bourguignonne
edu XV siècle à nos jours (juin 2009)
© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-04488-0
EAN : 9782343044880
PRÉFACES


Une centaine de noms est gravée dans la pierre du monument aux
morts de la commune de BRANGES, témoignage du sacrifice
consenti par les habitants mobilisés au cours des différents conflits qui
ensanglantèrent notre pays.

Si toutes les guerres causèrent de nombreuses victimes, c’est sans
doute celle de 1914-1918 qui provoqua la plus grande hécatombe. En
effet, plus de quatre-vingt soldats brangeois périrent au combat
pendant cette période ou succombèrent après leur retour des séquelles
de leurs blessures ou maladies.

Dans cet ouvrage, vous retrouverez les noms de ces soldats avec
pour chacun une courte biographie rappelant leur origine et les
circonstances de leur décès. Nul doute que certains y reconnaîtront des
membres de leur propre famille ou de familles connues, voisines ou
amies.

Sont citées également, bien entendu, les victimes des autres
conflits, depuis les guerres napoléoniennes, de 1870-71, et plus proche
de nous, celle de 1939-1945, sans oublier les militaires tombés en
Extrême-Orient et AFN.

Intitulé Le Souvenir militaire brangeois, ce Livre d’Or écrit par
madame Sylvie Monin-Badey permet ainsi d’honorer la mémoire des
habitants de la commune tombés au champ d’honneur pour la défense
de nos libertés et de perpétuer leur souvenir auprès des générations
actuelles et futures.


Pierre GAUDILLERE,
bibliothécaire bénévole – ancien Maire de BRANGES.


***


7
***


Branges est une commune de 2400 habitants en plein cœur de la
reBresse bourguignonne. Il y a un siècle, au début de la 1 Guerre
Mondiale, Branges avait déjà 2100 habitants parmi lesquels près de
400 hommes partirent au front. Comme chaque commune française,
Branges a payé un lourd tribut avec 97 « jeunes gens » reconnus
« Morts pour la France » qui furent tués au combat ou décéderont de
leurs blessures. Chaque hameau, chaque famille a été concernée.
Cent ans ont passé, les jeunes écoliers découvrent désormais dans
les livres d’Histoire les étapes de ce conflit meurtrier. Motivés par
leurs enseignants, certains assistent et participent aux commé-
morations qui ont lieu chaque année au monument aux morts. Ont-ils
toujours conscience à quel point leur propre commune a été
concernée ? Le colossal travail de Sylvie Monin-Badey pour effectuer
les recherches et écrire ce livre d’Or va permettre de le rappeler
durablement à chacun.
Depuis 1870, l’ensemble des conflits a entraîné la mort de
nombreuses personnes. Sur le monument aux morts communal, c’est
ainsi 121 Brangeois qui ont leur nom inscrit. Ce livre d’Or recense les
renseignements disponibles de ces glorieux Morts pour la France
auxquels il convient de rendre hommage, mais ce livre va bien au
delà.
Je fais partie d’une génération qui n’a pas connu de guerre sur le
territoire français et qui n’est même plus soumise au service national
obligatoire, la nécessité de participer à un travail de mémoire est un
devoir.


Anthony VADOT,
Maire de Branges.







8
INTRODUCTION


Le 2 août 2014 est célébré le centenaire de la guerre 1914-1918,
alias « La Grande Guerre » ou la première guerre mondiale. Cela nous
invite à nous pencher, en particulier, sur le destin des Brangeois, qui,
le dimanche 2 août 1914, ont entendu le tocsin sonner au clocher de
l’église Saint Maurice de Branges pour signifier l’ordre de
mobilisation générale des hommes soumis aux obligations militaires.
Les Français ont pu ainsi concrétiser leur désir d’unité nationale dès
1914, malgré les difficultés politiques, sociales et religieuses qui
divisaient leur pays. Par exemple, en 1918, après 41 ans d’espoir et
d’attente patriotique, ils ont pu retrouver l’Alsace-Lorraine au sein du
territoire français.

Le village de Branges a aussi payé un lourd tribut en vies
humaines, non seulement lors de la première guerre mondiale mais
aussi lors de la seconde guerre mondiale, où se mêlent à la fois civils,
résistants et militaires. Il ne faut pas omettre non plus les blessures des
erguerres sous Napoléon 1 et Napoléon III, des guerres d’Indochine et
d’Algérie. Par exemple, des Brangeois ont sacrifié leur vie lors de la
guerre de 1870-71 en qualité de gardes mobiles lors de l’élan fraternel
visant à libérer la ville de Paris assiégée par les prussiens. Un autre
exemple est celui du souvenir, malheureusement plus lointain, des
ersoldats sous Napoléon 1 . Cet ouvrage se concentre donc sur le
souvenir militaire brangeois entre 1802 et 1962, soit au total 6
conflits. En plus du monument dédié « aux Morts pour la France », ce
document vise à laisser une trace écrite, certes – qui n’a pas l’ambition
d’être exhaustif –, pour les générations présentes et futures de tous ces
hommes, et femmes, engagés, conscrits ou recrutés dans l’Armée
française, du simple poilu au fusilier, du non-gradé au gradé. Ceux-ci,
à l’humble échelle d’un village, nous incitent à nous souvenir de notre
histoire.

Je remercie également Monsieur Anthony Vadot, Maire de
Branges, et son personnel en mairie et à la bibliothèque pour leur
soutien lors des recherches ainsi que toutes les familles qui ont fourni
des photos, documents, articles de presse, lettres ou autres
témoignages en vue de rendre cet hommage à ces disparus. Ces
9 personnes ont contribué à la sauvegarde et à la transmission de leur
mémoire, de leurs souvenirs familiaux et individuels qui ont ainsi
aider à élaborer la Mémoire non seulement de membres anciens de
leur communauté brangeoise mais aussi celle des « Morts pour la
France ».

Enfin, il est à retenir que le monument aux Morts de Branges est
l’œuvre de l’artiste Pierre Curillon, qui réalisa d’autres monuments
comme ceux de Montpont, Saint Martin-en-Bresse, Cuisery, Sagy,
Savigny-en-Revermont et Simandre entre 1919 et 1925. Né le 6 mars
1866 à Tournus et décédé le 2 mars 1954 à La Jumelière (dans le
Maine-et-Loire), Pierre Curillon fut un des élèves de l’Ecole des
Beaux-Arts de Lyon de 1886 à 1890. Il participe pour la première fois
au Salon parisien des Artistes français en 1892. Il a créé de nombreux
bustes en pierre, en marbre et en bronze. Certaines de ses œuvres sont
exposées au Musée Greuze à Tournus.
























10
LES SOLDATS SOUS NAPOLEON Ier


Selon une enquête menée par Monsieur Michel GEOFFROY
(publiée en 2006 dans le Bulletin n°34 des Amis des Arts du
erLouhannais, pp. 17-22), il serait cinq soldats sous Napoléon 1 . Ces
èmesoldats engagés au 18 Régiment d’Infanterie de Ligne ont tous
participé à la bataille d’Austerlitz, en date du 2 décembre 1805. Ici
figurent aussi des informations supplémentaires au relevé de M.
Geoffroy.


Pierre CURVEUR

Son patronyme est CURVEUR au lieu de CURVEUX. Il est bien né à
Branges le 15 août 1784. Ses parents sont Pierre CURVEUR,
manœuvre à Mogny, paroisse de Branges et de Jeanne BERNARD.
Ses parrain et marraine sont Pierre DORIER et Marie CURVEUR, sa
tante. Il est devenu fusilier suite à son engagement du 25 thermidor an
13 de la République Française. Il a été rayé des contrôles le 31 mars
1806.


Claude DUMONT/D

Il est bien né à Branges le 16 novembre 1783 au lieu du 11 novembre
1783. Il est le fils de Claude DUMOND, laboureur au bourg de
Branges et de Hélène BROUX. Ses parrain et marraine sont Claude
GUILLAMIN, laboureur à Beauvoir, même paroisse, et Pierrette
BAILLY, veuve de Pierre BROUX, sa grand’mère maternelle. Il est
aussi devenu fusilier suite à son engagement du 25 thermidor an 13 de
la République Française. Il a été fait prisonnier le 8 septembre 1812 à
Krasnoïe (sur la route de SMOLENSK).


Claude LIMOGES

Son patronyme est LIMOGES au lieu de LIMOGER. Il est bien né à
Branges le 13 décembre 1785. Il est le fils de Louis LIMOGES, tissier
11 au bourg de Branges et de Pierrette COLIN. Ses parrain et marraine
sont Claude Humbé et Jeanne-Marie LIMOGES, sa tante paternelle. Il
est fusilier suite à son engagement du 14 germinal an 12. Il est
réformé le 21 octobre 1811.


Claude RENAUD

Son acte de naissance le 22 septembre 1783 ne figure pas dans le
registre approprié des naissances à Branges. Il se serait engagé le 25
thermidor an 13. Ce fusilier est décédé à l’hôpital de Montmirail le 2
vendémiaire an 14.


Pierre RUGEY

Son patronyme est RUGEY au lieu de RUGET. Il est né à Branges le
29 janvier 1784. Il est le fils de Joseph RUGEY, laboureur à
« Baumont », paroisse de Branges, et de Pierrette PETIT. Ses parrain
et marraine sont M. MONIN, Curé de Branges, et Marie RUGEY. Ce
fusilier est décédé à Vienne le 17 frimaire an 14.



















12
GUERRE 1870-1871


Cette guerre dura du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871 (date de
l’Armistice). Napoléon III ne voulait pas du prince Léopold de
HOHENZOLLERN-ZIGMARINGEN, sur le trône vacant d’Espagne,
proposé par les prussiens. L’impératrice Eugénie avait aussi poussé
Napoléon III à demander à la Prusse le 12 juillet 1870 des garanties
complémentaires, soucieuse d’assurer l’avenir de leur fils. L’ambas-
sadeur de France, Vincent de Benedetti, fut dépêché dans la station
thermale d’Ems où l’empereur d’Allemagne et de roi de Prusse,
erGuillaume 1 , prenant les eaux dans la station thermale d’Ems, refusa
la demande de garanties. Le trône espagnol était vacant suite à la
révolution de 1868 qui avait mis fin au régime despotique et corrompu
de la reine Isabelle. Cette reine était partie en exil suite au
« pronunciamento » du général Prim en septembre 1868. Guillaume
er1 rapporta son entretien avec l’ambassadeur de France dans une
dépêche adressée à Otto von Bismarck qui était à Berlin. Ce dernier
erpublia la dépêche d’Ems en disant que Guillaume 1 et l’ambassadeur
s’étaient mutuellement manqué de respect. Suite à l’offense faite à la
France via la dépêche d’Ems du 14 juillet 1870, cet empereur français
décréta la mobilisation le 15 juillet 1870 et déclara la guerre à la
Prusse le 19 juillet 1870. La garde nationale mobile est recrutée entre
septembre et octobre 1870. La Saône et Loire a fourni 5 bataillons de
mobiles d’environ 1500 hommes chacun. Par exemple, ne revinrent de
èmela guerre que 370 hommes du 4 Bataillon de mobiles.


1870

Le 4 septembre, est décédé à Pouilly dans la Meuse, Claude
CLERC, selon un jugement rendu par le Tribunal de Montmédy dans
la Meuse le 25 mai 1874. Il apparaît que Claude CLERC, soldat au
ème17 Régiment de Ligne, né le 7 octobre 1846 à Branges, fils de
Claude CLERC et de Claudine VARRAUT, immatriculé sous le
n°3639, est mort à Pouilly le 4 septembre 1870. Cet acte a été transcrit
le 27 juillet 1874 par M. GENET, Maire de Branges.

13 Le 4 septembre, est également décédé à POUILLY, Sylvain
BUATOIS. Il est né le 8 septembre 1848 à Branges. Il est le fils de
Claude BUATOIS, tisserand et de Pierrette GUERRY. Il était soldat
èmeau 17 Régiment de Ligne, sous le matricule n°3639.

Cette date s’incorpore bien à la première phase de cette guerre : soit
d’août 1870 à septembre 1870. C’est la période pendant laquelle la
coalition allemande remporte des victoires à Metz, Sedan, et aussi en
Alsace et en Lorraine. Le premier septembre 1870, les Français se font
bloquer dans Sedan où ils capitulent. Par conséquent, l’empereur est
fait prisonnier. Le quatre septembre voit la proclamation de la
République à PARIS et l’installation d’un gouvernement de Défense
Nationale. Fut aussi publiée la « CONFESSION DE BADINGUET
(surnom de Napoléon III) A LA REPUBLIQUE ». Voici le texte de
cette prière républicaine ou les vœux du peuple :

« Notre père, qui n’êtes pas aux cieux, mais en Prusse, que votre règne
s’éteigne et qu’il soit à jamais fini ; que votre volonté soit bannie sur
terre et flétrie dans le ciel ; rendez-nous l’argent que vous avez volé.
Pardonnez-nous le 4 septembre, comme nous vous pardonnons votre
règne. N’essayez plus de nous faire succomber sous le poids de vos
fonds secrets, mais délivrez-nous de votre lâche et indigne personne.
Ainsi soit-il (extraits) ».

Reprenant sa progression, la coalition allemande atteint Paris le 18
septembre 1870 et l’entoure le lendemain. L’impératrice Eugénie
s’enfuit en Grande-Bretagne où Napoléon III la rejoignit après sa
libération l’année suivante. Il y mourra en 1873.

Le 22 décembre, est décédé à Lyon Philibert PACCAUT, né à
Branges le 12 septembre 1848. Il est le fils de Claude PACCAUT et
de Françoise BERT. Il était aussi l’époux de Pierrette BONNOT. Ce
èmesoldat au 86 Régiment d’Infanterie de Marche et Garde Mobile de
ème èmeSaône-et-Loire, 3 Bataillon, 6 Compagnie, immatriculé sous le
n° 7282, est décédé à l’hôpital militaire de Lyon le 22 décembre 1870
erà 8 h du matin. Son acte de décès a été transcrit le 1 mars 1874 par
M. GENET, Maire de Branges. Cet acte avait été préalablement établi
èmepar M. CAUSSE, Maire du 2 Arrondissement de Lyon, sur la
déclaration des deux témoins suivants : Nicolas MEYLING, 44 ans, et
Joseph-Marie PERIANI, 25 ans.
14 Le 25 décembre, est décédé à Montluçon dans l’Allier, Jean-
Marie JAILLET, sur la déclaration de François RENOUX, 38 ans, et
de François HYLERS, 32 ans, domestiques à l’hôpital de Montluçon
où ils demeurent. Ce célibataire est né à Branges le 8 octobre 1848. Il
est le fils de Claude JAILLET et de Claudine JAILLET, cultivateurs à
èmeBranges, avec lesquels il demeurait. Ce soldat à la 6 Compagnie du
ème4 Bataillon de la Garde Mobile de Saône-et-Loire est mort à 13h à
l’hôpital de Montluçon. Son acte de décès a été transcrit le 9 octobre
1872 par François RUEZ, Maire de Branges.

Dès le mardi 20 décembre 1870, il y eut le mouvement de plus de
100 bataillons de la Garde Nationale, elle-même mobilisée en dehors
de Paris, sur les bords de la Marne jusqu’à Saint Denis. Les opérations
importantes de guerre ont commencé le 21 décembre, au lever du jour,
par un grand froid, un vent glacial, des gelées intenses. La température
s’élevait à –14° C.


1871

Après 4 mois de siège, de famine et de bombardements, Paris
ouvrit ses portes aux prussiens en janvier 1871. A la fin du mois de
février, le gouvernement provisoire de la République signa une paix
provisoire à Versailles qui fut confirmée en mai à Francfort-sur-Main.
L’indemnité de guerre payée par la France s’élevait à 5 milliards de
francs avec la cession de l’Alsace et de la partie nord-est de la
Lorraine.

Le 19 février 1871, Adolphe Thiers est nommé Chef du pouvoir
exécutif de la République Française. Puis, le 21 février 1871, Adolphe
Thiers se rend à Versailles pour traiter les conditions de la paix. Par
contre, le 24 février 1871, le comité central provisoire de la Garde
Nationale a appelé à la poursuite de la guerre. Malgré la prise de
ème èmel’artillerie installée dans les 16 et 17 arrondissements de Paris, le
27 février 1871, plusieurs détachements de l’armée allemande entrent
eret s’installent à Paris, dès 10 h du matin le mercredi 1 mars 1871.

Le 22 février, est décédé à Chemaudin, Claude JOLY, né à
Branges le 26 août 1848. Il est le fils de Claude JOLY et de Claudine
RUEZ, cultivateurs au lieu-dit « La Chênerie » à Branges. Ce garde-
15 ème èmemobile à la 6 Compagnie du 4 Bataillon de la Garde-Mobile de
Saône-et-Loire, cantonné à Chemaudin, canton d’Audeux dans le
Doubs, est mort à l’Ambulance de Chemaudin à 8h 30 mn du matin le
22 février 1871. Son acte de décès a été dressé sur la déclaration de
Ernest LYET, 32 ans, instituteur à Chemaudin, et de Claude
ème èmeTHIELLAND, 23 ans, Sergent-Major à la 6 Compagnie du 4
Bataillon des Gardes Mobiles de Saône-et-Loire. Son acte de décès a
été dressé par Alexandre GALLIOT, Maire de Chemaudin et transcrit
par Monsieur le Maire de Branges.

Le 22 février, est aussi décédé à Serre, Antoine TISSOT, né à
Branges le 29 août 1845. Il est le fils de Antoine TISSOT et de Jeanne
BERT, cultivateur au lieu-dit de « Beauvoir » à Branges. Ce garde-
ème èmemobile de la 6 Compagnie du 4 Bataillon de la Garde Mobile de
Saône-et-Loire est mort à 19h à Serre, canton d’Audeux dans le
DOUBS dans la maison de Claude Pierre CORME. Son acte de décès
a été dressé par Claude-Etienne CORNE, Maire de Serre, et sur la
èmedéclaration de Emilien BIDAULT, Lieutenant de la 4 Compagnie
èmedu 4 Bataillon de la Garde Mobile de Saône-et-Loire, et de Claude
èmeTHIELLAND, Sergent-Major de la 6 Compagnie du même
bataillon, 23 ans, tous deux amis du défunt. Cet acte a été transcrit le
23 mars 1871 par Philibert BERNIGAUD, Maire de Branges.

Le 26 février, est décédé à 3 h du matin, à Besançon, Claude
DUMONT, natif de Branges et âgé de 30 ans. Il était le fils de
François DUMONT et de feue Marie-Claudine SAUNIER. Ce soldat
ème er èmeau 30 Régiment de Marche, 1 Bataillon, 6 Compagnie, est mort
à l’ambulance du Collège catholique de Besançon. Son acte de décès a
été dressé en s’appuyant sur la déclaration des deux témoins suivants :
Gabriel POULLION, infirmier, demeurant à Besançon, 25 ans, et
Cyrille VOINOT, infirmier, 26 ans, demeurant à Besançon, employés
à l’Ambulance. Cet acte a été transcrit le 14 octobre 1871 par M.
RUEZ, Maire de Branges.

Les soldats suivants sont aussi inscrits au Monument aux Morts,
sans aucune autre précision :
- Joseph VINCENT.
- Jean-Claude DANJEAN, et
- Claude GUICHARD.

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