Les amants de Lerbou

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Deux enfants, une fille et un garçon, grandissent dans la même famille, élevés comme frère et soeur, leurs parents étant unis par une profonde amitié de longue date. Plus tard, à la maturité, ils s'éprennent l'un de l'autre: la société, avec ses pesanteurs, laissera-t-elle cet amour entre "presque frères" s'épanouir ?
Publié le : vendredi 2 janvier 2015
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EAN13 : 9782336365459
Nombre de pages : 126
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Baba HamaLes amants de Lerbou
Deux enfants, une flle et un garçon, grandissent dans la même
famille, élevés comme frère et sœur, leurs parents étant unis par Les amants de Lerbou
une profonde amitié de longue date. Plus tard, à la maturité, ils
s’éprennent l’un de l’autre : la société, avec ses pesanteurs,
laisserat-elle cet amour entre « presque frères » s’épanouir ? ... Roman
Le mariage, en tant que mode social le plus élevé d’union entre
un homme et une femme, en tant que forme légitime de la relation
amoureuse, est au cœur de la fable. Celle-ci cherche à concilier la
dimension pulsionnelle, irrationnelle et individuelle de l’amour et
sa dimension sociale et éthique nécessaire à l’équilibre de la société.
Selon le professeur Yves Dakouo (maître de conférence HDR,
Université de Ougadougou), « L’ancrage social, culturel et historique
de cette fable donne sens à la quête afective des deux jeunes gens
en lui conférant une dimension anthropologique et idéologique.
En efet, la perspective narrative, par le dénouement afectif s’ouvre
à la modernité, à l’évolution des pratiques matrimoniales, et par la
fgure de l’imam, semble suggérer une assise éthico-religieuse de la
société, comme par exemple la voie islamique. »
Journaliste et écrivain, Baba Hama est né en 1959 à Dori
dans la province du Sèno, au Burkina Faso. C’est à l’École
supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, en France, qu’il
achève sa formation en journalisme avant de faire carrière
à la Radiodifusion nationale du Burkina. Il a par la suite
occupé de nombreuses fonctions dans l’administration publique
burkinabè. Dans le domaine de la littérature, il a été plusieurs fois primé au
Grand prix national des Arts et des Lettres de la Semaine nationale de la
culture (éditions 1986, 1990 et 1994) dans les genres nouvelle et roman.
Illustration de couverture : Mosquée de Bani, Burkina Faso.
Photo Adam Jones (CC).
Ecrire l’Afrique
ISBN : 978-2-343-05195-6
L’Harmattan International, Ecrire l’Afrique13,50 euros
Burkina Faso
ECRIRE-L-AFRIQUE_HAMA_AMANTS-DE-LERBOU.indd 1 05/12/14 23:15
Baba Hama
Les amants de Lerbou











Les amants de Lerbou


Écrire l’Afrique
Collection dirigée par Denis Pryen

Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette
collection reflète les multiples aspects du quotidien des
Africains.

Dernières parutions

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Souga, 2014.
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2014.
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facette du passé des Fang du Gabon, 2014.
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pilote de ligne congolais, 2014.
Kasoum HAMANI, Niamey cour commune, 2014.
Roger KAFFO FOKOU, Les cendres du temps, 2014.
Pierre FREHA, Chez les Sénégaulois, 2014.
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Cikuru BATUMIKE, L’homme qui courait devant sa culpabilité,
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Mahmoud Bensaïd BAH, Les défis de la démocratie en Guinée,
2014.
Georges ROUARD, Nuit noire à Dôko, 2014.
O. TITY FAYE, La chute de la Révolution. Les derniers
complots. La tourmente, livre III, 2014. Prêt pour la Révolution ? De l’emprise du parti
unique à la marque du fouet rouge : la révolte. La tourmente,
livre II, 2014.

Baba Hama







Les amants de Lerbou
Roman





























L’Harmattan International, Burkina Faso

Du même auteur

Lamordè, Roman,
Presses universitaires de Ouagadougou (PUO).

Encens et myrrhe, Nouvelle, uagadougou (PUO).

Blaise Compaoré, un artisan de la paix. Chroniques de
médiations salutaires, Essai, Editions Kraal.






























© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05195-6
EAN : 9782343051956









À ma mère,
Welhoré Sambo Abdoulaye Rakissi, dit Welho.



PREMIÈRE PARTIE






Dans la forge du quartier Est de Lerbou, le retour
d’Albéri émaillait les conversations. Albéri, le fils adoptif
de Barké, était de retour, nanti d’un certificat d’aptitude
pédagogique pour enseigner à l’école de Lerbou, celle-là
même où il avait usé ses fonds de culotte il y a quelques
années.
Albéri était donc revenu avec le titre de « Missé
l’école », maître d’établissement d’enseignement primaire.
Les habitants de Lerbou éprouvaient une double fierté
:celle d’avoir un des leurs à ce niveau d’instruction et celle
de voir revenir au bercail un fils du pays. Ce n’est pas la
bouche, mais le pied, qui trace le sentier de la parenté.
L’enfant prodige venait de le prouver… Albéri avait en
effet sept ans quand son père Birgui le confia à Moulaye.
Les deux hommes s’étaient liés d’amitié à Ouaga lorsque,
encore adultes et débordant d’énergie, ils s’y retrouvaient,
après les récoltes, en travailleurs saisonniers.
Birgui, le père d’Albéri originaire de Touka, prêtait ses
services de lavandier aux ménages citadins et Barké le
forgeron de Lerbou faisait le bûcheron.
Comme de nombreux ressortissants du Sahel
burkinabè, ils se cotisaient pour un logement dans le
quartier Dapoya.
Tôt le matin, chacun partait à la recherche de sa pitance
et ils ne se retrouvaient que tard le soir, fourbus par le dur
labeur de la journée ou simplement fatigués d’avoir
sillonné en vain les quartiers de la ville. Ouaga n’est pas
une ville où l’on trouve du travail facilement, mais Birgui
et Barké, comme de nombreux villageois ne résistaient pas
aux sirènes de l’exode rural.
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