Le Testament de Longinus

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Aide de jeu pour le jeu de rôle Vampire : le Requiem du Monde des Ténèbres. Ce supplément vous montrera certains passages du "Testament de Longinus", considéré comme secret par les Vampires membre de la Ligue le Lancea Sanctum. Si vous ne connaissez pas l'univers du jeu de rôle, inutile de vous attardez !
Publié le : lundi 29 octobre 2012
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Le Noir Prophète et Son œuvre
Les pages suivantes sont une aide de jeu gratuite concernant le jeu de rôle
imaginaire Vampire : le Requiem, de la gamme Monde des Ténèbres, édité par White
Wolf et traduit par Hexagonal en français. Tout droit réservé.
Généralité sur Vampire : le Requiem
Vampire : le Requiem
est présenté par ses auteurs comme un jeu de rôle
gothique contemporain avec l'introduction suivante :
«
Ce n'est pas l'abandon de la Mort
Pas plus que ce n'est le souffle de la Vie.
C'est un chant funèbre,
L’interlude musical entre la Vie et la Mort
Qu'est ce Requiem...
»
Les sources d'inspiration pour ce jeu sont multiples. On retrouve bien évidemment
l'influence de l'œuvre littéraire d'Anne Rice et de ses célèbres Chroniques de
Vampires : Entretien avec un Vampire, Lestat le Vampire, La Reine des Damnés, mais
également d'autres classiques tels que Dracula, de Bram Stoker ou encore le film Nosferatu
le Vampire réalisé en 1922 par F.W. Murnau et bien d'autres encore. Le résultat fait de ces
vampires (dites des Semblables) des prédateurs tantôt séducteurs, tantôt bestiaux, mais
toujours solitaires, tenus de vivre dans une société extrêmement codifiée afin de les prévenir
de leur propre cruauté. Leur société est donc un terreau fertile pour des machinations de
toutes sortes dont les origines sont parfois des rancunes séculaires.
Tout comme la société vampirique, le jeu est lui-même très codifié et bénéficie d'un
lexique spécifique issu de la première version du Monde des Ténèbres. Ainsi, le sang est
appelé Vitae, les talents surnaturels des Semblables sont appelés des disciplines, etc. Mais
une fois la période d'acclimatation passée, ce lexique participe à l'immersion des joueurs
dans un monde bien différent du leur.
Le cadre de campagne n'offre aucune origine officielle aux vampires (ce qui diffère
grandement de la précédente édition, où l'origine des vampires était comme imposée. Ici, le
choix des débuts véritables des vampires permet une grande liberté pour le MJ), bien qu'une
thématique judéo-chrétienne très présente donne quelques pistes. Ainsi, les premières traces
écrites de leur existence ne remontent pas avant l'empire romain.
Chaque vampire a sa propre vision du monde, son avis sur son rôle à jouer sur Terre
ou sur ce que son état signifie. Ainsi, au fil de l'histoire vampirique décrite dans
Vampire : le
Requiem
, cinq grands groupes, appelés ligues, se sont distingués. Parmi celles-ci, il existe
trois ligues portées sur le spirituel et deux autres sur la politique. Les vampires trop solitaires
pour rejoindre un groupe sont rangés, eux, sous l'appellation de non-alignés.
Les Ligues
Une ligue est donc un groupe de vampires non-liés par le sang mais partageant une même
conviction ou une même philosophie. Quel que soit le Clan du Vampire, il peut rejoindre
n'importe laquelle de ces Ligues, même si certaines Ligues attirent plus facilement certains
Clans en particuliers. Par exemple, le goût du pouvoir des vampires Ventrues est facilement
conciliable avec l'Invictus. L’idéal du Mouvement Cartien est en accord avec l'envie de
« normalité » d'un Daeva...
Le Cercle de la Sorcière : le Cercle vénère plusieurs personnages féminins (Lilith, Kali... ) en
un amalgame créateur des Vampires : la Mère de Tous les Monstres, aussi appelée la
Sorcière. Considérés comme païens par les factions vampiriques plus conservatrices, en
particulier par l'Invictus et surtout la Lancea Sanctum, le Cercle compte sur la rédemption à
travers les rites sanglants de la ligue et considère le Vampirisme comme une évolution
(sur)naturelle et non comme une malédiction imposée par un Dieu hypothétique.
L'Invictus : la Ligue est composée par
l'Aristocratie de la Nuit
et souvent par la plupart des
Anciens. Néo-féodale et corrompue de l'intérieur, cette Ligue est néanmoins la plus
puissante, influente et la plus vieille de toute. Elle puise sa force dans la tradition et prétend
remonter à la Camarilla de la Rome impériale. Pour eux, seul le pouvoir compte : ceux qui
l'ont le méritent, ceux qui ne peuvent le garder finissent par le perdre au profit d'un leader
plus responsable et plus compétent.
La Lancea Sanctum : le "Sanctuaire de la Lance" puise son spiritualisme dans l'histoire
biblique. Cette ligue cherche à influencer la Société des Semblables autour d'elle en suivant
les préceptes du centurion romain Longinus, qui transperça le flanc du Christ avec sa lance
et fut condamné à la malédiction du vampirisme. La ligue pratique une magie qui puise
dans les éléments de l'Ancien Testament, du temps où la présence de Dieu était manifeste. Ce
groupe religieux est donc dérivé des croyances monothéistes occidentales et moyen-
orientales (particulièrement inspiré par le catholicisme).
Le Mouvement Cartien : le Mouvement Cartien cherche à réconcilier la Société Vampirique
avec les structures gouvernementales (Démocratie) et les systèmes sociaux modernes
(laïcité). Dans de nombreuses villes du monde, le mouvement est présent, mais a plus un rôle
de contre-pouvoir que de système gouvernemental révolutionnaire. Il prône un régime
démocratique et égalitaire chez une race de prédateurs sanguinaires où tout est basé sur le
Sang et le Pouvoir. Les adeptes de ce mouvement sont surtout de jeunes vampires.
L'Ordo Dracul : une faction néo-victorienne de vampires érudits similaire à une société
secrète. Elle puise dans un savoir et des rituels mystiques qui permettent à ses membres de se
"transcender" et d'ignorer certains aspects de la Malédiction : marcher au Soleil, consommer
moins de Vitae. Cette ligue prétend être issue de l'historique Comte Vlad Tepes, Dracula lui-
même, qui aurait transcendé son état vampirique et aurait gagné le titre de Semblable le
plus parfait.
Les Clans
Au-delà des factions mystico-politiques que sont les ligues, un Vampire est aussi issu d'un
des cinq clans suivants. Un mortel a automatiquement le même Clan que celui de son Sire
ou de sa Dame, le Vampire qui l'a Etreint pour le transformer.
Les Daevas : Émotifs et passionnés, ils sont les prédateurs sensuels de la race vampirique. La
plupart sont de beaux esthètes ou éphèbes qui se servent de leurs charmes naturels ou
surnaturels pour combler leurs besoins sociaux et s'imposer dans les société mortelle et
vampirique.
Les Gangrels : Sauvages, primaux et bestiaux, ils sont l'archétype du vampire brutal. Ces
prédateurs, suprêmes parmi les Damnés, possèdent d'impressionnants pouvoirs de
métamorphose et de combat. Chez eux, la Bête est particulièrement présente et influe sur
leur comportement, les rendant à la fois plus distants et agressifs.
Les Mekhets : Ténébreux, discrets et sages, ils sont liés aux Ombres, aux mystères et aux
secrets. Ce sont souvent les arbitres, les informateurs ou les conseillers des autres Vampires,
quand ils ne les gouvernent pas secrètement depuis ces mêmes Ombres. Ils possèdent aussi
des Dons de « double-vue ».
Les Nosfératus : Discrets, forts mais terrifiants, ils sont affligés d'une tare physique ou
psychique qui les rend repoussants pour la plupart des mortels et des autres Vampires.
Exclus de la Société Vampirique, ils cultivent leur force et leurs terrifiants pouvoirs de
Cauchemar qui peuvent effrayer même le plus arrogant des Anciens.
Les Ventrues : Royal, majestueux et arrogant, ce clan se considère comme étant l'élite de la
Société Vampirique et comme étant le seul digne de diriger les autres Damnés par la
Mascarade. Les Vampires de ce Clan possèdent des pouvoirs lié au contrôle de l'esprit des
mortels et des animaux.
Il existe aussi des lignées de Sang mineures, dérivées de l'un des cinq clans.
Lancea Sanctum
Selon la légende de la Lancea Sanctum, le fondateur de leur ligue serait le Centurion
Romain Longinus qui perça le flanc du Christ avec une lance lors de la crucifixion. Selon la
légende, quelques gouttes de sang du Christ serait rentré dans la bouche de Longinus. Le
sang du Christ aurait damné le centurion romain, qui est devenu un Vampire. Lors de son
Requiem, il aurait vu Dieu qui lui a demandé d'écrire un testament pour les Vampires. Il
écrivit le Testament de Longinus, un ensemble de précepte et de rituel pour la vie des
croyants.
Le Testament est composé de 5 livres. Les chapitres sont écrit soit par Longinus
à la première ou à la troisième personne, soit dicté par Longinus au Monachus.
D’autres encore n’indique pas leur auteur
-
La Malédiction de Longinus : De sa naissance à sa rencontre avec Vahistael
devant la tombe de Jésus et explication de la nature de la Malédiction. Le texte
insinue que les péchés de Longinus (les 7) l’ont conduit à la Damnation. Sa
mère, une prostituée du nom de Livia, est citée à plusieurs reprises.
-
Les Tourments de Longinus : Après l’Ange, Longinus essaie de parler aux
autres Vampires mais échoue, puis rencontre du Monachus. Longinus réalise
au début qu’il peut boire n’importe quel mortel, hormis celui des Chrétien. Au
début de l’an 100, Longinus découvre qu’il peut boire des chrétiens. Le dernier
chapitre raconte sa découverte d’un monastère corrompu. Partie sanglante et
atroce, mais il rencontre le Monachus, qui ne le craint pas, et après des nuits
de discussions, il « l’étreindra ». Part ensuite dans le Monde pour y créer des
infants et les ramener dans l’Abbaye Noir.
-
La Règle de Golgotha : Il contient les lois et les préceptes de la Société
Vampirique. Il est le plus court des 5 Livres.
-
Le Sanguinaria : Raconte le destin des premiers Apôtres Noirs qui devaient
enseigner la philosophie aux autres Damnés. Échec, deux tué par la Camarilla,
une morte par des barbares dirigé par une lupin. L’histoire est entrecoupée de
paroles et de citations/proverbes attribués à Longinus ou au Monachus.
-
Le Livre d’Eschaton : Prophéties réalisé par Longinus lui-même pour guider
ses descendants et les préparer au Jugement de Dieu. Vers sibyllins confus. Les
derniers chapitres suggèrent qu’un vampire qui accomplit le rôle que Dieu lui
à dévolu et qui survit jusqu’à la Fin du Temps pourra recevoir le pardon de ses
fautes. Les infidèles seront livres à l’Enfer.
Comment jouer ?
Pour l'instant, seul le 1er livre, la Malédiction, est raconté. Le mieux est de ne
pas dévoiler l'intégralité à vos joueurs, et de les laisser découvrir les passages les plus
sensibles/secrets/controversés
(en rouge)
par eux même, ou simplement de leur
dissimuler. La connaissance de certains de ces versets est source de pouvoir dans la
lancea, mais aussi source de danger.
Testament de Longinus
Livre I
La Malédiction
Je suis le monstre sacré de Dieu,
Le buveur d’Humanité.
Pendant longtemps,
Je n’ai pus voir le rôle qu’il me fallait jouer,
Parce que je le cherchais avec des yeux humains,
Des yeux de mortel.
Aussi ais je couché sur la Vérité sur ces pages,
Pour vous qui cherchez comme moi aussi j’ai cherché.
Je ne suis pas quelque fauve impie
Qui rôde sous la noire grandeur de la Sainteté.
Je suis la Grandeur.
Je suis le Béni.
Mais il fut une époque
Celle qui vit le Fils de Dieu marcher à nos cotés
Où je fus le pire des pêcheurs
Un homme abject et impie
Ignorant des lois de Dieu et des hommes.
Pour me châtier le Seigneur m’infligea
La Malédiction que je porte aujourd’hui.
Les pages qui suivent vous enseigneront la Vérité
Caché aux yeux des simples mortels
Mais qui doit être révélé aux Damnés
Pour qu’ils comprennent et glorifient
Le Saint Nom du Seigneur
Et accomplissent Sa Volonté.
A l’époque ou le Fils de l’Homme
Posait pour la première son regard sur le Monde
Une jeune femme appelé Livie accouchait
Seule car elle était prostituée et n’avait donc
Ni mari ni compagnon pour soulager ses douleurs
Seule, elle mis au monde un fils
Celui qui deviendrait Longinus
Et porterait à jamais
La Malédiction du Seigneur.
L’enfant grandit sans père
Car il était un bâtard
Fruit des relations luxurieuses de sa mère.
Et tant d’hommes connurent Livie
Que nul ne saurait
Dire de qui était l’enfant.
Cela pesa lourd sur son coeur
Et le bâtard devint belliqueux
Et bagarreur.
Alors qu’il n’était pas sortis de l’enfance
Les autres gamins se moquaient de lui.
Regardez ! Regardez l’enfant sans père !
Fils d’une catin et d’un porc
Il pourrait tout aussi bien être
Le rejeton du Démon !
Ces paroles emplissaient
Le bâtard d’effroi et de colère
Et il ne se passait pas un jour
Sans qu’il ne passe sa haine
Sur ceux qu’il rencontrait.
En grandissant s’ajouta
A son caractère belliqueux
La débauche de la chair
Dont il s’adonnait avec
Des prostitues et des veuves esseulés.
Il se trouva même des compagnons de débauche
Partageant ses pêchés
Dans une maison de jeu et de catins
Où le bâtard perdait
Les maigres sous
Que sa mère rapportait.
Quand Livie voulut
Mettre un terme à cela
Son fils la frappa
La tira par les cheveux
Et la traîna dans la rue
Aux yeux de tous il déclara :
Voyez bien la Prostitué
Semblable à une chienne
Tout juste bonne à être monté
Qui voudrait me faire la morale !
Disant cela il la rué de coups
Et lui vola le peu d’argent qu’elle conservait
Et nul n’osait intervenir
Car tous craignait le caractère
Méchant de cet homme.
Ainsi il dépensa
L’argent qu’il avait dérobé
En jeu et en alcool
Puis il voulut
Connaître la chaire d’une prostituée
Mais il ne restait plus assez
D’argent pour ce pêché.
Ivre et inspiré par
Le Démon
Celui qui deviendrait Longinus
Rentra chez lui et vit
Sa mère en compagnie d’un autre homme
Il chassa l’intrus et frappa sa mère
Lui réclament encore de l’argent
Pour assouvir ses pêches de chair
Avec les amies de sa mère.
Mais Livie,
Que son fils avait condamné
A la plus basse des pauvretés
Ne pouvait plus rien donner
A son fils indigne et violent.
Comprenant cela, son fils bâtard
Se mit dans une grande colère
Et il décida d’assouvir ses besoins
Directement sur sa mère.
Celle-ci résista mais en vain
Ruée de coups, elle du céder
A l’acte infâme de son fils
Qui la viola avec plaisir
Puis qui s’endormit à ses cotés
Une fois son acte consommé.
Laissant sa mère terrorisé
Sécher son sang et ses larmes.
Cette affaire fit grand bruit à l’époque
Car le fils indigne ne s’en cachait pas.
Il s’en vanta même auprès
De ses compagnons de débauche
Là où travaillaient nombre de femmes
Comme sa mère.
Buvant le vin il déclara :
Mes amis, qui parmi vous
A déjà pris son plaisir
Avec une catin aussi avenante
Que ma chère mère ?
Et le fils bâtard
Continuait sa vie de pêcheur
Car rien, disait ses voisins,
N’était trop ignoble pour cet homme.
Ainsi quand son cousin
Vint à sa rencontre
Pour le réprimander
Sur ce qu’avais subis sa mère
Le bâtard se mit en colère
Et ne voulant écouter ses paroles
Il frappa le visage de son cousin.
Prit l’épée qu’il avait dérobée à un marchand
Dans sa prime jeunesse
Et abattit la lame sur la main droite
Du fils de sa tante.
Il dit alors :
Ma chienne de mère
N’a pas à être défendu
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