La Lettre d'Information d'ARTHRITIS N°12

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FRANCE RHUMATISMES Naissance d'un nouveau fond de dotation
Au sommaire...
- Edito de Sunil Randewor, représentant de Kourir auprès du collectif des Associations de la Fondation
- En Direct du labo : PR & Diabète : Même combat !
- Zoom Sur : France Rhumatismes
- A la Fondation : 4ème Journée Jacques Courtin, Rencontre annuelle avec les chercheurs
- Bibliographie : Des ouvrages pour aider au quotidien
- Avec vous : Sport et rhumatisme, Les execrcices qui vous font du bien
Publié le : mercredi 9 avril 2014
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n° 12- mars 2011
la lettre d’information d’arthritis 100 % de votre don pour la recherche
èME 23 CONgREsDE Là Sfr FRANCE RHUMATISMES
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édito «Partageons plus pour tenter de faire plus pour les enfants!» Dans la dernière édition de la newsletter, vous avez pu lire quelques articles sur l’Arthrite Juvénile Idiopathique(AJI). C’était la première action commune visible entre KOURIR et la Fondation Arthritis. KOURIR est la seule association française de parents d’enfants atteints d’AJI et autres maladies rhumatismales. Nous travaillons avec la Fondation Arthritis depuis plusieurs années au sein de son collectif d’associations. La rencontre entre Lionel Comole et Timo, un petit garçon atteint d’AJI, a été décisive dans notre prise de conscience mutuelle. Ainsi, nous nous sommes posé la question : Pouvons nous faire plus ? La réponse fut : on ne saura jamais sans essayer !Depuis, nous partageons plus, et essayons de travailler ensemble avec les objectifs suivants : • Soutenir les enfants malades dans leur lutte, grâce à des actions de partage d’expériences positives avec d’autres enfants et des adultes, telles que l’écriture de BD par des enfants, avec Lionel comme personnage central, ou bien faire partager sa passion pour le sport automobile, en permettant à des enfants malades de rouler en voiture de sport sur circuit automobile. • Orienter le soutien aux recherches vers des projets ayant des liens directs avec la maladie des enfants (projets cofinancés par la Fondation) • Communiquer auprès du grand public sur la maladie et récolter des SUnil fonds pour la recherche. 002_EDITO_ NOM, Nous ne savons toujours pas si nos efforts seront récompensés, mais President de Kourir quelquefois, il faut faire ce que nos enfants font chaque jour : ils se battent contre la maladie sans se poser de questions. Ma demande à vous est donc : Que pouvez-vous faire pour nous aider dans nos actions ? Comment pouvez-vous aider à mieux faire connaître l’AJI ? … N’attendez pas d’être sur du résultat pour agir. Osez partager vos idées avec nous, c’est gratuit ! Si vous souhaitez en savoir plus sur KOURIR, et sur les maladies rhumatismales des enfants, rendez-vous surwww.kourir.org sommaire 6 8 1013 15 zoomsUren directà lafOndatiOnquestionsavecVOUs 003_Sommaire_d’Un LaBO003_Sommaire_réPOnsEs003_Sommaire_ titre 003_Sommaire_titre 003_Sommaire_titre 003_SOMMAIRE_titre003_SOMMAIRE_titre003_SOMMAIRE_ TITRE BOLD(STYLES003_SOMMAIRE_ TITREBOLD(STYLESBOLD003_SOMMAIRE_ TITRE(STYLES DE CARACTÈRE)TITRE BOLD(STYLES DECARACTÈRE)TITRE BOLDCARACTÈRE)(STYLES DE DE CARACTÈRE)DE CARACTÈRE)
La Lettre d’information d’ARTHRITIS- n° 12 - mars 2011
acturEChErChE
› ArThrITE JuvéNILE IDIOpAThIquE ‹ COMpRENDRE LE MécàNIsME d’action du méthotrexate La découverte de polymorphismes génétiques associés au métabolisme du méthotrexate ouvre de nouveaux horizons comme outil de prédiction et d’efficacité du médicament a toxicité et la réponse auDans leur étude menée sur 104 patients Méthotrexate (MTX) sont imprévi-atteints d’AJI, les chercheurs américainsd’Larthrite juvénile idiopathique (AJI).tique liée aux différentes formes de MTX sibles chez les patients atteintsont misen évidence une variabilité géné-Une équipe américaine a donc entreprisglutaminé. Ainsi, les enfants qui ont les de comprendre pourquoi.formes de MTX les plus glutaminées pré- deseffets secondaires La difficulté réside dans le fait-intestinaux et une toxi-que le mécanisme d’action duépatique plus fréquents MTX est encore mal compris.sévères. Très rapidement après absorp-tion, le MTX n’est plus détectnc, la polyglutamation dans le sang car il est trans-llulaire du MTX pourrait porté à l’intérieur des cellules.ir un outil de prédiction Il subit alors des modificationsréponse au MTX. Grâce intra-cellulaires grâce à dese étude, les chercheurs enzymes spécifiques quint avoir une meilleure conduisent à l’addition dedu risque initial de toxi-petites molécules de gluta-u MTX chez un sujet mates sur le MTX, ce qui s’ap-. La mise en évidence pelle la polyglutamation. Leolymorphisme génétique MTX peut avoir jusqu’à 6 ou 7à la prise de MTX chez Glutamates. Les concentrationsents atteints d’AJI ouvre des différentes formes de MTX gluta-la voie à la découverte de marqueurs minées varient fortement d’un patient àd’efficacité. l’autre. La formation de ces complexes permet au MTX de s’accumuler dans laArthritis Rheum. 2011 ;63(1) :276-285. cellule, les formes les plus glutaminées présentant une meilleure rétention cellulaire.
La Fondation ARTHRITIS remercie ses partenaires qui grâce à leur implication permettent à nos projets de voir le jours : Air France, Air Mauritius, Areva - Sgn, Bacardi Martini France, Beachcomber Hotels, Clarins, Come Back Graphic, Etablissements Martinenq, Dassault, Galax, Golfy, Honda, Impact Group, I-Way, JC Decaux, Lion’s Club International, Neuflize Schlumberger Mallet, Orangina-Schweppes, Rotary International, RTE France, Schering-Plough, Ucb Pharma.
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› LupuS ‹ CORRéLàTION àvEc le Paludisme Le Lupus est une maladie auto-immune qui est six à huit fois plus fréquente chez les femmes d’ascendance africaine vivant à l’extérieur de l’Afrique que chez les femmes d’origine européenne, et très peu de cas de Lupus ont été reportés en Afrique. Une équipe américaine vient de démontrer que les altérations génétiques responsables du Lupus chez les souris les protégent contre le paludisme, maladie infectieuse qui tue près de 1 million d’enfants chaque année en Afrique.Ces résultats suggèrent que la pré-valence élevée du Lupus chez les femmes d’ascendance africaine vivant à l’extérieur de l’Afrique pourrait résulter de la transmis-sion de gènes qui sont bénéfiques dans le contrôle immunitaire du paludisme (en Afrique) mais qui, en l’absence de palu-disme, pourraient contribuer à la maladie auto-immune. Waisberg et al., PNAS 2010 ;108(3) :1122-1127.
› SpONDyLArThrITE ANkyLOSANTE ‹ iDENTIficàTION DE nouveaux gènes candidats Afin d’identifier les gènes dont l’expression est modifiée chez les patients atteints de SPA, les auteurs ont analysé le sang périphé-rique de 16 patients atteints de SPA, et de personnes saines ainsi que de patients atteints de Lupus et de sclérodermie. Cette étude a abouti à l’identification de 52 gènes dont plusieurs appartiennent à la famille TLR (Toll Like Receptor). TLR4 et TLR5 sont significativement surexprimés chez des patients atteints de SPA. De manière tout à fait intéressante, ces gènes diminuent après un traitement anti-TNF.
Cette étude confirme l’importance des sous-types de la famille des TLR dans la pathoge-nèse de la SPA. Assassi et al., J Rheumatol. 2011 ;38(1) :87-98.
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acturEChErChE
› BILAN DE L’AppEL D’OffrE 2010 ‹ dEs chERchEuRs MObILIsés et subventionnés L’objectif de la Fondation Arthritis est d’arriver à investir 1 M€ en 2013 dans la recherche. Aidez-nous en faisant un don : 100% de votre argent est reversée à des projets de recherchesur les causes des maladies articulaires les plus sévères. ’appel d’Offre 2010 de la Fondationexposés, le Conseil Scientifique a décidé30 000 €/an sur 3 ans, soit un coût de Arthritis, clôturé le 6 décembre der-de privilégier des bourses de thèses par90 000 € : Il s’agit réellement d’un pari sur nLdemain en Rhumatologie !!nouveaux étudiants ont ainsi reçu uneombre total de dossiers déposés par rap-nier a présenté une stabilité dans lerapport aux subventions sur projet. 5l’avenir afin d’envisager la recherche de port à 2009 (64 dossiers). Néanmoins, onbourse d’étude, en plus des 3 étudiantsEn plus des 8 aides aux études, 17 subven-assiste cette année à une augmentation dedéjà financés. Au total, sur les 8 étudiantstions ont été accordées, 15 sur 1 an, et 2 50% du nombre de demandes d’aides auxsubventionnés par la Fondation, 3 com-sur deux ans. études. Le budget accordé par lamencent leur thèse, 2 sont en seconde Fondation Arthritis est lui aussi stableannée, 1 est en troisième année, et deuxAu total, grâce à une plus large diffusion pour l’année 2011, avec une enveloppesont en 4ème année de thèse.de l’AO depuis 2008, de nouvelles équipes globale de 521 000 €.répondent à l’AO de la Fondation. Même Cette politique du Conseil Scientifique desi la PR est toujours aussi représentée Les étudiants qui ont fait une demande definancer des étudiants en thèse est impor-(45% des projets), en diminution par rap-bourse ont tous été auditionnés par letante à long terme. En effet, une subven-port aux années précédentes, les autres Conseil Scientifique de la Fondation. Facetion coûte environ 20 000 €/ an, alors queRIC sont aussi soutenus par la Fondation : à l’augmentation du nombre de dossiersla décision de financer la thèse d’un étu-Spondylarthrite ankylosante, lupus d’aides aux études, et vu la qualités desdiant représente un investissement deérythémateux disséminé, sclérodermie, AJI, polychondrite, sclérodermie, Sjögren. › AIDES AuX éTuDES ‹ noM laBoratoIreproJet de recherchethÈMeSBudGetaccordÉ Rôle des Mirnas dans la Polyarthrite Rhumatoïde :30 000 €/an AMMARIINSERM U844, groupe ARNi et polyarthrite PRans Nouveau xgènes pro-apoptot iquesdans les3 rhumatoide, CHU St-Eloi, MONTPELLIERMeriemmonocytes ? Causes et conséquences de l’act ivat ionde Syndrome GESTERMANNl’interféron de type I dans les maladies auto-U8 02,Faculte de Médecine Paris Sud,30 000 €/an de BICETRE immunes.Lien avec l’épigénétique. Etude dans le1 an Nicolas SjögrenSjögren modèle du Syndrome de Etude du rôle de NOV/CCN3 dans les processus Centre de Recherche St-Antoine, UPMC,15 000 € nociceptifs spinaux dans un modèle de douleur KULAR LaraDouleur INSERM UMR S 938, PARIS6 mois chronique arthritique AUTO-L ABOR ATOIRED’IMMUNOLOGIE. EAEtude d’un nouveau variant dan la Cytokine Baff30 000 €/an LAHIRI Ayanimpliqué dans l’autoimmunité.2216, BREST3 ans IMMUNITÉ Du génotype à la physiopathologie: Analyse de l’axe RYBCZYNSKA30 000 €/an SPA Institut Pasteur, PARISIL-23/ Th17dans les spondylarthropathies par une 3 ans Magdaapproche interdisciplinaire SCHICKELAnomalies intrinsèques des lymphocytes B au coursLupus30 000 €/an IBMC, CNRS UPR 9021, STR ASBOURG érythémateux du lupus érythémateux systémique1 an Jean-Nicolas La VE-Cadhérine dans la Polyarthrite Rhumatoïde : étude de la phosphorylation par analyse de souris30 000 €/an SIDIBE AdamaPR INSERM U 882, CEA, GRENOBLE knock-in et investigation des mécanismes de clivage2 ans par les Cytokines. INSERM U1016/CNRS UMR 8104, InstitutEtude génomique fonctionnelle du complexe majeur30 000 €/an SPA TALPIN AliceCochin, Département d’immunologie, PARISd’histocompatibilité dans la spondylarthrite ankylosante2 ans
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› SuBvENTIONS ‹ noM laBoratoIreproJet de rechercheMot clÉBudGetaccordÉ Validations fonctionnelles à partir de modèles ALLANOREINSERM U 1016/CNRS UMR 8104, Institut40 000 € animaux d’hypothèses issues de travaux génétiquesSclérodermie Cochin, PARISSUR 2 ans Yannickdans la sclérodermie systémique
Centre de référence Lupus/Syndrome desPrédiction des poussées de lupus érythémateux AMOURALupus a n t iph o s ph ol ip i d e sH ô p i t a lP i t i é -systémique par le monitorage des sous-populations érythémateux ZahirT régulatrices FOXP3+Salpetrière, PARIS AUGERx patientsNouveau xautoantigènes associés au PR INSERM UMR639, MARSEILLE atteints de polyarthrite rhumatoïde récente Isabelle Rôle de l’interleukine 34 dans l’inf lammation et les BERTHELOTINSERM UMR-S 957, Faculté de médecine, PR destructions articulaires associées à la polyarthrite NANTES Jean-Marierhumatoïde BLANCORôle de la molécule OX40L dans la physiopathologieCNRS UMR 5164 CIRD, Université VictorLupus Segalen, BORDEAUXdu lupus érythémateux systémique érythémateux Patrick BLANGYUne nouvelle stratégie dans la lutte contre la perte CRBM CNRS UMR 5237, MONTPELLIER PR osseuse associée à la polyarthrite ? Anne Rôle des ostéoclastes dérivés des cellules BLIN-WAKKACHdendritiques dans la destruction osseuse et laM a l a d i e s INSERM U576, Hôpital de l’Archet, NICE réponse inflammat oiredans les maladiesinflammatoires Claudine inf lammatoires rhumatoïdes chroniques Unit éd’A llergolog ieMoléc ulairee tRôle des récepteurs murins et humains de forte BRUHNS Cellulaire, INSERM U760, Institut Pasteur,affinité pour les IgG dans l’induction de l’arthrite PR PierrePARIS rhumatoïde DUMORTIERL’IL21 et la différentiation plasmocytaire au coursLupus CNRS UPR9021,IBMC, STR ASBOURG du lupus érythémateux Hélène GOROCHOVINSERM UMR-S 945, Hôpital de la Pitié,Et udede la pathogénie de la polychondritePolychondr ite PARIS atrophianteatrophiante Guy GORVEL Jean-- Physiopathologiede l’arthrite chronique juvénile àd’Immunolog iede MarseilleC ent re AJI Luminy, MARSEILLEdébut systémique et agents bactériens Pierre Mécanismes impliqués dans la régulation de la réponse dépendante des TLR des cellules GUERY(pDCs) par lesINSERM U 563, CPTP, CHU Purpan,dendritiques plasmacy toides _ TOULOUSE oestrogènes:rôle de l’activation du récepteur aux Jean-Charles oestrogènes (RE) Ð sur le développement et la fonction des pDCs Ef fetsdes agonistes PPAR sur la perte osseuse HAHNECNRS UHP UMR 7561, VANDOEUVRE-inf lammatoireau cours d’une polyarthr ite PR LES-NANCY Michaelexpérimentale Ef fetsdes agonistes PPAR sur la perte osseuse MOULINCNRS UHP UMR 7561, VANDOEUVRE-inf lammatoireau cours d’une polyarthr ite PR LES-NANCY Davidexpérimentale Approche de thérapie cellulaire pour le traitement PERRUCHEUMR645 INSERM-EFS, Université dede l’arthrite et rôle des cellules dendritiques PR Franche-Comté, BESANCONplasmac y toïdesdans le développement de la Sylvain polyarthrite rhumatoïde Comprendre les mécanismes par lesquels Vav1 SAOUDI AUTO-INSERM U563, CHU Purpan, TOULOUSEcontrôle l’homéostasie du système immunitaire et Abdelhadila susceptibilité à l’autoimmunitéIMMUNITÉ Rôle du Proliferating Cell Nuclear Antigen (PCNA) WITKO-SARSATdans l’apoptose du neutrophile: une nouvelle cible Institut Cochin. INSERM U 1016, PARIS PR thérapeutique pour favoriser la résolution de Véronique l’inf lammation dans la polyarthrite rhumatoïde
15 000 € SUR 1an
10 000 € SUR 1 an
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en directd’Un LaBO
POLyàRThRITE RhuMàTOïDE Diabète et polyarthrite : même combat ! Suite à la découverte du potentiel anti-inflammatoire du pioglitazone, molécule utilisée dans le traitement du diabète, l’équipe de David Moulin a choisi de tester cette molécule dans la PR. Contrairement aux traitements plus classiques, cette molécule montre un double effet protecteur des articulations et de l’os. a polyarthrite rhumatoïde (PR)ment du diabète. est un des rhumatismes inflam-L matoires chroniques les plus fré-LES prOMESSES Du pIOGLITAZONE quents avec une incidence de 0,3En pratique, l’équipe de David Moulin a à 0,5% de la population française. Elleadministré, par voie orale, du pioglita-est due à une inflammation de la syno-zone à des rats atteints de PR. Il a ensuite viale, membrane qui tapisse l’intérieurétudié le nombre d’articulations atteintes, de la cavité articulaire. La synovialela taille des pattes, l’activité locomotrice a pour fonction de lubrifier l’articula-ainsi que la structure des articulations. tion en sécrétant un liquide articulaire.« Nous avons observé que les animaux L’inflammation anormale et chronique derecherche de traitement à double effica-traités développaient une arthrite moins cette membrane entraîne une destructioncité est donc primordiale. C’est l’objectifsévère. En effet, les œdèmes observés au articulaire progressive pouvant être plusdu travail de l’équipe de David Moulin,niveau des articulations diminuent, per-ou moins sévère selon les cas. Au coursfinancé par la fondation Arthritis depuismettant ainsi un progrès conséquent de l’évolution de la maladie, d’autres2009. dansla mobilité des animaux », nous organes peuvent être touchés. En effet,explique David Moulin. L’amélioration les patients atteints de PR présentent unTout a commencé avec l’étude des récep-générale du confort de vie atteint presque risque accru de développer des maladiesteurs PPAR. « Notre laboratoire a été à lacelui des animaux sains. cardiovasculaires, de l’ostéoporose, ainsibase de la découverte de l’expression des que des complications pulmonaires etrécepteurs PPAR dans les cellules articu-« En parallèle de ces résultats, nous avons rénales. laires.Ces récepteurs sont présents danségalement observé une amélioration beaucoup de tissus et jouent d’ailleurs unsignificative de la densité et de la minéra-rôle majeur dans de nombreux méca-lisation osseuse de ces animaux », rajouteMAITrISEr LES TrAITEMENTS Ànismes tels que le cancer, le diabète et leDavid Moulin. En d’autre terme, une DOuBLE EffICACITéamélioration du phénomène d’ostéopo-métabolisme des lipides. C’est en 1998 Le traitement de la PR a connu un progrèsque nous avons découvert leur rôle dansrose souvent associée à la PR.Qu’est ce fulgurant ces 10 dernières années avec lal’inflammation et leur présence dans lesque l’ostéoporose ? C’est une perte de découverte des biothérapies. Mais si cescellules des articulations », nous expliquecalcium osseux et de la masse osseuse, en médicaments traitent correctement l’in-David Moulin. Forts de cette découverte,rapport avec un déséquilibre entre flammation et ses conséquences, commeils ont décidé de tester des activateurs desrésorption et formation osseuse. les dégradations articulaires, ils ne sontrécepteurs PPAR dans le traitement de laL’ostéoporose diminue la résistance des os pas forcément efficaces sur les problèmesPR. L’un de ces activateurs, appelé piogli-et expose les patients aux risques de frac-associés tels que l’ostéoporose. Latazone, étaitdéjà utilisé dans le traite-tures. Alors que les os des animaux
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L’ÉQUiP unitÉ :uMr7561 cnrS / FàCULTé DE méDECiNE DE nàNCy : « pHysiOPàTHOLOgiE ET pHàRmàCOLOgiE ET INgéNiéRiE àRTiCULàiRE »
LieU :vàNDOEUVRE LEs nàNCy
resPonsable de l’UnitÉ :pROf JàCqUEs MaGdalou
ComPosition de l’EQUiPe:eqUiPE « INfLàmmàTiON ET càRTiLàgE » DiRigéE PàR pàTRiCk netter
2 PRàTiCiENs HOsPiTàLiERs- PROfEssEURs DEs uNiVERsiTés (pu-ph) 2 PROfEssEURs 2 CHàRgés DE RECHERCHE 2 iNgéNiEURs
SUjet :exPLORàTiON DEs POTENTiàLiTés àNTi-àRTHRiTiqUEs DE mOLéCULEs UTiLiséEs DàNs LE TRàiTEmENT DU DiàbèTE.
malades montrent une perte de la moitié de leur minéralisation, la pioglitazone permet de retrouver presque la totalité de cette minéralisation. « Si l’on compare cet effet avec l’effet anti-inflammatoire du pioglitazone, on peut dire qu’il est même plus efficace.Les articulations sont moins atteintes mais restent un peu abîmées alors que sur l’os c’est une rémission presque totale », précise David Moulin. En effet, les scanners effectués sur les os des animaux après traitement présentent une architecture osseuse tout à fait normale.
uN TrAITEMENT A rISquES Ces observations montrent donc que le pioglitazone a, à la fois un effet anti-inflammatoire, protecteur des structures articulaires, et un effet anti-déminéralisa-tion, protecteur des os. Cependant le pio-glitazone diminue l’inflammation mais ne l’inhibe pas, contrairement aux biothéra-pies. Ce traitement devrait donc être uti-lisé en parallèle des thérapies actuelles pour protéger l’os en plus de l’action anti-
› INTErvIEw ‹
DaVid MOuLIN 006_ENDIRECT_INTERVIEW_ FONCTION
Contrairement à la plupart des autres projets financés par la Fondation, vous utilisez des modèles de rats et non des modèles de souris pour vos études. Pouvez vous nous expliquer ce choix ? eN phàRMàcOLOgIE, c’EsT-À-DIRE LORsquE L’ON TEsTE uN NOuvEàu MéDIcàMENT, LE RàT EsT uN MEILLEuR MODèLE D’éTuDE quE Là sOuRIs. eN EFFET, LEs DIFFéRENcEs géNéTIquEs ENTRE L’hOMME ET LE RàT sONT MOINs IMpORTàNTEs qu’ENTRE L’hOMME ET Là sOuRIs. lEs MODEs D’àDMINIsTRàTION, LEs DOsEs àINsI quE LEs EFFETs Du MéDIcàMENT TEsTé sONT DONc pLus FàcILEMENT TRàNspOsàbLEs À L’hOMME.
Vos travaux pourront-ils être utilisables pour d’autres pathologies ? nOus àvONs chOIsI DE RéàLIsER NOs TRàvàux suR uN MODèLE DE Pr càR LE phéNOMèNE D’OsTéOpOROsE y EsT sOuvENT àssOcIé cONTRàIREMENT À D’àuTREs pàThOLOgIEs INflàMMàTOIREs. CEpENDàNT L’EFFET àNTI-INflàMMàTOIRE DE Là pIOgLITàzONE pOuRRàIT TOuT À FàIT êTRE TRàNspOsé À D’àuTREs
inflammatoire des autres traitements. « Dans l’avenir, nous souhaiterions tester le pouvoir préventif de cette molécule, c’est-à-dire son pouvoir à empêcher le dévelop-pement de la maladie avant qu’elle n’engage des déformations », précise David Moulin.
« Ces résultats sont très encourageants, mais nous n’avons pas l’objectif de déve-lopper ce traitement chez l’homme », explique David Moulin. En effet, l’utilisa-tion du pioglitazone sur l’organisme entier est trop risquée. Elle pourrait avoir des effets néfastes sur le fonctionnement des autres organes. « Nous avons donc
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Les financements de la Fondation permet de mettre en évidence de nouvelles cibles de biothérapie MàLàDIEs INflàMMàTOIREs cOMME LEs àRThRITEs RéàcTIONNELLEs INDuITEs pàR DEs MIcRObEs Ou LEs àRThROsEs.
Quel a été l’apport de la Fondation Arthritis dans vos travaux ? nOus àvONs éTé fiNàNcé pENDàNT uN àN ET NOus vENONs D’êTRE àccEpTé pOuR uN NOuvEàu fiNàNcEMENT DE DEux àNs. C’EsT uNE gRàNDE pREuvE DE cONfiàNcE pOuR NOus. CET àRgENT NOus pERMET DE fiNàNcER L’àchàT DE RéàcTIFs ET DEs MODèLEs DE RàTs àvEc uN TERRàIN géNéTIquE quI LEs REND spécIfiquEMENT sENsIbLEs àu DévELOppEMENT D’uNE Pr. iL NOus à égàLEMENT pERMIs DE METTRE àu pOINT uNE TEchNIquE DE DOsàgE DE cyTOkINEs À gRàNDE échELLE. aINsI, NOus pOuvONs DOsER pLus D’uNE cENTàINE DE cyTOkINEs D’uN cOup. CELà NOus pERMET DE METTRE EN évIDENcE DE NOuvELLE cIbLE pOTENTIELLE DE bIOThéRàpIE. UNE pubLIcàTION scIENTIfiquE RésuMàNT L’ENsEMbLE DE NOs RésuLTàTs DEvRàIT bIENTôT êTRE pubLIéE. CELà pROuvE àussI Là quàLITé DE NOTRE TRàvàIL àupRès DE Là fONDàTION aRThRITIs quI à su NOus FàIRE cONfiàNcE ENcORE uNE FOIs.
décidé d’étudier le mode d’action du pio-glitazone, pour ensuite développer un traitement plus ciblé et transposable chez l’homme », explique David Moulin. Mieux comprendre son pouvoir anti-arth-ritique permettra de le séparer des autres effets, et ainsi de développer un traite-ment spécifique aux articulations et aux os plus sain pour le patient.
Ce projet de recherche a fait l’objet d’une nouvelle demande de financement pour deux ans qui a été accepté par le conseil scientifique. Nous pourrons donc suivre de près les avancées prometteuses de cette équipe de recherche.
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zoomsUr
› rhuMATOLOGIE ‹ « fRàNcE rhuMàTIsMEs » : Une nouvelle initiative pour booster la recherche ! Le 23ème congrès de la SFR s’est déroulé cette année du 28 novembre au 1er décembre au CNIT La Défense. Cette année la Fondation Arthritis était présente sur ce congrès forte d’un partenariat mis en place avec France Rhumatismes. a SFR (Société Française de» est née. Il s’agit du fond de dotation créé20 000 euros est co-parrainée par la Rhumatologie) est une sociétépar le SFR en octobre 2010. L’objectif duFondat ionA r t hr it se tFranc e L savante qui regroupe les personnesFonds de dotation estde concourir à laRhumatismes. s’intéressant aux maladies de l’ap-promotion de la recherche sur les mala-C’est le projet du chercheur Jean-Marie pareil locomoteur. L’un des objectifs dedies de l’appareil locomoteur et l’amélio-Berthelot de l’unité INSERM UMR-S 957 la SFR est de la diffusion d’une informa-ration de leur traitement.de la faculté de médecine de Nantes qui tion scientifique de haut niveau. C’estFrance Rhumatismes est composée d’una été choisi parmi les 12 nouveaux projets pourquoi elle organise chaque année leconseil d’administration de quatre profes-pré- sé lec tionnéspar le Conseil Congrès Français de Rhumatologie.seurs en rhumatologie, médecins hospita-Scientifique de la Fondation Arthritis. Ce liers de renommée internationale. Auxprojet s’intéressera au rôle de l’interleu-côtés de la Fondation Arthritis, Francekine 34 dans l’inflammation et les des-Le CongRès de la SfrRhumatismes collaboreraactivement tructionsarticulaires associées à la Cet événement majeur de la rhumatolo-pour la collecte de dons affectés à lapolyarthrite rhumatoïde. Ce chercheur gie réunit les professionnels de santé,recherche en rhumatologie, afin desubventionné présentera ses travaux lors médecins-rhumatologues, chercheurs etrépondre aux besoins de traitements effi-de la 5ème Journée Jacques Courtin qui étudiants, ainsi que les laboratoires phar-caces de nos patients.se tiendra le Vendredi 21 octobre 2011. maceutiques. Le Congrès Français deCet événement est lapremière collabora-Rhumatologie est devenu, au fil destion entre la Fondation et France années, l’événement majeur de la rhuma-La boURse de sUbVention deRhumatismes qui, on l’espère, n’est que tologie francophone dans le monde. IlRecHeRcHe « Un Volant d’oR »le prémice d’une longue série, pour qu’en-réunit chaque année plus de 4000 parti-Le premier événement organisé lors dusemble nous fassions avancer la recherche cipants, venus de la France, mais aussi decongrès de la SFR fut de faire connaîtreen rhumatologie ! l’Europe de l’Ouest et de l’Est, d’Afriqueaux rhumatologues cette nouvelle struc-du Nord et Subsaharienne et de diffé-ture et d’organiser un concours sur un cHiFFRes rents autres pays.simulateur de conduite en présence de Le 23 ième congrès de la SFR s’est dérouléLionel Comole, sportif de haut niveau en cette année du 28 novembre au mercredicourse automobile sur Porsche. A l’issue4aptr000nastcipi 1er décembre au CNIT La Défense.du congrès, le gagnant, le docteur Lecoq,usdPl0coe15sérnfceen médecin-rhumatologue ayant réalisé le2sè110cudrgnoDeat meilleur temps, a eu le privilège de sélec-fRance rHUmatismestionner le bénéficiaire d’une bourse de Pour aller plus loin dans la recherche surrecherche intitulée «le volant d’or». Cette les rhumatismes, « France Rhumatismessubvention de recherche d’un montant de
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› rETOur Sur ‹
Lionel COMOLE Directeur et Porte-parole de la Fondation, Pilote pour la recherche sur HONDA CIVIC R R3
eme LE 100RALLYE DE MONTE-CARLO (19-23 JANVIER 2011) J’àI sOuvENT chERché LEs cLés Du cOuRàgE,l’équIpE DE JaS mOTORspORT (pRépàRàTEuR cELLEs quI pOussENT NOTRE cORps àu DELÀ DEsOFficIEL HONDà) EsT TOuT sOuRIRE. HONDà fRàNcE LIMITEs. lEs cLés DE L’huMILITé àussI quI NOusà ORgàNIsé àvEc uNE pRécIsION D’hORLOgER ObLIgENT À cONsTRuIRE DàNs Là sàgEssE ETL’ENsEMbLE Du RécEpTIF DEsTINé À INvITER, DàNs Là RIguEuR NOTRE pERFORMàNcE. lEs cLés DELEs MEILLEuREs cONDITIONs, LEs pLus gRàNDs L’ENThOusIàsME ET DE Là géNéROsITé, quI NOuscLIENTs ET pROspEcTs DE Là màRquE. HONDà àIDENT À NE pàs flàNchER, À IMàgINER TOujOuRsràcINg euROpE EsT vENu sOuTENIR LE pROjET àvEc pLus hàuT, À àIMER TOujOuRs pLus pOuR DONNERLEuR gRàNDE ExpéRIENcE RàLLysTIquE. pLus ENcORE...cEs cLés, M’ONT éTé OFFERTEs IL y àlà pREssION MONTE, RIEN N’EsT LàIssé àu pEu DE TEMps....hàsàRD, avEc HubERT, NOus NOus àFFàIRONs à J’àI DécOuvERT àupRès DE cETTE MàRquE, DEs« DégOMMER » LE chRONO RéàLIsé pOuR chàNgER hOMMEs ET DEs FEMMEs quI LEs MàNIENTuN ROuE...1 MIN 42 sEc... « nOT sO bàD» jETTE àvEc uNE sIMpLIcITé ET uNE éLégàNcE RàRE. JEL’INgéNIEuR EN chEF, « buT DuRINg ThE RàcE IT cOMpRENDs MIEux pOuRquOI HONDà DécLENchEcOuLD bE sLOwER uNDER pREssuRE »... DEs pàssIONs, pOuRquOI ELLE à pu écRIRE LEs pLusdEMàIN c’EsT LE gRàND jOuR.... TOuT s’ENTREMêLE bELLEs àNNéEs Du spORT àuTOMObILE EN DONNàNTDàNs Mà TêTE...ViP, HéLIcO, Sàby, aNDRuET, àu pLus gRàND pILOTE DE TOus LEs TEMps L’ENcREmONTé-CàRLO...j’àI L’IMpREssION DE RêvER DE sON hIsTOIRE....ayRTON SENNà.DEbOuT...
J’àI pROpOsé uN pROjET FOu À HONDà. mON ENvIE, Mà pàssION jàILLIssàIENT cOMME uNE FONTàINE INTàRIssàbLE ET ILs M’ONT LIvRé LEuR phILOsOphIE : « nOus àvONs uN sEuL àvENIR, ET IL sERà FàIT DE NOs RêvEs sI NOus àvONs LE cOuRàgE DE bOuscuLER LEs IDéEs REçuEs ».
nOus vOIcI À Là vEILLE Du DépàRT. J’àI pRIs sOIN DE vIsIONNER LONguEMENT LEs càMéRà fiLMéEs suR LE pàRcOuRs DE REcONNàIssàNcE. HubERT, MON cOpILOTE, s’échINE LuI À cORRIgER sEs NOTEs, pOuR qu’ELLEs sOIENT pLus LIsIbLEs.
3...2...1...Go ! « 50 MèTREs ET DROITE 60, gRàvIERs suR uN gàuchE 30 ET àTTENTION FREINs pOuR uN DROITE 70 càché » huRLE MON cOpILOTE, LEs NOTEs DéfiLENT, jE ME sENs bIEN, Là vOITuRE N’EsT pàs ENcORE pàRFàITE MàIs pEu IMpORTE. màLgRé DEs pETITs sOucIs TEchNIquEs NOus pOINTONs À Là éME èME 29 pLàcEscRàTch ET À Là 5pLàcE DE NOTRE càTégORIE àpRès 80 kILOMèTREs DE cOuRsE... Là vOITuRE và pOuvOIR àLLER vITE c’EsT suR ! dEpuIs quELquEs vIRàgEs HubERT sE DécONcENTRE, pEuT êTRE Là FàuTE À Là vOITuRE quE NOus vENONs DE RàTTRàpER ET DE DOubLER ME DIs-jE...
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lONg gàuchE ÀFOND ET FREINs pOuR GàuchE 70. iNsTàNTàNéMENT jE sàuTE suR LEs FREINs ET cRIE : « nON !! c’EsT TROp TàRD HubERT !! C’EsT TROp TàRD !! » là vOITuRE àbORDE Là cOuRbE à uNE vITEssE FOLLE. lE pIED suR LE FREIN jE TENTE D’ENgàgER LE vIRàgE MàIs ELLE sE MET À gLIssER. lEs ROuEs àRRIèREs quITTENT LE bITuME pOussàNT Là vOITuRE DàNs uNE EMbàRDéE vIOLENTE. UNE FRàcTION DE sEcONDE pLus TàRD ELLE vIENT s’écRàsER cONTRE LEs àRbREs.
l’équIpàgE EsT sàIN ET sàuF ET c’EsT bIEN L’EssENTIEL. màIs NOTRE cOuRsE àvàIT uNE àuTRE sàvEuR, cELLE DE Là RécOLTE DE FOND pOuR Là REchERchE, cELLE DE Là cOMMuNIcàTION pOuR Là REchERchE, cELLE D’uNE pERFORMàNcE quE j’àuRàIs vOuLu OFFRIR À HONDà... jE suIs TELLEMENT DésOLé DE NE pàs àvOIR pOussER LE RêvE jusqu’àu bOuT. nOus TROuvERONs D’àuTREs LEvIERs pOuR fiNàNcER LE CENTRE DE rEchERchE DE nàNTEs chEz quI Là bOuRsE Du VOLàNT D’oR sERà àTTRIbué pOuR Là REchERchE suR Là pOLyàRThRITE. Qu’à cELà NE TIENNE ! CETTE cOuRsE sERà, j’EspèRE, LE DébuT D’uNE àvENTuRE quI RàssEMbLE àvàNT TOuT DEs hOMMEs àuTOuR D’uN MêME ObjEcTIF : PàssIONNER LEs gENs pOuR LEuR RENDRE Là vIE pLus bELLE...
mERcI À TOus DE NOus àvOIR pERMIs çà.
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à lafOndatiOn
› GALA DE DANSE ‹ màNIFEsTàTION DE sOLIDàRITé au profit d’Arthritis !!
Tous les deux ans, personnalités médicales et artistes se retrouvent à Maisons-Laffitte pour communiquer sur les rhumatismes inflammatoires chronique. Un gala de danse pour sensibiliser le public autour de ces maladies. ’est le 27 novembre 2010 qu’a eu lieugagner un voyage pour deux personnes à C le gala de Maisons-Laffitte au profitdestination de la Martinique et une huile d’Arthritis. Cette manifestation estorga- surtoile. nisée tous les deux ans par l’associationLa touche scientifique n’a pas été oubliée Polyespoir, en partenariat avec la munici-au cours de la soirée. Le professeur palité de Maisons-Laffitte et l’associationBernard Combes de l’hôpital Lapeyronie Maisons-Laffitte Basket. L’objectif dede Montpelliera apporté un éclairage sur cette soirée de gala est de sensibiliser etla polyarthrite rhumatoïde, le Professeur informer le public sur la polyarthrite toutRaoul Ghozlan a parlé d’art thérapie et en lui faisant passer une soirée de détentec’est le docteur Fabrice Gaudot de l’hôpi-et de plaisir.tal Raymond Poincaré de Garches qui a De nombreux artistes bénévoles sontabordé l’aspect chirurgical de la maladie. venus apporter leur pierre à un spectacleCette manifestation organisée par vécu avec enthousiasme par un public tou-Élizabeth Barbett, atteinte elle aussi de jours plus nombreux. Au programme, ontpolyarthrite, a pour but non seulement défilé : danseurs, chanteurs, comédiens,la levée de fonds pour la Fondation, mais musiciens et magiciens pour le plus grandaussi de diffuser une information didac-bonheur de tous.tique de cette maladie et de ses maladies Une tombola a permis à l’entracte dejumelles afin que le public puisse en saisir
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la gravité.
En fin de soirée Lionel Comole a pu dédi-cacer son livre « La colonne bambou » et Babeth ses CD « Vers l’Essentiel » et « Vers la Connaissance » dont les bénéfices sont reversés à la fondation. Et l’on peut dire que ce gala a été une grande réussite : La convivialité était au rendez-vous pour les petits et les grands, les artistes ont présenté un spectacle enthousiasmant, et plus de 8 500 € ont été réuni pour être reversés à la Fondation Arthritis !!
Alors merci à tous et à toutes de faire vivre cette manifestation, et rendez-vous dans deux ans pour fêter ensemble les 20 ans du gala !!
LieU :INsTiTUT nàTiONàL DEs JEUNEs aVEUgLEs qUand :vENDREDi 21 NOVEmbRE 2010 NombRe de PaRticiPants :uNE CENTàiNE 25 conFÉRences
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› JOurNéE JACquES COurTIN ‹ là 4èME JOuRNéE JàcquEs COuRTIN, RàssEMbLEMENT àNNuEL des chercheurs subventionnés par la Fondation
Tous les deux ans, personnalités médicales et artistes se retrouvent à Maisons-Laffitte pour communiquer sur les rhumatismes inflammatoires chronique. Un gala de danse pour sensibiliser le public autour de ces maladies.
a 4ème Journée Jacques Courtin s’est L tenue le vendredi 21 novembre der-nier dans le cadre de l’Institut National des Jeunes Aveugles, à Paris. Lors de cette journée scientifique, les étudiants et chercheurs financés durant l’année par la Fondation exposent leurs travaux devant les instances de la Fondation (Conseil Scientifique, Conseil d’Admi-nistration, Département Scientifique), mais également devant une assemblée de chercheurs. En effet, cette journée est ouverte à tous les étudiants, chercheurs, et rhumatologues qui le souhaitent. Aussi, cette année, la Journée Jacques Courtin a rassemblé une centaine de participants venus de toute la France.
D e se x P o s É sd eH a U t eQ U a l i t É s c i e n t i F i Q U e u total, 23 exposés de très haute A tenue scientifique qui couvrent dif-férents aspects des rhumatismes inflam-matoires chroniques. Une majorité des sujets traitent de la PR (40%), même si d’autres rhumatismes ont également fait l’objet de présentations, tels que le lupus,
le syndrome de Sjögren, la polychondrite, la spondylarthrite ankylosante et l’AJI. Le programme de cette journée s’est articulé autour de sessions consacrées à diffé-rents aspects de la recherche sur les RIC : Génomique et post-génomique,Cellules T régulatrices, Cellules dendritiques et lymphocytes B, Stratégies thérapeu-tiques, Signalisation, et Angiogénèse et inflammation. Les travaux présentés cette année ont mis en évidence des avancées significatives dans la compréhension des mécanismes des RIC.
La Journée Jacques Courtin a également permis aux chercheurs et étudiants de se retrouver dans un cadre agréable autour d’un cocktail-déjeuner apprécié de tous. L’un des objectifs de la Fondation est aussi de favoriser les contacts, les discussions et les réflexions dans un moment convivial. L’ensemble des chercheurs présents sou-lignent que le soutient de la Fondation Arthritis est essentiel et indispensable dans la conduite de leurs travaux sur les RIC depuis plus de 20 ans.
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BiBlioGraPhiE
› LE LupuS : 100 QUestions PoUR mieUx gÉReR la maladie ‹
Ce livre, disponible depuis le mois d’octobre, a été préparé par les centres de référence nationaux estdestine à l’éducation des patients. L’ouvrage a été rédigé par 5 spécialistes en médecine interne et en rhumatologie de toute la France. Au-delà de l’information, ce livre, qui a reçu le soutien institutionnel des laboratoires Roche et de la Fondation Arthritis, répond
entièrement à l’objectif d’éducation thérapeutique du patient grâce à plusieurs tests d’auto-évaluation du lecteur afin que celui-ci puisse mieux comprendre et donc mieux gérer sa maladie, et mieux vivre son quotidien.
Editeur : Maxima
› L’OSTEOpOrOSE ‹ PaR le pRoFesseUR raoUl GhOZLAN
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir … sur l’Ostéoporose Auteur de nombreux ouvrages sur le genou, l’épaule, la goutte et de plusieurs atlas d’imagerie, le Pr Raoul Ghozlan, qui a dirigé de 1977 à 2007 le service de Rhumatologie de l’Hôpital européen de la Roseraie et de la Polyclinique d’Aubervilliers, consacre un livre à l’Ostéoporose, avec Alkopharma. Un dépistage précoce de la maladie à un stade silencieux par l’ostéodensitométrie, la
découverte de nouvelles causes, une meilleure connaissance de la physio-pathologie et des facteurs de risque, le rôle important de l’alimentation et de l’exercice physique combinés à un grand nombre de progrès thérapeutiques sont largement développés dans cet ouvrage. « Tous ces éléments, souligne Raoul Ghozlan, doivent permettre aux patients concernés d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme et de sérénité ».
› LA SpONDyLArThrITE Au quOTITENPaR le pRoFesseUR Maxime BrEBAN
Ce livre, qui vient d’être publié, est écrit par Maxime Bréban, professeur de rhumatologie au CHU Ambroise Paré, à Boulogne Billancourt. L’objectif de ce livre est d’apporter des réponses au patient pour mieux vivre avec sa spondylarthrite ankylosante. Maxime Bréban
donne des informations simples et pratiques pour mieux comprendre la maladie, son diagnostic et la prise en charge.
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La spondylarthrite Conseils au quotidien par Maxime Breban
Ecrit pour les malades, ce livre apporte des réponses claires et actualisées aux questions que se posent réellement les patients. Maxime Bréban apporte une vision plus juste de cette maladie encore très mal connue. L’intégralité des ventes du livre est reversée à la Fondation Arthritis, pour aider la recherche.
Editeur : John Libbey Eurotext
En achetant votre livre MES COORDONÉES : Nom : ________________________________________________________ Prénom : ______________________________________________________ Date de naissance : _____________ Adresse : ______________________________________________________ _____________________________________________________________ Code postal : _____________ Ville : _________________________________________________________ E-Mail : ________________________________________________________ N° de téléphone : _________________________ NON,jenacceptepasderecevoirdesinformationsdelapartdelaFondationArthritisàcetteadresseélectronique.JepeuxdemanderàtoutmomentlarepirsedecesenvoisparlaFondationArthirtis PAiEMENT Par chèque à l’ordre d’ «ARTHRITIS FONDATION COURTIN» Par carte bancaire : n°________ ________ ________ ________  expirele : ______ ______  cryptogramme: __________ Signature (obligatoire) :
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questionsréPOnsEs
A quoi servent les anti-inflammatoires ? _ _ _ vous répond
On distingue les AINS (anti-inflammatoires non stéroidiens) et les glucocorticoïdes. Les AINS sont des médicaments qui réduisent la douleur (propriété analgésique), la fièvre (propriété antipyrétique) et l’inflammation (anti-inflammatoire). Il s’agit, par exemple de l’aspirine, de
l’ibuprofène, du kétoprofène, et du diclofénac. Les glucocorticoïdes, communément appelés corticoïdes, tels que la prednisolone ou la dexaméthasone, ont une action anti-inflammatoire plus puissante que les AINS, mais ont également un effet immuno-depresseur que
n’ont pas les AINS.
008_QREP_REPONSE SIGNATURE (STYLES DE CARACTÈRE)
Y aura-t-il une tournée des CHU en 2011 ? _ _ _ vous répond
La Fondation Arthritis a organisé sa dernière conférence le mercredi 12 janvier dernier à l’hôpital Charles-Nicolle de Rouen. Le Pr Xavier Le Loët, le Dr Thierry Lequerré et le Pr Olivier Vittecoq ont fait le point sur la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, et les avancées de la
recherche en rhumatologie. Plus d’une dizaine de conférences ont été organisées dans toute la France en 2010, et aujourd’hui nous souhaitons que les antennes locales du collectif des associations de la Fondation prennent le relai de ces manifestations. C’est pourquoi l’équipe de la Fondation
Arthritis se mobilise pour que cet événement perdure, mais en changeant le format. Nous vous donnerons plus d’informations dans nos prochaines newsletter et sur notre site internet.
008_QREP_REPONSE SIGNATURE (STYLES DE CARACTÈRE)
La Journée Jacques Courtin est-elle organisée tousles ans ? _ _ _ vous répond
La journée scientifique de la Fondation a lieu tous les ans depuis la création de l’ARP en 1989, devenue Fondation Arthritis en 2006. C’est ainsi que la journée de l’ARP a été rebaptisée Journée Jacques Courtin en 2006 en l’honneur du créateur de la Fondation.
Cette journée est l’occasion de réunir les chercheurs subventionnés par la Fondation, mais est aussi ouverte à tous les acteurs du monde de la rhumatologie : médecins, chercheurs et cliniciens. Le collectif des associations de la Fondation est également convié à
cette journée scientifique afin d’avoir une vision des avancées de la recherche française en rhumatologie.
008_QREP_REPONSE SIGNATURE (STYLES DE CARACTÈRE)
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