n°52 - A la découverte du Jardin Botanique de Lille 2

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A la découverte du Jardin Botanique de Lille 2
Le magazine de l’Université Lille 2 Droit et Santé
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n°52
Parole à Xavier Vandendriessche, Vice-Président Prospective et Développement
Que sont devenus les IUP ?
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Contrat quadriennal et LRU :   mobiliser notre collectif sans omettre la reconnaissance des contributions individuelles Notre projet quadriennal d’établisse-ment (disponible sur l’intranet), est aujourd’hui entre les mains des experts de l’AERES (l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) et le calendrier qui va nous mener  la signature du contrat avec le ministère prévue début janvier 2010, a commencé  s’égrener. Les visites d’évaluation de nos équipes de recherche ont démarré en novembre et se dérouleront jusqu’en février 2009, les évaluations des écoles doctorales sont également programmées et les conclusions de l’analyse globale de l’expertise AERES pour Lille 2 seront rendues fin mars, début avril 2009. C’est sur la base de cette expertise que seront menées ensuite, jusqu’en décembre, les discussions avec la DGES (Direction Générale de l’Enseignement Supérieur) qui fixeront la hauteur de notre financement pour le contrat 2010-2013. Qu’il s’agisse de ce contrat ou de la DGF (Dotation annuelle Globale de Fonctionnement), l’établissement recevra désormais des fonds calculés en fonction de son activité et de l’analyse des indicateurs de ses performances en matière de formation (réussite en licence, nombre de diplômés en master…), de recherche (nombre de publications au meilleur niveau, valorisation des travaux…), d’insertion professionnelle des étudiants, de gouvernance (finances, ressources humaines, systèmes d’information, occupation et maintenance du patrimoine immobilier…). Notre projet de contrat quadriennal, qui présente les grands axes stratégiques prioritaires retenus par le Conseil d’Administration, tient naturellement compte de ces nouvelles modalités d’allocation de moyens. Chacun d’entre nous, dans la fonction qu’il occupe, pourra participer pleinement  la progression définie pour l’établissement et tirer de l’efficience de sa contribution, objectivement et contradictoirement évaluée, les bénéfices personnels inscrits dans la loi LRU qu’il est en droit d’attendre. Il est évident que cette implication des personnels, toutes catégories et fonctions confondues, doit favoriser le mérite, l’équité plutôt que l’égalité et nécessite une définition transparente des critères retenus. L’utilisation des fiches de postes, des fiches annuelles d’activité doit permettre de reconnaître  leur juste valeur, les apports individuels  la bonne marche collective. Il s’agira donc de mettre en place les structures intermédiaires et les procédures de validation qui faciliteront cette démarche d’individualisation des services rendus. Dans cette optique, les avis du Comité Technique Paritaire, les propositions du Conseil Scientifique et du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire confortées par l’expertise d’un Bureau mixte issu de ces 2 conseils, devraient assurer qu’ in fine , les décisions du Conseil d’Administration procèdent bien de l’expression de la volonté collective d’aller de l’avant, d’innover et garantir  tous le sentiment personnel d’épanouissement et donc de satisfaction. Bonne Année 2009  toutes et  tous. Christian Sergheraert Président de l’Université Lille 2 Droit et Santé
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Actualité .................................................................... 3 Panorama Que sont devenus les IUP ? ........................ 4 Regard BOOSTevent... L’esprit d’entreprise ...........8 Parole Xavier Vandendriessche, Vice-Président Prospective et Développement ..................9 Recherche A la découverte du Jardin Botanique de Lille 2 .................10 Actualité ................................................... 13 Relations internationales .................................................................. 14 Sport .................................................................. 15 Agenda .................................................................. 16
SOMMAIRE
Concours de finance Pour la première édition française du prestigieux Chartered Financial Analyst (CFA) Investment Research Challenge (concours international de finance), une équipe d’étudiants de l’ESA de Lille 2 et de l’ESC de Lille s’est distinguée en remportant les prix de la meilleure présentation et de la meilleure analyse le 26 mai 2008  Paris. Remise de diplôme Pour la première fois, les étudiants de la Faculté de Chirurgie Dentaire ont revêtu la toge et l’écharpe lors de la cérémonie de remise des diplômes du 26 septembre dernier. Des prix ont été remis aux lauréats des 6 années de formation. 3 prix sous forme de matériels de chirurgie dentaire, financés par plus de 26 laboratoires partenaires, ont été décernés pour les meilleures thèses dans les domaines de la clinique, de la recherche et de la pédagogie. Service audiovisuel de médecine Deux films du Pr Pattou, réalisés avec l’aide technique du service multimédia ICARE de la Faculté de Médecine, ont été primés en octobre 2008 lors du Congrès Français de Chirurgie. Le film « Surrénalectomie célioscopique » a reçu le grand prix de la meilleure présentation didactique de chirurgie laparoscopique et sera intégré  ce titre dans le programme de formation chirurgicale de l’UNESCO. Le Film « Rendez-vous intrapéritonéal » a reçu le grand prix « Tachozoom » (Prix Nycomed). Thèse sur Le Clézio Le prix Nobel de littérature vient d’être décerné le 9 octobre dernier  JMG Le Clézio. Isabelle Roussel-Gillet enseignante-chercheur  l’ESA avait soutenu en 1991 une des premières thèses en France consacrées  l’oeuvre de cet écrivain. Le dernier ouvrage collectif « Le Clézio aux lisières de l’enfance » dirigé par I. Roussel-Gillet est publié par l’Université d’Artois, revue Cahiers Robinson (2008). Carrière Pierre N’Gahane a été nommé nouveau Préfet des Alpes-de-Haute-Provence par Nicolas Sarkozy mercredi 12 novembre en Conseil des Ministres. Cet ancien étudiant de l’Ecole Supérieure des Affaires de Lille 2, Docteur en sciences de gestion en 1992, avait réalisé sa thèse sous la direction du Professeur Michel Levasseur. A cette époque, il avait voulu marier son intérêt pour la finance empirique et les questions touchant aux matières premières qui lui apparaissaient cruciales pour les pays en voie de développement.
ACTUALITÉ
Tribunal de commerce Eric De Bodt, professeur  l’ESA, spécialiste en finan-ce, a été l’un des trois experts désignés le 17 novem-bre par la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, afin de faire la lumière dans l’affaire Fortis. Opéra Pour la première fois, Lille 2 a offert 200 places  l’ensemble de ses personnels et étudiants pour assister  l’opéra Tosca proposé par L’Atelier Lyrique de Tourcoing, le 2 décembre. Le spectacle a remporté un vif succès puisqu’il a affiché complet le 1 er jour des réservations. Une salle de simulation unique en France L’Université Lille 2 et la Faculté de Chirurgie Dentaire, avec le concours de la Région Nord-Pas de Calais, viennent d’investir 1,5 million d’euros dans une soixantaine de simulateurs, permettant aux étudiants de 2 e  et 3 e  années de s’entraîner avant d’exercer en clinique. Sites internet de Lille 2 Le site internet de l’Université Lille 2 a été classé 4 e des sites les plus attractifs et 1 er en terme de qualité par le site woozweb.com, le premier site d’observation du web. Celui de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques est également positionné 5 e en terme de qualité. Celui du SUAIO vient d’être répertorié comme un site référence en matière d’aide  l’orientation par les sites guidformation.com et futurformation.com Réussites de l’IPAG - 100 % d’insertion professionnelle (promotion 2006/2007, Master 2 Administration publique). - 87 % de réussite aux concours administratifs par les étudiants ayant suivi le programme d’entraînement  l’oral. - 21 % des effectifs de l’IRA de Lille (concours externe) sont issus de l’IPAG (mai 2008). - 100 % des étudiants de l’I PAG sont admissibles en prépa interne au concours de l’IRA (mai 2008). - Dans le cadre du partenariat avec la Trésorerie de Lille et de la formation qu’elle dispense, 9 des 11 étudiants ayant été admis au concours d’inspecteur du Trésor, sont issus de l’I PAG. - La major du concours de Directeur des établisse-ments sanitaires et sociaux (décembre 2007) est issue du Master 1 Administration publique. - Le major du concours IRA interne est issu de l’I PAG (mai 2008). - Le lauréat 2007 du concours d’inspecteur des impôts et de celui d’inspecteur du trésor public est issu de l’IPAG. - La 1 ère du concours externe de l’I PAG est placée 4 e au  concours de l’IRA de Lille.
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PANORAMA
Que sont devenus les IUP ? Les Instituts Universitaires Professionnalisés ont été créés dans le but de proposer des cursus de formation en adéquation avec la demande des entreprises. Avec la mise en place du système LMD, leurs statuts ont évolué progressivement… Aujourd’hui, ils s’appellent ESA, ILIS et IMD. Interview de Frédéric Lobez, Directeur de l’ESA (Ecole Supérieure des Affaires) Synergie : Votre offre de formation est en concurrence directe avec celle des écoles privées. En quoi est-elle différente ? Frédéric Lobez : « Le propre des IUP était un adossement fort  des secteurs professionnels et  des métiers clairement identifiés. L’ESA est née de  l’IUP Banque Finance Assurance. Cette particularité se retrouve donc dans l’Institut qui a gardé une forte spécialisation et présence sur le marché de l’emploi dans les métiers de la banque et de la finance. Quels moyens de communication utilisez-vous pour faire connaître votre institut et votre offre de formation auprès de vos futurs étudiants ? Le moyen de communication principal est le site internet. Nous faisons relativement peu de publicité.
Pour répondre au nombre croissant de ses étudiants, le bâtiment de l’ESA est en cours d’extension.
Frédéric Lobez, Directeur de l’ESA. Il faut savoir que le budget que nous allouons  la communication n’est pas aussi conséquent que celui des écoles de commerce. Par ailleurs, l’ESA se positionne sur une offre de formation aux niveaux Master et Doctorat et accorde une place essentielle  la recherche. Cela n’impose pas une communication aussi agressive que celle des écoles de commerce qui se concurrencent surtout sur le recrutement des lycéens. En outre, en matière de recherche, la notoriété vaut bien plus que des actions de communication. C’est elle que nous visons. »
Quels liens entretenez-vous avec les entreprises ? « Ces liens sont étroits et pluriels. L’ESA s’est dotée d’un conseil d’orientation et de perfectionnement visant  une adaptation constante de l’offre de formation aux besoins des professions. Nous nous efforçons de développer l’apprentissage et les contrats de professionnalisation en Licence professionnelle Banque et en Masters Banque-Finance, Gestion de patrimoine, Finance et trésore-rie d’entreprise. Enfin, certains membres du Conseil d’Administration de l’ESA sont des professionnels. »  Quelle stratégie de communication mettez-vous en oeuvre pour développer le sentiment d’appartenance au sein de votre institut, envers le personnel, les enseignants et les étudiants ? Plus qu’une stratégie de communication, nous « visons  rassembler tous les acteurs de l’ESA autour d‘un objectif unique : la qualité. C’est un objectif noble et valorisant. Sur ce plan, le maintien de la certification ISO 9001 du Master est prioritaire. Cet objectif implique les enseignants, chercheurs, membres du personnel administratif, ainsi que les étudiants. » Interview d’Alain Durocher, Directeur de l’ILIS (Institut Lillois d’Ingénierie de la Santé) Synergie : La création de l’ILIS répondait il y a 16 ans au besoin de former des jeunes aux métiers non soignants de la santé afin de pallier un manque d’encadrement dans ce domaine. Qu’en est-il aujourd’hui de cette niche d’emplois, est-elle toujours aussi porteuse ? Alain Durocher : « Depuis la création de l’ILIS en 1992, les emplois se sont diversifiés dans le domaine de la qualité et de la gestion des risques et du mana-gement des entreprises de santé. La certification des établissements de santé est devenue obligatoire. De même, l’exigence de qualité s’est développée en santé-environnement et en agro-alimentaire. Dans le domaine de la Santé, les techniques de management doivent tenir compte des particularités de la santé, de sa gouvernance et de ses marchés. L’ILIS est ainsi en mesure d’offrir des formations adaptées  la demande dans ce domaine. Notre Institut a, par ailleurs, été novateur en créant des formations  l’intention d’un secteur sanitaire et médico-social en pleine évolution : ainsi le vieillissement de la population a entraîné la création de besoins et de structures spécifiques, de soins  domicile et d’aide pour personnes âgées, mais également de solutions alternatives  l’hospitalisation… »
PANORAMA
Quelles actions entreprenez-vous pour faire connaître votre institut et votre offre de formation auprès de vos futurs étudiants ? « Nous participons aux forums des lycéens, aux journées portes ouvertes, salons… et effectuons des conférences  la Faculté de Médecine et  celle des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques car deux tiers de nos étudiants sont issus de ces formations. Nous sommes visibles sur le net grâce  notre site et  une communication dans la presse régionale et nationale. Les étudiants de l’ILIS font connaître leur institut en organisant des événements médiatisés portant sur des sujets comme le handicap, la lutte contre la drogue, le don du sang… Enfin, l’ILIS appartient au Mouvement Français pour la Qualité et entretient ainsi des relations avec des universités internationales. » Quels liens entretenez-vous avec le monde de l’entreprise ? « L’ILIS a conservé son esprit IUP en entretenant des liens étroits avec le monde de l’entreprise. Sur les 33 membres du Conseil d’Administration, 15 sont des professionnels. Tous les mardis soir, des membres de l’association ADILIS (anciens diplômés de l’ILIS) viennent présenter leur métier aux étudiants. Les intervenants extérieurs sont très présents dans tout le cursus de formation : ils participent au côté des enseignants aux entretiens de recrutement des étudiants  tous les niveaux,  de nombreux cours et examens, et bien sûr, aux épreuves de simulation d’entretiens et d’embauche. Les étudiants effectuent un total de 17 mois de stage durant leurs 5 années d’étude, facilitant leur insertion professionnelle. » Alain Durocher, Directeur de l’ILIS.
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PANORAMA
Par ailleurs, nous sommes membres formateurs d’un réseau d’Ecoles de Management et d’Ingénierie de la Santé avec l’ISSBA d’Angers et l’Université de Montpellier, qui proposent des formations similaires aux nôtres, afin de faciliter la mobilité et la recherche d’emploi de nos étudiants. Enfin, l’ILIS a la chance de bénéficier d’une taxe d’apprentissage de plus en plus conséquente, témoin du partenariat et de l’intérêt forts des entreprises envers les actions de l’ILIS. » Quels moyens de communication utilisez-vous pour développer le sentiment d’appartenance au sein de votre institut, envers le personnel, les enseignants et les étudiants ? « Le sentiment d’appartenance est très fort  l’ILIS. Il s’explique en partie par la taille humaine de l’école. La proximité entre enseignants et étudiants est facilitée. Le personnel administratif connaît chaque étudiant personnellement. Ainsi, le sentiment d’anonymat qui règne parfois dans certaines facultés n’existe pas ici. Il y a aussi une véritable implication des enseignants et une responsabilisation des personnels. Enfin, les associations d’étudiants, la remise des diplômes, le gala de l’ILIS et l’annuaire des anciens constituent les éléments essentiels  la conservation de cet « esprit de famille ». »
Interview d’Isabelle Collin-Lachaud, Directrice de l’IMD (Institut du Management et de la Distribution) Synergie : La force de l’Institut du Management et de la Distribution est de s’être implanté au coeur des grandes entreprises de la Région Nord-Pas de Calais afin de pallier le manque d’étudiants formés aux techniques de management et de la grande distribution. Quels sont les arguments pour convaincre les étudiants de travailler dans le domaine de la grande distribution qui n’a pas forcément une image positive chez les jeunes ? Isabelle Collin-Lachaud :  « Le premier argument, et il est de taille, est le taux d’insertion professionnelle excellent (100%)  la fin des études  l’IMD. Ensuite, la vitesse d’évolution des carrières, l’accès immédiat  des postes  responsabilités, ainsi que la variété des métiers auxquels la formation donne accès (principalement manager dans les points de vente, mais aussi chef de projet web, puis acheteur, chef de produit, contrôleur de gestion... dans un second temps) sont des points très attractifs. Enfin, quelle que soit leur origine socioculturelle, les étudiants ont toutes leurs chances. En effet, le secteur de la distribution est un formidable ascenseur social. »
Pour faire face à l’augmentation du nombre de ses étudiants, l’ILIS vient de doubler la superficie de ses bâtiments.
Quelles actions entreprenez-vous pour faire connaître votre Institut et votre offre de formation auprès de vos futurs étudiants ? « Elles sont très variées : journée portes ouvertes, salons, relations presse… mais notre budget ne nous permet pas de jouer dans la même cour que les écoles de commerces. Le site internet qui vient d’être refondu représente le moyen essentiel de communication. Ce dernier met en valeur nos points forts : le taux d’insertion professionnelle, les travaux de nos chercheurs, les entreprises partenaires qui nous font confiance... En outre, par le biais de conférences, nous sommes régulièrement en contact avec les lycéens, leurs professeurs et les étudiants des IUT. » Quels liens entretenez-vous avec le monde de l’entreprise ? « Tout d’abord, les 2 années de master s’effectuent en alternance et les travaux dirigés sont réalisés par des professionnels seuls ou en collaboration avec des enseignants. D’autre part, le conseil d’orientation et de perfectionnement pédagogique a pour mission d’effectuer une veille permanente auprès des entreprises, permettant  l’IMD d’offrir des formations en totale adéquation avec la réalité du marché. Les étudiants sont également en contact quasi-quotidien avec le monde professionnel dans le cadre de leurs cours et en assistant  des conférences sur les métiers et les secteurs d’activités. Ils sont aussi amenés au cours de leur formation  effectuer des travaux dirigés sur le terrain,  organiser des conférences… Ils effectuent 2 stages par an de la Licence 1  3. Les étudiants de L3 sont tous reçus par les 12 entreprises partenaires de l’IMD lors des Rendez-vous de la distribution. Enfin, une association et un annuaire des anciens de l’IMD verront le jour en 2009,  l’occasion du 25 e  anniversaire de l’IMD. Cet événement sera l’occasion de créer une fondation d’entreprises destinée  appuyer la construction du futur Campus International de la Distribution  Roubaix. » Isabelle Collin-Lachaud, Directrice de l’IMD.
PANORAMA
L’IMD intégrera prochainement  le Campus International de la Distribution à Roubaix. Quels moyens de communication utilisez-vous pour développer le sentiment d’appartenance au sein de votre institut, envers le personnel, les enseignants et les étudiants ? « De nombreux moyens sont mis en œuvre par et pour les étudiants : l’association et l’annuaire mentionnés précédemment, un journal et une newsletter retransmise sur un écran de télévision dans les locaux de l’Institut, le gala des étudiants. A l’intention du personnel administratif et des étudiants, deux soirées festives annuelles sont organisées. En outre, la création du futur campus s’appuie sur des séminaires internes (2 ont déj eu lieu en mai et août derniers) afin de préparer l’ensemble des collaborateurs de l’IMD. Enfin, les entretiens individuels avec chaque membre de l’Institut permettent de prendre connaissance des attentes de chacun. »
REGARD
BOOSTevent… L’esprit d’entreprise En 2005, Nicolas Mazzoni et Geoffrey Loones, diplômés de la Faculté des  Sciences du Sport et de l’Education  Physique ont choisi de créer leur entreprise dans le domaine de la communication événementielle : BOOSTevent. Nicolas nous en dit plus sur leur aventure… Synergie : Quelle formation avez-vous suivi à Lille 2 ? Pourquoi avoir choisi cette filière ? Nicolas Mazzoni : « J’ai choisi la FSSEP (Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique) de Lille 2 car  l’époque je donnais des cours de tennis. Je voulais être professeur d’EPS et me spécialiser en tennis. Je me suis finalement rendu compte que cela ne me convenait plus et que j’aimais davantage organiser des événements. C’est ainsi que j’ai effectué une maîtrise en Sport et Management, l’équivalent de l’actuel Master Sport, Organisation, Loisir, Evénementiel et Communication. » Vous avez quitté la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique il y a 6 ans. Quels sont les enseignements qui vous ont été les plus profitables quand vous vous êtes retrouvé dans la vie active ? « Les enseignements dans le domaine de la communication événementielle étaient intéressants, surtout lorsqu’ils étaient effectués par des inter-venants extérieurs. Aujourd’hui, la filière manage-ment est en réelle concurrence avec les formations des grandes écoles de commerce. C’est dire sa renommée ! Toutefois, rien ne vaut le terrain… En ce qui me concerne, j’ai participé  3 ou 4 Tours de France et organisé de nombreuses soirées étudiantes. Je sais aujourd’hui que 80% de l’apprentissage du métier se fait par l’expérience. » Vous avez lancé « BOOSTevent » il y a 3 ans. Pourquoi avoir choisi de créer votre entreprise plutôt que de rester salarié ? « A la sortie de la Faculté, j’ai vécu 9 mois aux Etats-Unis, au cours desquels j’ai suivi 3 mois de remise  niveau en anglais, 3 mois de cours d’informatique et de management et enfin, 3 mois de stage en entreprise. A mon retour, j’ai décroché un contrat intérimaire de 9 mois dans une banque lilloise. Je préparais les dossiers de prêts immobiliers pour les analystes. Ce fut une très bonne expérience : j’ai appris  être rigoureux et réactif, j’ai découvert le monde de l’entreprise et le travail en équipe… Cela
Geoffrey Loones et Nicolas Mazzoni,  à la tête de BOOSTevent depuis 3 ans. m’a aussi permis de mettre de l’argent de côté pour créer ma propre entreprise. Ce besoin d’autonomie m’a sans doute été légué par mon père, journaliste de profession, qui possède sa propre agence de communication. Il s’est ensuite renforcé, et même concrétisé, lors de ma rencontre avec Geoffrey Loones, également ancien étudiant  la FSSEP. Nous nous sommes rendus compte que nous partagions le même désir d’entrepreneuriat, les mêmes motivations et que nous étions complémentaires. » Avec le recul, c’était le meilleur choix à faire ou un pari fou et risqué ? « Même si notre projet avait échoué au bout d’un an, nous l’envisagions comme une formidable expé-rience, riche d’enseignements. Les débuts ont, bien sûr, été difficiles, mais nous nous sommes accrochés et nous avons finalement décroché un contrat suffisamment conséquent pour nous propulser » Aujourd’hui, comment se porte « BOOSTevent » ? « Nous venons de franchir le cap des trois ans. Notre duo fonctionne bien : nous sommes sur la même longueur d’ondes et avons chacun nos domaines de compétence. Des intermittents et un ou deux stagiaires nous apportent régulièrement leur soutien. Ce mode de fontionnement nous convenait très bien jusqu’ présent, mais pour que notre société se développe, il est devenu nécessaire de renforcer notre équipe. Nous l’envisageons de plus en plus sérieusement. » Quel serait le meilleur conseil à donner aux étudiants issus de la FSSEP qui souhaitent créer leur entreprise ? « Faites-vous un réseau ! Durant vos études, consti-tuez-vous un carnet d’adresses avec les personnes qui vous entourent : famille, amis, étudiants, professeurs… Multipliez les expériences concrètes : postulez pour le Tour de France, organisez des soirées… Suivre les cours est important mais cela ne suffit pas, il faut avoir l’esprit d’initiative, « mettre la main  la pâte » dès que l’occasion se   présente ! » BOOSTevent 157, route d’Arras B.P. 16 - 59155 Fâches-Thumesnil Tél. : +33 (0)3 20 16 85 15 - www.boost-event.com
Xavier Vandendriessche, Vice-Président Prospective et Développement En réponse aux impératifs de la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Univer -sités dite LRU, l’Université Lille 2 se doit d’anticiper l’avenir en adoptant plus que jamais une vision prospective… Synergie : Vous avez été nommé en septembre 200 à la nouvelle fonction de Vice-Président Prospective et Développement. En quoi consiste cette mission ? Xavier Vandendriessche :  « La création de ce poste est liée  la LRU. Nous devons améliorer le mode de pilotage de l’Université. Les relations de Lille 2 tant avec l’Etat qu’avec les composantes doivent gagner en qualité. Le Contrat Quadriennal, la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur nous invitent  une autoévaluation dans ce sens.  Ma mission consiste  concrétiser ces changements en concertation avec le Président et le Secrétaire Général. Les nouvelles procédures adoptées seront pérennes avec une vision  long terme et non plus  4 ans qui est la durée d’un contrat quadriennal. En outre, les moyens financiers alloués par l’Etat vont s’amenuiser, nous conduisant  être d’avantage efficients dans la mobilisation de nos ressources. A chaque objectif stratégique, correspondront des objectifs opérationnels qui seront déclinés en pistes d’action. Pour chacune d’entre elles, des indicateurs seront fixés. Ce qui permettra d’avoir une meilleure connaissance de l’Université et de prendre des orientations objectives et argumentées en faveur de l’optimisation du pilotage de l’établissement. L’Etat opère déj sur ce mode de fonctionnement. En étant  son service, il est logique que nous le suivions dans cette démarche. » Des projets ont-ils déjà émergé ? « Le système d’information de l’Université est un outil majeur du pilotage. Le changement de notre mode de fonctionnement et de pensée passe par le perfectionnement et la structuration de ce système. Pour ce faire, nous établissons un diagnostic et un cahier des charges sur 4 ans. Ce système n’ayant actuellement ni statut, ni responsable et ses sources étant multiples, il devient urgent de mettre en place
PAROLE
Xavier Vandendriessche : « Je suis fier de notre Université » un circuit fiable et opérationnel. L’objectif étant de savoir quelles informations sont nécessaires pour quels services et comment les partager. La certification ISO 9001 que nous briguerons sera garante de ce processus. » La création de votre poste est-elle un signe de changement majeur pour l’Université Lille 2 ? « On ne va pas parler de bouleversement. Le changement a commencé il y a déj 4 ans avec la mise en place de la LOLF (Loi Organique relative  la Loi de Finance), la LRU est l’étape suivante. » Comment voyez-vous l’avenir de Lille 2 ? « Je suis fier de notre Université. Je pense que cette évolution est un beau challenge. Lille 2 n’a pas encore la place qu’elle mérite, je la crois digne d’obtenir un jour le titre de première université régionale et de se faire une place de choix au niveau européen. »
Pour en savoir plus... Loi LRU Voir Synergie n°50, page 6. La LOLF Voir Synergie Quatrième trimestre 2005, page 5. Retrouvez les derniers Synergie en ligne sur www.univ-lille2.fr, rubrique Espace Presse.
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RECHERCHE
A la découverte du Jardin Botanique de Lille 2 Créé en 1970, ce lieu d’enseignement et de recherche s’étend sur deux hectares à la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille 2. Un jardin médicinal y fut créé en 1984,  l’initiative du laboratoire de Matière médicale (Pr F. Trotin) et du laboratoire de Botanique (Pr A. Delelis et M. B. de Foucault), et fut opérationnel en 1988. Depuis 1994, pris en main par le Pr F. Dupont, il connaît un essor nouveau grâce  l’obtention de crédits « valorisation des collections universitaires » du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de crédits de l’Université et de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques. Ceci a permis le recrutement d’un jardinier-animateur permanent, M. J.-L. Demuyter, la rénovation de la serre tropicale et la réfection de plus de 22 plates-bandes formant une « école de botanique » destinée aux étudiants en pharmacie, aux étudiants en environnement, en biologie, aux pharmaciens, aux médecins et au grand public (adultes et scolaires). Les espaces verts de la Faculté comportent en outre un parc paysager, des massifs de terre de bruyère et un arboretum d’essences originales. Un maillage de haies reconstitue le bocage régional. Un lieu privilégié d’enseignement Le jardin botanique est spécialement conçu pour illustrer les enseignements de botanique de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques, et constitue un support de recherche pour le département de botanique. Quatre thèmes pédagogiques sont illustrés dans l’école de botanique et la serre. La systématique Les plates-bandes de systématique forment la majorité des collections de l’école de botanique. Le but est d’illustrer le cours de botanique générale et systématique dispensé au premier semestre de la 1 er  année de pharmacie et en Deust Santé Environnement - Techniques Industrielles et Commerciales. L’idée est de présenter au minimum deux espèces de plantes par famille : l’une  floraison automnale, l’autre  floraison hivernale. Trouver de telles espèces a constitué un véritable défi sous nos climats. C’est l une des grandes originalités
du jardin botanique de Lille 2. Les familles y sont présentées selon l’ordre naturel évolutif, c’est--dire selon la phylogénèse, tel que présenté en cours magistral. Le jardin et la serre permettent également d’alimenter les expositions de plantes dans le cadre d’enseignements dirigés, faisant le lien entre la théorie et la pratique. La pharmacognosie Environ un tiers des plates-bandes présente les principales plantes médicinales proposées dans les pharmacies sous forme de plantes  tisanes, gélules, ampoules... ainsi que les espèces  l’origine de molécules importantes comme le pavot  opium (morphine), la digitale (digitaline) ou, en serre, le caféier (caféine). L’écologie L’écologie est abordée plus spécialement  partir de la 3 e  année de pharmacie. Des zones semi-naturelles ou entièrement naturelles sont préservées et permettent de reconstituer et de présenter aux visiteurs les milieux patrimoniaux menacés de notre région. Bio-indication et bio-accumulation Une plate-bande est dévolue aux plantes métallicoles dont la présence indique la pollution des sols en métaux lourds toxiques (plomb, zinc, cuivre...). Trois nouvelles plates-bandes, créées en 2004 grâce au Pr C. Van Haluwyn, permettent de montrer des symptômes végétaux liés  la pollution atmosphérique ou de mesurer leur accumulation dans la plante. Un lieu de conservation du patrimoine végétal La conservation du patrimoine végétal menacé peut se faire de trois manières. La première méthode est la conservation des lots de graines récoltées dans la nature ( in situ ), viables au moyen d’une chambre froide et sèche. C’est ce qui est réalisé au département de botanique de la Faculté où sont conservés plus de 200 taxons (espèces, sous-espèces) dont plusieurs sont des plantes menacées. Cette méthode a permis de conserver et sauver des espèces régionales aujourd’hui disparues comme la Véronique  trois feuilles ( Veronica triphyllos ). La culture de nombreux individus de la même espèce menacée sur de vastes plates-bandes est une autre méthode ( ex situ ). Elle est possible sur de grandes surfaces comme celles du Conservatoire botanique
national de Bailleul (Nord, France). Compte tenu de la taille réduite des surfaces dont le jardin dispose, ce type de conservation n’est possible ici qu’en créant des plates-bandes en culture d’espèces poussant ensemble dans la nature et ici mélangées. L’avantage est que cette méthode permet de concilier conservation et pédagogie car c’est l’occasion de recréer des milieux régionaux disparus ou menacés tels que la prairie calcicole de fauche, la prairie humide de fauche, le sous-bois et la lisière calcicole, la moisson calcicole. Enfin, la conservation in situ  vise  préserver les espèces (végétales ou animales) en protégeant leur biotope, c’est--dire leur milieu. En pratique, cela équivaut idéalement  stopper toute action humaine sur des périmètres. Cependant, les milieux naturels évoluent tous en fonction d’une dynamique végétale naturelle : en plusieurs années une terre labourée remplie d’annuelles évolue en friche ou en pelouse (selon qu’il y a pâturage ou non), rapidement envahie de broussailles pour aboutir inéluctablement au stade forestier. Certains des milieux non forestiers de notre région et les espèces inféodées qu’elles hébergent sont menacés. Pour les conserver, les mettre en réserve intégrale ne suffit pas car il faut également lutter contre la dynamique végétale. Ainsi, pour préserver une pelouse calcicole, il faut éviter les tontes fréquentes, empêcher l’apport d’engrais et faucher une fois par an pour exporter de la matière organique et minéraux. C’est ce qui
RECHERCHE
est réalisé sur une parcelle de gazon implantée sur calcaire  proximité de la serre, depuis 1994. C’est en effet une pelouse quasi-naturelle qui s’est implantée au fil des ans grâce  ce régime. Le laboratoire de botanique Un secteur de recherche en plein développement Les pollutions environnementales (atmosphériques, lithosphériques et hydrologiques) influent significativement sur la santé humaine. L’évolution technologique, au sens large, a fait qu’au cours de l’histoire les polluants se sont diversifiés et complexifiés, jusqu’ constituer de nos jours un véritable cocktail. Nous sommes exposés de multiples manières  ce cocktail dont les mécanismes d’actions, du fait même de leur complexité, ne sont pas réellement connus. De plus, la demande sociale croissante sur les impacts des pollutions a favorisé l’instauration dans la société d’une véritable culture de l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires. Celle-ci comporte de multiples facettes mais repose foncièrement sur la caractérisation des dangers et l’évaluation de l’exposition des populations dans différentes circonstances. Même si les bases théoriques de cette discipline sont maintenant bien établies, il reste que pour différents motifs (technologiques, économiques, scientifiques…) il n’est pas encore toujours possible de répondre aux attentes exprimées. C’est donc un
Le jardin de Lille 2 a reçu le label « Jardin Botanique de France et des Pays Francophones ».
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