La campagne, mon enfer au quotidien!!!! (partie 1)

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La campagne, mon enfer au quotidien!!!! (partie 1) Il était urgent pour nous de déménager. Une belle mère possessive avec son fils et qui me détestait, un ex mari qui n'acceptait pas ma nouvelle union, noun'avions plus le choix. il fallait partir afin vivre enfin une vie tranquille et sreine, surtout pour notre bout de chou de deux ans, qui ne devait pas être perturbée par tout cela. Nous avons commencé à chercher une maison, nous savions que vendre la notre allait être simple et rapide, car elle était très bien située, à 5 km des commerces, des médecins et surtout pour moi, près de mes amis et la famille. Je sais aujourd'hui, que j'étais heureuse là bas, j'étais tout simplement bien. Antoine, mon cher mari, avait sa petite idée de l'endroit où il voulait que nous emménagions, un endroit qui n'existait même pas pour moi, un endroit où je n'aurais jamais imaginé vivre un jour. Moi, je cherchais une petite maison tranquille à la campagne, mais pas trop loin de nos amis, nos habitudes, pour ne pas être perdue. La Meuse me convenait tout à fait, c'est la campagne, mais ce n'était pas trop loin, et ma soeur y habite, ainsi que mes tantes et cousins, car mes parents étaient originaires de ce coin lorsqu'ils étaient enfants. Je connaissais un peu et je trouvais ce département très sympa. Je cherchais donc une jolie propriété dans ce coin et il y en avait plusieurs, mais Antoine me montrait toujours de jolies maisons ailleurs.
Publié le : lundi 30 septembre 2013
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La campagne, mon enfer au quotidien!!!! (partie 1)
Il était urgent pour nous de déménager. Une belle mère possessive avec son fils et qui me détestait, un ex mari qui n'acceptait pas ma nouvelle union, noun'avions plus le choix. il fallait partir afin vivre enfin une vie tranquille et sreine, surtout pour notre bout de chou de deux ans, qui ne devait pas être perturbée par tout cela. Nous avons commencé à chercher une maison, nous savions que vendre la notre allait être simple et rapide, car elle était très bien située, à 5 km des commerces, des médecins et surtout pour moi, près de mes amis et la famille. Je sais aujourd'hui, que j'étais heureuse là bas, j'étais tout simplement bien. Antoine, mon cher mari, avait sa petite idée de l'endroit où il voulait que nous emménagions, un endroit qui n'existait même pas pour moi, un endroit où je n'aurais jamais imaginé vivre un jour. Moi, je cherchais une petite maison tranquille à la campagne, mais pas trop loin de nos amis, nos habitudes, pour ne pas être perdue. La Meuse me convenait tout à fait, c'est la campagne, mais ce n'était pas trop loin, et ma soeur y habite, ainsi que mes tantes et cousins, car mes parents étaient originaires de ce coin lorsqu'ils étaient enfants. Je connaissais un peu et je trouvais ce département très sympa. Je cherchais donc une jolie propriété dans ce coin et il y en avait plusieurs, mais Antoine me montrait toujours de jolies maisons ailleurs. Il me montait d'abord la maison, je la trouvais jolie, et lorsque je pensais qu'elle était dans la Meuse, il m'annonçait qu'elle se trouvait dans les....Vosges! Les Vosges, c'est quoi çà??? Le bout du monde il me semble! Je ne connaissais pas, mais çà me parraissait loin et qu'est ce que l'on fait dans les Vosges à part du ski finalement ? Lui, il y allait lorsqui'il était ado avec tous ses amis, et il avait gardé de bons souvenirs de ses nombreuses vacances d'ado dans des campings! Oui, mais aujourd'hui, tu as 40 ans et tu ne vas pas vivre dans un camping! Réveille toi! Il continuait à chercher une maison là bas et e disais non à chacune d'entres elles. Pire encore, ma fille de 16 ans ne s'imaginait absolument pas quitter ses amis, ses repaires, et se perdre dans ce coin reculé! Aujourd'hui, je sais que j'aurais du écouter ma fille, une ado de 16 ans, qui voyait les choses telles qu'elles sont réellement, et moi, je me suis laissée influencer comme une enfant, et comme je le regrette, comme je le regrette, c'est atroce!!! Au fil des mois, nous avons commencé à faire des projets. Une seule évidence, il fallait partir pour être tranquilles, car on ne nous laissait pas tranquilles, malheureusment. Antoine a eu, finalement, cette excellente idée d'ouvrir un snack "pizza à emporter", ouvrir notre petit commerce, comme beaucoup font. Etre notre propre patron, avoir son entreprise, et travailler ensemble me plaisait beaucoup. Seulement, il voulait ouvrir cette entreprise dans....les Vosges. Il a commencé, jour après jour, à me montrer des photos de cette campagne verdoyante, des paysages magnifiques, la nature dans toute sa splendeur. Il me parlait d'une jolie petite ferme que nous allions rénover et dans laquelle nous allions ouvrir notre petite entreprise. Cela commençait à être intéressant, et comme je ne suis pas quelqu'un de bornée, et que j'écoute toujours les arguments des autres, je me suis un peu laissée convaincre par tout cela. Et lorsqu'il a dit que dans cette petite ferme, il y aurait plusieurs chambres et que nous pourrions y avoir ce bébé que nous désirions tant, j'ai craqué. Imaginer notre petite famille dans cette fermette que nous aurions refait à notre goût, et surtout travailler ensemble dans notre maison, ce qui fait que je n'étais jamais loin de mes enfants, c'était parfait pour moi. Il avait réussi à me convaincre cette fois, après plusieurs mois de négociations! Nous avons commencé très sérieusement à chercher une ancienne ferme à rénover, sans qu'il y ait trop de travaux, non ne voulait pas un endroit à refaire totalement. Nous avions un peu d'argent, car il avait eu un héritage de ses grands parents, il a donc quitté son emploi, et s'est inscrit comme demandeur d'emploi, afin de pouvoir devenir chef d'entreprise. Nous avons visité plusieurs fermes, nous en profitions pour visiter la région, nous y passions plusieurs week end, à l'hôtel, c'était très sympa. Mais Marine, ma chère ado de 16 ans, ne venait pas, elle restait dans notre maison et y invitait sa meilleure amie. Elle ne voulait pas déménager et surtout pas là bas! Et espérait qu'on ne trouve rien. Et comme elle avait raison! Après plusieurs mois, nous avons trouvé une ancienne ferme qui avait été restaurée, mais qui avait grand besoin d'être remise au goût du jour. Cette ferme était très jolie, et à l'étage, 4
chambres...une pour y mettre un joli bébé supplémentaire. Mais également, il y avait de grandes dépendances, dont une qui était faite pour y construire une petite pizzéria, on s'y voyait déjà. C'était assez grand et bien conu, il n'y avait plus qu'à y faire des travaux d'aménagement. Tout s'est enchaîné à une vitesse folle...nous avons contacté le maire du village, afin de savoir si l'on pouvait ouvrir ce commerce, il était ravi, nous a reçu, nous a donné des conseils. Nous avons acheté la maison, et pendant 6 mois, nous y venions tous les week end pour y faire les travaux. C'était génial de faire tout cela, très excitant de refaire cette maison à notre gpût et de la voir semaine après semaine de plus en plus jolie et accueillante. J'étais heureuse, je savais que l'on aurait un travail puisque l'on ouvrait notre entreprise. Nous avons d'ailleurs fait notre formation pour devenir chef d'entreprise, tout était prêt. Mon mari avait réussi à me convaincre et à présent, j'y croyais, mais j'y croyais plus que lui en fait. Il avait passé son temps, ces derniers mois, à me convaincre, à essayer d'effacer ma peur et mes angoisses de l'inconnu, et aujourd'hui, j'avais l'impression qu'il n'y croyait plus autant. Je me trompais peut être. Notre ancienne maison s'est vendue en 15 jours. Comme je l'avais prévu. Le plus dur fut le déménagement. Marine ne voulait pas partir, elle pleurait tous les jours, et çà me brisait le coeur. J'essayais de la convaincre que nous allions être heureux ici, tou comme moi j'avais été convaincue. Mais avec elle, çà ne marchait pas! Nous avons emménagé pour la rentrée des classes. J'avais galéré pour trouver un lycée pour Marine. Il n'y avait rien aux alentours, alors que l'ancien propriétaire m'avait dit qu'il y avait des lycées et des bus scolaires. J'ai toruvé un lycé privé à 15 km, c'était assez cher, mais il n'y avait pas de bus, j'ai également du trouver une ado qui habitait le village et qui allait dans le même lycée afin de faire le trajet à deux et partager les frais de route avec les parents de celle ci. C'était déjà compliqué et ce n'était que le début, On venait d'arriver! Comme elle voulait faire des études dans le domaine de la petite enfance, c'était le seul lycée aux alentours, mais le fait qu'il n'y ai pas de bus scolaire aux heures "normales" des entrées et sorties d'école, je ne comprenais pas du tout. Il y a des bus scolaires partout afin d'y amener les enfants à l'école, c'est tout de même indispensable et nous sommes tout de même en 2007, pas en 1927! Et bien, partout en France, mais pas ici! Car ici, nous sommes en 1927! Je l'ai bien appris à mes dépens au fil du temps et "je m'en mords les doigts" tous les jours! Il y a mille et une chose à raconter sur cette campagne, et le fait que pour aller faire ses courses dans un supermarché normal, il faut faire plus de 30 km, idem pour y trouver un bon médecin, une gynéco, un opthalmo ou n'importe quel médecin! Mais, pendant l'été, où nous venions passer une semaine dans "notre petit coin de paradis"  , comme je l'appelais à cette époque. Il y avait quelque chose qui m'avait beaucoup étonnée, et dont j'avais immédiatement parlé à mon cher mari. Lorsque je promenais ma petite puce de 2 ans dans le village, et que je croisais une femme qui habitait ce village, je lui dsais bonjour, et ces femmes me regardaient de la tête aux pieds et ne me répondaient pas!!! Pas toutes, mais beaucoup tout de même! La réponse d'Antoine : "elles ne te connaissent pas!" Et alors, moi non plus, je ne les connais pas et je leur dis bonjour pourtant! Ca s'appelle la politesse, monsieur!!! Lorsque j'avais emménagé dans notre ancien village, où nous nous sommes rencontrés, je disais bonjour aux gens, ils ne me connaissaient pas mais me répondaient toujours et avec le sourire en plus! Il y a toujours une ou deux "sales bonnes femmes" qui ne répondent pas, mais c'est comme çà partout. Alors que là, c'est 80 % des gens qui ne répondent pas, ce n'est pas normal! J'ai laissé tomber à cette époque. Nous n'étions là que quelques jours dans le mois, donc çà ne me concernait pas encore trop et j'avais d'autres choses à penser, avec Marine qui refusait totalement d'habiter "dans ce trou", comme elle disait si bien. Mais, à présent, nous étions déjà en septembre, et habitions officiellement ici. Le lycée de Marine était très bien, les professeurs étaient très bien, c'était cher et nous n'avions pas de salaire à ce moment là, nous vivions des allocations de chômage, de mon congé parental et de l'héritage qui fondait comme neige au soleil. Antoine avait fini la maison et s'était attaqué à la "pizzeria". Cela avait fait le tour du village, et ce depuis que l'on avait signé l'achat de la maison chez le notaire! Car il faut savoir qu'ici, tout se sait en24 secondes chrono, et d'un bout du village à l'autre. Ils n'ont pas besoin de téléphone, le village est un concentré de commères, qui passent leur temps à parler des autres et des
nouveaux habitants et de ce qu'ils font... C'est les villages, vous comprenez! C'est ce que l'on me dit, mais là j'ai du mal à m'y faire, car je ne suis pas comme çà du tout moi! Certains des voisins nous posaient des questions et nous disaient carrément ce que nous devrions faire et ne pas faire en ce qui concernait la pizzeria. Ils avaient tous un avis certain sur notre future entreprise. Ca faisait un peu d'animation dans leur village. Oui, leur village, car 6 ans après, ce n'est toujours pas mon village...il ne le sera jamais, en fait. Ni dans ma tête, ni dans mon coeur!
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