Ceci n'est pas un livre

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ceci n’est Pas un livre couverture : chloé Péchier réalisation des élèves du lycée Jean Moulin de Pézénas 2013-2014 ProJet Mené au cdi et encadré Par Florence Paulhac, docuMentaliste. Eva Clerc autoportrait éclaté Questionnaire Sophie Le Roux Quand êtes-vous déjà mort ? Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre > Au terme de ma précédente vie. anniversaire ? Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ? > Un billet d’avion. > L’obligation. Citez trois artistes vivants que vous détestez : Que sont devenus vos rêves d’enfant ? > Afn de masquer mon ignorance vis-à-vis de > Ils sont toujours là, et prennent un malin plaisir l’art d’aujourd’hui, je vais simplement dire que à m’empêcher de voir la réalité en face. je refuse de citer des noms. Qu’est-ce qui vous distingue des autres ? Que défendez-vous ? > Moi-même. > Ce que j’aime. Vous manque-t-il quelque chose ? Qu’êtes-vous capable de refuser ? > Quinze centimètres. > Des légumes. Pensez-vous que tout le monde puisse être Quelle partie de votre corps est la plus fragile ? artiste ? > Ma nuque. > Il semblerait... Qu’avez-vous été capable de faire par amour ? D’où venez-vous ? > Je n’ai jamais vraiment connu l’amour. > Du monde d’avant. Que vous reproche-t-on ? Jugez-vous votre sort enviable ? > D’être ailleurs. > Plus pour certains que pour d’autres. A quoi sert l’art ? A quoi avez-vous renoncé ? > A survivre. > A certaines personnes. Rédigez votre épithate : Que faites-vous de votre argent ? «Ci-gît un koala.
Publié le : jeudi 11 septembre 2014
Lecture(s) : 8
Nombre de pages : 60
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ceci n’est Pas
un livre
couverture : chloé Péchier
réalisation des élèves du lycée Jean
Moulin de Pézénas
2013-2014
ProJet Mené au cdi et encadré Par
Florence Paulhac, docuMentaliste.Eva Clerc
autoportrait éclaté
Questionnaire
Sophie Le Roux
Quand êtes-vous déjà mort ? Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre
> Au terme de ma précédente vie. anniversaire ?
Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ? > Un billet d’avion.
> L’obligation. Citez trois artistes vivants que vous détestez :
Que sont devenus vos rêves d’enfant ? > Afn de masquer mon ignorance vis-à-vis de
> Ils sont toujours là, et prennent un malin plaisir l’art d’aujourd’hui, je vais simplement dire que
à m’empêcher de voir la réalité en face. je refuse de citer des noms.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres ? Que défendez-vous ?
> Moi-même. > Ce que j’aime.
Vous manque-t-il quelque chose ? Qu’êtes-vous capable de refuser ?
> Quinze centimètres. > Des légumes.
Pensez-vous que tout le monde puisse être Quelle partie de votre corps est la plus fragile ?
artiste ? > Ma nuque.
> Il semblerait... Qu’avez-vous été capable de faire par amour ?
D’où venez-vous ? > Je n’ai jamais vraiment connu l’amour.
> Du monde d’avant. Que vous reproche-t-on ?
Jugez-vous votre sort enviable ? > D’être ailleurs.
> Plus pour certains que pour d’autres. A quoi sert l’art ?
A quoi avez-vous renoncé ? > A survivre.
> A certaines personnes. Rédigez votre épithate :
Que faites-vous de votre argent ? «Ci-gît un koala.»
> J’essaie de le conserver, puis j’abandonne. Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ?
Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ? > Une licorne.
> Changer la poubelle.
Quels sont vos plaisirs favoris ?
> Ceux qui ne me sont pas permis.
3 Brèves pensées
Robin Duthu
J’adore les jeux-vidéos. Pourtant j’aimerais bien arrêter. Tout du moins, réduire.
J’m’ennuie beaucoup dans la vie. Alors j’essaye de la combler par différentes activités.
Ah, aussi. Souvent, même tout le temps en fait... je me fais plein de projets et de plans parfaits dans ma tête.
J’suis trop heureux, pendant plusieurs heures je m’excite en me répétant : « ça sera super, je ferai ça, et ça … ».
...Puis je retourne sur mon ordi.
J’adore parler tout seul en marchant partout, ça me soulage. Je me confe à moi- même, j’ai besoin de parler des
sujets qui me préoccupent.
J’ai du mal à défnir moi-même mon idéologie générale, sur la société et le reste …
J’avoue que je préfère être encouragé et mené par un leader qu’être leader. Mais attention, je n’aurais aucun
mal à affrmer mes idées et ma personnalité.
J’essaye de me trouver un style vestimentaire, je mélange un peu de tout. C’est original. Ou pas.
J’déteste être malade. Y’a aucun remède effcace contre les rhumes !
Tous les médicaments sont superfciels, donnant une fausse-impression de guérison. Pour les rhumes en tout
cas.
J’fais semblant de me foutre de l’avis des autres, que ce soit sur moi ou sur autre chose, mais en fait je m’y
attache beaucoup.
J’suis trop sensible.
J’pense avoir évolué psychologiquement et sentimentalement cet été. J’espère.
Les amours impossibles sont ma spécialité.
Les grosses conneries sont bénéfques. C’est soulageant, ça permet de grandir et de se délivrer pour enfn vivre
et se libérer de cette angoisse constante.
J’sais pas si j’aime mes cheveux. Oui et non.
Lire me permet de me couper du monde, d’oublier.
Un peu comme la musique.
Ma montre c’est une salope. Elle s’arrête toutes les cinq minutes, ça m’énerve. J’aime beaucoup les montres de
gousset, et tout ce qui est ancien en général.
J’aime aussi le steampunk.
Et je n’aime pas tout ce qui est futuriste. Donc la science-fction.
Je personnife les objets, tout le temps. Ça me permet de communiquer brièvement avec eux, de relâcher ma
rage.
J’en ai trop dit …
4Rémi Mayne
«Il est des félicités ausx quelles on ne croit plus; elles
arrivent, c’est la foudre, elles consument»
Honoré de BalzacZoé LerosierVoici quelques petites choses sur moi, trois fois rien, pour le plaisir. Le plus grand plaisir d’ailleurs est le
plaisir de l’envie, d’avoir envie.
L’espoir me fait me lever le matin, en attente de la nuit prochaine, balançée dans le jour par l’amour.
En parlant d’espoir et d’amour, mes rêves d’enfants ne me quittent jamais, s’agrandissent et se réa-
lisent au creux de ma tête dans la case projets bien cachée. Et un jour le manque de confance qui rôde
dans mon esprit s’envolera … mes rêves me construisent, sous la lune, là d’où je viens.
Par amour, je ferais l’impossible, je lui décrocherais l’étoile de Peter Pan en lui chuchotant des « Je
t’aime » au creux de l’oreille.
Je ne fais pas ce que je ne peux pas faire, et je refuse parfois sans trop regretter, c’est à noter.
Je déteste juger les gens, à part gentiment et je ne juge que ceux qui m’irritent vraiment, en tout cas pas
les artistes.
En ce qui concerne la mort, ne suis-je pas déjà morte ? Je pense bien. Sur mon épitaphe sera gravé
« Enjoy » de toutes les couleurs, sous mon nom. Je serai dans un cercueil munie d’une couette et d’un
oreiller, d’un kit de survie, d’une cigarette et les souvenirs précieux des amis présents à la cérémonie, et
je me réincarnerai en chat.
On me reproche de trop parler ou pas assez, c’est fou!
Justine Bouton
Je suis une flle mais peut-être un garçon.
Dans tous les cas une personne.
Et une personne, je peux dire, grande et petite. Grande par sa générosité ou son avarice. A vous de
cocher! Petite par la taille.
Je suis blonde, peut-être brune selon ce dont on parle. Cela dépend du domaine de distinction, de
discussion, de « parlation ». Imaginez une blonde et une brune, des bières, les verriez-vous pareil ?
Non, je pense pas.
Des yeux bleus et verts, selon les jours, le soleil et la nuit.
Fine ou ronde selon la position de la terre, en haut ou en bas, comme une boule de glace.
La terre est une boule de glace à la menthe, bleue et verte, qui fond puis explose dans son coeur.
Ronde, tout est relatif, comme la terre au Moyen-âge.
Et fne, fne c’est beau dire, comme un couteau de cuisine.
Et mon caractère ? Peut-être lunatique un tantinet sévère.
Justine Bouton
7Zoé Lerosier
Je vois dans le miroir une jeune flle qui paraît pleine
de vie, mais timide.
Des yeux, mélange terre brune et vert olive, teint
pâle, blafard, des cheveux rebelles aux refets dorés
et roux.
Puis elle me demande: « Alors qui es-tu ? »
Je réponds que je suis celle
qui aime prendre son temps
dans la vie, boire un thé
brûlant durant les temps de
pluie, découvrir différentes
cultures, regarder le ciel et
rêvasser.
J’aime dessiner des arabesques sur de longues feuilles blanches,
j’aime écouter les gens et les comprendre.
Je suis celle qui déteste par dessus tout les hypocrites et les
égoistes, la folie et les gens qui ne respectent rien comme des
bêtes sauvages.
Et j’ai peur de deux choses dans la vie : peur de blesser et peur des
papillons …
Vous devez sans doute vous demander qui est cette jeune flle
dans le miroir.
Et encore je n’ai pas
tout dit !

Débora Soriano
8Elisa BorrasEva Clerc
Transmission
Je n’ai pas appris le portugais, langue maternelle de ma propre mère qui ne me l’a jamais transmise.
Regret majeur, frustration certaine ; mes racines s’éloignent à tire-d’aile.
Je n’ai pas appris à cuisiner et NE VEUX PAS apprendre.
J’ai appris à sortir la tête de l’eau. Enveloppée par l’azur, se sentir légère, le souffe coupé – jamais
lourde, ne pas se noyer – remonter à la surface et, un sourire vers le ciel, respirer à nouveau.
Lorsque j’ai appris à faire du vélo sans les petites roues, j’étais sûre de moi : j’étais grande. Mais fna-
lement, il y a eu cette chute et alors que j’atterrissais tête la première dans les gravas, mes illusions se
sont brisées. J’étais encore une petite flle, fragile et infuençable, je n’étais pas grande.
J’ai appris à rire.
Ce chant de l’enfant qui tend à montrer ses dents, il me semble que je ne l’aimais pas. Un peu de
sérieux, je vous prie. Au fl du temps, inexplicablement, j’ai plissé les yeux, esquissé un sourire ; j’ai
illuminé mon visage et appris à chanter. Ne soyez pas si sérieux, enfn !
J’ai appris à mentir, trop punie, j’ai appris à être honnête puis, pour éviter les ennuis, j’ai appris à
omettre.
Olivia Villemaine
10

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