La Lettre d'Information d'ARTHRITIS N°14

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Jouez Solidaire, le 24 & 25 Septembre 2011 !
Au Sommaire ...
- Edito du Dr Olivier Courtin - Clarins, Président de la Fondation Arthritis
- En Direct d'un Labo : Lupus & Polychrondrite, une recherche collaborative
- Zoom Sur : Polychrondrite Chronique Atrophiante, une maladie rare
- A la Fondation : Une soirée pour donner des ailes à la Recherche
- Avec Nous : Faisons le point sur les actions estivales
- Avec Vous : Sport & Rhumatismes, les exercices qui vous font du bien
Publié le : mercredi 9 avril 2014
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N° 14- SEPTEMBRE 2011
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS 100 % DE VOTRE DON POUR LA RECHERCHE
JOUEZ SOLIDAIRES 24 & 25 SEPTEMBRE 2011
EN DIRECT D’UN LABO GUY GOROCHOV
ZOOM SUR LE SUCCES DES SEMINAIRES KETTY SCHWARTZ
dans les Golfs du réseau
A LA FONDATION UNE SOIRÉE POUR DONNER DES AILES À LA RECHERCHE
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ÉDITO
Dr Olivier COURTIN - CLARINS, Président de la Fondation ARTHRITIS
« Mon père avait une croyance inébranlableen la recherche» l’heure où le monde connaît une crise financière majeure, où les états reconstruisent fébrilement leur économie, et au moment où soAmmesfixé. Celui de donner les moyens à nos chercheurs de trouver des chacun se replie sur soi, nous devons tenir le cap que nous nous solutions pour ces maladies dramatiques, douloureuses et silencieuses. Ces maladies que je connais si bien… Mon père avait une croyance inébranlable en la recherche. Ses certitudes se sont concrétisées au travers de la Fondation, qu’il a imaginée pour fédérer médecins, chercheurs et malades autour du progrès et de la guérison. Je n’exerce plus la médecine mais mon passé de médecin et mon présent de chef d’entreprise guident mes choix et les objectifs ambitieux de cet héritage qu’il m’a légué. J’ai mis en place un bureau impliqué et motivé ainsi que des instances dirigeantes solides. Aujourd’hui je suis fier de voir le chemin parcouru. Depuis que la Fondation est née, nous avons progressé sans cesse pour passer d’un don de 250 K€ à 350 K€ puis 600 K€ cette année pour la recherche. Des sommes qui ont permis à des chercheurs de nous rejoindre et d’initier des nouvelles recherches pour imaginer des thérapeutiques innovantes et multiplier les projets de recherches. Le chemin est long, la recherche extrêmement couteuse, mais essentielle pour demain. Alors Il nous faut garder le cap et progresser encore…La Fondation est la principale source de financement privée de la recherche en rhumatologie en France. 100% des fonds récoltés sont reversés à la recherche, grâce au soutien solide du groupe Clarins. Nous cherchons les moyens de dynamiser, consolider et innover pour mobiliser mieux, récolter plus encore et ainsi pérenniser la Fondation. Nous essayons de rapprocher le monde de la recherche avec celui de l’entreprise à l’instar de Clarins. Et je suis si fier de l’implication de tous nos salariés. Nous avons les atouts et la volonté pour réussir. Grâce à vous, nous avançons, et je vous en remercie. Mais vous devez maintenir votre engagement car je suis convaincu que demain, la Fondation sera à l’origine des traitements qui guériront.
68101215 EN DIRECTZOOMSURÀ LAFONDATIONAVECNOUSAVECVOUS D’UN LABOSOIRÉE POURPOLYCHONDRITE UNESPORT &FAISONS LE POINT LUPUS &CHRONIQUESUR LES ACTIONSDONNER DESRHUMATISMES POLYCHONDRITE ATROPHIANTEEXERCICESAILES À LAESTIVALES LES UNE RECHERCHEUNE MALADIERECHERCHE QUIVOUS FONT COLLABORATIVE RAREDU BIEN Gardez le contact avec la Fondation ARTHRITIS sur& •Retrouvez toutes les définitions des termes soulignés dans notre glossaire page 9.La lettre d’information d’ARTHRITIS éditéepar la Fondation Arthritis, 4 rue Berteaux Dumas - 92200 Neuilly sur seine -0 800 333 555www.fondation-arthritis.org -Directeur de la publication :Lionel Comole.Rédactrice en Chef: Caroline Dreuillet -Rédactionl’équipe : ARTHRITIS.Conception graphique, Maquette, Iconographie, IllustrationsRocquain -: FranckPhoto de couverture: Franck Rocquain Communication&Multimédia -Impression: Ets Martinenq imprimeurs. N° ISSN : 2108-8527.Prix de vente : 5 euros
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS- N°14 - SEPTEMBRE 2011
PROJETSRECHERCHE
› BUDGETS DE RECHERCHE 2011 ‹ NOMS LABORATOIRES 8 Aides aux Etudes
AMMARI Meryem
GESTERMANN Nicolas
KULAR Lara LAHIRI Ayan RYBCZYNSKA Magda
SCHICKEL Jean-Nicolas
SIDIBE Adama
TALPIN Alice
17 Subventions
INSERM U844, CHU St-Eloi, MONTPELLIER
U802, Faculté de Médecine Paris Sud, LE KREMLIN-BICETRE
Centre de Recherche St-Antoine, INSERM UMR S 938, PARIS
Laboratoire d’Immunologie, EA 2216, BREST
Département d’Immunologie, Institut Pasteur, PARIS
Inst. de Biologie Moléculaire & Cellulaire, CNRS UPR 9021, STR ASBOURG
INSERM U 882, CEA, GRENOBLE
INSERM U1016/CNRS UMR 8104, Institut Cochin, PARIS
PROJETS DE RECHERCHE
Rôle des miRNAs dans la polyarthrite rhumatoïde.
Causes et conséquences de l’activation de l’interféron de type I dans le Syndrome de Sjögren.
Etude des mécanismes de douleur chronique arthritique.
Mécanisme d’action de la protéine BAFF dans la polyarthrite rhumatoïde.
Rôle des sous-populations de lymphocytes T dans la spondylarthrite ankylosante. Anomalies intrinsèques des lymphocytes B au cours du lupus érythémateux systémique.
Rôle de la VE-cadhérine dans la polyarthrite rhumatoïde.
Génomique fonctionnelle dans la spondylarthrite ankylosante.
THÈMES
PR Syndrôme de Sjögren Douleur PR SPA Lupus érythémateux PR SPA
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BUDGETS 2011
30 00030 00015 00030 00030 00030 00030 00030 000
Sclérodermie INSERM U 1016/CNRS UMR 8104, Institut Cochin, PARISValidations génétiques dans la sclérodermie systémique. systémique20 000ALLANORE Yannick AMOURA ZahirPrédiction des poussées de lupus érythémateux systémique.Hôpital Pitié-Salpetrière, PARISLupus érythémateux 15 000Nouveaux autoantigènes associés aux patients atteints de polyarthrite UMR639, MARSEILLE AUGER IsabelleINSERMPR rhumatoïde récente.10 000Rôle de l’interleukine-34 dans l’inflammation et les destructions articulaires associées à la polyarthrite rhumatoïde.20 000BERTHELOT Jean-MarieINSERM UMR-S 957, Faculté de médecine, NANTESPR Centre de recherche de Biochimie Macromoléculaire,Une nouvelle stratégie dans la lutte contre la perte osseuse associée à la CNRS UMR 5237, MONTPELLIERpolyarthrite ?20 000BLANGY AnnePR Rôle des ostéoclastes dans la destruction osseuse et la réponseMaladies INSERM U576, Hôpital de l’Archet, NICE BLIN-WAKKACH Claudine inf lammatoire dans les maladies inf lammatoires rhumatoïdes chroniques.inflammatoires20 000Unité d’Allergologie Moléculaire et Cellulaire,Rôle des récepteurs pour les auto-anticorps Institut Pasteur, PARISdans l’induction de l’arthrite rhumatoïde.15 000BRUHNS PierrePR Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire,10 000DUMORTIER HélèneRôle de l’IL-21 au cours du Lupus érythémateux Disséminé.Lupus érythémateux Polychondrite INSERM UMR-S 945, Hôpital de la Pitié-Salpétrière, PARISEtude de la pathogénèse de la polychondrite chronique atrophiante. Chronique15 000GOROCHOV Guy GORVEL Jean-PierreArthrite Juvénile Idiopathique et agents bactériens.Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy, MARSEILLEJI INSERM U 563, Centre de Physiopathologie Toulouse Purpan, CHU Purpan, TOULOUSE20 000GUERY Jean-CharlesRôle des œstrogènes dans le lupus érythémateux disséminéLupus érythémateux Institut Montpelliérain de Biologie, UMR 5535,TR AIL comme nouvelle voie thérapeutique dans la polyarthrite MONTPELLIER rhumatoïde.20 000HAHNE MichaelPR CNRS UMR 7561, Université Henri Poincaré,Rôle de PPAR alpha ou gamma sur le remodelage osseux au cours d’une VANDOEUVRE-LES-NANCY polyarthriteexpérimentale.16 000MOULIN DavidPR UMR645 INSERM-EFS, Université de Franche-Comté, Approche de thérapie cellulaire pour le t BESANÇON20 000PERRUCHE Sylvainraitement de l’arthrite.PR Comprendre les mécanismes d’action de Vav1 dans le systèmeSystème IN U563,CHU Purpan, TOULOUSE immunitaire.immunitaire20 000SAOUDI AbdelhadiSERM Le PCNA, nouvelle cible thérapeutique pour favoriser la résolution de l’inf lammation dans la polyarthrite rhumatoïde.20 000RM U 1016, PARIS WITKO-SARSAT VéroniqueInstitut Cochin. INSEPR Séminaires de formation Ketty Schwartz :« Auto immunité et maladies : clés de compréhension »En partenariat avec l’Inserm80 000BUDGET TOTAL 2011600 000
› TABLEAU DE BORD PRÉVISONNEL 2011 ‹
R E CO LT ED EF O N D S
Désormais, nous vous présenterons un état chiffré de l’avancée de la récolte des fonds pour vous permettre de mieux visualiser et comprendre pourquoi il faut continuer à soutenir la recherche avec Arthritis.
D’ores et déjà, un grand merci à tous nos fidèles donateurs qui, de plus en plus nombreux chaque année, nous permettent de financer des projets de recherche toujours plus ambitieux.
K€ 60 0
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547 Courbe de progression prévisionnelle 469 413 Tendance 2011
20 072008 2009 2010
Total collecte à mi-2011
2011 2012 2013Années
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS- N°14 - SEPTEMBRE 2011
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ACTURECHERCHE
› SCLÉRODERMIE SYSTÉMIQUE ‹ Rôle de la cavéoline a cavéoline-1 (CAV-1) est une protéine qui participe à la L pathogenèse de plusieurs maladies fibreuses, y compris la sclérodermie systémique (ScS). Les patients atteints de ScS présentent des niveaux réduits de CAV-1 dans la peau affectée par rapport à la peau normale, ainsi que dans les poumons. Des souris mutées pour CAV-1 ont été analysées, à la fois en microscopie électronique, mais également au niveau des caractéristiques chimiques et biochimiques. L’ensemble des données a montré que ces souris présentent les mêmes caractéristiques que la peau des patients atteints de ScS. Ainsi, ces souris nulles Cav-1 (-/-) sont un précieux nouveau modèle pré clinique pour l’étude de la sclérodermie. Castello-Cros et al. Cell Cycle. (2011);10(13).
› SYNDROME DE GOUGEROT-SJÖGREN ‹ esyndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie auto-immune L caractérisée par une infiltration des glandes salivaires et lacrymales par des lymphocytes. La complication la plus redoutable du SGS est la survenue d’un lymphome non hodgkinien. Actuellement, il n’existe aucun marqueur fiable permet-tant d’identifier les malades atteints de SGS qui vont développer un lymphome. Une étude récente a montré qu’une biopsie salivaire permet de détecter des structures considérées comme des marqueurs haute-ment prédictifs du développement ulté-rieur d’un lymphome. Les auteurs encouragent donc les rhumatologues à inclure la réalisation systématique d’une biopsie des glandes salivaires dans le dia-gnostic du SGS. Theander et al.,Ann Rheum Dis. 2011; 70: 1363-1368.
› POLYARTHRITE RHUMATOÏDE ‹
Interleukine 22 et érosion articulaire Une étude récente démontre la participation de l’IL-22 dans la physiopathologie de la polyarthrite rhumatoïde, surtout dans la survenue d’érosion osseuse. a polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-Lséquilibre de l’expression de immune caractérisée par un certaines cytokines, ce qui conduit progressivement à une érosion puis à une destruction de l’articulation.
L’interleukine-22 (IL22) est une cytokine dont le rôle dans la pathologie articulaire a tout récemment été mis en évidence dans un modèle de souris déficiente en IL22. Une équipe allemande a étudié l’association entre l’expression de l’IL22 et les paramètres cliniques, ainsi que les résultats radiologiques dans une cohorte de patients présentant une PR précoce. 49 patients atteints de PR depuis moins de 5 mois ont été suivis. Aucun de ces patients n’était traité par glucocorticoïdes ou traitement de fond, afin d’écarter l’influence possible des traitements immunosuppresseurs sur l’expression de l’IL22. Le DAS 28 de ces patients est supérieur à 3,2, ce qui signifie qu’ils ont une PR modérément active.
Des prélèvements sanguins ont été effectués et le taux d’IL 22 a été quantifié. 24 malades présentent des taux d’IL22 très élevés. Après 2 années de suivi, les auteurs n’observent pas de différence significative en ce qui concerne le DAS 28 ou le taux de CRP. En revanche, les patients qui ont un taux élevé d’IL22
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS- N°14 - SEPTEMBRE 2011
présentent beaucoup plus d’érosion osseuse.
Ces résultats présentent de nouvelles données dans la physiopathologie de la PR, et suggèrent un possible rôle de l’IL22 dans la destruction articulaire arthritique. Cette cytokine pourrait être un marqueur prédictif de la destruction osseuse dans la PR, et permettrait d’identifier les malades à risque de destruction articulaire.
Leipe et al., Ann Rheum Dis (2011). doi:10.1136/ard.2011.152074.
ARTHRITE JUVÉNILE IDIOPATHIQUE ‹ uestionnaire d’intolérance au MTX n questionnaire, appelé MISS, a été construit afin d’identifier les patients idioUpathique (AJI) potentiellement atteints d’arthrite juvénile intolérants auméthotrexate (MTX). Ce questionnaire est composé de 3 questions relatives à 5 concepts : maux d’estomac, nausées, vomissements, douleur à la bouche, et symptômes comportementaux. Le questionnaire MISS a été validé chez 86 patients, puis testé sur une population de 297 patients : L’intolérance au MTX a été trouvée chez 150 des 297 patients (50,5%). Ces résultats indiquent que le questionnaire MISS est un outil très sensible et spécifique pour le diagnostic d’intolérance au MTX, et qu’il y a une forte prévalence de l’intolérance au MTX chez des patients atteints d’AJI. Bulatovic et al., Arthritis Rheum. 2011 ; 63(7) :2007-2013.
Retrouvez toutes les définitions des termes soulignés dans notre glossaire page 9
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS- N°14 - SEPTEMBRE 2011
To et al., Chronobiol Int. (2011); 28(3):267-274.
Le méthotrexate (MTX) est le médicament le plus utilisé dans le traitement de la PR. Une équipe japonaise qui s’intéresse aux rythmes biologiques a donc envisagé d’étudier la chronothérapie par le méthotrexate dans la PR. Les chercheurs ont exposé des souris atteintes d’arthrite à une source lumineuse pendant un temps donné. Le MTX a ensuite été administré après 6 ou 18 heures d’exposition à la lumière, et le
es cytokines jouent un rôle important dans la pathogenèse de la L polyarthrite rhumatoïde (PR), et sont augmentées chez les patients atteints de PR. De manière tout à fait intéressante,les taux decytokines varient et suivent des rythmes de 24 h chez ces patients.
› POLYARTHRITE RHUMATOÏDE ‹
www.fondationarthritis.org ACTUALITÉS RECHERCHE
taux de TNF-alpha ainsi que différents paramètres sanguins ont été mesurés afin d’estimer l’activité de la maladie. Le taux de TNF-alpha varie, avec un creux après 18 heures d’exposition à la lumière, et un pic après 22 heures d’exposition.
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› SCLÉRODERMIE SYSTÉMIQUE ‹ Nouvel essai clinique n essai clinique de phase 2 vient d’être conduit afin d’évaluer l’inocuité et le trUaitement de la sclérodermie systémique l’efficacité de l’imatinib mésylate dans (ScS). 24 patients atteints de ScS ont été traités par de l’imatinib à une dose de 400 mg par jour, puis suivis pendant 1 an. Les médecins ont réalisé des biopsies de peau, et ont procédé à des analyses pulmonaires et cardiaques. Le traitement par l’imatinib a été toléré par la plupart des patients dans cette cohorte, et permet uneamélioration significative de l’épaississement de la peau. L’imatinib mésylate a montré son efficacité, et apparaît comme un traitement prometteur de la ScS. Spiera et al., Ann Rheum Dis. (2011) ; 70(6) :1003-1009
L’inflammation est nettement réduite lorsque l’administration du MTX est concordante avec le moment ou le TNF-alpha commence à augmenter. Ainsi, l’arthrite est soulagée lorsque le MTX est administré au moment de la journée ou le taux de TNF-alpha est le plus faible. Les chercheurs, encouragés par ce résultat, ont ensuite examiné l’utilité de la chronothérapie MTX chez des patients atteints de PR, en administrant le MTX une fois par jour, au coucher. Avec chronothérapie MTX, le DAS 28 a été considérablement amélioré, les symptômes ont significativement diminué chez 42% des patients, et 24% des patients présentent une rémission clinique au cours des 3 mois de suivi.
Cette étude montre que l’administration de MTX à l’heure du coucher permet d’améliorer les symptômes de la maladie ainsi que la capacité fonctionnelle des patients atteints de PR.
Efficacité de la chronothérapie par le méthotrexate
Les rythmes biologiques sont influencés par l’alternance des périodes de jour et de nuit. Des chercheurs ont étudié la chronothérapie par le méthotrexate dans la polyarthrite rhumatoïde.
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EN DIRECTD’UN LABO
› MALADIES SYSTÉMIQUESLupus et polychondrite : Une recherche collaborative
Guy Gorochov dirige l’équipe « Immunorégulation et Immunothérapies » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Les recherches menées dans le laboratoire font l’objet d’une coopération entre milieu associatif, service clinique et partenaires institutionnels.
e laboratoire dirigé par Guy Gorochov étudie les aspects phy-L siopathologiques des maladies systémiques comme le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie et la polychondrite, sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui abrite aussi le Service de Médecine Interne, centre de référence national pour le lupus. Il s’agit d’un des centres les plus actifs en France en terme de recrutement centralisé et de nombre de patients (1500 patients lupiques). Il faut savoir que le lupus est la plus fréquente des maladies rares, et touche environ 20 000 personnes en France.
Les cellules T régulatrices
Le travail de l’équipe dirigée par Guy Gorochov s’est concentré sur l’étude de la balance entre cellules T régulatrices et cellules T effectrices au cours des patho-logies autoimmunes et inflammatoires chez l’homme. Le concept de cellules T régulatrices a émergé dans les années 80 : les chercheurs pensaient qu’il devrait exister une popu-lation de cellules capables de supprimer la réponse immunitaire, et qui seraient donc importantes dans l’auto-immunité. Or, ces cellules sont très difficiles à mettre en évidence, et n’ont donc été isolées que bien plus tard. Ces cellules expriment le gène FOXP3+ qui contrôle leur dévelop-
pement. Le laboratoire de Guy Gorochov travaille sur les moyens permettant d’am-plifier ces cellules, qui sont rares et diffi-ciles à analyser. L’un des objectifs est d’établir une plateforme afin de caractéri-ser ces cellules chez l’homme, d’analyser leurs fonctions et leur implication et leurs défauts éventuels dans les maladies autoimmunes.
Tous les chercheurs qui travaillent sur les rhumatismes inflammatoires s’orientent vers la manipulation de ces cellules, et des programmes de recherche clinique uti-lisent ces cellules afin de soigner certaines maladies autoimmunes, telles que le dia-bète. Comme nous l’indique Guy Gorochov, « nous avons également un travailin vivosur ces cellules : nous cher-chons des moyens pour amplifier ces cel-lules, afin de les ré-injecter aux patients, pour contrôler la réponse immunitaire ». Et d’ajouter, « la Fondation Arthritis joue un rôle important, car les chercheurs ont de plus en plus de mal à financer leurs recherches, età convaincre de leur projet. D’ailleurs, la Fondation soutient un projet de notre laboratoire sur la polychondrite chronique atrophiante, conduit par Laurent Arnaud ».
La polychondrite chronique atrophiante(voir page 8 - « Zoom sur »)
Médecin spécialiste de médecine interne
LA LETTRE D’INFORMATION D’ARTHRITIS14 - SEPTEMBRE 2011- N°
sur les maladies inflammatoires rares, Laurent Arnaud réalise sa thèse sur la polychondrite chronique atrophiante (PCA) dans le laboratoire de Guy Gorochov. Il existe de nombreuses mala-dies inflammatoires du cartilage, parmi lesquelles la PCA, qui est très rare. On estime qu’il y aentre 250 et 400 patients en France, mais la maladie est probable-ment sous diagnostiquée, car mal reconnue.
De nombreux partenaires sont impliqués dans ce projet : L’AFPCA (Association Francophone contre la Polychondrite Chronique Atrophiante), qui est l’associa-tion à l’origine de ce projet, le Service de Médecine Interne, qui permet de suivre les patients et le laboratoire Inserm U945. Il faut également ajouter l’Inserm, qui finance la thèse de Laurent Arnaud, et les partenaires institutionnels qui apportent un soutien financier majeur dans le pro-jet, à savoir la Fondation Arthritis et la région Île-de-France. Les objectifs sont de permettre d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades, ainsi que de concourir à une meilleure connaissance de la maladie.
Le projet de Laurent Arnaud s’articule autour de 2 grands axes. Un premier axe de recherche fondamentale, afin de com-prendre les causes de la maladie. Cette recherche s’appuie sur les échantillons de
L’équipe Unité :UMR S 945 Inserm-UPMC « Immunité et Infection ». Lieu :Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris. Responsable du département : Patrice Debré. Composition de l’équipe : Equipe « Immunorégulation et immunothérapies » dirigée par Guy Gorochov. Une quinzaine de personnes dont hospitalo-universitaires, ingénieurs de recherche, techniciens, post-doctorants
malades, afin d’identifier des marqueurs de la maladie. Laurent cherche à mettre en évidence des populations de cellules spécifiques de la maladie, grâce à des tech-niques très pointues de cytométrie de flux, à identifier des auto-anticorps carac-téristiques qui pourraient faciliter le dia-gnostic de la PCA, et à analyser des gènes différentiellement exprimés chez les malades en poussées, par rapport aux per-sonnes saines.
Qualité de vie
Le second axe de recherche concerne l’étude dela qualité de vie des malades. En effet, les chondrites peuvent être très douloureuses, et la PCA entraîne des alté-rations majeures de la qualité de vie. L’objectif de ce travail est de mieux faire connaître la maladie au corps médical, car, comme l’indique Laurent Arnaud « on ne traite bien que ce que l’on connaît bien ».
Un autre aspect de l’étude concerne la mise au point d’un score d’activité de la maladie, comme cela existe déjà pour d’autres maladies inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus. Les scores d’activité représentent des données nécessaires pour évaluer des études cliniques, afin de donner un chiffre précis quant à l’activité de la maladie. Ce projet de recherche translationnelle, cen-tré sur le patient, a pour objectif de déve-lopper des outils qui permettront d’évaluer la réponse au traitement.
› INTERVIEW ‹
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Guy Gorochov PU-PH, Université Paris 6
Guy Gorochov est également membre du Conseil Scientifique de la Fondation Arthritis
« J’anime une équipe de recherche qui est très orientée vers les malades. »
Pouvez-vous nous présenter votre parcours ? Je suis médecin de formation, spécialisé en hématologie (maladies du sang), et je me suis assez vite tourné vers l’immunologie après mon internat, surtout vers l’immunologie fondamentale, car il me semblait important d’acquérir des outils. Je suis donc allé à l’étranger pour apprendre le génie génétique. Aujourd’hui, je dirige une équipe impliquée dans l’étude et la manipulation des répertoires des TCR et d’anticorps. Je suis également enseignant d’immunologie à l’Université Paris 6, et responsable d’une activité de diagnostic d’immunologie cellulaire.
Vous travaillez de manière très étroite avec le service de médecine interne 2 de l’hôpital ; pouvez-vous nous expliquer cette collaboration ? J’anime une équipe de recherche qui est très orientée vers les malades. En effet, l’équipe se caractérise par ses liens intimes avec des cliniciens de médecine interne du Département de la Pitié-Salpêtrière, qui est un centre national de référence du lupus. Ces liens très forts ont, logiquement, conduit
à une recherche qui s’applique au patient : notre travail de recherche fondamentale est toujours en liaison très étroite avec les malades du service de médecine interne.
Quels sont les axes de recherche de votre laboratoire ? Notre laboratoire a beaucoup travaillé sur le déficit immunitaire et l’étude des répertoires immunitaires, c’est-à-dire la taille et le nombre d’anticorps et de récepteurs dont on dispose. Nousessayons de comprendre ce qui peut influencer le système immunitaire, en modifiant les anticorps, pour les utiliser de manière thérapeutique, par exemple. Aujourd’hui, notre axe prioritaire de recherche concerne les maladies inflammatoires systémiques, avec notamment 2 programmes de recherche sur le lupus érythémateux disséminé et la polychondrite chronique atrophiante, qui sont soutenus financièrement par la Fondation Arthritis.
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ZOOMSUR
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› ASSOCIATIONS ‹ Polychondrite Chronique Atrophiante :une maladie autoimmune rare Gilbert Fuzilier, atteint de PCA (polychondrite chronique atrophiante), fait le point sur cette maladie très rare, et revient sur l’historique de la création de l’association de malades qu’il préside. La PCAest une maladie très rareLe traitement inclut l’usage des AINS,Notons que le support financier de la (300 à 400 personnes atteintesmais surtout de la prednisone et, par-Fondation Arthritis nous aide beaucoup « en France), souvent difficile à dia-fois, des immunosuppresseurs qui ontà mener à bien ce projet de recherche et à gnostiquer, caractérisée par uneune action inhibitrice sur la réactionmaintenir l’espoir d’une avancée dans la inflammation récidivante des cartilagesinflammatoire. connaissanceet le traitement de la PCA ». parfois suivie d’une atrophie définitive. En 2007, quelques rencontres sur Internet Il s’agit d’une affection multi-systé-permettent à une poignée de malades mique classée dans les pathologiesde se rassembler en créant l’AFPCAauto-immunes. (AssociationFrancophone contre la Les symptômes classiques de la PCAPolychondrite Chronique Atrophiante). consistent en poussées répétées deOutre sa vocation d’information, d’aide chondrites impliquant l’oreille, le nez ettechnique et morale aux malades et l’arbre trachéo-laryngé. Ces inflamma-de création d’un réseau de solidarité, tions peuvent conduire à une destructionl’AFPCA s’est fixée pour objectif de réu-totale du cartilage et se traduire par unenir les financements nécessaires au lance-déformation des oreilles, du nez et parment d’une recherche (la seule au monde une obstruction de la trachée, cause deà ce jour). difficultés respiratoires.Elle a pour but, dans un premier temps, Les autres atteintes peuvent donner lieud’identifier un marqueur spécifique à la à une arthrite, des troubles cardiovas-maladie qui permettrait de hâter le dia-culaires, une inflammation de l’œil, desgnostic et d’éviter ainsi des lésions irré-perturbations de l’ouïe et de l’équilibre,versibles grâce à une prise en charge plus des vascularites ainsi que des problèmesprécoce de la maladie. dermatologiques ou neurologiques. La fatigue est souvent très marquée et leNous avons confié cette recherche au risque de développer des problèmes infec-laboratoire d’immunologie cellulaire et tieux, plus grand.tissulaire de l’INSERM basé à la Pitié-Salpêtrière. Notre chercheur, le Docteur La cause de la PCA est à ce jour incon-Laurent Arnaud (sous la supervision du nue, elle ne semble pas directement deProfesseur Guy Gorochov) travaille sur ce nature génétique, mais il existe des gènesprojet depuis trois ans en étroite liaison de susceptibilité qui interviennent dansavec le service de médecine interne de la la réponse du système immunitaire.Pitié.
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Calendrier : Mercredi 28 septembre 2011 Jeudi 20 octobre 2011 Vendredi 18 novembre 2011 Vendredi 2 décembre 2011 Jeudi 9 février 2012 Inscriptions : http://extranet.inserm/associations-de-maladesLieu de la formation : Inserm, 101 rue de Tolbiac, Paris 13e Métro Olympiades (ligne 14) › ASSOCIATIONS ‹ Le succès des séminaires de formationKetty Schwartz ! Comprendre sa maladie pour mieux la combattre : telle est la philosophie des séminaires de formation Ketty Schwartz. Bilan des séminaires en province. ne belle réussite pour les trois pre-Voici quelques retours de participants sur ces« Un grand merci pour cette journée qui a miers séminaires de formation endeux journées de formation :vraiment été super enrichissante pour moi. » U province. A Montpellier le 3 mai,Emmanuelle à Marseille le 17 mai et à Lyon le« Je tiens à vous remercier pour la qualité de 15 juin, les séminaires de formation Kettyla présentation. Vous avez su nous apporterUn bilan très positif, qui nous encourage à Schwartz « Auto-immunité et maladies : clésavec simplicité, clarté et humour le maximumcontinuer la régionalisation de ces séminaires. de compréhension », proposés par l’Insermd’informations, sur un sujet aussi vaste et com-5 sessions pour un nouveau séminaire intitulé en partenariat avec la Fondation Arthritis,plexe et pour lequel les patients comme moi« Inflammation et maladies : clés de compré-ont eu lieu dans une ambiance conviviale etsont avides d’informations pour mieux com-hension » sont prévues à Paris à partir de rythmée.prendre et, donc, mieux gérer nos maladies ».l’automne, avant d’être régionalisées en 2012. Une formation qui s’adresse aux patients etIngrid Jammot vise à leur apporter des connaissances de base en immunité. Dans une ambiance d’échanges,« Continuez, vous formez une bonne équipe. l’équipe de « Tous chercheurs » répond à vosMerci à la Fondation Arthritis ». questions et enrichit vos connaissances.Patricia Rouzé GLOSSAIRE • Affection multi-systémique :• Cytométrie de flux : Maladie caractérisée par des atteintes de plusieurs tissus et organes.Il s’agit d’une technique permettant de faire défiler des particules, molécules ou cellules à grande vitesse dans le faisceau d’un laser, en les comptant et en les caractérisant. • AINS :C’est la lumière réémise qui permet de caractériser individuellement, quantitativement et Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, souvent abrégés en AINS, sont des médicamentsqualitativement des particules en suspension dans un liquide. aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires : ils réduisent donc la douleur, la fièvre et l’inflammation. Le terme « non stéroïdien » est utilisé pour les distinguer• DAS 28 (Desease Activity Score) : des glucocorticoïdes, qui (parmi un large éventail d’effets) ont une semblable action anti-C’est un critère validé de mesure d’activité de la PR, à partir d’une analyse statistique inflammatoire. Les deux plus connus sont l’aspirine et l’ibuprofène.multivariée. Le DAS 28 tient compte de l’évaluation de la douleur et du nombre de synovites sur les 28 sites articulaires proposés par l’EULAR, de la valeur de la vitesse de sédimentation • Auto-anticorps :de l’appréciation globale du patient sur une échelle visuelle analogique de 100globulaire et Les auto-anticorps sont des anticorps (Ac) dirigés contre des éléments de l’organisme quimillimètres. les a fabriqués. Quelques-uns de ces auto-anticorps sont plus fréquemment retrouvés dansDAS ≤ 2,6uPR en rémission certaines maladies que l’on appelle maladie auto-immune.2,6 < DAS ≤ 3,2uPR faiblement active 3,2 < DAS ≤ 5,1uPR modérément active • Chondrite :DAS > 5,1uPR très active Inflammation du cartilage. • Gène de susceptibilité (ou gène de prédisposition) : • Chronothérapie :Il s’agit d’un gène qui tend à favoriser le développement d’une maladie, éventuellement en Discipline récente qui consiste à étudier l’administration de médicaments selon les rythmesassociation avec d’autres gènes, des facteurs de l’environnement et/ou certains modes de biologiques pour améliorer l’efficacité et/ou minimiser les effets indésirables. Le cycle desvie. cellules est influencé par l’heure, le jour, la nuit. Il s’agit d’exploiter ces variations naturelles pour le traitement du malade.• Pathologie auto-immune : Maladie caractérisée par la production d’auto-anticorps par le système immunitaire dirigés • CRP :contre les constituants de l’organisme, appelés constituants du « soi ». La protéine C réactive, plus couramment appelée C-reactive protein ou CRP, est une protéine de phase aiguë synthétisée par le foie. Elle joue un rôle important dans les réactions• Physiopathologie : inflammatoires, et sert de marqueur biologique à celles-ci.La physiopathologie envisage à la fois les mécanismes physiques, cellulaires ou biochimiques qui conduisent à l’apparition d’une maladie et les conséquences de celle-ci. • Cytokine : Les cytokines sont des protéines solubles de communication synthétisées par les cellules• Vascularite : du système immunitaire (les lymphocytes T) agissant à distance sur d’autres cellules pour enLes vascularités sont un groupe de maladies impliquant l’inflammation des parois des réguler l’activité et la fonction. Les cytokines sont produites en réponse soit à des microbes,vaisseaux sanguins. soit à des antigènes. Une fois qu’elles ont répondu à l’antigène, elles stimulent les cellules chargées du développement des défenses immunitaires.• Cellules T règulatrices : La famille des cytokines compte plusieurs dizaines de membres parmi lesquels lesCe sont des cellules du système immunitaire essentielles pour la tolérance aux antigènes du interleukines et le TNF.soi, et aux antigènes non dangereux.
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À LAFONDATION
› ÉVÈNEMENT ‹ Une Soirée d’excepti pour donner des a à la recherche ! Le mercredi 15 juin dernier, la Fondation Arthritis a tenu à saluer l partenaires-entreprises en les réunissant à Paris pour une soirée ffrant une vue à 360 degrés sur les« Plus les ailes sont fortes, toits de Paris, la superbe Terrasseplus le vol est long… » ChOLa soirée fut également marquée par lesamps-Elysées, a été généreusement Martini, située au 50 avenue des mise à la disposition de la Fondationinterventions de Sylvie Hénon-Badoinot, Arthritis par son partenaire BacardiPrésidente, Directrice Générale du Martini France.Groupe Bacardi Martini France et de Christian Courtin-Clarins, représen-Une belle soirée avec la présence de Mrtant notre partenaire historique : les Alain Prost et de Mr Laurent Dassault. CeLaboratoires Clarins. Lionel Comole, moment a permis à l’ensemble des parte-Directeur de la Fondation a également naires de se rencontrer, de renforcer leursrappelé en quelques chiffres l’importance liens et d’échanger sur les projets les liantdu financement de la recherche contre les à la Fondation Arthritis.rhumatismes graves. Cette soirée fut particulièrement mar-La Fondation a tenu à souligner l’incon-quée par la convivialité et l’émotion. La tournable rôle de ses partenaires dans leFondation Arthritis tient, encore une financement de la recherche contre lesfois, à remercier l’ensemble de ses parte-rhumatismes graves.naires-entreprises de leur présence à cet évènement. Cette soirée fut par ailleurs l’occasion pour la Fondation de lancer son projet : « Atelier Aucellus », tirant son nom du latin « oiseau » et reprenant le logo de la Fondation. En effet, il s’agit pour la Fondation Arthritis de pérenniser ses liens avec les partenaires en inaugurant un groupe de travail, destiné à encoura-ger l’innovation et l’échange en matière de levée de fonds.
Ainsi, les initiatives les plus innovantes doivent permettre d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche.
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www.fondationarthritis.org ACTUALITÉS PARTENAIRES
› ASSOCIATIONS ‹ KOURIRà grande vitesse ! La journée du 24 septembre sera placée sous le signe du partage et du rêve. La Fondation Arthritis offre une journée de baptême en Porsche GT3 et Ferrari F430 GT3 de course pour les enfants de l’association Kourir. râce à la générosité des parte-20 000€, un projet sur l’arthrite juvénilesions votées en Conseil d’Administration. naires de la Fondation Arthritis,idiopathique. G les enfants de l’association Kourir, ainsi que leurs parents, sont invités pourL’association Kourir est la seule association effectuer leur baptême de co-pilote surfrançaise regroupant les parents d’enfants GT avec le pilote et porte-parole de laatteints d’Arthrite Juvénile Idiopathique Fondation, Lionel Comole. Un rendez-et autres maladies rhumatismales de l’en-vous au Circuit de Lurcy-Lévis pour unfant. Cette association fait partie de notre moment unique et privilégié, un échangecollectif d’associations qui a pourmission plein d’émotion.de représenter les malades dans les ins-tances de la Fondation, d’apporter la voix A l’occasion de cette journée nos par-et l’expérience des malades dans les choix tenaires financeront, à hauteur dedes programmes de recherche et des déci-
› 24 H DE SPA ‹ 23 300 € pour la recherche médicale n pôle position de la catégorie, à lala cause de la Fondation Arthritis.savaient que chaque kilomètre etait de la suite des essais qualificatifs, et surAlors que la course battait son plein,plus haute importance. E le podium provisoire après 12h dedivers ennuis mécaniques ont ralenti de course, l’équipage de la voiture N°22 bad-près de 3h la Ferrari N°22. Toute l’équipeMalgré ces déboires, les quatre pilotes gée Arthritis peut s’enorgueillir d’avoirtechnique s’est rassemblée pour trouverSport Garage ont parcouru 23 300 Km… tenu en haleine tous les spectateurs desl’énergie de réparer chaque avarie. Touset grâce à l’ensemble des partenaires Ardennes. (1001remises, OphtaFrance, Fenioux gélules, Schering Plough, NK distribu-La Ferrari F430 Scuderia GT3 a vécu unetion, Pulsat, Citya immobilier, EuroFim, aventure humaine hors normes. A com-IIS), la fondation Arthritis reversera mencer par un équipage composé de per-23 300 €à la recherche médicale sur les sonnages hétéroclites mais tous fédérés àrhumatismes graves.
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