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ÉTUDE AUPRÈS DES PROPRIÉTAIRES DE MAISON D’HÔTES 1ette étude a été menée par Yves CINOTTI, enseignant, et les étudiants du master « management des industries du tourisme et de l'hôtellerie » du département CÉTIA (Centre C d’Études du Tourisme, de l’hôtellerie et des Industries de l’Alimentation) au sein de l’Université de Toulouse II. Un courriel a été envoyé à 4 831 propriétaires de maison d’hôtes. Ils étaient invités à compléter un questionnaire en ligne. Sur 480 réponses, 463 étaient exploitables. DES RÉPONDANTS D’ORIGINES DIVERSES Les maisons d’hôtes des répondants se situent dans toutes les régions françaises, sauf la Corse. Les régions les mieux représentées sont les plus touristiques : PACA (66 réponses), Bourgogne (43), Midi-Pyrénées (39), Pays de Loire (32), Île-de-France (31). La moyenne d’âge des propriétaires qui ont répondu est de 52 ans. Parmi eux, 9 % sont agriculteurs, 23 % à la retraite et 40 % n’ont pas d’activité rémunérée en dehors de la tenue de leur maison d’hôtes. Parmi ces derniers, 34 % travaillaient avant dans le commerce. Sur les 463 répondants, 52 % affirment qu’ils proposent également une table d’hôtes. Ils tiennent des 2chambres d’hôtes en moyenne depuis six ans et 21 % depuis trois ans ou moins. Des études ont montré que le nombre de maisons d’hôtes est en forte augmentation alors que celui des gîtes stagne. Quant aux labels, 28 % répondent qu’ils n’adhèrent à aucun. Sur les 72 %restants, 56 % sont membres de ...
Publié le : samedi 24 septembre 2011
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ÉTUDE AUPRÈS DES PROPRIÉTAIRES DE MAISON D’HÔTES 1 ette étude a été menée par Yves CINOTTI, enseignant, et les étudiants du master de TCoulouse II. « managementdes industries du tourisme et de l'hôtellerie» du département CÉTIA (Centre d’Études du Tourisme, de l’hôtellerie et des Industries de l’Alimentation) au sein de l’Université
Un courriel a été envoyé à 4831 propriétaires de maison d’hôtes. Ils étaient invités à compléter un questionnaire en ligne. Sur 480 réponses, 463 étaient exploitables.
DES RÉPONDANTS D’ORIGINES DIVERSES Les maisons d’hôtes des répondants se situent dans toutes les régions françaises, sauf la Corse. Les régions les mieux représentées sont les plus touristiques : PACA (66 réponses), Bourgogne (43), Midi-Pyrénées (39), Pays de Loire (32), Île-de-France (31).
La moyenne d’âge des propriétaires qui ont répondu est de 52 ans. Parmi eux, 9% sont agriculteurs, 23 % à la retraite et 40 % n’ont pas d’activité rémunérée en dehors de la tenue de leur maison d’hôtes. Parmi ces derniers, 34 % travaillaient avant dans le commerce.
Sur les 463 répondants, 52% affirment qu’ils proposent également une table d’hôtes. Ils tiennent des 2 chambres d’hôtes en moyenne depuis six ans et 21% depuis trois ans ou moins. Des étudesont montré que le nombre de maisons d’hôtes est en forte augmentation alors que celui des gîtes stagne.
Quant aux labels, 28 % répondent qu’ils n’adhèrent à aucun. Sur les 72 %restants, 56 % sont membres de l’association des Gîtes de France.
1% 2%
Répartitiondeslabels
GîtesdeFrance GîtesdeFranceCharmance Clévacances B&BFrance FleursdeSoleil AccueilPaysan BienvenueauChâteau Autreslabels
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Étude auprès des propriétaires de maison d’hôtes
UNE BONNE MAÎTRISE DES LANGUES À la question : « Avez-vous des difficultés de communication avec les clients ne parlant pas français ? », 36 % déclarent n’en avoir jamais. Seulement 8 % des répondants ne maîtrisent aucune langue étrangère alors que 19 % parlent couramment deux langues.
Le niveau d’anglais des propriétaires de maison d’hôtes est plutôt élevé puisque 24% d’entre eux affirment le parler couramment.
De nombreux propriétaires se disent prêts à améliorer leur maîtrise linguistique.
L’informatique et Internet intéressent également les propriétaires de maison d’hôtes. Par contre l’accueil est considéré comme un acquis.
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Étude auprès des propriétaires de maison d’hôtes DE NOMBREUX CONTACTS Près d’un tiers (31%) des propriétaires imposent systématiquement une heure d’arrivée à leurs hotes alors que 26 % ne le font que ponctuellement. En cas de retard, ils sont 21 % à appeler leurs hôtes et 58 % le font parfois.
À l’arrivée des hôtes, 32 % des répondants offrent systématiquement un pot d’accueil et 42 % déclarent ne le faire que ponctuellement. Autre geste d’hospitalité: 45% offrent un cadeau (dont 7% systématiquement). Et 25 % vendent des produits fermiers ou locaux.
Pour ce qui est du petit déjeuner – un « tempsfort du séjour» selon la charte des Gîtes de France – 70% des répondants indiquent qu’ils ne déjeunent pas avec leurs hôtes. Sans doute parce que les horaires de réveil des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Et si les personnes proposant la table d’hôtes ne mangent jamais (25%) ou seulement parfois (16%) avec leurs hôtes, c’est peut-être par souci de discrétion.
Le rôle de conseiller est pris très au sérieux par les propriétaires puisque 92% d’entre eux sont d’accord ou tout à fait d’accord avec l’idée que leur rôle est d’apporter une aide ou des conseils personnalisés à leurs clients. De plus 77 %ont élaboré des documents pour aider les hôtes dans leurs recherches de sites touristiques ou autres. Et 5 % envisagent de le faire, presque uniquement des personnes qui proposent des chambres d’hôtes depuis moins de trois ans.
Après leur départ, il est assez rare que les visiteurs envoient un cadeau ou une carte postale. Par contre, le courriel est plus fréquent.
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Étude auprès des propriétaires de maison d’hôtes UNE VÉRITABLE HOSPITALITÉ 3 Le philosophe Ricœur, définit l’hospitalité comme le «partage du chez soi». Si de plus en plus de touristes souhaitent résider en chambre d’hôtes, c’est sans doute parce qu’ils y vivent une expérience d’hospitalité. En effet, 76% des propriétaires de maison d’hôtes affirment qu’ils sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord avec l’idée que « recevoir un hôte, c’est comme accueillir très souvent chez soi quelqu’un de sa famille » ; 92 % veulent que leurs hôtes se sentent « comme chez eux » et 93 % qu’ils se sentent comme accueillis dans une famille. Il ne faut donc pas s’étonner que, dans l’esprit de la majorité des répondants, les gens qui fréquentent leur maison soient des hôtes plutôt que des clients.
Meshôtes
Mesclients
À tel point que 40% des répondants affirment qu’ils ont noué de véritables liens d’amitié avec des hôtes et 42 % que de nombreux clients leur font la bise. De toute évidence, les relations avec les hôtes sont primordiales puisque 72% des propriétaires sont tout à fait d’accord pour affirmer qu’ils aiment discuter avec leurs clients. Ils sont 86 % à préférer tenir une maison d’hôtes plutôt qu’un gîte, activité qui entraînent moins de relations, en particulier à l’occasion du petit déjeuner. Seulement 2 % des répondants ressentent souvent le besoin de souffler, de se séparer de leurs hôtes.
PROTECTION DE L’INTIMITÉ 4 Stringer aremarqué la particularité de l’activité économique d’une maison d’hôtes : il s’agit de fournir un service à des personnes dans son «chez soi». Un médecin ou un cafetier peut aussi recevoir des clients dans sa propre maison, mais son local professionnel et son lieu de vie sont bien distincts.
Les répondants ont été interrogés sur cette difficulté :54 %d’entre eux cherchent fortement à protéger leur intimité. Et
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Étude auprès des propriétaires de maison d’hôtes pour 81 %il est important ou très important « d’avoir un espace de vie personnel séparé des espaces réservés aux hôtes ».
Néanmoins, seulement 19 % des propriétaires déclarent qu’ils ont peur des clients envahissants.
Sans surprise, la maison fait l’objet d’un très fort attachement.
POURQUOI AVOIR UNE MAISON D’HÔTES ?
Les raisons de création d’une maison d’hôtes sont diverses. Le goût pour le «bien recevoir» et les contacts arrivent en première position. Mais des préoccupations plus matérielles incitent aussi à créer une maison d’hôtes: 63% des propriétaires voulaient, à l’origine, générer un revenu complémentaire et/ou avoir les moyens d’entretenir leur maison.
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Étude auprès des propriétaires de maison d’hôtes On peut avoir créé une maison d’hôtes pour certaines raisons et en avoir d’autres aujourd’hui. Parmi les répondants qui ne déclarent pas avoir voulu, à l’origine, avoir des contacts, 15 %, aujourd’hui, affirment que c’est pour le contact avec les hôtes qu’ils continuent.
Globalement, cette étude montre que les propriétaires de maison d’hôtes ont une bonne maîtrise des langues, qu’ils apprécient les contacts avec leurs hôtes et font preuve d’une véritable hospitalité. Néanmoins, ils cherchent très légitimement à protéger leur intimité. Il faut relativiser ces résultats. D’abord parce que l’enquête repose uniquement les déclarations des répondants et non pas sur des constats. D’autre part les personnes qui ont bien voulu répondre ne sont peut-être pas tout à fait représentatives de l’ensemble des propriétaires de maison d’hôtes. Il faut donc être prudent avant de généraliser les résultats à l’ensemble de la profession. 1 Pour toute précision concernant cette étude, vous pouvez contacter Yves CINOTTI : cinotti@univ-tlse2.fr 2 Ministère délégué au tourisme (2005),Mesuredu poids socio-économique des meublés et des chambres d’hôtes labellisés, [en ligne], [réf. du 21/5/2010], disponible sur : <http://tinyurl.com/2cp4w3q> 3 Ricœur Paul (1998), « Étranger, moi-même », inSemaines Sociales -L’immigration, défis et richesses, Paris, Bayard Éditions, p. 93-106. 4 Stringer Peter F. (1981), “Hosts and Guests – The Bed-And-Breakfast Phenomenon”,Annals of Tourism Research, Volume 8, Issue 3, p. 357-376.
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