Radio anatomie

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Cours d’anatomie radiologique Prof.Dr.MALENGA MPAKA OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE : - Offrir à l’étudiant parvenu en fin du 1er cycle une révision globale de l’anatomie normale en lui faisant découvrir l’anatomie in vivo telle que la montrent les différentes méthodes d’imagerie anatomique: radiologie, échographie, scanner, imagerie par résonance magnétique (IRM). - Faire découvrir à l’étudiant l’anatomie in vivo sous une forme pratique et directement utile et lui prouver l’importance considérable de l’anatomie normale et de ses variantes dans la pratique médicale quotidienne. - Lui rappeler certaines notions d’anatomie qui peuvent apparaître à première vue comme des détails, mais qui se révèlent d’importance capitale en pratique médicale courante. - Le sensibiliser d’ores et déjà qu’une des fautes de diagnostic les plus graves est certainement de considérer comme pathologique une structure anatomique normale. - Préparer l’étudiant qui va entreprendre le 2ème cycle à utiliser au mieux l’information fournie par les méthodes d’imagerie. C’est une première initiation au bon usage de l’imagerie médicale dans la démarche clinique.
Publié le : mercredi 26 février 2014
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  Coursd’anatomie radiologiqueProf.Dr.MALENGA MPAKA              OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE :   - Offrirà l’étudiant parvenu en fin du 1er cycle une révision globale de l’anatomie normale en lui faisant découvrir l’anatomie in vivo telle que la montrent les différentes méthodes d’imagerie anatomique: radiologie, échographie, scanner, imagerie par résonance magnétique (IRM). - Fairedécouvrir à l’étudiant l’anatomie in vivo sous une formepratique et directement utile et lui prouver l’importance considérable de l’anatomie normale et de ses variantes dans la pratique médicale quotidienne. - Luirappeler certaines notions d’anatomie qui peuvent apparaître à première vue comme des détails, mais qui se révèlent d’importancecapitale en pratique médicale courante. - Lesensibiliser d’ores et déjà qu’une des fautes de diagnostic les plus graves est certainement de considérer comme pathologique une structure anatomique normale. - Préparerl’étudiant qui va entreprendre le 2ème cycle à utiliser au mieux l’information fournie par les méthodes d’imagerie. C’est une première initiation au bon usage de l’imagerie médicale dans la démarche clinique.                                                        
 
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PLAN   INTRODUCTION A L’ANATOMIE RADIOLOGIQUE par Dr Lelo  RADIOANATOMIE OSTEOARTICULAIRE par Dr MUKAYA   RADIOANATOMIE VISCERALE par Dr NDOMA  RADIOANATOMIE CARDIOVASCULAIRE par Dr LELO  NEURORADIOANATOMIE par Dr LELO  RADIOANATOMIE OSTEOARTICULAIRE par DrJean MUKAYA       
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PLAN  RADIOANATOMIE OSTEO-ARTICULAIRE   RADIOANATOMIE OSTEO-ARTICULAIRE (1) Principales modalités d’imagerie en radiologie osteoarticulaire Radioanatomie du membre thoracique Radioanatomie du membre pelvien Radioanatomie du rachis  RADIOANATOMIE OSTEOARTICULAIRE (2) Principales modalités d’imagerie en radiologie osteoarticulaire  la radiographie standard  l’échographie  l’arthrographie  le scanner  l’IRM  la scintigraphie                                        
 
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 1. la radiographie standard
    Aspect radiologique général des os longs :       Rappel de la structure osseuse   Lesos longs comportent 3 parties :  -L’épiphyse recouverte par le cartilage articulaire  -La métaphyse constituée d’os spongieux riche en vaisseaux sanguins - La diaphyse composée, de dehors en dedans par :                     a. lepérioste, fine membrane recouvrant l’os et qui sert à la fabrication de l’os compact ou os périosté, b. l’oscompact, nettement plus dense que le reste de l’os, c. lecanal médullaire composé d’os spongieux .                                                                                                                       
 
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oupe d’un os long chez l’enfant 1. Cartilagearticulaire 2. Epiphyse 3. Métaphyse 4. Canalmédullaire 5. Oscompact 6. Périste 7. Cartilagede conjugaison 8. Diaphyse  A la radiographie:  Lepérioste et le cartilage articulaire se confondent avec les tissus mous avoisinants. La métaphyse et l’épiphyse parce qu’ils sont constitués d’os spongieux sont relativement radiotransparents et comportent des travées osseuses plus radiopaque  L’oscortical constitué d’os compact est plus radiopaque que les autres parties de l’os car il contient plus de calcium.      La diaphyse :  Elleest formée de 2 bandes opaques séparées par une bande plus transparente: les 2 bandes opaques correspondent aux parties de la corticale diaphysaire que les rayons x abordent tangentiellement.   Lapartie transparente représente non seulement la médullaire, de densité moindre que l’os compact cortical, mais aussi les parties de corticales situées en avant et en arrière d’elles mais abordées non tangentiellement.   Lescanaux de Havers ne sont pas visibles en raison de leur finesse et le périoste normal n’est pas apparent radiologiquement parce que non calcifié    
 
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  L’épiphyse :  Elleest formée par des tissus spongieux contenant des logettes à paroi finement ossifiées donnant radiologiquement une image à mailles fines. Le contour de l’épiphyse est formé d’une mince lame osseuse qui donne sur le cliché en vertu de la loi des tangences, une ligne fine opaque.     La jonction diaphyso-épiphysaireou métaphyse :          Ellevoit les corticales diaphysaires s’évaser et s’affiner pour se confondre progressivement avec la fine ligne bordante opaque des épiphyses. Ces régions métaphysaires
e contenant ni phosphore ni calcium ont une densité voisine de l’eau (muscles) et apparaîtront sous forme de bandes claires à ne pas prendre pour trait de fracture    Les canaux vasculaires :  Auniveau des os longs, les corticales sont pénétrées par des canaux vasculaires contenant les artères nourrissant la moelle osseuse. Ces canaux vasculaires ne doivent pas être confondus avec une fracture: l’aspect condensé de leurs bords et leur obliquité permet le diagnostic différentiel    On appelleâge osseuxla détermination du degré de maturation osseuse chez un individu; elle est basée sur l’appréciation à un moment donné, de la forme et du nombre de ses noyaux d’ossification épi et apophysaires en les comparant à des tables préétablies.  
 
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Aspect radiologique des articulations Anatomie d'une articulation  Lespièces osseuses sont unies entre elles par un système de contention. L’ensemble forme une articulation dont le type le plus commun est l’articulation synoviale.   Lesextrémités des os recouvertes de cartilages articulaires sont affrontées mais séparées, et engainées dans une capsule doublée à sa surface intérieure par une mince membrane, la membrane synoviale.  
Coupe d’une articulation synoviale  1.Capsule  2.Membrane synoviale  3.Ménisque  4.Cartilage articulaire  5.Métaphyse osseuse   Lamembrane synoviale s’invagine entre les cartilages sous forme de culs de sac. Elle sécrète un liquide, la synovie, dont le rôle est de faciliter le glissement des surfaces articulaires.  Dansces espaces il peut exister des éléments formés de fibrocartilages : ce sont les ménisques et les bourrelets qui, également, facilitent l’adaptation articulaire.  L’ensemblede l’articulation est maintenu par les éléments de contention que sont les tendons et les muscles.   Aspectradiographique  L’interlignearticulaire est constitué par l’espace articulaire et l’épaisseur des cartilages articulaires.  Ilest radiotransparent.   Demême la capsule et les ligaments sont radiotransparents.  Seulesles épiphyses, lorsqu’elles sont calcifiées, et les métaphyses sont visibles.
 
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 Lescartilages de revêtement des surfaces articulaires (appelés cartilages articulaires) ne contiennent pas de phosphore ni de calcium ; ils ont une densité de l’eau et des tissus mous et sont donc nettement moins opaques que l’os épiphysaire sous-jacent.   C’estl’épaisseur des 2 cartilages articulaires qui déterminent la largeur de l’interligne articulaire radiologique, qui est l’espace séparant les épiphyses; l’interligne articulaire radiologique ne correspond donc en rien à l’interligne articulaire anatomique, qui est virtuel à l’état normal  
 
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 Lesépiphyses osseuses sont donc les seuls éléments entrant dans la constitution d’une articulation qui soient visibles : les cartilages articulaires, la synoviale, la capsule et les ligaments ont une densité de l’eau et des tissus mous et se confondent donc avec les muscles de voisinage   L’interligneradiologique n’apparaît bien dégagé que si le rayonnement est strictement perpendiculaire, sinon , il présente un faux aspect de chevauchement ou de pincement   2. l’échographie   Lesultra-sons sont arrêtés par les corticales osseuses, par contre ils permettent une étude satisfaisante des éléments musculaires, tendineux et ligamentaires.
L’échographie utilise des sondes linéaires à haute fréquence permettant l’analyse des tissus superficiels des articulations périphériques: tendons, bourses séreuses, plans capsulosynoviaux, surfaces osseuses juxta-articulaires superficielles, ainsi que l’étude des lésions musculaires, en particulier traumatiques  Intérêt  L’échographiepeut détecter des épanchements articulaires et péri-articulaires, épaississements synoviaux , des lésions tendineuses et ligamentaires superficielles .   Ellepeut guider des gestes de ponction et d’infiltration ; elle a une sensibilité supérieure aux radiographies standard pour la mise en évidence des érosions articulaires des mains et pieds dans la polyarthrite rhumatoïde      
 
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3. l’arthrographie   L’arthrographieconsiste en l’introduction d’un produit de contraste qui remplit les culs-de-sac synoviaux et démasque les cartilages articulaires (et éventuellement les ménisques pour les articulations qui en possèdent) devenus maintenant bien visibles entre la densité de l’os épiphysaire et la densité du filet du produit de contraste
4. le scanner   Ilpermet de visualiser des structures jusque là invisibles à la radiographie standard: les muscles et fascias, disques intervertébraux et racines nerveuses  Ilest utile pour l’étude de la structure osseuse et des parties molles  
 
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    Lafenêtre de lecture osseuse se situe aux alentours de 1000 à 1500 unités Hounsfield et la fenêtre des muscles est de 20 à 150 unités  5. l’IRM   L’IRMest un examen extrêmement performant en pathologie de l’appareil locomoteur mais reste coûteux et d’accès limité  Enpratique, l’IRM est un examen utilisé dans l’exploration des tumeurs osseuses, des lésions discales, cartilagineuses, ligamentaires ou musculaires  
 
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