Jeunesse en milieu rural, une enquête des familles rurales!

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Jeunes en milieu rural : attentes et perspectives Préface Dominique Marmier, président Familles Rurales, fédération nationale epuis toujours, Familles Rurales cherche et aDux projets réalisés au sein des associations à susciter et à soutenir la participation des jeunes dans la vie locale grâce aux actions locales, véritables espaces de responsabilisation, de rencontre entre les générations et d’apprentissage du « vivre ensemble ». En plus d’en être « bénéficiaires », les jeunes en sont aussi les acteurs. En 2013, une nouvelle dynamique jeunesse a été lancée avec pour objectif l’engagement des jeunes au sein du Mouvement et le développement des actions. Afin de connaître les besoins, plusieurs consultations ont été réalisées. Je tenais à remercier particulièrement les personnes qui ont participé : jeunes, parents, membres du réseau partenaires Familles Rurales. L’analyse des résultats, présentée dans cet ouvrage, permet de retranscrire les attentes des différentes cibles, ce qui facilitera le développement des initiatives. Dans cette même dynamique, le Projet jeunesse* Familles Rurales a été adopté en avril 2014. Il donne le sens à l’action et aux orientations prises par le Mouvement.
Publié le : mercredi 26 novembre 2014
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Jeunes en milieu rural : attentes et perspectives
Préface Dominique Marmier, président Familles Rurales, fédération nationale
epuis toujours, Familles Rurales cherche et aDux projets réalisés au sein des associations à susciter et à soutenir la participation des jeunes dans la vie locale grâce aux actions locales, véritables espaces de responsabilisation, de rencontre entre les générations et d’apprentissage du « vivre ensemble ». En plus d’en être « bénéficiaires », les jeunes en sont aussi les acteurs.
En 2013, une nouvelle dynamique jeunesse a été lancée avec pour objectif l’engagement des jeunes au sein du Mouvement et le développement des actions. Afin de connaître les besoins, plusieurs consultations ont été réalisées. Je tenais à remercier particulièrement les personnes qui ont participé : jeunes, parents, membres du réseau partenaires Familles Rurales. L’analyse des résultats, présentée dans cet ouvrage, permet de retranscrire les attentes des différentes cibles, ce qui facilitera le développement des initiatives. Dans cette même dynamique, le Projet jeunesse* Familles Rurales a été adopté en avril 2014. Il donne le sens à l’action et aux orientations prises par le Mouvement.
Tous les éléments sont donc réunis pour que les jeunes et les responsables locaux se retrouvent et développent des actions ensemble, ainsi qu’en partenariat avec les élus et les partenaires institutionnels, indispensables à la réalisation de nos initiatives.
* Voir page 27
2 JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
Introduction
Quelles sont les attentes des jeunes qui vivent sur les territoires ruraux ? Quelles actions pourraient être développées par Familles Rurales pour les aider à trouver leur place et à prendre plus facilement part au débat public ? Et quel pourrait être le rôle des pouvoirs publics et de tous les acteurs du milieu rural (élus, collectivités territoriales, partenaires ...) ? C'est avec l'objectif ambitieux de répondre à ces questions que la fédération nationale Familles Rurales a mené en 2013 une grande enquête sur la place et les attentes des jeunes vivant sur les territoires ruraux.
A la lecture des résultats, une première conclusion s'impose : les préoccupations des jeunes ruraux restent encore trop souvent méconnues ou peu prises en compte, notamment sur les questions de mobilité et d'accès à l'autonomie.
Pour Familles Rurales, les résultats de cette étude sont une invitation à réinterroger les pratiques afin de mieux prendre en compte les attentes des jeunes dans l'organisation des nouvelles actions. Ils ont d'ailleurs nourri la réflexion préalable à la rédaction du nouveau Projet jeunesse de Familles Rurales pour la période 2014-2017. Un projet qui a ainsi été défini « avec, par et pour les jeunes ».
1. Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale 2. La vision des parents 3. L'expérience des fédérations Familles Rurales 4. La perception des associations 5. Les pratiques des professionnels Jeunesse 6. Les pistes pour l’action jeunesse 7. Le Projet jeunesse Familles Rurales 8. Des partenaires pour les actions en direction des jeunes
NES EN MILIEU RURAL- ATTENTES E3 JEUT PERSPECTIVES
1
Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale
QUI SONT LES JEUNES RURAUX ?
ésenchantés et inquiets pour leur D avenir les jeunes vivant dans les petites communes françaises ? Pas tant que ça, si l'on en croit les résul-tats de l’étude sur la place et les attentes des jeunes sur les territoires ruraux, menée par la fédération nationale Familles Rurales, en partenariat avec l'INJEP (Ins-titut National de la Jeunesse et de l'Edu-cation Populaire).
L'enquête a été réalisée entre septembre 2012 et avril 2013 auprès d'un large échantillon composé de 1980 jeunes fré-quentant notamment les Relais Jeunes (espaces jeunes qui permettent de prati-quer des activités, de conduire des projets et d’expérimenter la dynamique associa-tive), les jeunes accueillis en services civiques et sur les formations BAFA/BAFD organisées par Familles Rurales.
Ont également été consultés 586 parents adhérents, 102 animateurs locaux et pro-fessionnels de la jeunesse, 24 fédéra-tions, 214 associations locales. Cet échan-
LA PERCEPTION DU MONDE RURAL
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4JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
Un liEu dE viE commE un autrE avEc dEs avantagEs Et dEs inconvéniEnts UnE chancE UnE contraintE, un handicap
tillon a été complété par des groupes de discussion (« focus groups ») avec les jeunes de communes rurales isolées (de 500 à 2 500 habitants), denses (de 2 500 à 7 500 habitants) ou semi-urbaines (10 000 habitants).
Premier constat :loin d'être attirés par les lumières des grandes métropoles, les jeunes interrogés sont le plus souvent satisfaits de vivre en milieu rural (89%) et seule une petite minorité la vit comme une contrainte (7%).
Deuxième constat:s'ils considèrent, dans leur grande majorité, leur environnement comme étant quelque chose d’ordinaire (« un lieu de vie comme un autre avec des avantages et des inconvénients »), ils manifestent un sentiment positif à l'égard de cet environnement : 30% des plus jeunes (15-17 ans) et 30% de leurs aînés (plus de 21 ans) estiment qu'appartenir au milieu rural est une chance ; et 50% des plus de 23 ans imaginent rester en milieu rural.
Un attachement important des jeunes au ilieu rural qui augmente avec l’âge : 7 unes sur 10 souhaitent revenir ou rester n milieu rural.
es jeunes sont en grande partie issus de ilieux populaires : 58% ont un parent em-loyé, ouvrier ou agriculteur ; 15% ont un arent cadre ou exerçant une profession périeure ; 12% un parent artisan, com-erçant ou chef d'entreprise ; et 6% un arent exerçant une profession intermé-iaire.
our les trois quarts d'entre eux, ils vivent ncore chez leurs parents (car un nombre portant de répondants a entre 15 et 18 ns). Et pour plus d'un tiers, ils habitent ans de toutes petites communes oins de 1 000 habitants).
LES ORIGINES SOCIALES
30%
25%
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5%
Père
Employé OuvriÉr CadrÉ Ét profÉssion supériÉurÉ Artisan, ÇommÉrçant Ét ÇhÉf d’ÉntrÉprisÉ AgriÇultÉur Éxploitant ProfÉssion intÉrmédiairÉ RÉtraité Sans aÇtivité profÉssionnÉllÉ
« 7 jeunes sur 10 souhaitent revenir ou rester en milieu rural
LES ORIGINES SOCIALES
60%
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40%
30%
20%
10%
Mère
EmployéÉ Sans aÇtivité profÉssionnÉllÉ ProfÉssion intÉrmédiairÉ OuvrièrÉ CadrÉ Ét profÉssion supériÉurÉ ArtisantÉ, ÇommÉrçantÉ Ét ÇhÉf d’ÉntrÉprisÉ AgriÇultriÇÉ ÉxploitantÉ RÉtraitéÉ
5 JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
1. Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale
LA SITUATION ACTUELLE
60%
50%
40%
30%
20%
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QUE FONT-ILS ?
6 JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
LycéÉn Etudiant En stagÉ En Émploi ApprÉnti CollégiÉn En rÉchÉrchÉ d’Émplo AutrÉs En sÉrvicÉ civiquÉ
LES DIPLÔMES
90%
75%
60%
45%
30%
15%
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usqu'à 18 ans, les trois quarts des jeunes ruraux sont collégiens ou apJprentissage. Les différences s'accen-lycéens, et 17% sont en stage ou en tuent entre 18 et 21 ans et à partir de 21 ans. Car si plus de 75 % des jeunes restent en formation (lycéens, étudiants ou ap-prentis) entre 18 et 20 ans, une moitié quitte « définitivement » les bancs de l'école dès l'âge de 20 ans et un fort contingent (25 %) se met à la recherche d'un emploi à partir de 21 ans. Ce qui tend à distinguer les jeunes ruraux des autres jeunes Français.
Point positif, les jeunes ruraux sont à leur majorité plutôt plus diplômés que la moyenne des jeunes Français, et ce, mal-gré des origines sociales majoritairement populaires : seuls 4% des répondants indi-quent n'avoir aucun diplôme à 20 ans (contre un pourcentage s'élevant à 8,5% pour tous les 20-24 ans vivant en France en 2011, selon l'Insee) ; et un sur deux déclare avoir le niveau bac (ce qui place les jeunes ruraux à égalité avec tous les jeunes Français, toujours selon l'Insee).
BrÉvÉt dÉs cOllègÉs Bac CAP, BEP Bac +1 Ou 2 Aucun diplômÉ AutrÉs Bac +3 Bac +4 Ou 5 BrÉvÉt prOfÉssiOnnÉl Ou équivalÉnt
«di ômés, Desjeunes plutôtpl qui poursuivent des études courtes et qui connaissent une entrée dans l’emploi précoce
Mais à 21 ans, le pourcentage des jeunes ruraux demandeurs d'emploi n'en est pas moins supérieur à celui des salariés (25%, contre 16%). Dans cette tranche d'âge, ils sont d'ailleurs nombreux à se trouver dans des situations précaires (faites de stages, de recherches d'emploi...). Et ce n'est qu'à partir de 25 ans que les jeunes ruraux sont une majorité à avoir trouvé un emploi salarié.
Zoom
En quête de dynamisme et d'animation
Lorsqu'on les interroge sur ce qu'ils aimeraient changer dans leurs communes, les jeunes ruraux plaident majoritairement en faveur de la mise à disposi-tion d’un plus grand nombre de ressources de loisirs et d’ani-mation (l'animation étant sur-tout comprise comme une pré-sence commerciale, ui amène-rait au village certai tages offerts par les merces de centre-vil quête de « dynamis presque toujours as l'épineuse question ports, qui leur perme d'accéder plus facile centres-villes. Pour les jeunes de Li par exemple, la mobi comme un moyen d per de leurs parents contraints de « faire et de rompre l'isole comme le dit l’un de « Ici on est éloigné d 1. Focus group, 16 mars 20 adolescents de Limoges, H
1. Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale
QUELLES SONT LEURS PREOCCUPATIONS ? « s ent
ion
e soucis aux s : à 21 ans,  eux postule
L'école comme espace de sociabilité
2 Pour les jeunes de Coulommiers , l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage. C'est aussi un espace de sociabilité, permettant de tisser de nouvelles relations amicales, et d'obtenir un degré de reconnaissance sociale. Résultat : les jeunes attendent plus de com-munication avec les professeurs, qui ne sont pas seulement perçus comme des personnes qui déli-vrent des connaissances, mais aussi comme des interlocuteurs avec lesquels ils souhaitent échanger.
2. Focus group 9 mars 2013, 8 jeunes de 17 à 20 ans résidant sur le territoire du bassin de Coulommiers, Seine-et-marne.
ERSPECTIVES7 JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET P
1. Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale
QUELS SONT LEURS ENGAGEMENTS ?
« Un engagement bénévoleimportant desjeunes(1 sur 2) qui croît avec l’âge
ajoritairement issus de mi-lieux populaires, les jeunes M qui vivent en milieu rural plébiscitent le sport (à hauteur de 56%), ensuite les rencontres entre amis (53%), puis les sorties (pour un tiers d'entre eux) et la musique et les fêtes (pour un quart des son-dés). Ils délaissent, en revanche, le héâtre, la télévision, les concerts et a lecture, qui ne remportent « que » 10% des suffrages, et ne témoignent as d'un intérêt débordant pour les eux vidéo (cités par « seulement » 14% des jeunes).
a surprise tient à la force de leur ngagement dans des activités bé-évoles, qui tend à croître avec l'âge ontrairement aux schémas habi uels (on constate en effet le plu ouvent que l'engagement bénévol iminue à partir du moment où l
LES MOTIVATIONS POUR ÊTRE BÉNÉVOLE DANS UNE ASSOCIATION
60%
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8JEUNES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
jeune entre dans la vie active). Lorsqu'il ne se heurte pas au manque de temps (pour 60%), à l’âge des bénévoles (23%) ou au manque de confiance (22%), cet engage-ment associatif se porte avant tout sur le sport, l'aide humanitaire, l'éducation, l’ani-mation, la culture et la santé.
Quelles sont les motivations des jeunes pour s'engager dans le tissu associatif ? Elles sont doubles : au désir – classique – de se rendre utile s'ajoute celui de rencon-trer d'autres personnes. Un altruisme qui s'explique sûrement par l'isolement, mais aussi par une conviction de plus en plus ancrée que l'engagement associatif est synonyme d'enrichissement personnel.
«principalfrein Letemps, à l’engagement des jeunes
Me sentir utile Aider les autres Rencontrer d’autres personnes M’Enrichir pErsonnEllEmEnt PrEndrE dEs rEsponsabilités Acquérir dÉs compétÉncÉs DéfÉndrÉ unÉ causÉ Pouvoir changEr lEs chosEs Faire entendre la voix des jeunes Autres
PlusiEurs réponsEs possiblEs
Zoom
Familles Rurales, c’est quoi ?
Lorsqu'on leur pose cette ques-tion, les jeunes des territoires ruraux répondent d’abord, et de façon massive, qu'il s'agit d'une association concernant le rural. Une association dont ils ont dans l'ensemble une perception très positive, puisqu'elle pro-pose des activités, de l’anima-tion et des loisirs, mais aussi des services aux familles et aux plus âgés... Mais il y a un bémol : Familles Rurales n'est pas toujours perçu comme une association aidant les jeunes – au moins un quart des répondants estime que ce n’est pas vrai-ment pour eux, pas vraiment pour les jeunes. Parmi ceux qui connaissent Familles Rurales, beaucoup associent le Mouvement aux formations BAFA (brevet d'apti-tude aux fonctions d'anima-teur) et BAFD (brevet d'aptitude aux fonctions de directeur) ou à des actions d'aide et de soutien en rapport avec le rural. Mais seulement une minorité perçoit Familles Rurales comme un espace d’engagement ou d’exer-cice de bénévolat. Et ils sont encore à ce jour peu nombreux à manifester des attentes par rapport à Familles Rurales comme espace d’initiatives, de projets ou d’expériences... Bref, des progrès restent à faire.
PERCEPTION DES DOMAINES QUI INTÉRESSENT LES JEUNES POUR S’ENGAGER (par ordre de priorité) Jeunes Fédérations Associations Professionnels Sport1 1 11 Aide humanitaire 2 4 4 4 Animation 3 2 2 2 Solidarité 4 3 Echanges interculturels 3 Culture 3
PERCEPTION DES PRINCIPAUX FREINS À L'ENGAGEMENT DES JEUNES DANS LES ASSOCIATIONS (par ordre de priorité) Jeunes Fédérations Associations Professionnels Manque de temps121 Age des bénévoles 2 3 5 3 Manque de confiance 3 Distance 3 bis Décalage avec les adultes 214 Absence de sollicitation13 2 Activités/projets proposés 4 4
PERCEPTION DE CE QUE LES JEUNES PEUVENT APPORTER (par ordre de priorité) Parents Associations Fédérations Des idées nouvelles1 1 1 Un autre regard 2 2 3 Des talents à valoriser 3 3 2 Pour la réponse 9% < 1 % 1 % « des problèmes à gérer » :
1. Être jeune aujourd'hui dans une commune rurale
QUELS SONT LEURS PROJETS ? l y a un avant et un après 20 ans dans I la vie et les aspirations des jeunes. Avant 20 ans, les jeunes se concen-trent sur leurs études et se projettent as-sez peu sur le long terme. Et après 20 ans, ce sont les objectifs professionnels qui pri-ment, avec un faible intérêt pour les mobi-lités internationales (seulement 5% des jeunes interrogés envisagent l'expatria-tion).
Seule une petite minorité a dans sa liste de projets à court terme le fait de vivre en couple, d'avoir un enfant ou de fonder une famille. Mais l'attitude détachée des jeu-nes ruraux par rapport à leur avenir senti-mental et familial peut s’expliquer par le fait qu'ils sont pour la majorité encore loin d'avoir atteint l’âge moyen de la mise en couple stable (27 ans en moyenne, en France).
10JEUN ES EN MILIEU RURAL- ATTENTES ET PERSPECTIVES
LES PROJETS À COURT TERME DES JEUNES
75%
60%
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30%
15%
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TErminEr vos étudEs TrouvEr un Emploi ProfitEr dE lâ viE, prEndrE du bon tEmps EntrE copâins
PlusiEurs réponsEs possiblEs
PâssEr lE pErmis dE conduirE TrâvâillEr/étudiEr à l’étrângEr VivrE En couplE FondEr unE fâmillE, âvoir dEs Enfânts
LEURS VISIONS DE L'AVENIR
Travail : 51% Famille : 44,5% MétiEr : 27,5%
LogÉmÉnt : 22,5% EtudÉs : 11% Argent : 9%
Mobilité : 7,5% BonhEur : 5%
FréquEncE dEs occurEncEs dE réponsEs aux quEstions ouvErtEs
TrouvEr un logEmEnt AutrE(s) AucunE idéE pour l’instânt
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Les jeunes des Maisons familiales rurales (MFR)
Les quelque 2 000 répondants des MFR sont, comme ceux de Familles Rurales, principalement des enfants de classes populaires. Ils sont eux aussi issus de communes rurales (65% vivent dans des communes de moins de 2 500 habitants, et 14% dans des villes de plus de 10 000 habi-tants) et vivent en grande partie chez leurs parents (82%).
Comment vivent-ils leur situation ? Un peu plus jeunes que leurs homologues de Familles Rurales (les trois quarts d'entre eux ont entre 15 et 18 ans, contre 61% pour Familles Rurales), les jeunes répondants des MFR sont dans l'ensemble eux aussi très satisfaits de leur situation actuelle (93%, contre 89% pour les jeunes de Familles Rurales) et manifestent eux-aussi un même attachement au monde rural : ils considèrent dans leur majorité que le rural est un lieu de vie comme un autre (66%), voire une chance (26%). Leurs difficultés quo-tidiennes, qui restent minoritaires, se cristallisent autour des études (19%), de l'autonomie financière (18%), des transports (16%) et de l'em-ploi (10%).
Quels projets à court terme ? À court terme, 71% souhaitent « terminer leurs études », 40% espèrent trouver un emploi, et 30% passer le permis et profiter de la vie.
Quel est leur rapport au bénévolat ? Les jeunes des MFR ont un rapport un peu moins actif au bénévolat que ceux de Familles Rurales (40% ont été ou sont bénévoles, contre 51% pour Familles Rurales). Mais ils partagent les mêmes motivations altruistes dans leurs engagements, en premier lieu le désir d’être utile, en second celui d'aider les autres, et en troisième la volonté de rencontrer d'autres personnes. Lorsqu'ils s'engagent, les jeunes des MFR privilégient le sport et l’aide humanitaire (45% et 35%, respectivement), puis la santé (27%, contre 22%), et l’animation 27%. Mais comme les jeunes de Familles Rurales, ils déclarent en majorité (56%) que leurs motivations bénévoles se heurtent à des problèmes d'emploi du temps (l'âge et le manque de confiance constituent aussi des freins, pour 26% et 23% des répondants respectivement).
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