Module 1 introduction a la comptabilite
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Publié le : 21/07/2011
Langue : Français
Nombre de pages : 15
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Education > Cours
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CHAPITRE I INTRODUCTION A LA COMPTABILITE GENERALE
Section 1 Rôle et objectifs de la comptabilité
CHAPITRE II NOTIONS DE BASE DE LA COMPTABILITE
Section 1 Les notions de débit et de crédit
Section 2 La partie double
Section 3 Les documents comptables
CHAPITRE III LE PLAN COMPTABLE
Section 1 Classement et codification des comptes
Section 2 Répartition des opérations dans les classes des comptes
Section 3 Structure décimale des comptes
2Chapitre I Introduction à la comptabilité générale
Le pilotage de l’entreprise, consiste à faire des choix, à prendre des décisions dans le but de
réaliser les objectifs. (L’objectif principal poursuivi par les entreprises est la réalisation d’un
profit financier).
La plupart des décisions sont des décisions courantes qui engagent l’entreprise sur le court
terme.
Exemple : décider du programme de fabrication de la journée.
D’autres décisions engagent l’entreprise sur le moyen terme et le long terme. On parle alors
de décisions stratégiques.
Exemple : choix de produits, prix, distribution, communication, organisation humaine et
matérielle.
L’ensemble de ces décisions constitue la gestion.
Une gestion efficiente tient compte des contraintes économiques et juridiques propres à
l’environnement de l’entreprise et s’appuie sur des outils d’aide à la décision. La comptabilité
générale est un de ces outils.
Section 1 Rôle et objectifs de la comptabilité générale
La comptabilité générale est un système d’information permettant :
- de classer, saisir et traiter des informations,
- en vue de prendre des décisions.
Sur la base de cette définition, on peut se poser plusieurs questions :
- de quelles informations s’agit- il ?
- en quoi consiste le traitement des informations ?
- quels sont les destinataires des informations traitées ?
31) Les informations classées et saisies
Les flux économiques (mouvements de biens et services, mouvements d’argents) constituent
les informations qui intéressent la comptabilité générale. Les factures, chèques, traites,
feuilles de paie et autres pièces servent de support matériel à ces flux.
Ces documents sont classés et enregistrées régulièrement (au jour le jour le plus souvent) dans
des journaux et dans des comptes.
2) Le traitement des informations
Le traitement des informations répond à trois objectifs essentiels :
- conserver la mémoire des opérations qui rythment la vie de l’entreprise,
- connaître à tout moment la position de trésorerie,
- produire de façon intermittente (au moins une fois pas an) des documents appelés
documents de synthèse : bilan, compte de résultat, le tafire et des annexes.
a) La mémoire des opérations qui rythment la vie de l’entreprise
L’année civile sert le plus souvent de référence à l’activité de l’entreprise. On parle également
« d’exercice comptable ».
Certaines opérations (achats à crédit, investissements,…) ont des conséquences sur plusieurs
exercices comptables ; il est donc nécessaire de garder en mémoire la trace de ces opérations.
Il faut également noter que la tenue d’une comptabilité est obligation juridique et fiscale :
- la comptabilité est un moyen de preuve à l’égard des tiers,
- le code du commerce pose le principe que tout commerçant a l’obligation de tenir une
comptabilité,
- de nombreux impôts ont pour assiette des sommes mises en avant par la comptabilité.
b) La position de trésorerie
La trésorerie de l’entreprise est constituée par l’ensemble des avoirs en banque, chèques
postaux et caisse. La connaissance du solde des opérations d’entrée (encaissement) et sortie
(décaissements) d’argent est un impératif.
c) La production des documents de synthèse
- le bilan
- le compte de résultat
- le tafire
- l’annexe
43) Les destinataires des informations traitées
La comptabilité générale est un outils d’information au service des dirigeant et des tiers
(associés, salariés, Etat et collectivités, investisseurs, banque,…).
Chapitre II Notions de base de la comptabilité
Section 1 Les notions de débit et de crédit
Ces notions sont indissociables de la notion de compte. Le compte est le concept de base
d’une comptabilité en partie double. Il peut être représenté par un tableau en 2 colonnes en
haut duquel figure le numéro et le nom (compte en T).
La colonne de gauche s’appelle débit et celle de droite crédit. Le solde du compte est dit
débiteur si le total des débits du compte est supérieur au total des crédits. Il est créditeur dans
le cas inverse. L’ensemble des numéros et noms de comptes utilisés par une entreprise
s’appellent « plan comptable ». L’ensemble des comptes détaillés d’une comptabilité
s’appelle « grand-livre ».
Section 2 La partie double
La règle de la partie double est essentielle pour la compréhension de la comptabilité Son
énoncé est simple (lui) : Toute écriture passée dans un certain sens sur un compte doit être
accompagnée d’une (ou plusieurs) écriture, en sens inverse, du même montant total, sur un
(ou plusieurs) compte.
Pour vérifier qu’une comptabilité satisfait bien à cette règle, on établit la balance comptable,
qui est la liste exhaustive des comptes avec leurs soldes. Le total des soldes débiteurs doit être
égale au total des soldes créditeurs. Dans ce cas (qui est le cas normal) on dit que la balance
est équilibrée
Section 3 Les documents comptables
- Le plan comptable
5Il s’agit de la liste des comptes utilisés Cette liste répond à une norme précise en ce qui
concerne les comptabilité de société.
- Le journal comptable (annexe 1)
Un journal est un livre comptable sur lequel les écritures sont enregistrées jour par jour. Les
enregistrements comptables portés sur un journal sont appelé écritures. Chaque écriture
comprend au moins un compte débité et un compte crédité d’égal montant (comptabilité en
partie double).
Les principaux journaux comptables sont les suivants :
le journal des achats : sert à enregistrer toutes les factures fournisseurs
le journal des ventes : on y enregistre toutes les factures clients
le journal de trésorerie : on y enregistre toutes les opérations d’encaissement et de
décaissements de fonds on doit créer autant de journaux de trésorerie que l’on a de banques
plus un pour la caisse.
le journal des opérations diverses (OD) : enregistre toutes les écritures non répertoriées ci-
dessus, telles que les salaires, déclarations de TVA, les écritures d’inventaire. Il est
souhaitable de créer un journal d’OD différent pour les écritures d’à nouveau exercice.
- Le grand- livre (annexe 2)
Le grand-livre établit la liste des comptes dans l’ordre de leurs numéros en donnant pour
chacun d’eux les informations suivantes :
Numéro de compte
Nom du compte
et dans l’ordre chronologique des opérations effectuées, on a les informations suivantes,
date
libellé de l’écriture
n°de pièce comptable
journal de passation
montant (en débit ou en crédit)
Si l’on tient un plan comptable auxiliaire des clients et des fournisseurs, on peut avoir 3 types
de grands-livres :
le grand-livre des clients
le grand-livre des fournisseurs
le grand-livre général
- La balance (annexe 3)
C’est la liste des comptes de la société dans l’ordre de leurs numéros avec 4 colonnes :
mouvements débits
6mouvement crédits
soldes débiteurs
soldes créditeurs
On doit constater l’égalité des mouvements DEBITS et des mouvements CREDITS d’une
part, des soldes DEBITEURS et des soldes CREDITEURS d’autre part. Cette égalité
obligatoire résultant du principe de la partie double.
- L’état de rapprochements
L’état de rapprochement concerne les comptes de banque. Vous devez régulièrement effectuer
le pointage de vos relevés bancaires. Cela signifie que toutes les lignes (sans exception)
figurant dans vos relevés doivent être retrouvées dans votre compte de banque. Si des lignes
dans vous relevées ne figurent pas dans votre compte de banque, vous devez absolument
rectifier l’erreur en passant l’écriture appropriée.
L’état de rapprochement a pour but de constater la conformité de votre comptabilité par
rapport à vos relevés bancaires. En effet, si tous vos relevés on été pointés, et que l’on déduit
les écritures non pointées (dans votre comptabilité) du solde de votre banque, on doit tomber
sur le solde de votre dernier relevé. S’il existe un écart c’est soit que vous vous être trompé
quelque part dans votre saisie ou dans votre pointage, ou bien que la banque s’est trompé.
Dans ce cas vous devez faire une réclamation.
- Le bilan (annexe 4)
Avec le compte de résultat, c’est le document final de la comptabilité. Il constate le résultat de
votre exercice à travers l’évolution de votre patrimoine. Si votre patrimoine à augmenté
davantage que les moyens de financement que vous avez mis en ouvre, vous avez dégagé un
bénéfice.
Un bilan est subdivisé en 2 parties :
l’actif : qui énumère toutes les composantes patrimoniales de l’entreprise
le passif : qui énumère tous les moyens de financement utilisés
- Le compte de résultat (annexe 5)
Avec le bilan c’est le document final de la comptabilité. Il est lui aussi inclus dans la « liasse
fiscale ». Le compte de résultat constate le bénéfice ou la perte à travers les comptes de
gestion. Le résultat qu’il fait apparaître est le même que celui du bilan. Cette dualité provient
elle aussi du principe de la partie double.
7Chapitre III le plan comptable
Section 1 Classement et codification des comptes
Les comptes sont identifiés par un numéro auquel est rattaché un intitulé. Ces jeux
d’identifiants sont nécessaires pour enregistrer et suivre les opérations en comptabilité.
Cette codification des comptes est comprise dans le champ de la normalisation comptable
impérative, à l’exception de la classe 9 qui est d’application facultative.
Section 2 Répartition des opérations dans les classes de comptes
Le système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf
classes ayant les 1 à 9. Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité générale
tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion se partage
la dernière classe.
- Comptabilité générale
Les classe 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :
Classe 1 : compte de ressources durables (capitaux propres et dettes financières)
Classe 2 : compte de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations
incorporelles, corporelles et financières)
8Classe 3 : compte de stocks
Classe 4 : compte de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant)
Classe 5 : compte de trésorerie (titres de placement, valeur à encaisser, comptes bancaires et
caisse).
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits,
Classe 6 : compte de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges
financières)
Classe 7 : compte de produite des activités ordinaires (produite d’exploitation et produits
financiers)
Classe 8 : compte des autres charges et des autre produits (participations des travailleurs,
subventions d’équilibres, etc.….).
- Comptabilité des engagements et comptabilité analytique de gestion
La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la
comptabilité analytique.
Section 3 Structure décimale des comptes
Cette codification procède d’une classification à structure décimale permettant :
- de subdiviser tout compte ;
- de regrouper par grandes famille les opérations de nature relativement homogènes ;
- d’accéder à des niveaux plus ou moins détaillés d’analyse des opérations ;
- de faciliter le développement des applications informatiques afférentes au traitement
automatisé des comptes et opérations ;
- et de servir les postes et rubriques entrant dans la confection des documents de
synthèse normalisés.
La codification du système comptable OHADA est aménagée de sorte à établir des constantes
et des parallélismes susceptibles d’aider à mémoriser et à comprendre les comptes.
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