éxé etude finanncement nov 2006

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couv etude financ nov 2006 ( 4mm) 22/11/06 11:28 Page 1Les Etudes EurasantéEURASANTEParc Eurasanté310 Avenue Eugène Avinée59120 LoosTél. (33) 03 28 55 90 60Fax. (33) 03 28 55 90 61contact@eurasante.comFACTEURS-CLES DE SUCCES DESLEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIEDocument réalisé avec le concours de :EEUURRAASSAANNTTÉÉ FFAACCTTEEUURRSS--CCLLEESS DDEE SSUUCCCCEESS DDEESS LLEEVVEEEESS DDEE CCAAPP II TTAA LL -- RR II SS QQ UU EE FF RR AA NN ÇÇ AA II SS EE SS EE NN SS CC II EE NN CC EE SS DD EE LL AA VV II EE 22000066FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIEINTRODUCTIONL'innovation en sciences de la vie est poussée, en France comme dans le restedes pays développés, par :• le vieillissement et la sédentarisation de la population et donc l'accroissementdes maladies qui y sont liées : cardiovasculaires, neuro-dégénératives, diabète,rhumatismes…• la progression de maladies non transmissibles (maladies inflammatoires, cancer…)et transmissibles (sida,…).• l'importance des besoins médicaux non ou trop peu satisfaits (limitation d'effetssecondaires, dispositifs de moins en moins invasifs…).Le plus souvent issus des travaux de recherche d'une vingtaine d'institutsmondialement renommés (CNRS, CEA, Inserm, INRA, Institut Pasteur…), les projetsà fort potentiel de création de valeur dans les domaines de la biotechnologie etles dispositifs médicaux n'ont cessé ...
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couv etude financ nov 2006 ( 4mm) 22/11/06 11:28 Page 1
Les Etudes Eurasanté
EURASANTE
Parc Eurasanté
310 Avenue Eugène Avinée
59120 Loos
Tél. (33) 03 28 55 90 60
Fax. (33) 03 28 55 90 61
contact@eurasante.com
FACTEURS-CLES DE SUCCES DES
LEVEES DE CAPITAL-RISQUE
FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
Document réalisé avec le concours de :
EEUURRAASSAANNTTÉÉ FFAACCTTEEUURRSS--CCLLEESS DDEE SSUUCCCCEESS DDEESS LLEEVVEEEESS DDEE CCAAPP II TTAA LL -- RR II SS QQ UU EE FF RR AA NN ÇÇ AA II SS EE SS EE NN SS CC II EE NN CC EE SS DD EE LL AA VV II EE 22000066FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
INTRODUCTION
L'innovation en sciences de la vie est poussée, en France comme dans le reste
des pays développés, par :
• le vieillissement et la sédentarisation de la population et donc l'accroissement
des maladies qui y sont liées : cardiovasculaires, neuro-dégénératives, diabète,
rhumatismes…
• la progression de maladies non transmissibles (maladies inflammatoires, cancer…)
et transmissibles (sida,…).
• l'importance des besoins médicaux non ou trop peu satisfaits (limitation d'effets
secondaires, dispositifs de moins en moins invasifs…).
Le plus souvent issus des travaux de recherche d'une vingtaine d'instituts
mondialement renommés (CNRS, CEA, Inserm, INRA, Institut Pasteur…), les projets
à fort potentiel de création de valeur dans les domaines de la biotechnologie et
les dispositifs médicaux n'ont cessé d'émerger ces dernières années, résultant d'une
politique de valorisation de la recherche renforcée depuis 1999 par la loi Allègre 1
sur l'innovation.
On entend par biotechnologies toutes les méthodes et techniques utilisant les
capacités génétiques et physiologiques du vivant pour mieux conduire ou contrôler
les processus naturels, ou mieux produire et purifier les substances issues de la
transformation des substrats naturels.
En 2004, près de 400 jeunes entreprises dynamiques de biotechnologie valorisaient
les avancées les plus prometteuses de la recherche publique française, 53% d'entre-
elles étant focalisées sur la recherche en santé.
e
Le secteur français des dispositifs médicaux, quant à lui, constitue le 4 marché
mondial (5,3 milliards d'euros en 2005).Il intègre tous les équipements, appareils,
dispositifs utilisés à des fins de prévention, thérapie, diagnostic ou réhabilitation.
Il a la particularité d'être constitué d'une multiplicité de marchés de niche (exemple :
les implants rachidiens).
En 2004, cette industrie comprenait environ 300 sociétés et employait plus de
40 000 personnes.
Avant d'atteindre la rentabilité et selon leur modèle économique, les jeunes
entreprises innovantes doivent souvent lever des fonds importants : jusqu'à plusieurs
dizaines ou même centaines de millions d'euros.
Or, comme ses voisins européens, la France a souffert du ralentissement économique
lié à la crise des Technologies de l'Information et de la Communication. Cela s'est
traduit principalement par la diminution du montant et du nombre des interventionsFACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
pour le financement de jeunes entreprises encore au stade de l'amorçage ou du
lancement de leur activité.
Depuis fin 2004-2005, cette traversée du désert semble prendre fin en ce qui concerne
ersle financement de 1 tours de capital-risque, puisque l'on a pu observer quelques
levées records (CareX, Cerenis, Fovea Pharmaceuticals), et les premières nouvelles
introductions en bourse d'entreprises de biotechnologies depuis quelques années.
erCette étude porte sur les levées de fonds de 1 tour de capital-risque initiées par
des entreprises françaises issues de la recherche publique. Sera donc abordé dans
un premier temps l'environnement économique de ces levées, si délicates encore
maintenant, notamment dans le secteur des biotechnologies. Puis seront développés
quelques exemples, et les critères qui à notre sens sont décisifs dans le succès ou
l'échec d'une levée de fonds, mis en évidence grâce aux témoignages anonymes de
quelques dirigeants et investisseurs.
2FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
Sommaire
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .01
I - Sciences de la vie et early stage : contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .05
I.1 Spécificité française : la valorisation de la recherche publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .05
I.1.1 Politique de valorisation de la recherche : apport de la loi Allègre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .05
I.1.2 Statistiques : effets sur la création et le financement d'entreprises innovantes . . . . . . . . . . . . . . . .05
I.2 Financement d'entreprises innovantes biotech/medtech : données sectorielles
ersur l'investissement d'amorçage/1 tour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .07
I.2.1 Repères : levées de fonds et processus de développement d'une start-up . . . . . . . . . . . . . . . . . . .07
I.2.2 Données sectorielles générales 2004/2005 en Europe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
erI.2.3 France : le 1 tour se démarque de l'amorçage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
erII - Focus sur quelques levées de fonds françaises de 1 tour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
II.1 TxCell . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
3II.2 Endotis Pharma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
II.3 Cerenis therapeutics . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
II.4 Fovea Pharmaceuticals . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
II.5 Oxxius . . . . . . .18
III - Points critiques de la levée de fonds de capital risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
III.1 Facteurs d'influence liés à l'environnement externe de l'entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
III.1.1 La qualité du transfert de technologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
III.1.2 Les nouvelles tendances du marché du capital investissement
III.1.3 L'apport du/des investisseur(s) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
III.1.4 Le pacte d'actionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
III.2 Facteurs internes à l'entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
III.2.1 L'originalité et le caractère innovant de la technologie / du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
III.2.2 Une équipe de managers de pointe. . .26
III.2.3 Les axes thérapeutiques et la preuve de concept . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
III.2.4 Business plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
III.3 Le relais entre investisseurs d'amorçage et capitaux-risqueurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
III.3.1 Le problème de l'amorçage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
III.3.2 L'inconvénient des produits hybrides (OC, BSA…) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
4FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
I - SCIENCES DE LA VIE ET EARLY STAGE :
CONTEXTE
I.1 - Spécificité française : la valorisation de la recherche publique
I.1.1 Politique de valorisation de la recherche : apport de la loi Allègre
Bien que la valorisation des résultats de la recherche soit un facteur important du dynamisme
de l'économie, le nombre d'entreprises créées chaque année à partir de ces résultats reste
encore trop faible en France.
La Loi sur l'Innovation et la Recherche visait, lors de sa promulgation en 1999 le renversement
de cette tendance et la définition d'un cadre juridique favorisant la création d'entreprises de
technologies innovantes, notamment par des jeunes chercheurs, étudiants ou salariés de la
recherche publique.
Elle favorise, par un ensemble de dispositions, le transfert de technologies de la recherche publique
vers l'économie et la création d'entreprises innovantes. Ses quatre grands volets sont :
- Des mesures d'incitation à la mobilité et à la création d'entreprises par les personnels de
recherche es qui visent à développer les collaborations entre les organismes de recherche
et d'enseignement supérieur et les entreprises 5
1- Un cadre fiscal favorable aux entreprises innovantes : le statut JEI
2e juridique adapté aux entreprises innovantes : la SAS
Un appel à projet pour la labellisation d'incubateurs et de fonds d'amorçage régionaux a
également eu lieu suite à cette loi : 31 incubateurs et 11 fonds d'amorçage ont été soutenus
dans ce cadre.
I.1.2 Statistiques : effets sur la création et le financement d'entreprises innovantes
I.1.2.1. Concours MRT
La liste des projets lauréats du concours du Ministère de la Recherche Technologique pour la
création d'entreprises innovantes, parmi lesquels le secteur Biotech/santé a toujours été
massivement représentatif, constitue un indicateur fiable de la politique menée en France depuis
1999, comme en témoignent les tableaux ci-dessous.
VALORISATION DE LA RECHERCHE PUBLIQUE 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
PROJETS ISSUS DE LA RECHERCHE PUBLIQUE 38% 37% 35% 47% 43% 39% 44%
Source : Bureau DTC2
1 - Jeune Entreprise Innovante
2 - Société par Actions SimplifiéesFACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
Nombre de lauréats 244 296 238 224 193 182 178 1555
dont projets création-développement 79 138 99 117 88 83 83 688
dont projets en émergence 165 158 139 106 105 99 95 867
taux de sélection du jury national 64,5% 78% 68% 65% 60% 55% 58% 65%
Taux de sélection global du concours 12,7% 16,4% 6,1% 15,3% 13,4% 13% 15,9% 14,6%
Source : Bureau DTC2
Domaine technologique 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
Services informatiques et autres 30% 36% 28% 22,8% 26,9% 26% 27%
Biotechnologies, santé 26% 20% 24% 25,4% 22,30% 24% 24%
Electronique, télécommunications 17% 19% 20% 20% 18,7% 20% 19%
Mécanique, chimie et matériaux 21% 15% 17% 22,7% 23,3% 21% 21%
Génie de procédés/Energie et environnement 3% 9% 11% 8,9% 8,8% 9% 9%
Source : Bureau DTC2
Le concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes a contribué,
en presque 7 éditions (1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et une partie de 2005), à la
création effective de 786 entreprises à fin décembre 2005.
6 D'autres créations, découlant du concours 2005 en particulier, sont encore en cours (les lauréats
3du concours 2005 ont la possibilité de créer leur entreprise jusqu’à fin 2006) .
I.1.2.2. Financement
L'appel d'offre "Incubation et Capital d'Amorçage des entreprises innovantes" lancé
conjointement à la loi sur l'innovation de 1999, a permis de créer des fonds spécifiques pour
le financement précoce des entreprises à fort potentiel de croissance :
- 5 fonds d'amorçage nationaux :
o BIOAM, fonds thématique dédié au secteur des biotechnologies, avec une levée de fonds
de 32 M€ et un ticket d'entrée de 1 à 1,5 M€ au premier tour de table,
o T-Source et C-Source ( C- Source + C-Source B) : respectivement dédiés au secteur
des NTIC et du multimédia pour un total de 76 M€.
o Emertec (Emertec Energie Environnement + Emertec 2)
- 6 fonds d'amorçage régionaux :
o FAM (Midi-Pyrennées)
o Le Lanceur (Auvergne)
o Rhône-Alpes Création (Rhône-Alpes)
o INOVAM (Nord Pas-de-Calais)
o Cap Décisif (Ile de France)
o Primaveris (Provence-Alpes-Côte d'Azur)
3 - "Innovation et recherche technologique, Etat de la situation et bilan au 31 décembre 2005" ; Ministère délégué à l’Enseignement
supérieur et à la Recherche, Direction de la TechnologieFACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
Année d’entrée Nombre En % Dont entreprises En % En % du Total
au capital total du Total issues des incubateurs du Total entreprises de l’année
avant 2000 3 2 0% 0
2000 3 2% 0
2001 15 12% 3 6% 80%
2002 30 25% 12 24% 47%
2003 21 17% 14 28% 62%
2004 33 27% 13 26% 24%
2005 19 16% 8 16% 42%
Total 121 100% 50 100% 41%
Total entreprises distinctes 106 88% 45 43%
Source : Bureau DTC2
A fin 2005, les investissements ont concerné 106 entreprises, pour un total d'engagement
de 58,9 M€, dont 74% en provenance des fonds nationaux et 26% des fonds régionaux.
I.2 Financement d'entreprises innovantes biotech/medtech :
erdonnées sectorielles sur l'investissement d'amorçage/1 tour
I.2.1 - Repères : levées de fonds et processus de développement d'une start-up
A chaque stade de développement de l'entreprise correspond un mode de financement et 7surtout des investisseurs spécifiques.
En biologie-santé, on distingue plusieurs modèles de développement qui seront explicités plus
loin et déterminent à la fois les grands jalons de la vie de l'entreprise, mais également ses
modes de financement : modèle "produit", modèle "service", modèle "mixte".
Source : FP
Gestion – CDC
Entreprises
Ainsi la phase d'amorçage, qui va du développement R&D jusqu'aux premières ventes sur des
modèles classiques. En biotechnologies et notamment sur des modèles de drug development,
cette phase dure jusqu'à l'obtention d'une preuve de concept sur l'animal ou de résultats
scientifiques suffisamment intéressants pour promettre une atteinte rapide de la phase clinique.
Les investisseurs sont des opérateurs de capital investissement généralement d'envergure
régionale : fonds d'amorçage, sociétés de capital investissement locales.FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
II..22..11..11.. -- SSttaaddee ddee ddéévveellooppppeemmeenntt ddee llaa ssoocciiééttéé
Souvent à leur lancement, les jeunes entreprises sont quasi "mono-produit". En schématisant,
leur courbe de vie pourrait ainsi s'apparenter donc à celle d'un produit, avec sa phase de
lancement, de croissance (ou de flop), l'arrivée à maturité puis le déclin lié à l'obsolescence
ou à l'arrivée de nouveaux produits.
Source : " Capital Risque : mode d'emploi" (Pierre Battini, édition 2001), p. 728
D'où l'importance, pour diversifier le risque lié à leur financement onéreux, d'enrichir leur pipeline
de produits/services afin de se donner l'opportunité de sauts de croissance, que pourront venir
relayer le capital-risque et le capital-développement.
Source : " Capital Risque : mode d'emploi" (Pierre Battini, édition 2001), p. 73
Cela dit, il s'agit de nuancer les propos ci-dessus, par le fait que, souvent, un produit breveté
peut être utilisé en réponse à diverses indications thérapeutiques, de même qu'une même
technologie peut avoir plusieurs potentialités d'applications.FACTEURS-CLES DE SUCCES DES LEVEES DE CAPITAL-RISQUE FRANÇAISES EN SCIENCES DE LA VIE
II..22..11..22.. -- LLee bbuussiinneessss mmooddeell
Le modèle économique, plus communément appelé business model dans le secteur des sciences
de la vie et des technologies de l'information et de la communication où l'anglais prévaut,
est l'élément qui détermine le processus de levées de fonds successives que suivra une entreprise
à fort potentiel de croissance.
Il s'agit d'une réflexion visant la structuration du modèle de développement de l'entreprise
innovante, compte tenu de ce que sont ses hommes, le projet, et les moyens dont l'on dispose.
Nécessitant souvent du temps pour mûrir et générer des revenus et profit, son développement
est envisagé par étapes successives appelées "milestones", qui correspondent à des jalons
décisifs lui permettant de réaliser des sauts de valeurs.
Si l'aventure est risquée, les résultats positifs obtenus à chaque étape permettent ainsi de
maintenir un certain degré de confiance dans l'avenir et donc d'appeler des capitaux privés.
En sciences de la vie, l'on retrouve trois grands types de business models :
- "produit" : développement de molécules, mise au point et commercialisation d'un dispositif
médical
- "plateforme de service" : séquençage ADN, génotypage, détection de mutations
- "produit + service" : type de modèle "dual" où le service est censé venir financer une
partie des dépenses de recherches liées au développement "produit". Par exemple, une
start-up cherchant à développer et industrialiser un produit innovant peut réaliser des 9
services de bureau d'études pour s'assurer un matelas de trésorerie et minimiser les besoins
en cash pour financer la partie "produit".
En biotechnologies, parmi les milestones/jalons pris en compte par les investisseurs de capital-
risque, figurent notamment : la preuve de concept sur l'animal, l'entrée en phase IIa…
En medical device ou medtech, il pourra s'agir des résultats d'essais sur banc d'un dispositif.
Et ainsi de suite, selon le projet et ses implications…
I.2.1.3. - Amorçage et premier tour
La recherche de fonds est l'une des préoccupations majeures des fondateurs de l'entreprise.
Les résultats d'une enquête de la Direction de la Technologie recueillis auprès d'entreprises
lauréates du Concours MRT montrent que les investisseurs les plus fréquents sont les Business
Angels qui ont apporté leur aide à 21,3 % des 249 entreprises répondantes.
% d’enteprises ayant eu recours
Type d’investisseurs Entreprises
à ce type d’investissement
Filiale de valorisation 12 4,8
Fond d’amorçage 26 4,810,4
Business Angels 53 21,8
Capital-risque 39 15,7
Banques 4 1,6
Entreprises 23 9,2
Autres sources (*) 36 14,5
Source : Bureau DTC2
(*) les autres sources identifiées concernent pour 41% le “love money”,
pour 27% des salariés de l’entreprise et pour 23% des associés

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