Agriculture en France Fiche Cours

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Agriculture en France Fiche Cours

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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1Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) Cha . 4 – L’inté ration de l’a riculture au reste de l’économie I.Une a riculture entre deux â es 1/ La montée de la uissance a roalimentaire Au début des 1950s, après avoir reconstitué son potentiel de prod° endommagé 1 e par la guerre, l’agri présente encore son visage trad , hérité de la fin du XIX: secteur à ale er la fois fondamental et retardataire ds l’éco n . 1 employeur (~1/3 des actifs) ms ne parvient pas, malgré sollicitude des pouv publics, à couvrir les besoins alim de la pop°. Aujourd’hui, marginalisée en apparence (4,7 % des actifs et ~3 % du PIB) ms exportatrice nette, elle 2 représente pr la Fr un atout non négligeable ds la compétit° internationale . er En Europe : aude l’Union1 rang . En 1998 : 22 % du total communautaire. Ses pdts triomphent, surtt ds domaines commecéréales, vin, sucre, viande bovine, aviculture. Taille 3 moy des exploitat° :42 ha (>> à la moy comunautaire, certes abaissée par persistance des 4 t microfundia ds les pays méd ). Cepd , succès surtt dus à un potentiel de prod° exceptionnel, tant par l’étendue de la superficie agricole utilisée que par la variété climatique et 5 pédologique . Qualitativement, résultats médiocres. Rendemts (surtt animx) < à cx des autres ère pays d’Europe du Nord-Ouest. L’intensificat° de la prod° reste peu poussée : 1 ds l’UE par e e son parc de tracteurs et sa conso d’engrais, ms 6 et 7 rang si ces chiffres st rapportés à la superficie cultivée. 6 D’ailleurs, mm si globalement, l’excédent alim v/v du reste de l’UE = considérable, il ne représente que lede celui des Pays-Bas (PB) qui, avec 4 foisd’agriculteurs et 15 fois er Θd’ha cultivés, st le 1 fournisseur agroalim de la France. Face au reste du monde, l’agri fcse fait bonne figure. En 2002 : 8 fois au palmarès ers e des 10 1 producteurs de denrées de base. Dep 1978, elle a ravi aux PB le rang de 2 ère exportateur agroalim mondial, derrière les EU ; même 1 ds certaines spécialités. Ses firmes des agroalim st souvent dynamiques : négociants en pdts agri (ex : Sucres et denrées), g coopératives agri (ex : Un° laitière normande), groupes privés (ex :Danone, qui s’est entièrement dégagé de son secteur d’origine, le verre plat, pour acquérir ttes sortes de marques alim : brasserie, eaux minérales, pdts laitiers, condiments, pâtes, aliments pour er bébés, confiserie, champagne, biscuiterie. Grâce à des acquisitions à l’étranger : 1 rang en e Europe pour brasserie, pâtes alim, pdts laitiers, biscuiterie et 2 rang aux EU pr eaux minérales. t Cpd , nbrses faiblesses.+d’des perfs frcses sur les marchés mondiaux reposent sur des ventes de pdts bruts (céréales, viande, pdts laitiers) subventionnés par les mécanismes communautaires. => large dépendance de l’état des finances de l’UE et de centres de décision que la France de contrôle pas. Le solde global, quoique positif, demeure fragile. La France reste un gros importateur de pdts agri tempérés. Les conserves et plats cuisinés, les fruits et légumes, les plantes et les fleurs, le poisson et les crustacés, les corps gras d’origine animale, le tabac amoindrissent les excédents dégagés par les ventes de céréales (40 % des exp° agri),
1 = traditionnel 2 noté par la suite « inter » 3 = très supérieur 4 = méditerranéens 5 pédologie : étude des caractéristiques des sols 6 = vis à vis
2Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) d’alcools (notamment champagne, vins de Bordeaux et Bourgogne, cognac) et de viande, surtout bovine. Enfin, même si dynamisme des firmes agroalim frcses = indéniable, leur taille reste médiocre, même en Europe, et à + forte raison face aux géants américains. ex : le chiffre e e té1 d’affaires de Danone (3 ds l’UE et 10 mondial parmi firmes de sa sp ) n’équivaut en 2001 qu’à 26 % de celui du leader mondial Nestlé. Le secteur agroalim est l’objet de fréquents rachats de la part de firmes étrangères (ex : Perrier par Nestlé, Ortiz-Miko par Unilever, et il a fallu une intervention du gouv pr empêcher – provisoirement ? – Pernod-Ricard de revendre à Coca-Cola sa filiale Orangina. 2/ Les fluctuations du revenu a ricole  /!\ Revenu agricoletotale de la prod° qui regroupe l’ensemble des pdts valeur vendus ou autoconsommés : il faut en déduire les coûts d’exploitation (conso intermédiaires de pdts indus, d’énergie et de services, charges professionnelles). On obtient alors la valeur ajoutée qui, après réintégration des subventions versées par l’Etat, permet le calcul du revenu brut par exploitation (RBE) ou par exploitant. De 1959 à 73, le revenu net moyen a progressé d’~ 5 % par an. La tendance devient irrégulière ensuite : succession de périodes d’améliorat° (comme 91-98) et de plus fréquentes périodes de stagnat° ou régress° (de 73 à 91 ; depuis 99). Agriculteurs = 1 des rares catégories sociopro qui subissent depuis le début de la crise de lourdes menaces sur le maintien de leur pouv d’achat. Nbrses causes à cette évolution. La valeur totale de la prod° plafonne (prix fixés par la PAC qui, après avoir lgtps pratiqué des prix garantis élevés, s’efforce dep une 10aine 2 d’années d’inverser la tendance). Réciproquement, l’indus° de l’agri alourdit le poids des conso intermédiaires (en 1960 : 22 % de la valeur de la prod°auj : 51 %). Frais d’entretien d’1 matériel de + en + perfectionné, conso de carburants, achat d’engrais, de pdts phytosanitaires, d’aliments pour le bétail : tous ont des prix élevés par r/ au prix de prod°. Depuis 74, les ciseaux s’ouvrent au détriment de l’agriculture.Enfin, elle subit une progress° défav de ses charges pro, et en partic des intérêts de sa t d 3 dette. Traditionnellem , emprunt = à court terme, q mauvaises récoltes. Il devient, AP du début des 1960s, une quasi-obligat° pr assurer, à long terme, l’extens° et la modernisat° des t exploitat°. Proportionnellem , l’agri emploie 2 x + de capital que la sidérurgie et en subit les 4 csq : montant detteentre 1960 et 90 etde la part des frais financiers ds les charges pro. A cela s’ajoutent : unedes charges salariales en cas de recours à une main d’œuvre non familiale,, en partic dep l’alignement du salaire minimum agri sur celui de l’indus en 1968 ; cotisations à verser par les agriculteurs pr eux-mêmes et leur famille depuis l’intégration au al régime g de la Sécurité sociale en 1960. Graves csq. Lgtps, l’ampleur des gains de productivité avait masqué la tendance à lades valeurs ajoutées.Ac des gains annuels de 8 % entre 59 et 73, l’agri faisait figure de secteur piloteds une éco où la productivité du travail progressait en moy annuelle de 5,5 %. t La crise a provoqué un net ralentissement, voire des reculs certaines années. Av la crise, lat rapide du nb des actifs permettait ladu pouv d’achat indiv. Dep 75, le mvm se ralentit (la restructurat° des exploitat° semble accomplie pr l’essentielle et la crise restreint les besoins de main d’œuvre ds le reste de l’éco).
1 = spécialité 2 = industrialisation 3 = à partir 4 = conséquences
3 Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) t Le revenu des agriculteurs devient ainsi très fragile, étroitem dépendant de la pol des prix communautaires décidée à Bruxelles, de l’évolution de l’inflation (alourdit ou allège la charge de l’endettement) et surtout des aides gouvernementales « exceptionnelles » accordées à titre de compensation des aléas climatiques (tendant à se x en raison du réchauffement planétaire). L’espoir d’1 amélioration significative, entrevu à la fin des 60s, s’estompe. On constate que le revenu disponible de chaque ménage agricole, prestations sociales incluses et de impôts déduits, évolue avec une g irrégularité et dépend lourdement des subventions et aides versées par les pouv publics.Plus que jms, l’agri fait figure d’activité assistée. 3/ La ermanence des dis arités internes  Manque d’homogénéité de l’agri fcse : a tjrs présenté 1 double voire triple visage.  Concentration accrue des structures foncières, non remise en cause par la crise actuelle. Triplement de la superficie moy des exploitations en 40 ans (entre 1955 et 97). Petites exploitations (– de 20 ha) : encore très imp en nb, deviennent marginales en t superficie. Nbrses en France méridionale, au sud d’une ligne Bordeaux-Genève, elles st sv vouées à la polyculture et gérées par des agriculteurs âgés, aux faibles revenus, incapables de les moderniser, voire même de les entretenir convenablement. Ds cette catégorie que se situent la quasi-totalité des 200 000 exploitants à tps partiel, pr lesquels la prod° agri n’est qu’une source de revenus secondaire. C’est enfin elle que bcp d’experts vouent à la disparit° (sauf si les pouv publics décident de la conserver). L’indispensable rajeunissement de l’âge moy des exploitants (60 % de + de 50 ans), la poursuite des gains de productivité, l’efficacité commerciale de l’agri fcse sont à ce prix. Moyennes exploitations (entre 20 et 50 ha) : apparemment mieux loties, même si leur t part relative1970, pr se retrouver auj à leur niveau du milieu des 1950s. Sv depuis t détenues par des agriculteurs dynamiques (notam ds l’Ouest), qui ont vu ds la PAC et ds la t modernisat° à crédit une chance à saisir. Auj, sv en posit° critique. Gdes exploitations (+ de 50 ha) : rassemblent + de ¾ de la superficie cultivée. Elles ont pratiquement renoncé à l’emploi de salariés permanents (=> saisonniers). Très ales1 mécanisées, elles ont lgtps été les pcp gagnantes de la pol des prix garantis. Faiblesse des prix de revient qui procure une marge bénéficiaire (et moy exploitations). Là aussi petites t elles cpd , les n orientations communautaires, la des conso intermédiaires, lacharges des pro se font durement sentir. Ces disparités de structure se combinent à d’autres, selon les prod° et les rég°, pour tés contribuer à la diversité agricole fcse. Dep ~20 ans, certaines sp st avtgées par l’évolution des prix relatifs. Faible progrès des revenus procurés par l’exploitat° céréalière, stagnat° de cx de l’élevage laitier, tandis que bonnes perfs de cx de la viticulture de qualité, des cultures maraîchères et fruitières. Dep début 1960s, reclassements spectaculaires sur le plan régional. Certaines rég° t pauvres ou faiblement productrices st désormais en tête, notam ds l’Ouest, Bretagne et Pays de Loire en particulier (16 % de la valeur totale de la prod° à elles 2, surtt ds les pdts de l’élevage). La rég° Champagne-Ardennes, grâce aux défrichements et à l’utilisation massive ère d’engrais, est devenue la 1 de France pr le revenu brut par exploitation (devant même Picardie et IdF). A l’inverse, certaines réussites ont été remises en cause : Normandie (élevage laitier non rentable, forte demande en résidence secondaires poussant les agriculteurs âgés à l’abandon de l’exploitation). Les paysages même se sont transformés : Beauce colonisée par le maïs hybride (originaire d’Aquitaine) ; plaine orientale de la Corse, démaquisée, qui s’est 1 principales
4Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) couverte de vignobles et plantations d’agrumes... Jms encore, au cours de leur histoire récente, les campagnes fcses n’avaient connu de tels changements en si peu de tps. II.lexeLe résultat d’une évolution com 1/ La modernisation forcée sous l’im ulsion de l’Etat e Avant 2 GM, pas vraiment de véritable pol agri en France. Certes existence d’un ministère de l’Agri, mais vocation sociale et pol qui en faisant davtge un ministère de la paysannerie ou du monde rural qu’un moyen de promouvoir la prod° agricole. Tout change après 1945. Un redressement rapide de la prod°, une modernisat° en profondeur paraissent indispensables. Parmi objectifs duplan Monnet: prod° de tracteurs et d’engrais. Dès la Libération, les cond° d’exploitation se transforment. 1946 : le statut du 1 fermage allonge à 9 ans la durée mini des baux ruraux ; fixation du montant du fermage (taux forfaitaires). Pour les propriétaires fonciers non agriculteurs, la terre perd tout intérêt en tant que placement. Mais l’essentiel : cela permet la modernisat° des exploitations. Ainsi le fermage passe de 30 à 54 % de la superficie agricole cultivée en 45 ans.Il correspond d’ailleurs à la partie la + riche de l’agri fcse : les grandes plaines du Bassin parisien.Transfo des autres cond° de l’exploitation également. Sur le plan financier : la Caisse ale n de crédit agricole reçoit après 1945 le monopole de distri des crédits bonifiés à l’agriculture. Grâce aux subventions budg, elle accorde aux agriculteurs des prêts d’équipement à des taux ~2 fois + bas que cx du marché. Sur le plan foncier : le 2 remembrement est encouragé (maintien d’une décision de Vichy). Sur le plan technique : l’Etat stimule la mécanisat° en prenant à sa charge une partie du prix d’achat des tracteurs et en détaxant le « carburant agricole ». Il impulse la recherche agronomique grâce à l’INRA al elles (Institut n de la recherche agronomique ; fondé en 1946). Cet organisme crée de n variétés céréalières (blé « Etoile de Choisy », maïs hybride) ; il transforme l’élevage en t encourageant l’inséminat° artificielle et le dvp des races les + productives. ème 2 axe de la politique agricole : soutien des cours et organisation des marchés.=> Rupture avec le libéralisme quasi intégral d’avant-guerre. De 1945 à 1962, ttes les catégories de pdts voient leurs prix garantis et leurs marchés organisés, /s l’égide de l’Etat, par des représentants de la profession. al  1945 : ONIC (office n interprofessionnel des céréales) remplaçant l’ONIB  1953 : Interlait, la SIBEV (s interpro du bétail et des viandes), l’IVCC (institut des vins de conso courante)  1961 : la FORMA (fonds d’orientat° et de régularisat° des marchés agri) A partir de 1962, la pol agri commune entre en application ds le cadre de la CEE. t Les organisat° de marché ne disparaissent pas, même si parfois léger chgm d’appellat°, mais elles perdent tte autonomie, devenant de simples exécutantes des décisions communautaires et gérant les fonds affectés par le budget européen au soutien des prix. AP du début des 1960s, la pol des structures s’efforce de remodeler en profondeur l’agri fcse,en agissant sur les caractéristiques même des exploitations (et non
1  Fermage : mode d’exploitation agricole dans lequel l’exploitant verse une redevance annuelle au propriétaire du domaine. Peut aussi désigner cette redevance. 2  Remembrement : aménagement foncier qui a pour but de substituer au morcellement excessif des terres des parcelles – nbrses, + gdes et pourvues d’accès faciles.
5 Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) plus sur les cond° ou les prix). Soutien par les prix = coûteux pour l’Etat (dépenses agri x 3 de 1945 à 1961) ; inefficace (la Fr ne couvre tjrs pas ses besoins alim et risque de manquer la chance unique que lui donne la possession d’1 très vaste superficie cultivable ds CEE) ; dangereux pour l’éco (entretient les pressions inflationnistes) ; et injuste socialement (gros exploitants avtgés). Globalement, les revenus agrimoins vite que ds les autres caté sociales. Plusieurs lois d’orientation mettent donc en place de nvx moyens d’actions : loi Debré (1960), loi complémentaire de Pisani (1962), lois présentées par Edgar Faure (1966-68), Jacques Chirac (72-74), Pierre Méhaignerie (77-81). L’Etat fav le rajeunissement de l’âge des exploitants : indemnité viagère de départ (IVD) pour les agriculteurs de + de 55 ans, dotation d’installation (DJA) pour les jeunes tés ménages. Créat° des SAFER (s d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour freiner la du prix des terres, qui achètent, vendent et parfois aménagent les terres). L’Etat encourage l’association entre plusieurs exploitants : les GAEC (Groupements agricoles d’exploitat° en commun) rassemblent plusieurs exploitants (mise en commun partielle ou totale des terres et du matériel) qui deviennent des associés salariés, rétribués par un traitement de base et une part du bénéf commun. Enfin, l’Etat stimule les coopératives (dont le statut est réformé en 1967) et lance la formule des groupements de producteurs (permet aux agriculteurs de mieux contrôler les circuits de distri face aux grossistes : par ex en fondant une SICA = s d’intérêt collectif agri, à laquelle ils confient l’écoulement de leur prod°). L’ensemble de ttes ces mesures forme avec les orientations traditionnelles une rupture totale. elle Réactions des intéressés face à cette n pol = profondément ambivalentes. Elles prennent la forme du « malaise paysan », fait tt à la fois d’acceptation du progrès et de crainte face à ses conséquences. t t L’acceptation provient de jeunes militants syndicaux, sv formés par le mvm jaciste (Jeunesse agricole chrétienne). Le refus se manifeste aussi, avec violence parfois. La FNSEA ale (Fédé n des syndicats d’exploitants agricoles) se montre très sceptique. D’autres tendances t st franchement hostiles (cô le MODEF = mvm de défense des exploitat° familiales). Dès ers 1953, 1 barrages de tracteurs sur les routes, lors de l’effondrement des prix consécutif à la stabilisat° Pinay. Climat d’inquiétude au début des 1960s, face à l’ouverture europ et à la loi Debré. L’Etat doit fréquemment infléchir son action, ralentir le rythme d’une modernisat° qu’il a lui-même engagée. Il repousse les ccl du rapport Vedel (1969) qui préconisait, au nom de la compétitivité, une accélérat° de l’exode rural, la mise en jachère des terres marginales et déniait tte perspective de rentabilité aux exploitations trad de faible superficie. Au contraire,l’Etat s’efforce de maintenir les agriculteurs les + menacés: politique de la montagne : indemnités spéciales, prêts de faveur). De (ex même, l’Etat consent à la persistance, au profit de l’ens de l’agri, d’un traitement fiscal très avtgx, le forfait, qui concerne encore la quasi-totalité des foyers agricoles. Enfin, il contribue massivement au financement des prestations sociales versées aux 1 agriculteurs. Aujourd’hui, les agriculteurs couvrent (par cotisations) /5des prestations qu’ils reçoivent contre ¾ encore en 1961. En partie justifié par la structure démographique, cet écart provient aussi d’untraitement protecteur systématique. Cette pol est-elle bien adaptée ? On peut en douter : inéluctable alignement des structures agricoles impliqué par l’ouverture européenne.
6 Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) 2/ Une ouverture euro éenne énératrice de désé uilibres L’Europe a lgtps constitué 1 gde chance pr l’agri fçse. Cette chance a été t systématiquem exploitée par les gouv, qui ont exigé dès 1962 la mise en place de la PAC et ont faitpression sur leurs partenaires, bloquant parfois même le fonctionnement des 1al institutions comtR probtenir des décis° conformes à leur concept° de l’intérêt n . Les objectifs très généraux du traité de Rome (autosuffisance alim, niv de vie équitable pr les agriculteurs, stabilité des prix et des marchés) ont ainsi été poursuivis à travers des ale mesures qui, aujourd’hui encore, forment par leur ampleur la pcp pol commune et t qui, sv , ont transposé au plan comtR des formules précédemment élaborées ds le cadre fçs. L’unicité des marchés est fondamentale. Implique la disparit° des contingentements er et des barrières douanières (effective au 1 juillet 1968) => ouverture à l’agri fçse d’un gd marché de conso au pouv d’achat élevé, où elle peut écouler les quantités massives que ses progrès de rendements et de productivité lui permettent de fournir. Mais prix garantis uniques pour chaque gde catégorie de pdts Mise :en place d’organisations communes de marché céréales, viande porcine, œufs et volailles, lait et viande bovine, sucre, fruits et légumes, vin et tabac. Or la caté sociale des agriculteurs représente 18,5 % de la pop° active de la CEE de 1960 => pression, souci gouvernemental de préserver leurs revenus => d’emblée, prix garantis élevés, nettement > cours mondiaux. t Les agriculteurs fçs st non slm avtgés par les prix garantis, ms aussi protégés de la concurrence ext par la préférence communautaire.imp° provenant du reste du Les monde subissent un prélèvement qui comble la différence ac le prix garanti europ. Réciproquement, les agriculteurs ne trouvant pas de débouchés sur le marché comtR reçoivent une restitut° de même montant leur permettant d’ê compétitifs sur le marché mondial. Ils st dc assurés de pouv écouler leur prod° à des cond° au – égales à celles des prix garantis, soit sur le marché europ, soit ds le reste du monde. Solidarité financière entre pays mb => financement commun des dépses de la PAC, 2 assuré par leFEOGA, par lequel transitent les sommes allouées par le budget comtR à l’agri depuis 1962. Ses dépses st de 2 ordres :soutien des cours et restitutions à l’exp°; améliorat° des structures agricoles(failbles car continue à relever de la compétence quasi-exclusive des Etats mb). Ses ressources st celles du budg comtR. Au début, alim par les contributions directes des Etats mb, puis il reçoit, à partir de 1971, des ressources propres (dts de douane sur les pdts manuf importés du reste du monde, prélèvemts agri, part des recettes t de TVA...). => L’agri fçse est ainsi soutenue par ses partenaires européens (et non plus slm par l’effort des contribuables fçs). Or, dès le début des 1970s,leblocage progressif de la PAC remet en cause ses effets bénéfiques pr l’agri fçse(alors que les dernières orga comtR entrent à peine en applicat°).L’unité du marché devient illusoire par suite de l’instabilité monétaire. Dès ers 1969, la dévaluat° du franc suivie de la réévaluat° du deutsche Mark conduisent à créer les 1 3 MCM, source de distorsion durable des échges agri intracomtR. Ils gênent les agriculteurs fçs (des débouchés comtR), alors qu’ils subissent en Fr même une concurrence accrue de la part des pays à monnaie forte (All, P.-B.), notamment pr la viande porcine et les pdts laitiers. De plus, la préférence comtR n’est plus aussi avtgse aujourd’hui. Malgré ses élargissements, la CE se rapproche de l’autosuffisance, puis devient très excédentaire ds des caté de pdts pr lesquels on a volontairement adopté des prix garantis élevés (céréales, pdts 1 = communautaires. 2 rappel : Fonds européen d’orientation et de garantie agricole. 3 rappel : montants compensatoires monétaires.
7Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) laitiers, sucre, viande, vin). Redéfinit° radicale de la PAC refusée en 1968 => La PAC se condamne à une refonte tardive et difficile des prix garantis. Finalement, recours au contingentement brutal de la prod° : quotas laitiers et distillation oblig des excédents viticoles (1984), seuils de garantie applicables aux céréales et à certains fruits et légumes (1985), encouragement à lade la superficie cultivée (à partir de 1988). Ttes ces mesures gênent directement l’agri fçse. Ex : pour avoir excédé les quotas, les producteurs de lait ont dû payer 660 millions de fr d’amendes en 1988. Rien d’étonnant à ce que leur nb ait fléchi desen 20 ans. De plus,concurrence des autres pays mb, surtt méd: conflits franco-italiens sur le vin, franco-espagnols sur la pêche maritime et les primeurs. Constitue certes un débouché fondamental (entre 1962 et 2001 : 25 %77 % des exp° agroalim), mais perturbe gravement les relations entre la Fr et certains de ses partenaires. Ex : 1996 crise de la « vache folle », 1999 « poulet belge à la dioxine ».L’Europe défend mal les intérêts agri nationx face au reste du monde.pays du Commonwealth conservent 1 statut de fournisseur Certains elle t privilégié sur le marché brit (N -Zélande), tandis que les agriculteurs fçs en st sv écartés par recours abusif au protectionnisme sanitaire (ex : 1984 « guerre de la dinde »). Les EU approvisionnent l’Europe en aliments pour bétail => les producteurs fçs perdent leurs débouchés + concurrence des pays d’Europe du Nord-Ouest, gros importateurs, pour les éleveurs fçs. Enfin, par leurs exp° massives, certains pays d’Europe de l’Est désorganisent fréquemment le marché comtR de la viande, déjà fragilisé (« vache folle », etc.). Le dernier pilier de la PAC, la solidarité financière, tend lui aussi à se fissurer.Les instances comtR tardent à mettre en œuvre des pol structurelles. Rapportées au nb d’exploitants ou à la surface cultivée, les dépses du FEOGA situent la Fr nettement en dessous de la moy comtR. C’est la csq inévitable d’unePAC qui avtge les agri à faible main d’œuvre, orientées vers les prod° de qualité et situées ds des pays à monnaie forte, du fait du fonctionnement des MCM.1984, la Fr est même devenue, ac l’All et le RU, Dep contributeur net au budg comtR, en gde partie à cause du pb agricole. Grand atout de la France dans la construction européenne, l’agriculture serait-elle en passe de devenir pour elle un handicap ? On verrait alors se manifester les suites imprévues d’une pol comtR dont les gouv fçs sont en gde partie les auteurs. III.La recherche de solutions 1/ Le renforcement des liens avec le reste de l’économie Ayant perdu la maîtrise de sa pol des prix au profit d’une PAC condamnée à un assainissement douloureux, le gouv fçs peut du moins tenter d’améliorer le revenu des agriculteurs en agissant sur leurs charges et sur la valeur de la prod°. La stabilisation des charges pesant sur l’agri ne peut guère se faire spontanément, malgré un léger recul des conso intermédiaires et un pb foncier en voie de résorption (prix). En revanche, d’autres charges sont renchéries par l’insuffisance des indus situées à l’amont de l’agri. Coûteuses imp° de matériel agri (ou parce que pdt par les filiales de constructeurs étrangers installés en France : 40 % des ventes auj). Malgré 1 longue ale expérience, acquise dès l’avant-guerre, ds la construct° du tracteurs, la seule firme n possédant une part significative du marché, Renault Agriculture, accumule les contre-perfs. L’indus des engrais manque de ressources à bas prix. Les prix de revient st donc élevés, supérieurs à cx d’autres pays europ cô les P.-B. ou la Norvège (disposent de davtge de
8 Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) ressources énergétiques). Les firmes originaires de ces pays, par leurs exp° ou leurs filiales implantées en Fr, dominent aisément le marché. Enfin, l’indus des aliments pr bétail est aussi fortement pénétrée par les capitaux t étrangers, malgré la présence de Sanders (entr fçse) dont le dvp est ralenti par le manque de ères gds équipemts portuaires qui permettraient d’imp à bas prix des mat 1 . La valorisation des pdts agri est tout aussi indispensable à la constitution d’un véritable complexe agroalim fçs.Conso de pdts de + en + élaborés. Les transfo du mode de vie font la vogue des surgelés, l’essor de la distri en gde surface pousse à un conditionnement perfectionné. Même si les Fçs restent attachés à une image de qualité qui refuse l’uniformisation des goûts et des saveurs, l’imp des indus agroalim devient fondamentale. Elle ne peut d’ailleurs que renforcer les succès à l’exp°, qui reposent encore exagérément sur des pdts bruts. Dep 1980, la valeur ajoutée pour les IAA (industries agroalim) > celle de l’agri. L’Etat a pris acte tardivement de cette importance. Créat° d’un secrétariat d’Etat spécialisé en 1976 (supprimé en 1981). Quant aux agriculteurs, leur volonté de présence ds ce secteur est illustrée par le dynamisme des coopératives. A côté des firmes commerciales, elles occupent, une place de choix ds les pdts laitiers, l’abattage de la viande, les conserves de ère légumes. ex : la SOCOPA (1 en Europe ds le secteur de la viande). 2/ La redéfinition de la oliti ue a ricole Face aux difficultés qui s’accumulent depuis une 10aine d’années, la pol agri a perdu l’assurance qui la caractérisait au moment des gdes lois d’orientation de 1960 et 1962. Elle se trouve à présent confrontée à des choix nécessaires. La renégociation de la PAC semble indispensable.La PAC a un impact très négatif depuis 1984 pour les agriculteurs fçs : prix garantis gelés, parfois abaissés ; mise en place de quotas laitiers, gérés très strictement. Des seuils de garantie ont été institués pr la plupart des prod°. La mise en jachère est encouragée par l’octroi de primes aux agriculteurs : mesure opposée à la pol agri fçse dep 1945, mais a néanmoins été appliquée même si l’ampleur a été limitée (primes modestes comparées à celles versées en All ou aux P.-B.).On semble auj s’orienter vers des aides directes aux revenus, qui permettraient d’éviter l’impasse ds laquelle la PAC a été conduite par sa pol des prix garantis.Mais le réaménagement de la PAC ds un sens qui pénaliserait moins les intérêts fçs s’avère d’autant + délicat qu’il coïncide avec les négociations multilatérales menées dep 1986 ds le cadre du GATT, puis de l’OMC.La PAC y fait figure d’accusée. Les EU et autres elle exportateurs agroalim mondiaux (Canada, Australie, N -Zélande) lui reprochent de leur interdire l’accès au marché comtR. Les pays du TM se plaignent que, par la défense du revenu des agriculteurs europ, ellefausse le prix des pdts de baseet ruine leur propre compétitivité.De 1993 à 1998, l’élargissement des marges de fluctuation entre les monnaies europ a fait réapparaître un pb que l’on croyait résolu dep 1987 : celui des MCM. Fort heureusement, l’intro de l’€ a rétabli une fixité des taux de change qui représente sans doute, à long terme, un avtge imp pr les intérêts agricoles fçs. Des choix difficiles restent donc à faire, aussi bien face aux partenaires européens que dans les gdes orientations internes.Rechercher simultanément la modernisation de l’agri et la préservation du revenu des exploitants devient progressivement impossible. En 15 ans (1965-1980), le poids des dépses sociales est devenu écrasant. Pour placer l’agri fçse au niv de ses concurrentes europ, il faudrait achever le remembrement, réaliser de gds travaux
9 Agriculture et agriculteurs français, et les effets de la PAC – J-F ECK chapitre IV (Cursus Armand Colin) t 1 d’assainissement et de drainage des sols (slm 10 % de la SAU équipés, contre 37 % en All et 65 % aux PB), multiplier les efforts de formation professionnelle (srtt ds lycées et collèges agri), réorienter les dépses de recherche, insuffisantes ds l’agroalim. De même, la pol des structures n’a pu généraliser les formules novatrices lancées au tés début des 1960s. Les s d’exploitations restent encore très minoritaires et recouvrent la plupart du tps des associat° de type familial, et non de véritables formes de coopération. Les groupements de producteurs, dominants dans certains secteurs, n’ont qu’un rôle marginal ds les autres circuits de distri et les offices de pdts, lancés en 1982 pr encadrer les marchés, n’ont pas mieux réussi. L’action modernisatrice marque le pas. Elle est d’ailleurs auj contestée par plusieurs tendances du syndicalisme agricole, notamment la Confédération paysanne. Cette organisat°, ts qui regpe dep 1987 des militants soucieux de relier leurs luttes aux autres mvm sociaux, s’est lancée /s l’impulsion de son leader José Bové ds des act° spectaculaires cô l’arrachage de plants de maïs transgénique, dénoncés cô dangereux pr l’équilibre écologique, ms aussi social et éco de la planète. De telles attaques ne peuvent qu’inciter davtge encore à la prudence et à l’expectative des gouv tjrs soucieux de calmer les inquiétudes du monde rural. Tous ces facteurs se conjuguent pr remettre en cause l’action modernisatrice et le productivisme hérités des 1960s. Finalement, l’agri fçse n’a pas encore trouvé son équilibre. Si elle est désormais mieux intégrée au reste de l’éco, elle partage ac le monde non agricole, tt cô ds les autres pays industrialisés, le même lot d’interrogations croissantes et de lourdes incertitudes.
1 surface agricole utile
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