Le fantôme de la cathédrale

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Le fantôme de la cathédrale
Un roi baignant dans le sang, un soir de forte tempête, le 1er jour du solstice d’hiver!
Publié le : dimanche 29 juin 2014
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LE FANTÔME DE LA CATHÉDRALELa plus vieille et ancienne cathédrale de ce village niché au cœur de la forêt, intrigue nombre de ses visiteurs, car elle renferme de nombreux mystères. En effet, les grands murs de cette belle cathédrale historique renferment beaucoup de secrets sanglants et d’histoires sordides, supposés ou réels. Cette cathédrale, chargée d’histoires et de mystères, notamment depuis qu’un célèbre roi historique régnant y avait été retrouvé baignant dans son sang, un soir de forte tempête et durant le premier jour du solstice d’hiver. Depuis lors, il semblerait que de nombreuses histoires se répètent et que des gens disparaissent dans le village. La cathédrale est notamment connue pour la présence d’un fantôme particulier, d’un nouveau genre. Durant quelques siècles où il est apparu dans la cathédrale, il semblait toujours indifférent à la présence des visiteurs de la cathédrale. Il errait, comme flottant dans l’air, semblant ne pas se rendre compte de la présence des humains. Il marchait toujours dans le même sens, avec la même posture et la même attitude. Parfois, son image apparaissait assez floue aux visiteurs les jours de forte tempête et durant le premier jour du solstice d’hiver. Le fantôme de la cathédrale cherchait à prolonger son existence, et au-delà. Puis, il se promenait très longuement, malgré les vagues dans son âme meurtrie. Il errait tout seul hélas, dans les multiples abîmes infinis de l’autre vie, le regard si perdu au loin, et si nostalgique de ses vies terrestres antérieures ! Le fantôme de la cathédrale dévoilait, parfois, une ombre de sa belle chemise blanche. On pouvait alors l’apercevoir mais de manière assez vague. Le reste du temps, le fantôme passait et passait, il repassait et repassait, et inlassablement sans se fatiguer, de vitraux en vitraux. Dans une existence troublée, certains spectateurs, inconnus du village, ignoraient la présence du fantôme de la cathédrale, même s’ils connaissaient son existence, eux qui recherchaient des sensations fortes et lui reconnaissaient une vision illustre. Le fantôme de la cathédrale refusait le funeste destin que la providence lui destinait depuis des siècles. Alors qu’il hantait des lieux différents depuis les siècles, son temps s’était définitivement et exclusivement arrêté à la cathédrale du village. Depuis lors, il s’amusait à effrayer des spectateurs inconnus, incrédules qui ignoraient sa présence mais qui connaissaient son existence. Les spectateurs, illusoires de leurs propres frustrations, sans souvent se douter de tous les drames qui se jouaient dans cette cathédrale, étaient captivés par les histoires et les légendes entourant la cathédrale et son célèbre fantôme.
Le fantôme de la cathédrale déambulait de siècles en siècles comme si de rien n’était. Il bravait la pesanteur et le temps résolument normal, d’un monde à l’autre, à l’encontre de toutes les lois de la physique humaine, du monde terrestre, concentré vers un ailleurs indéfinissable où erraient tous ses semblables. Depuis quelques temps, et sans raison apparente, le fantôme semblait avoir changé d’attitude. Il n’ignorait plus les visiteurs, et pire encore, il intervenait même pour les nuire. Semblant frustré, le fantôme de la cathédrale s’en prenait désormais aux spectateurs pour leur voler leur vitalité et les effrayer. Le fantôme de la cathédrale apparaissait, disparaissait et réapparaissait. Il stimulait la curiosité et l’excitation de ses nouveaux admirateurs, attirés par la nouvelle situation. Ces nouveaux admirateurs dont il ignorait tout mais qui le contemplaient avec des émois non dissimulés. Il attisait les sentiments les plus bas des humains, les plus vils et se régalaient des conséquences de ses actes. Le fantôme avait décidé de fait, d’instituer les nuits de l’horreur et avait fait disparaitre maints humains capturés et enlevés. Malgré cela, rien ne décourageait les plus courageux et les plus téméraires. La cathédrale, le nouvel antre de la terreur ne décourageait pas les visiteurs en quête de sensations fortes. De jours en jours, les foules s’agglutinaient dans la cathédrale, inconscients dans leur volonté d’éprouver des sensations, d’avoir peur, d’assister au spectacle et de satisfaire leur curiosité. Ils aimaient visiblement être terrifiés, et ils en payaient le prix car le fantôme de la cathédrale ne s’en privait pas. Il suscitait l’enthousiasme incompréhensible des foules qui le vénéraient complètement et inconditionnellement. Les spectateurs étaient contents de l’apercevoir, mais ignorants et confiants, ils en devenaient des victimes, rendant le bourreau fier de ses actions. Ce monstre séduisait pour mieux sévir. Il faisait payer son cruel destin aux humains qu’ils jugeaient responsables de son état. De sa vie humain, il n’en avait gardé que quelques réminiscences d’un passé très lointain, mais la providence n’oubliait pas les terreurs et les horreurs qu’ils avaient déjà déversé durant sa vie humaine et terrestre. Derrières les murs de la cathédrale, que de drames sanglants et souvent inexpliqués ! Les jours de pleine lune, des cris résonnaient dans la cathédrale, le fantôme rôdait, à l’affût de chaque faiblesse humaine. Les admirateurs ou les curieux, ignorants, cherchaient à le capturer, au péril de leurs vies. Ils n’avaient pas les outils pour se protéger et pour vaincre ce filou de fantôme. Tous les meilleurs alchimistes cherchaient désespérément à piéger le rôdeur sanguinaire, mais le malin avait une longueur d’avance. Il restait insaisissable malgré tous les guets-apens.
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