CV - Frédéric Le Gouriérec

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CV - Frédéric Le Gouriérec

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Frédéric Le Gouriérec
:
frederic.le.gourierec@univ-poitiers.fr
Maître de conférences de langue et civilisation chinoises,
Université de Poitiers, 2008.
Recherche
: histoire de l’art chinois, moderne et contemporain (
XIX
e
-
XX
e
siècle)
Enseignement
: création des enseignements de chinois de la Faculté des Lettres
(options de chinois et diplôme d’université de chinois en 2008, licence LTMI de chinois à la rentrée
2010, préparation d’un master et d’un Capes de chinois pour le prochain contrat quadriennal)
Carrière antérieure
2007 - 2009
Chargé de cours à l’IUT de Montreuil (Paris 8) :
enseignement du français dans le cadre de l’année de propédeutique
en cours d’expérimentation.
2001 - 2008
Professeur agrégé, TZR dans l’académie de Créteil :
-
enseignement du français, du latin, du grec, du FLE ;
-
enseignement à tous les niveaux, de la 6
e
aux filières post-bac,
dans le cadre de remplacements continus, essentiellement en ZEP
et en zone sensible ;
-
15 établissements successifs en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-
Marne et à Paris (INSEP).
2000 - 2001
Disponibilité pour études (séjour de recherche en Chine)
1999 - 2000
Professeur de lettres au lycée Maurice Ravel à Paris
1994 - 1997 et 1998 - 1999 Élève fonctionnaire stagiaire à l’École Normale Supérieure
Titres universitaires, diplômes et qualifications
1997 - 2000
Doctorat
, mention Très Honorable avec les félicitations du jury
« Art contemporain », le cas chinois : le jugement d’Art au
XX
e
siècle
Thèse soutenue en décembre 2000 à l’Université Paris IV, devant un jury composé de
Ph. Dagen (président), F. Blanchon (directeur), M. Bastid-Bruguière, E. de Chassey
1999 - 2000
Formation comme professeur stagiaire à l’IUFM de Paris.
1997 - 1998
Première année de thèse à l’
Institut Central des Beaux-Arts à Pékin
1996 - 1997
-
DEA d’histoire de l’art
, mention Très Bien, sur
L’art contemporain chinois
(1979 - 1997)
, Paris IV - Sorbonne
-
Agrégation de lettres classiques
1995 - 1996
-
Maîtrise de lettres classiques
, mention Très Bien,
Phaéthon chez
Philostrate
, Paris IV - Sorbonne
-
Licence d’histoire de l’art et d’archéologie
à Paris IV - Sorbonne
1994 - 1995
-
Licence de lettres classiques
à Paris IV - Sorbonne
-
Licence de langue et civilisation chinoise
à l’INALCO
1994
Reçu au concours d’entrée de l’
École Normale Supérieure
de la rue d’Ulm
1992 - 1994
- Hypokhâgne et khâgne au lycée Henri IV
-
Diplôme Unilingue de Langue et Civilisation Orientale
à l’INALCO
1992
Bac C (maths-physique), mention Bien
Concours et bourses :
1997
Lauréat d’une bourse Jean-Walter Zellidja décernée par l’
Académie Française
pour effectuer mes recherches en Chine
1996
Lauréat des
Bourses Asie LVMH
, pour une étude sur l’art chinois d’avant-
garde, 2
e
prix
1991
Lauréat du
Concours général
en grec ancien (version)
Recherche
1) Laboratoire de rattachement :
Gerhico, Université de Poitiers.
Frédéric Le Gouriérec,
Curriculum vitæ
.
1
- Octobre 2010 : conférence au Musée d’Art Contemporain de Lyon sur l’exposition
Infantisation
organisée en ses murs par le Musée de Shanghai.
- Participation en mars 2009 à la journée d’étude de l’Université de Picardie Jules Verne sur
« La rencontre des cultures dans l’accueil des étudiants chinois en France » :
Du système universitaire chinois au système universitaire français
- Participation en mars 2009 au colloque international organisé par la ville de Nantes et
l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Nantes, sur le thème « Quand les mondes se touchent » :
Les mondes ne se touchent pas…
2) Auparavant et ailleurs :
Dans le cadre du
Centre de Recherche sur l’Extrême-Orient de Paris-Sorbonne
(CREOPS)
depuis 1998 et en liaison avec mes activités dans le milieu de l’art contemporain
chinois.
Le point de départ
de mon travail de thèse était le constat que l’art contemporain
chinois tel qu’il est présenté sur la scène artistique internationale depuis le début des années
1990 se voit coupé de ses racines historiques. Le phénomène y est explicitement daté du début
de la période dite de la « réforme et de l’ouverture », toujours lié à la « modernisation » et à
« l’occidentalisation » de la Chine depuis la fin de la Révolution culturelle. Dans ce contexte,
l’art contemporain chinois est soumis à un modèle explicatif opposant la « tradition chinoise »
à la « modernité occidentale », suivant un schéma de pensée identique à celui auquel sont
confrontées toutes les civilisations éloignées de la nôtre dans l’espace ou dans le temps,
« exotiques » ou « primitives ». Ce modèle réducteur adopté par la muséographie occidentale
est partagé par la majorité des critiques chinois eux-mêmes : cette situation ne résulte pas
seulement de leur dépendance économique ou de leur faiblesse conceptuelle, qui les
inciteraient à plaquer hors de propos les dernières théories américaines, elle résulte surtout, au
fond, de leur ignorance, excusable pour des raisons historiques évidentes, de l’art de la fin des
Qing et de la période républicaine (1911-1949) — sans parler de l’art lettré classique — dont
le régime maoïste n’a pas favorisé la conservation. C’est, en effet, l’art dit moderne de la
première moitié du siècle qui a donné lieu à l’élaboration une fois pour toutes, dans le cas de
la Chine, du dogme facile d’une modernité artistique ne pouvant s’expliquer que par
l’influence occidentale. Or l’étude méthodique de l’art moderne chinois permet de rétablir une
continuité ignorée entre l’art classique, indigène de toute évidence, et l’art contemporain, que
l’historiographie courante ne conçoit pourtant que comme importé. En ce sens, elle condamne
donc déjà la thèse d’un art contemporain chinois dérivé de l’art occidental à partir des années
1980. Mais cette première étape du raisonnement fournit aussi, avec la réfutation du
monopole explicatif de l’influence, les bases d’une étude de l’art contemporain indépendante
des conceptions et des critères occidentaux, menée dans un second temps.
L’étude rigoureuse et sans parti-pris de l’art contemporain chinois ainsi que de ses
nombreuses tentatives de théorisation infructueuses permettait donc un réexamen critique des
catégories idéologiques qui lui sont appliquées. Le modèle théorique partiellement
transposable qui s’en dégageait se distinguait en ce qu’il était épistémologiquement fondé et
jugé à l’épreuve des faits, exigence d’autant plus nécessaire qu’elle fait contrepoids à la
multiplication des récupérations grossières de l’art chinois par le système muséologique
international – ce qui n’est pas sans conséquence sur la constitution du nouveau patrimoine
artistique.
Après la thèse
, mes recherches ont porté et portent toujours sur les questions
suivantes :
Frédéric Le Gouriérec,
Curriculum vitæ
.
2
- Étude de l’
art chinois
aux époques moderne et contemporaine, replacé dans la continuité de
l’art lettré depuis les Song, ainsi que dans le contexte culturel et le mouvement des idées
(liens avec les milieux intellectuels et littéraires).
-
Histoire de l’art contemporain
: étude des mouvements artistiques du
XX
e
siècle,
notamment en Chine (arts populaire, communiste, moderne, contemporain…) et en Extrême-
Orient (Japon, Corée du Sud et du Nord…). Définition de la place de la photographie, de la
vidéo, des arts numériques et multimédias, ainsi que des installations, performances et œuvres
in situ, dans le cadre du mouvement contemporain des arts.
-
Étude sociologique du milieu de l’art contemporain international
: analyse de
l’utilisation des arts asiatiques et non occidentaux dans le système des grandes expositions
internationales ; analyse de leur réception idéologique en Europe et en Amérique.
Parallèlement, dans le cas particulier de la Chine, étude des interactions ente l’art
contemporain et les sphères politiques et économiques, étude de l’explosion actuelle du
marché de l’art chinois, à l’étranger et surtout en Chine même, de la multiplication des
galeries, maisons de vente aux enchères, institutions muséales et culturelles….
À l’IUT de Montreuil
, membre du groupe de travail ALICE (Acquisition Ludique
Interactive de Connaissances Etudiantes).
ALICE est un
logiciel d’aide à l’apprentissage
développé à l’IUT de Montreuil par
une équipe pluridisciplinaire (informaticiens, automaticiens, mathématiciens, professeurs de
langues). Actuellement en phase de recette, l’architecture conceptuelle fait l’objet d’une
demande de brevet auprès de l’INPI. Les bases de connaissances de ce logiciel sont
multimédia (textes, images, sons, vidéos) et sont construites dans un mode collaboratif par les
apprenants. Dans le cadre de ce projet, je suis chargé de
développer le module d’aide à
l’apprentissage du chinois
(lecture, écriture, phonétique).
Publications et travaux
1. Recherche
En préparation : architecte et rédacteur du secteur « Art contemporain – Asie », pour le
Dictionnaire des créatrices
initialement prévu pour les Editions des femmes (renégociations
en cours).
« ShContemporary 07 », Le mensuel de l’Université, septembre 2007.
«
Ego
», texte du catalogue des œuvres de Zhou Tiehai, galerie Art & Public de Genève,
Pékin, septembre 2006.
« Que signifie cette peinture ? » — L’Art et ce qui en tient lieu
, catalogue de la rétrospective
de l’œuvre de l’artiste contemporain chinois Zhou Tiehai, Shanghai, novembre 2004
.
Trois des principales contributions du catalogue de l'exposition du Centre Pompidou sur l'art
contemporain chinois, « Alors la Chine ? », paru en juin 2003 :
De l'art de la période républicaine —
Pour en finir avec « tradition/modernité »,
« repli/ouverture », « art/société », etc.
De l'art contemporain, chinois en l'occurrence —
Comment s'écrit l'histoire.
Bibliographie critique illustrée de l’art contemporain chinois.
« La véridique histoire de Sun Guojuan ». De l'
identité
dans l'art contemporain.
- Paru en français et en chinois, dans
Sun Guojuan 1984-2007
, catalogue de la
rétrospective de Sun Guojuan à Pékin, galerie YOU, août 2007.
- Paru en coréen dans
Misul Segae
(
Le monde de l'art)
, n°209, Séoul, avril 2002, à
l’occasion de l’exposition personnelle de l’artiste contemporaine nord-coréenne Sun
Guojuan à Séoul.
Thèse non encore publiée, soutenue en 2000, sur l’art contemporain et avant-gardiste
chinois, des années 1970 à nos jours, dans sa continuité avec la tradition lettrée et dans ses
liens avec les bouleversements culturels de la fin du
XIX
e
siècle et du
XX
e
siècle.
Frédéric Le Gouriérec,
Curriculum vitæ
.
3
Rapport sur l’art contemporain chinois en 1996 (diffusion interne au groupe LVMH).
2. Traductions liées à la recherche sur l’art chinois
- Traduction en anglais des textes français de « Recherché », catalogue de
The Real Thing
,
Liverpool, mars 2007.
- Traduction en anglais de mon article «
Ego
», catalogue de la galerie Art & Public de
Genève, septembre 2006.
- Traduction en chinois de mon article
« Que signifie cette peinture ? »
— L’Art et ce qui en
tient lieu, Shanghai, novembre 2004.
- Traduction et sous-titrage du film de Zhou Hongxiang,
Drapeau rouge au vent (Hongqi
piao)
, prix Image de la Transmediale.04 de Berlin, pour le festival de cinéma et d’art
contemporain chinois du MK2-Bibliothèque (juin 2004).
- Traduction et sous-titrage du film de Yin Weiwei,
La Boîte (Hezi)
, pour le même festival.
- Traduction et sous-titrage du film de Du Haibin,
Le long de la voie ferrée (Tielu yanxian)
,
pour le même festival.
- Traduction et révision des chapitres rédigés en chinois du livre d’Emmanuelle Lesbre et Liu
Jianlong,
La peinture chinoise
, paru en 2004 aux éditions Hazan (480 p.).
- Traduction de l’article « Une imitation sarcastique du goût
paysan nouveau-riche
. L’art
criard et son contexte », du critique d’art et commissaire d’exposition chinois Li Xianting,
publié dans le catalogue de l’exposition « Alors, la Chine ? », Paris, 2003.
- Traduction de l’article « Voyage intérieur. À propos de l’art chinois à l’étranger », du
critique d’art et commissaire d’exposition d’origine chinoise Fei Dawei, publié dans la revue
Artpress, n° 290, mai 2003.
- Traduction de l’article « Réflexions improvisées », du critique Fei Dawei, catalogue de
l’exposition « Paris-Pékin », Paris, 2002.
- Traduction en sous-titres de l’œuvre vidéo de l’artiste chinois Cai Guoqiang, « La nuit est si
belle. Sommet de l’APEC en Chine, 2001 », réalisée pour l’exposition « Ce qui arrive » de
Paul Virilio à la Fondation Cartier, Paris, 2002.
- Traduction en chinois de mon article sur Sun Guojuan, Pékin, 2002 (publiée en 2007).
- Traduction de l’article « Reproduction médiatisée », du critique chinois Huang Du, pour le
catalogue d’exposition
Deux et deux
, Pékin, 2002.
- Traduction d’un texte de prose poétique chinoise du critique Fei Dawei sur les liens entre le
travail de Cai Guoqiang et l’écriture chinoise (sans titre), catalogue « Cai Guoqiang, une
histoire arbitraire », Musée d'Art contemporain de Lyon, Cinq continents, 2002.
3. Œuvres en collaboration avec l’artiste chinois Zhou Tiehai
(sélection)
Zhou Tiehai (né en 1966) est une figure majeure de l’art contemporain chinois. Notre
collaboration, presque anecdotique à ses débuts en 1996, a pris une proportion croissante au
fil des années. Mon travail (textes rédigés en français et traduits en chinois, sélection
iconographique…) fournit la matière première d’une grande partie de sa production (plusieurs
centaines de peintures déjà réalisées). Lors de mes séjours à Shanghai, j’encadre le travail de
son atelier et j’assure à sa place une partie de ses entretiens avec la presse chinoise.
1996-1998 : série des
En Chine à son tour vint un certain Gu Leike
, dont deux œuvres
devaient être choisies par Harald Szeeman et exposées à la
48
e
Biennale de Venise
en 1999 :
la version
On ne critique pas !
(1997) et la
Fausse couverture de Flash Art
(1998).
1998-2001 : récupération dans les œuvres de Zhou Tiehai de mes travaux de recherche sur
l’art chinois, de
L’avant-garde n’a pas peur des affres d’une longue marche
(réalisé à partir
de mon rapport pour LVMH) à
Spectate quod nobis adtulit…
. (réalisé à partir de ma thèse,
Milan, 2001), et début des œuvres à titres latins, bretons ou français (
Libertas, Dei te servent!
,
pour
The American Effect
,
Whitney Museum
, New-York, 2003,
Get più éma goarantet
Breih?
, Shanghai, 2005).
Frédéric Le Gouriérec,
Curriculum vitæ
.
4
2001-2003 : série des
Hong Haizi
, d’abord en couverture du mensuel artistique taïwanais,
Diancang, Art & Collection
(Taïpeh, août 2001), puis au sein de la série
Placebo
.
2004-2005 : série des
Zhende
, Shanghai.
Depuis 2006, projet
Recherché (Jiangjiu)
, inspiré de la culture française : exposition partielle
de
Recherché
1, 2 et 3 à l’occasion de
The Real Thing
, à la
Tate Modern de Liverpool
(mars
à juin 2007), puis à Madrid ;
Recherché 7
en voie d’achèvement à Shanghai et
Recherché 12
exposé à Séoul en octobre 2008 ;
Foire Internationale d’Art Contemporain
au Grand
Palais à Paris (octobre 2009).
Février 2010 : exposition
Desserts
, au Musée d’Art Contemporain de Shanghai (
Moca
).
4. Interprétariat, conseil, interventions en chinois
Interprétariat dans le domaine de l’art contemporain :
- Centre Pompidou, Arte, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Ecole du Louvre…
- Interprète régulier de Huang Yongping, artiste français d’origine chinoise et de renommée
internationale
Intermédiaire et interprète entre artistes chinois et artistes ou journalistes occidentaux, en
particulier lors de biennales (Venise 1999, Lyon 2000) ou de foires internationales auprès de
galeries chinoises (Bâle, Shanghai, FIAC).
Conseil et traduction (chinois-français, français-chinois) pour la préparation de publications
ou d’expositions en Chine et en France, notamment :
- Conseil pour la préparation de l’exposition sur la peinture chinoise du
XX
e
siècle au Musée
des Arts d’Afrique et d’Océanie, dans le cadre de l’Année de la Chine en France (2003).
- Traduction des conférences de l’artiste et organisateur d’expositions chinois Qiu Zhijie et
interventions, pour « Chine[s]. Vidéoart et cinéma expérimental de Chine populaire et de
Taïwan », au Centre Wallonie-Bruxelles, Paris, juin 2003.
- Conseil pour la préparation de
l’exposition d’art contemporain chinois du Centre
Pompidou
« Alors, la Chine ? », dans le cadre de l’Année de la Chine en France : outre les
contributions au catalogue, participation aux réunions de préparation, conseil scientifique,
aide aux choix des artistes et des contributeurs du catalogue, suivi des commandes d’articles,
traduction des contrats en chinois, prêt de documentation, surveillance de la traduction des
articles chinois… (avril 2002-juin 2003).
- Participation au colloque d’ouverture et traduction simultanée des interventions des critiques
chinois Leng Lin, Wu Meichun, Fan Di’an pour l’exposition Paris-Pékin à l’Espace Pierre
Cardin, Paris, octobre 2002.
Frédéric Le Gouriérec,
Curriculum vitæ
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