Déjeuner sur l'herbe

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Déjeuner sur l’herbe
La belle après-midi, le temps d’un déjeuner sur la belle étendue d’herbe du beau Parc des Bastions!
Publié le : dimanche 29 juin 2014
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LE DÉJEUNER SUR L’HERBE En cette belle journée où le ciel bleu et les rayons de soleil vous accompagnent le temps d'un déjeuner, Albert et Marie avaient opté pour un parfait tête à tête sur la belle étendue d’herbe du Parc des Bastions. Quelque peu tendus dans leurs costumes et à cause de la présence des gens aux alentours, Albert et Marie s’approchèrent de la nappe joliment dressée sur l’herbe qui semblait les attendre. Marie fut émerveillée par ce décor de rêve, ce qui provoqua l’hilarité d’Albert. Outre les deux thermos, le panier en osier, les assiettes, les verres, les couverts, le tire-bouchon et les serviettes, il y avait une belle et grande glacière, divers types de sandwichs, de salades, de quiches, de légumes, de cakes aux olives, de petits feuilletés au fromage, du taboulé, des brochettes de tomate, des champignons à la grecque, des petits pains garnis de fromage, de radis, de rondelles de tomate et de concombre, des fruits de saisons et tant d'autres délicieuses gourmandises. Tout y était pour un repas agréable en plein air. Albert et Marie s’installèrent autour de la nappe. Le déjeuner commença dans la bonne humeur. Marie dit à Albert : - Ce déjeuner est fait pour tout un régiment ! - Mais si tu veux, on peut proposer aux personnes, qui sont ici et nous regardent, de se joindre à nous Marie éclate de rire et dit : - Je ne partage pas ! Et puis, il faut faire abstraction de ces curieux. Après tout, on n’a pas choisi le lieu le plus discret, et le Parc des Bastions est très fréquenté ! Marie se servit et s’exclama : - Je dois avouer que ce taboulé est vraiment délicieux ! - C’est normal, c’est moi qui l’ai préparé !
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Affirma Albert, tout fier. - Ah oui, je croyais que tu avais fais appel à un traiteur - Non mais tu rigoles ! Je suis, non seulement un fin gourmet, mais aussi un grand cordon bleu ! - Il y a tant de belles choses sur cette nappe que je crois bien que j’ai les yeux plus gros que le ventre - Je voulais te faire plaisir et faire de cette journée un moment inoubliable - C’est réussi, je te remercie. Une belle journée ensoleillée, un cadre idyllique, des douceurs et des saveurs exquis, une charmante compagnie, je suis conquise - C’était le but ! Un tel déjeuner ne peut que se passer ici, parce que l’herbe y est particulière - Je confirme ! J’ai noté qu’il n’y avait aucune viande parmi tous ces mets froids, merci pour cette attention - Je sais que tu ne manges pas de viande, mais la gastronomie helvétique recèle d’autres trésors savoureux Albert se mit alors à réciter un passage que visiblement Marie connaissait aussi. - « notre gastronomie est l'une des meilleures au monde ! Êtes-vous de type fin gourmet ? » Marie jouant le jeu rétorqua avec un large sourire : - « Naturellement, même si je ne bois pas d'alcool et même si je suis une végétarienne de longue date ! » - « C'est une philosophie ? » - « Non. Je n'ai pas tout simplement envi d'empoisonner mon corps avec de l'alcool et de manger les animaux alors que j'ai le choix d'une autre alternative. Il en serait sûrement autrement si je n'avais pas de choix. Pour moi, les animaux surtout sont des êtres vivants, sensibles et innocents. »
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- « C'est un discours étonnant et peu couru de nos jours, non ! » - « Ce n'est pas un discours que je tiens, c'est ma conviction profonde. Lorsque vous apprendrez à bien me connaître, vous saurez que je suis toujours sincère dans tout ce que je fais. Pour moi, c'est simple et naturel. J'aime les animaux, je les considère comme mes amis et on ne mange pas ses amis ! » - «Présentez de cette manière, cela ne donne effectivement pas envi de manger de la viande. Qui aurait envi de manger ses amis ? » - « Je vois que vous me comprenez ! C'est rare car en général, la réaction des gens est agressive et intolérante ! Ils ont l'impression que je les juge alors que ce n'est pas du tout le cas. C'est plutôt eux qui me jugent par leurs réactions ! » - « Vous êtes une militante alors ! » - « Je ne vois pas les choses sous cet angle. C'est juste un choix personnel que je n'ai jamais imposé à personne d'autre qu'à moi- même. Je suis une personne tolérante. Je pense que chacun doit vivre selon ses convictions et ne pas les imposer aux autres » - « Dois-je me sentir coupable ? » - « Non, je ne vois pas pourquoi ! » - « Parce que vous avez devant vous un grand mangeur de viande ! J'espère que cela n'enlève rien à tout l'intérêt que vous portez à ma personne ! » - « En doutiez-vous ? » - « Aurais-je des raisons de le faire ? » - « Certainement pas. Je suis habituée à n'être entouré que de mangeurs de viande ! »… Albert s’arrêta brusquement et fixa Marie avec étonnement. Il déclara : - Mais tu es une bonne actrice !
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- Et toi un bon acteur ! - Je constate que nous avons les mêmes types de lectures. Ce passage est tiré de l’ouvrage,La Vie sexuelle du prince - Mais je le savais. Je l’ai lu plusieurs fois, c’est de la même auteure queSacrée lune de miel - C’est facile d’être séduit par cette auteure qui a beaucoup de talent et un style à la fois simple et léger. Si tu veux, je serais ton prince Pierre Louis de Yabasy! - Vraiment ! - Pourquoi pas ! - Mais tu es déjà mon prince tout court ! Et après ce déjeuner et ces mets délicieux, je vais devenir capricieuse ! Après ces quelques échanges, Albert prit deux petites tasses de café, se saisit du thermos et versa du café. - De la crème ou du lait ? Demanda t-il - Du lait, s’il te plaît - Du sucre ? - Non merci Marie prit alors la tasse de café que lui tendait Albert et y ajouta une petite cuillère de sirop d’érable et tourna le tout avec la petite cuillère. Elle but le café et au moment où elle reposa sa tasse, elle vit Albert qui semblait chercher quelque chose. Albert ouvrit un sac et brandit un paquet qu’il offrit à Marie.
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- Qu’est-ce que c’est ? - Ouvre, tu verras bien - Du chocolat ! Oh j’adore ! Merci ! - C’est une pure merveille de la grande tradition suisse. Regarde cette belle couleur noire, on dirait un soupçon de caviar ! - Merci beaucoup. Tu as toujours été si raffiné - Tu as droit à l’excellence ! A son tour, Marie ouvrit son sac et sortit aussi un paquet qu’elle tendit à Albert en disant : - Moi aussi j’avais prévu un cadeau pour toi - Ah oui ! C’est la journée des cadeaux ! - Bien sûr, c’est notre journée aujourd’hui ! Après avoir ouvert le paquet, Albert s’écriait gaiement : - C’est le déjeuner sur l’herbe de Monet ! Tu es une coquine ! - C’est une jolie petite reproduction et un clin d’œil à notre journée pour la rendre inoubliable. J’ai aussi accompagné cela du film,Le déjeuner sur l’herbe de Renoirde 1959 et de la chanson,Déjeuner sur l'herbede Claude Nougaro - C’est la totale, tu es incroyable ! Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir, merci Albert se leva et s’approcha de Marie pour déposer un baiser sur ses lèvres. - Ton baiser a un goût de paradis !
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Visiblement enchanté, Albert prit quelques grains de raisins et s’allongea sur l’herbe, les paupières légèrement entrouvertes. Marie ôta son joli chapeau et s’allongea près de lui. Un instant après, elle se releva aussitôt parce qu’elle venait d’apercevoir un corbeau. Albert la serra dans ses bras car, elle était un peu tremblante. - N’aies pas peur ! - C’est un oiseau de mal ! En plus, regarde, le ciel s’est quelque peu obscurci avec ce gros nuage au dessus de nos têtes ! - Tu es superstitieuse ? - Non mais, je n’aime pas voir ce type d’oiseaux, on ne sait jamais ! - Je sais comment te redonner le sourire Albert sortit deux magnifiques coupes de champagne et les remplit. Marie était fascinée par les petites bulles pétillantes comme un bouillonnement de gouttes. Elle se détendit et oublia, peu à peu, ses inquiétudes. Albert lui tendit une coupe de champagne et ils portèrent un toast en leur honneur. Au moment où Marie allait porter sa coupe sur ses lèvres, elle la laissa soudainement tomber et poussa un cri. Surpris, Albert, qui était sur le point de remettre la bouteille de mousseux sans alcool dans la glacière, se retourna et questionna : - Qu’y a-t-il ? - Mon Dieu, c’est Robert ! Affolée, Marie essaya de se relever mais n’eut pas le temps de réagir. L’irruption inopinée de Robert la bouleversait tellement que son corps entier se raidit et ne lui répondait plus. Robert, l’air furieux, s’approcha du couple. Il regarda Marie d’un drôle d’air et brandit un pistolet en direction d’Albert. Aussitôt, on entendit résonner : - Coupez ! On garde cette prise. Pause pour tout le monde. On reprend le tournage dans une heure
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