Chansons satiriques et bachiques du 13è siècle. Éditées par A. Jeanroy et A. Lángfors

De
Obligatoire pécision l50 rP.iîr"* LES CLASSIQUES FRANÇAIS DU MOYEN ACE publiés sous la direction de Mario Roques CHANSONS SATIRIQUES ET BACHIQUES DU XlIP SIÈCLE ÉDITÉES PAR -^s' AVJEANROY et AÎLÂNGFORS ^\\PARIS LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR QUAI MALAQUAIS (vi')5, I92I /SZ2 INTRODUCTION —Manuscrits et Éditions. Les quarante-cinq pièce s de ce — —recueil nous faisons ici abstraction de cellesde l'Appendice sont pour la grande majorité tirées des chansonniers français bien connus désignés dans la Bibliographie de A. Jeanroy par les sigles A, C, F, H, I, K, M, A^, O, P, R, T, U, V, X,'a, i. noLe XXVI se trouve aussi dans le manuscrit 3208 du Vatican (c'est le chansonnier provençal Quatre pièces ne se trouvent,O). par contre, dans aucun chansonnier proprement dit. La Chanson di's ordres de (VIII)Rutebeuf a été conservée dans les manu- noscrits et de la Bibliothèque nationale. Le XXIII837, 1593 1635 se trouve uniquement dans le manuscrit 113 de Pembroke Col- lège, à Cambridge. Deux chansons à boire, en dialecte anglo- normand, qui sont également des unica, se trouvaient dans le VIIImanuscrit Royal 16. E. du Musée britannique ; c'est le fameux manuscrit, disparu depuis quarante ans, du Voyage de Charlcmagne à Jcriisaleni. Enfin, la chanson bachique XLV se rencontre dans l'interpolation du Roman de Fauvel du manuscrit 146 de la Bibliothèque nationale. Ainsi, vingt-quatre manuscrits enentrent considération.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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Obligatoire
pécision
l50rP.iîr"*
LES CLASSIQUES FRANÇAIS DU MOYEN ACE
publiés sous la direction de Mario Roques
CHANSONS
SATIRIQUES ET BACHIQUES
DU XlIP SIÈCLE
ÉDITÉES PAR -^s'
AVJEANROY et AÎLÂNGFORS
^\\PARIS
LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR
QUAI MALAQUAIS (vi')5,
I92I/SZ2INTRODUCTION
—Manuscrits et Éditions. Les quarante-cinq pièce s de ce
— —recueil nous faisons ici abstraction de cellesde l'Appendice
sont pour la grande majorité tirées des chansonniers français
bien connus désignés dans la Bibliographie de A. Jeanroy par
les sigles A, C, F, H, I, K, M, A^, O, P, R, T, U, V, X,'a, i.
noLe XXVI se trouve aussi dans le manuscrit 3208 du Vatican
(c'est le chansonnier provençal Quatre pièces ne se trouvent,O).
par contre, dans aucun chansonnier proprement dit. La Chanson
di's ordres de (VIII)Rutebeuf a été conservée dans les manu-
noscrits et de la Bibliothèque nationale. Le XXIII837, 1593 1635
se trouve uniquement dans le manuscrit 113 de Pembroke Col-
lège, à Cambridge. Deux chansons à boire, en dialecte anglo-
normand, qui sont également des unica, se trouvaient dans le
VIIImanuscrit Royal 16. E. du Musée britannique ; c'est le
fameux manuscrit, disparu depuis quarante ans, du Voyage de
Charlcmagne à Jcriisaleni. Enfin, la chanson bachique XLV se
rencontre dans l'interpolation du Roman de Fauvel du manuscrit
146 de la Bibliothèque nationale. Ainsi, vingt-quatre manuscrits
enentrent considération. Tous ont été consultés, sauf, bien
entendu, le manuscrit disparu du Musée britannique et, pour le
no XII, celui d'Arras dont le texte, on le sait par ailleurs,(//),
est à peu près identique à celui de t7.
Vingt et une chansons de notre recueil sont des unica : II,
III, V, XXXV (C); VI (H); XXXVI XLI (O); XXI (P);(/);
XLII XVIII, XXXIII, XXXIX, (V):(R); XL (U); XXII XVII,
XXV (a); VII XXIII (Pembroke); XLIII, XLIV (Royal):(/) ;
XLV (Fauvel). Neuf se trouvent dans deux manuscrits : IV, X,
XXXII, XXXIV (Ct7); XIX (CO); XIII (Aa); ;XXXVI1,I (Ma)
XXXVIII (PX). Le nombre des manus:rits des quinze autresIV INTRODUCTION
varie de trois à treize : VIII, XXVIII, XXXI mss); IX, XX,(3
XV, XXIX XXXXXIV, XXVII XIV XI(4); (5); (6); (8); (9);
XII, XXVI (II); XVI mss).(13
Il n'y a que quatre pièces entièrement inédites : ce sont les
nos XVII, XX, XXXVII XXXVIII. Mais autreset quatorze
n'ont été publiées que dans les éditions diplomatiques de C, I
et U (IV, V, X, XII, XIV, XV, XVI, XVIII, XIX, XXVIII,
XXXV,XXXII, XXXIV, XXXVI; on peut ajouter ley
no XLVII de l'Appendice); d'autres se lisent dans les éditions
fort imparfaites de Dinaux, Tarbé et autres, ou dans des publi-
difficilement accessibles.cations
—La Langue. Dans les Variantes et Notes 88 et suiv.)(p.
ont été relevés quelques traits linguistiques qui, apparaissant à
la rime, peuvent être considérés comme propres au dialecte de
l'auteur d'une chanson. Pour faciliter la lecture des pièces dont
la graphie s'écarte sensiblement du français du centre, il semble
utile de signaler ici, une fois pour toutes, les particularités
caractérisant d'une dialecte lorrain, d'autre part le dialectepart le
anglo-normand.
—Graphies lorraines. Les chansons qui ont un aspect lorrain
plus ou moins caractérisé sont celles qui sont reproduites avec
la graphie des manuscrits C, O et U. Elles sont au nombre de/,
dix-huit : II, III, V, XIX, XXX, XXXIV, XXXV, XLVII (C)
;
XXXVI ; XLI (O) IV, X, XV, XVIII, XXXII, XXXIII,(/) ;
XXXIX, XL (U).— marqué vocalisme lor-Le trait le plus du
rain est la diphtongaison d'un a et d'un e français soit tonique,
soit protonique
: ait (= a), pais (=: pas), lais (:::= las) II, 25 ;
vanrait (=r venra) amaisseir, chaistoier, jaidis, maingiers;II, 26 ;
chanteis, etc. La diphtongue au se réduit souvent à a : chade
(r= chaude) XL, chevachie III, faceteis III, 20, deleateis, IV,9, 10,
a (=r au) III, Ai Qst rendu par a : manie (z=. maisnie) III,13, 37.
17; ni par u : brut (=z bruit), nut (=:= nuit) XVIII, trute4,
(m truite). Au verbe auxiliaire suis correspond sens XVIII, à9,
— —vuîdie veudie XXXVI, àpoissans pouxanslU, à con-36,35,
seil, —cheveus, miens consoil, chavols, muels. La terminaison -el

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