Création d'une potence pivotante pour four raku « cloche » par ...

De
Publié par

Création d'une potence pivotante pour four raku « cloche » par ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
Lecture(s) : 779
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins
Création d’une potence pivotante pour four raku « cloche » par Bernard Rousset
I. choix de la solution adoptée
Le four Raku que j’ai construit en suivant principalement les conseils de Dominique (réf 1 et
2) avait l’inconvénient d’avoir un « chapeau » assez lourd pour une personne seule. J’ai donc
décidé de faire un système permettant de le lever sans effort. En parcourant le web ou la
biblio (réf 3 et 4), je n’ai rien trouvé qui satisfasse les contraintes que je m’étais imposé.
En effet, je ne voulais pas que le chapeau demeure au-dessus du four tel une épée de
Damoclès. De plus je ne voulais pas d’une potence guide qui obstrue une partie de l’accès aux
pièces lors du défournement. Le principal avantage du four cloche est son accès total, et il me
semblait que rajouter un pied guide allait à l’encontre de ceci.
Je me suis donc orienté vers un système type « pont roulant » où la charge est enlevée par le
dessus puis déplacée le long du chemin de roulement. Les systèmes type portique étant
extrêmement couteux et difficile à réaliser par soi-même, j’ai finalement opté pour une
potence pivotante sur laquelle viendra se fixer un palan électrique.
Par ailleurs, le four raku est pour l’instant installé dans un garage déporté de faible hauteur
sous plafond (de l’ordre de 2m), ce qui rajoute une contrainte très forte. En effet, il faut que la
« cloche » puisse être soulevée d’au moins sa hauteur interne pour être certain que les pièces
les plus hautes pourront être dégagées. Dans mon cas, la partie haute est munie de 3 couches
de fibre de 2.5 cm et finalement la hauteur utile est de l’ordre de 40 cm. Le four ayant une
hauteur (au niveau de la cheminée lorsque l’on met une brique pour obstruée partiellement
celle-ci) de 1.4 m, il faut qu’il puisse être soulevé jusqu’à 1.8m, ce qui laisse peu de place
pour le moteur du palan, le crochet et les élingues de manutention !
Les potences pivotantes que l’on peut trouver à faible coût dans les magasins de bricolage (réf
5 vendue 40 euros à la boite à outil cet automne) n’étaient pas adaptées car elles sont
logiquement haubanées par le haut et la hauteur sous crochet du palan est considérablement
réduite et rédhibitoire dans mon cas.
Tube
rectangulaire
35X20 mm
L=0.65 m
Tube carré 40X40
L>0.8 m
Tube
rectangulaire
35X20 mm
L=2.2 m
Charnière volet
32 cm 3 trous
Charnière volet
52 cm 5 trous
Fer profil
équerre 20X40
L=0.6 m
Tube
rectangulaire
35X20 mm
L=0.65 m
Tube carré 40X40
L>0.8 m
Tube
rectangulaire
35X20 mm
L=2.2 m
Charnière volet
32 cm 3 trous
Charnière volet
52 cm 5 trous
Fer profil
équerre 20X40
L=0.6 m
J’ai donc décidé de construire la potence pivotante. De même, il était impossible, voir très
dangereux d’envisager un système de levage à l’aide de filin ou de corde à 120 degrés
directement reliées au crochet. En effet ces cordes (ou filins d’acier) auraient été presque à
l’horizontal ce qui multiplie énormément les efforts exercés sur les cordes (ou filins). De
nombreux accidents ont été produits ainsi en utilisant mal les élingues liées à la charge et au
pont roulant. Une élingue supportant plus de 10 tonnes peut ainsi casser sous 1 tonne de
charge seulement si son angle avec l’horizontale est faible. Il faut faire très attention !
La solution passait par la construction d’un petit portique en croix sous lequel sera suspendu
le « chapeau » du four. Pour minimiser les coûts, j’ai tout d’abord voulu utiliser les poignées
existantes sur le « chapeau » comme points d’ancrage. Cela s’est révélé un mauvais choix car
ces poignées sont situées au-dessous du centre de gravité du chapeau et on a alors un système
d’attache instable. Il a donc fallu mettre de nouveaux points d’ancrage sur le « chapeau », ces
derniers situés en partie haute. Finalement le système fonctionne mais il doit néanmoins être
guidé à la main pour bien se poser. Si il avait été pensé au départ, il eu été judicieux de
réaliser un auto-centrage sous la forme d’une virole conique venant finir la partie basse du
chapeau et non pas seulement utiliser trois pieds centreurs.
II Liste du matériel utilisé :
1 un palan électrique Ribitech acheté pour 73 euros chez Gil’outil
2 une « courte » et une longue charnière de volet
3 des chutes de tube de fer carré ou rectangulaire et en équerre
longueur
4 une longueur de 2,5 m de tube de rectangulaire
5 des chevilles pour béton dans lesquelles on peut visser (l’équivalent béton de la molly dans
le plâtre)
6 une mèche béton pour perforateur de diamètre 16 mm (pour les chevilles citées en 5), des
mèches pour percer le métal en diamètre
7 des vis et rondelles et écrous diverses
8 des vis autotaraudeuses type parker
9 du câble d’acier, des arrêts pour câble, 4 mousquetons
III Liste des outils utilisés :
1 une scie à métaux
2 une perceuse à colonne
3 une perceuse classique
4 un perforateur
5 une pince coupante
6 une clef à molette
7 un gros marteau ou une petite masse
8 un étau
9 des gants et des lunettes de protection
Etapes de réalisation :
1 Re-couper le tube d’acier rectangulaire de 2.5 m de haut pour une hauteur correspondant à
la hauteur sous plafond à l’endroit où l’on désire la fixer.
2 Faire un montage à blanc sur le sol en positionnant sur ce grand tube les deux charnières de
volet perpendiculairement. Ensuite placer un autre morceau tube rectangulaire (d’une
longueur de l’ordre de 0.6 m) pour relier l’extrémité de la charnière « longue » au début de la
charnière courte permettant ainsi un renfort sous forme de triangulation (en fait au lieu d’un
triangle rectangle équilatéral, on obtient ici un trapèze formé par les deux tubes rectangulaires
et les deux charnières). Prendre les cotes et percer les tubes rectangulaires avec un forêt de 8
mm. Faire le montage à blanc avec vis de 6 mm, rondelles et écrous. Poser le montage sur le
futur mur support et vérifier que les charnières ont été montées du bon côté et que toute la
rotation voulue est disponible. Repérer 4 endroits à peu près équidistants sur le montant
vertical du tube carré en dehors des positions des charnières. Reporter ces endroits sur le mur.
Percer à l’aide du perforateur munie d’une mèche de 16 mm les 4 trous correspondants aux
emplacements. Mettez à l’intérieur les chevilles. Attention, c’est le point délicat !
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.