Cours de grammaire historique de la langue française. Publieé par les soins de Ernest Muret

De
dj/lt COURS GRAMMAIRE HISTORIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE MAÇON, PROTA.T FRERES, IMPRIMEURS é^ ARSENE DARMESTETER COURS DE GRAMMAIRE HISTORIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE Première Partie : PHONÉTIQUE PUBLIEE PAK LES SOINS DE M. ERNEST MURET DEUXIEME EDITION REVUE ET CORRIGEE PARIS LIBRAIRIE CH. DELAGRAVE 15, RUE SOUFFLOT, 15 1895 Tous droits réservés. Pc NOV2 7 1968 ^ c, PRÉFACE La Grammaire historique de la langue française, dont la première partie paraît aujourd'hui, par les de Ernest Muret, est sortie d'un cours pro-soins M. par mon à Vécole normale des defessé frère filles Sèvres, 1881 à la date de sa mort, novembre 1888.de Tai l'histoire de ce cours dans la biographiefait ^de tête Reliques scientifiquesmon frère ,mise en des ; demande la permission de la reproduire.je « A la àde 1881, M. Gréard confia mon frèrefin une mission d'un caractère délicat. C'était le morhent oit M. Gréard, admirablement servi par ïéminent directrice qu'il avait choisie, M'"® Jules Favre organisait lEcole normale supérieure des defilles Sèvres, une des plus belles créations de notre ensei- gnement depuis 1870. Du succès de cette école, destinée à former desprofesseurs pour les collèges de jeunes filles, dépendait le sort de la loi qui avait créé ex-nilîilo ïenseignement secondaire des filles de France. Cette loi, considérée avec etdéfiance Arsène1. D.vrmesteter, Reliques scientifiques recueillies paT son frère, Paris, 1800, vol. I, p. xxiii.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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dj/ltCOURS
GRAMMAIRE HISTORIQUE
DE LA
LANGUE FRANÇAISEMAÇON, PROTA.T FRERES, IMPRIMEURSé^
ARSENE DARMESTETER
COURS
DE
GRAMMAIRE HISTORIQUE
DE LA
LANGUE FRANÇAISE
Première Partie : PHONÉTIQUE
PUBLIEE PAK LES SOINS DE
M. ERNEST MURET
DEUXIEME EDITION REVUE ET CORRIGEE
PARIS
LIBRAIRIE CH. DELAGRAVE
15, RUE SOUFFLOT, 15
1895
Tous droits réservés.Pc
NOV2 7 1968 ^c,
PRÉFACE
La Grammaire historique de la langue française,
dont la première partie paraît aujourd'hui, par les
de Ernest Muret, est sortie d'un cours pro-soins M.
par mon à Vécole normale des defessé frère filles
Sèvres, 1881 à la date de sa mort, novembre 1888.de
Tai l'histoire de ce cours dans la biographiefait
^de tête Reliques scientifiquesmon frère ,mise en des ;
demande la permission de la reproduire.je
« A la àde 1881, M. Gréard confia mon frèrefin
une mission d'un caractère délicat. C'était le morhent
oit M. Gréard, admirablement servi par ïéminent
directrice qu'il avait choisie, M'"® Jules Favre
organisait lEcole normale supérieure des defilles
Sèvres, une des plus belles créations de notre ensei-
gnement depuis 1870. Du succès de cette école,
destinée à former desprofesseurs pour les collèges de
jeunes filles, dépendait le sort de la loi qui avait
créé ex-nilîilo ïenseignement secondaire des filles
de France. Cette loi, considérée avec etdéfiance
Arsène1. D.vrmesteter, Reliques scientifiques recueillies paT
son frère, Paris, 1800, vol. I, p. xxiii.,
VI PREFACE
anxiété de bien des côtés, pouvait, suivant le succès
de la première épreuve, soit ruiner pour longtemps
la cause de Vinstruction des femmes, soit la faire
triompher définitivement. Arsène chargé d'orga-fut
niser lenseignement de la langue française.
(( Sans s arrêter aux avis timides de quelques-uns
qui pensaient que Và-peu-près aux femmes, ilsuffit
aux méthodes etinitia cet auditoire si neuf aux résul^
abaissant latats de In science, non en science à un
en élevant sesniveau inférieur, mais élèves jusqu'à
attente. Cetelle. Le succès dépassa toute enseignement
et dépayser un auditoirequi devait effrayer si peu
— étant pas danspréparé, le latin n le programme,
— prit bientôt pour lesmême facultatif élèves un
suivaitintérêt passionnant. On les autres cours par
chose toute naturelle,devoir et comme une celui-là
intelligence etpassion. Pourpar plaisir, ces intclU^
ouvertes aux goûtsgences neuves, plus désintéresses
candidat de la Sorbonne,que rétudiant c était une
elles sentaient unrévélation continue; enivrement à
travers une languece voyage de découvertes à qu elles
étonnaient de rapprendre;croyaient connaître et s à
qui, en remontant danstraveî^s les formes familières
avec unephysionomiepassé, en revenaient nouvellele ;
cette vie latente du langage, qui, uneà travers toute
lui donne un accent nouveau et unereconnue,fois
vibre la pensée des siècles passés. C'étaitinflexion oit
qui se révélait à elles pour la pr^-l esprit historique
et beaucoup d'entre elles en ont gardémière fois,
cecours était-il le coursîéblouïssement. Aussi favori

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