[NOTE] Gaz naturel : relativisons notre dépendance aux producteurs

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Note du pôle énergie 4 mai 2015 Gaz naturel: relativisons notre dépendance vis-à-vis des producteurs 1 Grâce au développement du gaz naturel liquéfié (GNL) , la France continue de diversifier son approvisionnement et fait de cette ressource un élément clé de sa transition énergétique. 1. LE GAZ NATUREL CONSOMME EN FRANCE PROVIENT MAJORITAIREMENT (A 56%) D’EUROPE Près de 99 % de la demande française de gaz naturel est satisfaite grâce aux importations; cela représente un coût annuel d’environ 15Mds€et représente près 2 de 20% de notre facture énergétique . Le premier fournisseur de la France est la Norvège. La Russie a été un fournisseur de gaz important pour la France dans le passé, lui délivrant jusqu’à 37% de ses 3 entrées en 1995 , elle ne représente plus que 20% du gaz français. En revanche, la Russie reste un fournisseur majeur de l’Allemagne (39%), de l’Autriche (64%) ou encore de la Grèce (81%). Alors que la production européenne de gaz naturel déclinede 50% de (plus notre approvisionnement), la France diversifie ses importations grâce au développement du gaz naturel liquéfié (GNL).
Publié le : lundi 4 mai 2015
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Note du pôle énergie  4 mai 2015
Gaz naturel: relativisons notre dépendance vis-à-vis des producteurs
1 Grâce au développement du gaz naturel liquéfié (GNL) , la France continue de diversifier son approvisionnement et fait de cette ressource un élément clé de sa transition énergétique.
1.LE GAZ NATUREL CONSOMME EN FRANCE PROVIENT MAJORITAIREMENT (A 56%) D’EUROPE Près de 99 % de la demande française de gaz naturel est satisfaite grâce aux importations; cela représente un coût annuel d’environ 15Mdset représente près 2 de 20% de notre facture énergétique . Le premier fournisseur de la France est la Norvège. La Russie a été un fournisseur de gaz important pour la France dans le passé, lui délivrant jusqu’à 37% de ses 3 entrées en 1995 , elle ne représente plus que 20% du gaz français. En revanche, la Russie reste un fournisseur majeur de l’Allemagne (39%), de l’Autriche (64%) ou encore de la Grèce (81%). Alors que la production européenne de gaz naturel déclinede 50% de (plus notre approvisionnement), la France diversifie ses importations grâce au développement du gaz naturel liquéfié (GNL).
1 Le Gaz Naturel Liquéfié est un gaz naturel mis en phase liquide par abaissement de sa température à -160°C : cette technique longtemps coûteuse est maintenant utilisée par l’ensemble des producteurs pour transporter le gaz naturel sur de longues distances à un coût compétitif. Le GNL représenter 10% des échanges gaziers dans le monde. En France 3 ports sont dotés d’infrastructures spécifiques pour le GNL : Montoir de Bretagne, Dunkerque et Fos-sur-mer. Le GNL représente aujourd’hui entre 15% et 20% des volumes échangés de gaz naturels en France. Un nouveau terminal de liquéfaction devrait entrer en service fin 2015 (Dunkerque).
2 Ministère du Développement Durable, 2014 3 INSEE
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Le GNL permet aujourd’hui à la France d’avoir accès aux réserves du Qatar, de l’Algérie, de l’Egypte ou du Nigeria (déjà 13% de notre approvisionnement en 2013), et demain de nouveaux exportateurs (Australie, Amérique du Nord etc.).
Le déclin des contrats « long-terme » qui engageaient la France avec ses fournisseurs au profit de contrats «court-terme » offre à notre pays davantage de liberté dans notre approvisionnement.
Historiquement fondés sur descontrats « long-terme »conclus entre producteurs et fournisseurs dans une logique de r é p a r t i t i o n d e s r i s q u e s (volumes/prix), nos approvisionnements en gaz naturel répondent désormais de plus en plus à une logique d’échanges de « court terme » se matérialisant sur des marchés de gros (bourses du gaz) ou dans des échanges bilatéraux.
Cette évolution s’inscrit dans le mouvementde libéralisation des marchés européens du gaz naturelinitié à la fin des années 90 qui a profondément modifié les stratégies d’approvisionnement des acteurs de la chaîne gazière et a eu pour principale conséquencede rendre le prix du gaz volatil aux évolutions des fondamentaux de marché.
Il en résulte une moindre dépendance aux pays producteursl’acheteur n’étant – plus tenu de prendre des engagements sur plusieurs dizaines d’années pour sécuriser son approvisionnement – et par symétrieune exigence renforcée de sécurisation des approvisionnements pour les acheteurs.
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2. LE GAZ NATUREL EST UN ELEMENT CLE DE NOTRE TRANSITION ENERGETIQUE
Le gaz naturel, moins émetteur de CO2 que le charbon ou le pétrole (de l’ordre de 4 30% de moins que les produits pétroliers ) et très souvent compétitif face au fuel ou au diesel, participe à l’atteinte des objectifs des Grenelles de l’Environnement : il devient un substitut compétitif aux hydrocarbures dans le transport ou dans le secteur industriel (production d’énergie et / ou de chaleur) à usage maintenu.
Enfin, le gaz n'est plus nécessairement une énergie fossile: le biométhane, par exemple, est produit à base de déchets agricoles ou ménagers, qui transitent ensuite dans le réseau de distribution de gaz. Et même si cela reste très expérimental, le gaz est un vecteur potentiel de stockage des énergies renouvelables (ENR) intermittentes par recours à des solutions « Power to Gas » (utilisation des surplus d’électricité renouvelable pour la production de combustible gazeux de synthèse puis stockage).
3. LE GAZ COMME REPONSE A L’INTERMITTENCE DES ENERGIES RENOUVELABLES En l’absence de systèmes de stockage, l’intermittence des énergies renouvelables nécessite le développement de capacités thermiques classiques de « back up » car activables rapidement en cas de besoin lié à l’aléa de la production des énergies renouvelableshydraulique, les centrales de. Hors production au gaz (TAC et CCGT) sont considérées comme les capacités les mieux à même de gérer cette problématique : elles sont flexibles (temps de réaction courts) et émettent relativement peu de C02 (370g/kWh contre 1200g/kWh pour une centrale fioul). Cette utilisation du gaz n’est pas spécialement consommatrice d’énergie mais souligne le besoin de conserver un outil gazier complet et robuste.
4 Agence Internationale de l’Energie
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Pistes de travail
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Parc de production électrique au gaz naturel
1.Faire jouer au gaz naturel un rôle « pivot » dans la transition énergétique en promouvant en développant les usages résidentiels et tertiaires (chauffage). 2.Faire émerger de nouveaux usages du gaz naturel (Gaz Naturel Véhicule, biométhane, solutions Power to Gas) comme vecteurs de diversification de notre bouquet énergétique.
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